La sylvaine est un petit papillon, pas seulement forestier, mais qui apprécie les espaces boisés (haies, lisières, bocages) et assez frais voire humides. La chenille s’installe dans les graminées hautes qui ne sont pas fauchées régulièrement. Ainsi, même si le papillon reste assez commun dans la région son milieu de prédilection est un peu en tension.
Les marques noires épaisses sur les ailes sont caractéristiques des mâles (on parle de stries androconiales). La forte épaisseur est typique de l’espèce.
Ainsi que l’absence de taches blanches sur le dessous des ailes, contrairement à d’autres espèces de la famille des hespéries lui ressemblant comme la Virgule par exemple (l’individu ci-dessous a été vu dans le sud de la France, l’espèce est rare dans la région).
Ca y est, le printemps s’annonce doucement il est temps d’arrêter la saison de nourrissage des oiseaux. Du 15 mars au 15 novembre les sessions du protocole Birdlab marquent une pause et il est préconisé d’arrêter de garnir les mangeoires à oiseaux. En effet, avec le développement de la végétation les oiseaux trouvent suffisamment de graines dans leur environnement. De plus, les petits sont nourris au début de leur vie à partir d’insectes et de très peu de graines.
NB : cette mangeoire n’est pas homologuée pour participer à Birdlab.
Le 15 mars marque également la période à laquelle on préconise de ranger les taille-haies. Les coupes pourront reprendre à l’automne, après la période de nidification des oiseaux !
La Couleuvre helvétique Natrix helvetica, est un serpent non venimeux endémique des régions montagneuses d’Europe occidentale, notamment des Alpes suisses.
Malgré sa présence relativement discrète, cette espèce joue un rôle crucial dans les écosystèmes humides en tant que prédateur de petits rongeurs, de grenouilles et d’autres invertébrés, contribuant ainsi à maintenir l’équilibre écologique.
Statut de protection
Protégée, il est aujourd’hui interdit de la capturer ou de l’éliminer. Elle est aussi une espèce déterminante ZNIEFF !
Lors d’une sortie en extérieur, nous avons pu observer cette couleuvre glisser dans l’étang du parc de Grouchy. Avec son apparence élégante et agile, elle est adaptée à sa vie semi-aquatique.
Elle présente typiquement un collier clair, blanc, jaune, parfois orangé qui lui vaut son autre nom « Couleuvre à collier ». De taille moyenne, elle mesure généralement entre 50 et 80 centimètres de longueur. Elle possède un corps mince et élancé, avec une tête distinctement séparée du reste du corps par un cou étroit. Sa couleur varie du brun au gris, avec des motifs de taches ou de bandes foncées sur le dos et les côtés.
Menaces
Les observations actuelles mettent en évidence les menaces qui pèsent sur la Couleuvre helvétique, notamment la perte d’habitat due à l’urbanisation, les collisions routières et la fragmentation des populations. Des mesures de conservation telles que la préservation des zones humides, la création de corridors écologiques et la sensibilisation du public sont essentielles pour protéger cette espèce vulnérable.
L’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France propose deux cycles de webinaires pour tout comprendre à la biodiversité, ou en tout cas pour découvrir plein de choses sur le monde qui nous entoure. Les prochaines dates sont fin mars, ne les manquez pas !
Le premier cycle s’intitule Une saison un taxon et vous propose 4 webinaires (pour les 4 saisons) traitant d’une espèce ou d’un groupe d’espèces que l’on observe particulièrement en cette saison. Pour le passage de l’hiver au printemps, ce 19 mars, l’ARB vous propose de parler d’amphibiens ! Au vu du programme on vous conseille vivement de vous inscrire (quitte à regarder en replay si besoin 😉 )
Les thématiques du deuxième cycle de webinaires sont les fausses bonnes idées et les pièges à éviter concernant les actions mises en œuvre « en faveur » de la biodiversité, mais qui mal conçues peuvent avoir l’effet complétement inverse. La première date, le 28 mars prochain, traite des espèces exotiques envahissantes. Parmi les intervenants sera notamment présent François Chiron que nous avions eu la chance de recevoir lors d’un Rendez-Vous du Développement Durable en 2019.
Les fourmis, ces petits insectes fascinants de la famille des Hyménoptères, sont bien plus que de simples charognards dans nos cuisines. Avec leur organisation sociale complexe, leur ingéniosité collective et leur capacité à manipuler leur environnement, les fourmis incarnent l’ingéniosité de la nature. Depuis des millions d’années, elles ont prospéré sur presque tous les continents, façonnant des écosystèmes et fournissant des leçons précieuses sur la coopération, la communication et la résilience.
On vous propose aujourd’hui de découvrir quelques fourmis que nous avons pu observer dans l’agglomération.
La fourmis rousse est une espèce très commune que vous avez surement déjà rencontrée lors d’une promenade en forêt. Elle construit des nids imposants en accumulant des aiguilles de pin et des brindilles. Reconnaissable par sa couleur bicolore : la tête et l’abdomen (gastre) sont noirs et le thorax bien roux. En cas de danger, la fourmis rousse ne pique pas mais elle est capable de projeter de l’acide formique avec son gastre à plus de 50 cm !
On dénombre plus de 200 espèces de fourmis rien qu’en France métropolitaine. L’identification de ces petites bêtes étant relativement complexe, nous n’aurons pas forcément les noms de toutes les fourmis présentées ici. Toutefois, il est possible de grossièrement séparer les fourmis en deux groupes : celles avec un simple pétiole de celles avec un double pétiole. La jonction entre l’abdomen et le thorax est-elle en une ou deux parties ? En tous cas, si vous pratiquez le SPIPOLL c’est la distinction qu’on vous proposera de faire sur vos fourmis.
Le saviez vous ? Les fourmis peuvent porter jusqu’à 50 fois leur propre poids. Cette incroyable capacité de levage est rendue possible grâce à leur petite taille et à leur structure corporelle efficace, ce qui leur permet de transporter des objets beaucoup plus lourds qu’elles-mêmes. C’est un peu comme si un être humain pouvait soulever une voiture !
Côté alimentation, là encore il y a grande variété de régimes. Chacun aura déjà vu des fourmis trainer vers leur tanière des cadavres d’insectes ou de mollusques, parfois bien plus gros qu’elles (et parfois pas complétement mort), des graines de tous types, des fragments de végétaux, … Mais le phénomène sans doute le plus connu est l’élevage de pucerons traits pour le miellat.
Vous souhaitez apprendre à jardiner et conduire un potager de manière écologique ? Le jardin école de Vauréal est fait pour vous. Deux samedis par mois de mars à novembre l’association b.a-BA vous guide dans la conduite d’un potager de façon la plus naturelle et efficace possible. Au programme : découverte et préparation du sol, compostage, gestion de l’eau, semis, bouture, taille, échange de graines et de plants et bien sûr récolte !
Si vous êtes intéressés, rendez-vous le samedi 16 marsà 09h30 à l’Agora de Vauréal ! Plus d’informations à contact@associationbaba.fr
Et petit bonus cette année, le jardin école vient chez vous ! Pour la séance de début juillet, l’équipe du jardin école se propose de venir créer un jardin potager écologique directement chez vous. Si vous avez un terrain à Vauréal (ou aux environs très proches) vous pouvez le proposer à l’association. Toutes les informations ici.
Bravo à celles et ceux qui ont su trouver nos reines fourragères !
Il s’agissait pour la première photo de la Luzerned’Arabie, Medicago arabica, reconnaissable par ses feuilles tachées de noir et ses fruits formant de petites boules épineuses.
Pour la deuxième photo, nous avions la populaire Luzerne cultivée – Medicago sativa. Cette luzerne a la particularité de faire des fruits en hélice ! Ses fleurs violettes ont l’air d’êtres appréciées par un beau papillon Souci – Colias crocea.
Et la dernière photo il était question de laLuzerne Medicago minima. Comme la Luzerne d’Arabie, elle produit des petits fruits épineux. Cependant, ils possèdent une coloration différente partant du vert au rouge/brun sur les épines, leur feuilles sont notamment plus fines et d’un vert uniforme.
Les luzernes, du genre Medicago, sont des plantes appartenant à la famille des Fabacées, également connues sous le nom de légumineuses. Largement répandues à travers le monde, plus de 80 espèces de luzernes sont aujourd’hui identifiées. Parmi ces espèces, la luzerne cultivée (Medicago sativa) est la plus courante et la plus utilisée à des fins agricoles. La luzerne est appréciée pour sa valeur nutritive élevée, sa capacité à fixer l’azote atmosphérique dans le sol grâce à une symbiose avec des bactéries rhizobiennes, et sa résistance à la sécheresse.
Comme beaucoup d’autres plantes à fleurs, les luzernes ont un cycle de reproduction sexuée qui implique la production de graines. Ainsi elles ont la particularité de produire des fruits à l’apparence de gousses qui se développent à partir des fleurs après la pollinisation. Une fois les fleurs pollinisées avec succès, les ovules fécondés se développent pour former des graines à l’intérieur des fruits. Ces graines peuvent être dispersées par le vent, les animaux ou d’autres mécanismes de dispersion, ce qui permet à nos luzernes de se reproduire et de coloniser de nouveaux environnements favorables à leur croissance.
Aux feuilles vertes et charmantes, Elles sont riches en protéines. On les trouvent souvent parmi nos amis à trois feuilles, Parfois quatre pour les plus chanceux. Pour les animaux, elles sont divines !
🦋 Bonus à ceux qui reconnaissent le papillon sur la photo n°2 !
Le printemps arrive et le moment de sortir nos frimousses dehors et d’observer notre belle nature est imminent.
Aucune chance de s’ennuyer, on vous présente OPEN : les Observatoires participatifs des espèces et de la nature. Bénéfique tant pour la biodiversité que pour les utilisateurs, OPEN vous ouvre les portes d’expériences scientifiques enrichissantes et surtout accessibles à tous.
Créé en 2018 par le Muséum national d’Histoire naturelle (MnHn), OPEN est un portail web entièrement consacré aux sciences participatives en France. Une variété de projets de recherche dans des domaines tels que la botanique, la zoologie, l’écologie et l’ornithologie vous sont proposés. Ainsi il vous est possible de choisir les projets qui vous intéressent et y contribuer selon vos disponibilités et vos compétences.
Vos observations, qu’elles concernent les oiseaux de votre jardin, les plantes de votre quartier ou les insectes que vous croisez lors de vos promenades, contribuent à enrichir les connaissances scientifiques et à mieux comprendre les écosystèmes qui nous entourent. Une fois que vous aurez choisi votre projet de recherche sur OPEN, chaque donnée que vous partagez est une pierre apportée à l’édifice de la recherche sur la biodiversité.
Pour qui ?
Pour tous ! Que vous soyez débutant, initié ou expert dans le domaine de l’observation. Dans tous les cas, vous bénéficiez du soutien d’observateurs experts qui pourront vérifier vos identifications.
Oiseaux, mollusques, plantes, insectes pollinisateurs… : quels que soient vos centres d’intérêt, vous trouverez forcément votre bonheur dans la grande variété des programmes de sciences participatives.
Le fonctionnement d’OPEN est simple et intuitif. Les utilisateurs peuvent se rendre sur le site et parcourir les différents projets de recherche disponibles . Une fois inscrits à un projet, ils peuvent soumettre des observations, télécharger des photos, et interagir avec d’autres participants et les chercheurs impliqués.
Les projets de recherche
OPEN propose une multitude de projets dans des domaines aussi variés que la botanique, la zoologie, l’écologie, l’ornithologie et bien d’autres encore. Les participants peuvent choisir parmi une gamme de projets adaptés à leurs intérêts et à leur niveau d’expertise, allant de simples observations d’espèces à des études approfondies sur les populations et les habitats.
Que vous soyez un amoureux de la nature, un passionné de sciences, ou simplement curieux de découvrir le monde qui vous entoure, OPEN offre la possibilité de jouer un rôle actif dans la préservation de notre biodiversité.
Maintenant que vous savez tout, quel programme allez vous choisir pour cette saison ? 🔎
Aujourd’hui les arbres plantés par les cergyssois lors du chantier nature animé par l’association Boomforest fêtent leur 3 ans en terre. Et ils ont bien grandi !
De plus, ils ont fait des petits ! On ne parle pas là de reproduction naturelle des arbres en place mais d’une multiplication des projets similaires. En effet, une deuxième parcelle a été plantée à quelques mètres de la première et les villes de Pontoise et Maurecourt ont également réalisé leurs propres plantations montant à plus de 3000 le nombre d’arbres ainsi plantés* ces trois dernières années sur le territoire.