Non classé

Héron glouton !

Connaissez-vous la fable de la grenouille qui voulait se prendre pour un bœuf ? Laissez-nous vous raconter l’histoire du héron qui se prenait pour un grizzli.

Maître héron, sur son piquet perché, a repéré quelque chose.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Vite, il s’élance vers la source du mouvement.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Furtif, il s’approche à pas de loup.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Habile, il pêche sa proie d’un puissant coup de bec.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Et quelle proie ! Ce poisson rouge a des allures de saumon !

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Maître Héron emporte son butin pour le déguster tranquillement.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Mais voilà, il s’agit maintenant de l’avaler ce gros poisson …

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Et Maître Héron semble avoir toutes les peines du monde à y parvenir. Plusieurs minutes passent pendant lesquelles il agite le poisson pour le faire descendre, rajoute de l’eau pour aider à glisser, abandonne sa proie puis réessaie… Rien n’y fait.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Dame Poule d’eau, par l’agitation attirée, tenterait bien de grapiller un morceau.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

[Les poules d’eau mangent du poisson ? Il semblerait.]

Gallinule poule d’eau © CACP – Emilie Périé

Maître Héron n’ayant pas l’intention de partager son festin, d’un ultime mouvement de cou engloutit le poisson tout entier.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

C’est maintenant l’heure d’une bonne sieste pour digérer ce gros morceau, qui semble lui rester en travers de la gorge.

Héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé
Non classé

Galerie d’hespéries

Pour aujourd’hui, petite galerie de papillons de jour (des Rhopalocères), on vous présente les Hespéries. Observables d’avril à septembre, ces papillons ont une tête aussi large que leur thorax. Leur coloration est généralement discrète et uniforme. Leurs antennes sont distinctement écartées à la base, avec une extrémité en forme de massue épaisse. Leurs ailes courtes sont plutôt triangulaires voire arrondies.

Pyrgus malvae, l’Hespérie de la mauve © CACP – Emilie Périé

Petit papillon de prairies, friches, lisières ou encore clairières, l’Hespérie de la mauve s’accoutume de nombreux milieux. Son envergure dépasse rarement les 2,5 cm. Les adultes butinent beaucoup les Potentilles et les petites fabacées et d’ailleurs les mâles sont assez territoriaux ! Son nom latin malvae désigne la mauve, identifiée par erreur comme la plante-hôte de l’espèce par Carl Von Linné, en effet ses plantes-hôtes sont généralement les rosacées herbacées et les potentilles.

Carchadorus alcea, l’Hespérie de l’alcée © CACP – Gilles Carcassès

De son envergure de 2,5 à 3 cm, cette Hespérie de l’alcée habite dans les milieux ouverts tels que les pelouses, prairies, parc urbains voire les talus de bord de route. Les mâles se perchent souvent au sommet de leur fleur pour surveiller leur territoire, ils n’hésitent d’ailleurs pas à chasser les papillons de passage ! A contrario avec l’Hespérie de la mauve, ce papillon a pour plante-hôte les Malvacées : les Mauves.

Le nom de genre Carcharodus signifie « aux dents pointues » et renvoie à l’aspect déchiqueté du bord des ailes de ces Hespéries. Il ressemble d’ailleurs beaucoup au nom de genre du Grand Requin blanc Carcharodon carcharias.

Spalia sertorius, l’Hespérie des sanguisorbes © CACP – Emilie Périé

Mignon papillon bien poilu qui apprécie les pelouses sèches, les friches, les landes sur les coteaux, surtout exposées vers le sud. Il est possible d’observer des adultes se rassemblant en très grand nombre sur les sols humides des bords de cours d’eau avec d’autres Hespéries et Lycénidés.

L’Hespérie des Sanguisorbes voit actuellement ses populations décliner du fait de la fermeture des pelouses sèches.

Ochlodes sylvanus, la sylvaine © CACP – Gilles Carcassès

La Sylvaine est la plus « plastique » de tous les Hespéries, en colonisant tous les milieux en friche, à la ville ou à la campagne, sur les bords des routes ou dans les jardins.

Hesperia comma, la virgule © CACP – Gilles Carcassès

Ce papillon vole si rapidement qu’il est difficile de le suivre à l’œil. Heureusement, il se pose régulièrement ce qui permet de l’identifier correctement. On considère la Virgule comme relativement rare. Pour les plus chanceux, il est possible de l’observer butiner des Astéracées (cires et achillées), mais plutôt dans le sud de la France.

Originaire d’Amérique, des études phylogénétiques ont montré que sa colonisation de l’Eurasie date d’il y a environ 1 million d’année !

Sources

Guide pratique des papillons de jour – JP.MOUSSUS, T.LORIN, A.COOPER – Edition Delachaux & Niestlé 2022

Agenda

Rendez-vous aux jardins 2024

Le weekend des 01 et 02 juin aura lieu la 21ème édition des Rendez-vous aux jardins. Cette année la thématique est « Les cinq sens au jardin ». L’occasion pour tous de découvrir les jardins sous un autre angle, ou dans de nouveaux lieux. En effet lors de ce weekend certains particuliers ouvrent exceptionnellement leur jardin aux visiteurs. Où irez-vous vous promener ?

Retrouvez ici la programmation nationale complète. Cergy, Pontoise, Saint-Ouen l’Aumône, Jouy-le-Moutier, Courdimanche… il y a de quoi voir en deux jours !

Retrouvez ici la programmation de l’office du tourisme de Cergy-Pontoise.

Retrouvez ici les programmations des Villes de Cergy, Courdimanche, Pontoise,

Rosier du jardin © CACP – Emilie Périé

Retrouvez d’autres histoires de jardins :

Dans le jardin d’Emilie

Le Jardin d’Hélène

Le jardin des possibles

Agenda

Transhumance des moutons 2024

Ne manquez pas la transhumance 2024 des moutons d’éco-pâturage !

Vous êtes invités à suivre les brebis sur tout ou partie du parcours depuis la Ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier le samedi 27 avril à 13h30 jusqu’à Courdimanche le dimanche 28 avril à 17h. Cet événement est l’occasion de parcourir notre territoire, de découvrir les paysages et les espèces qui l’habitent mais également de profiter des animations lors des différentes escales (à Maurecourt, Vauréal, Cergy et Courdimanche).

Agneau en transhumance (pendant la sieste) © CACP – Emilie Périé

Toutes les informations pratiques et vos questions sur la page de l’événement !

Vous reprendrez bien une petite dose de tendresse ?

Agenda

Aménager nos espaces publics pour des villes durables : un rendez-vous à ne pas manquer !

Toute l’équipe vous convie à cette conférence pour tous publics. On y parlera notamment de l’aménagement vertueux du bassin de la Louvière ou de celui de la plaine des Linandes. On espère vous y voir nombreux !

Retrouvez ici des précédents rendez-vous du développement durable :

2022 : Changement climatique et solutions fondées sur la nature

2020 : les sciences participatives

2019 : les espèces dites invasives

Agenda

Début de la saison du SPIPOLL

Avec les printemps, les premiers rayons de soleil et le début des éclosions des fleurs les plus vernales c’est également le début des observations des premiers butineurs de la saison. L’occasion de reprendre les sessions de SPIPOLL (Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs) !

En plus l’équipe du SPIPOLL vous propose une heure de webinaire pour découvrir et vous familiariser avec le protocole, profitez-en :

Vous êtes débutant, ou juste curieux de découvrir le Spipoll ? 
RDV en ligne le 10 avril à 18h30 pour une heure de webinaire interactif ! 

Vous aimez photographier les insectes, les plantes, vous vous posez plein de questions sur la pollinisation…  Pourquoi ne pas contribuer au Spipoll ?  

Que vous soyez débutant avec quelques collections à votre actif, ou juste curieux de découvrir ce programme de science participative, nous vous proposons de passer une heure en ligne avec nous !

Au programme notamment, rencontre avec deux Spipolliennes passionnées qui vous parlerons de ce que leur participation leur apporte, mais aussi avec un chercheur, Colin Fontaine, qui vous expliquera à quoi servent les informations récoltées.  

Vous voulez participer ? Connectez-vous au webinaire ici.

Les fleurs de la saison

Envie de commencer à pratiquer ? Voici quelques fleurs disponibles en ce moment : primevères, anémones, pâquerettes ou ficaires.

Fleurs de primevère © CACP – Emilie Périé
Fleurs d’anémone des bois © CACP – Emilie Périé
Fleurs de pâquerette © CACP – Emilie Périé
Fleurs de ficaire © CACP – Emilie Périé

Qui croiser ?

Quelques jolies petites bêtes à observer lors de vos sessions de SPIPOLL.

Le grand bombyle, Bombylius major © CACP – Emilie Périé
Les osmies rousses © CACP – Gilles Carcassès
Episyrphus balteatus, le syrphe ceinturé CACP – Emilie Périé

En plus SPIPOLL est disponible en application Smartphone, il n’est pas nécessaire d’être équipé en appareil photo de pointe !

Pour rappel, retrouvez ici :

Le webinaire du 10 avril à 18h30 : Connectez-vous au webinaire ici.

Le site du SPIPOLL

Non classé

Pas un pissenlit : les crépis

Qui ressemble le plus a une plante à fleurs jaunes qu’une autre plante à fleurs jaunes ? Là est tout le souci des jeunes botanistes qui rencontrent les astéracée à fleurs jaunes qui ressemblent au pissenlit. Cette fois-ci parlons des crépis.

Leur nom leur vient, d’après le dictionnaire étymologique de la flore, du grec krepis qui signifie « chaussure ». En revanche, concernant le lien entre la plante et la chaussure, le mystère reste entier.

Parmi les neuf espèces décrites dans la Région, seules deux sont très communes et ont été rencontrées sur le territoire. Il s’agit de Crepis capillaris et Crepis setosa.

Le Crepis setosa, ou crépis à soies (ou hérissé) se reconnait grâce aux poils jaunâtres hérissés sur les bractées du capitule (les petites feuilles qui soutiennent le bouquet de fleurs jaunes).

Crépis à soies © CACP – Gilles Carcassès

Le Crepis capillaris, ou crépis capillaire, est nettement plus glabre. Et pour les plus observateurs il est également possible de regarder les fruits. Ceux du Crepis setosa présentent un bec terminal alors que ceux du Crepis capillaris n’ont pas de bec.

Fruits de crépis capillaire sans bec terminal © CACP – Emilie Périé

Retrouvez dans ces articles les autres fleurs de la série :

Pas un pissenlit : la lampsane

Pas un pissenlit : les laiterons

Pas un pissenlit : les laitues

Pas un pissenlit : la porcelle enracinée

Pas un pissenlit : les deux picris

Non classé

Les clitocybes

Voici quatre champignons. Quatre, parce que c’est le nombre d’espèces de ce groupe que nous avons croisées, mais les clitocybes rassemblent bien plus d’espèces que ces quatre là. D’ailleurs, ces quatre espèces ne présentent pas de particularités ou d’anecdotes notables si ce n’est d’offrir un éventail de couleurs de chapeaux (crème, vert, brun, violet). En revanche, elles ont le mérite d’exister, alors voici nos quatre petits champignons du jour.

Le clitocybe anisé – Clitocybe odora

Clitocybe odora © CACP – Gilles Carcassès

Le clitocybe anisé a une jolie couleur verte, voire bleue sur la surface du chapeau. Comme son nom le laisse entendre, il a une odeur marquée d’anis. C’est un champignon que l’on rencontre l’été en forêt.

Le clitocybe des bords de routes – Clitocybe rivulosa

Clitocybe rivulosa © CACP – Gilles Carcassès

Le clitocybe des bords de route est un champignon qui se rencontre, certes au bords des chemins forestiers, mais pas seulement ; essentiellement pendant la période estivale. La couleur blanc crème de son chapeau le fait ressemble au meunier. Mais attention, si le meunier est comestible, ce clitocybe risquerait de vous faire dormir de manière assez définitive.

Le clitocybe nébuleux – Lepista nebularis

Lepista nebularis © CACP – Gilles Carcassès

Cette fois-ci le chapeau du champignon est brun. C’est un champignon automnal qu’on rencontre dans tous types de forêts. Sa comestibilité semble controversée. Dans le doute, on vous conseillera d’éviter !

Le pied-bleu – Lepista nuda

Lepista nuda © CACP – Gilles Carcassès

Le pied-bleu a un chapeau de couleur brun-violet ; à ne pas confondre avec le pied-violet, un autre champignon de la famille lui ressemblant beaucoup. Ce champignon est automnal et semble-t-il assez apprécié des cueilleurs de champignons.

Source :

450 champignons – Les indispensables Delachaux

Agenda

Journée mondiale de l’eau

Aujourd’hui, 22 mars, est la journée mondiale de l’eau. Cette journée a pour but de plaider pour l’importance de l’eau, et notamment l’eau douce, et de plaider pour la gestion durable de cette ressource naturelle. Convaincu de l’importance de ces actions et de la forte intrication entre eau et biodiversité, cette journée est l’occasion de vous partager quelques clichés d’eau et de biodiversité.

L’eau pour boire

L’interaction la plus évidente entre eau et biodiversité est la nécessité pour toutes les espèces (à des niveaux et besoins variés) de boire ou au moins d’intégrer de l’eau dans leur système. Les oiseaux sont parmi les plus faciles à observer en train de boire. Par exemple dans cet article : Qu’allons-nous voir à l’abreuvoir ?

Ou encore cette hirondelle, qui rase la surface de l’eau et en profite pour se remplir le bec.

Hirondelle au ras de l’eau © CACP – Emilie Périé

Mais les animaux ne sont pas les seuls à avoir besoin d’eau, loin de là. Observons par exemple l’effet d’un peu d’eau sur une mousse exposée au soleil.

Mousse sèche (gauche) et quelques secondes après humidification (droite) © CACP – Emilie Périé

L’eau pour le bain

L’eau douce est également un moyen pour beaucoup d’espèces de se nettoyer et de se rafraichir. Voyez un peu dans ces articles comment les animaux aiment batifoler dans l’eau : Tous au bain ! et Tous au bain 2 !

Pipit farlouse au bain © CACP – Emilie Périé

L’eau comme transporteur

L’eau douce a également un rôle de transporteur. Certains s’y promènent, comme ces jolis canards, d’autres s’en servent pour disperser leurs graines. C’est le cas des iris par exemple, mais aussi des champignons Nids d’oiseaux !

Canards colverts sur l’eau © CACP – Emilie Périé
Les fruits des iris des marais s’ouvrent et lâchent leurs graines flottantes à la surface de l’eau © CACP – Gilles Carcassès

L’eau comme abri

Les masses d’eau servent aussi d’abri à de nombreuses espèces. On pense bien évidemment aux poissons, mais ils ne sont pas les seuls habitants des profondeurs. Retrouvez par exemple : Les petites bêtes de la mare.

Brochet © CACP – Eric Nozerac

Esthétique

Et à titre purement anthropocentré (et personnel), l’eau dans la nature a également un aspect très esthétique. Comme le reflet de ce cormoran ou la rosée sur une toile d’araignée.

Grand cormoran © CACP – Emilie Périé
Toile d’araignée © CACP – Emilie Périé

Pour aller plus loin :

La journée mondiale de l’eau, par l’UNESCO

Agenda

C’est le printemps !

Ca y est c’est le printemps. La vie se réveille doucement dehors.

Les syrphes ceinturés, toujours en tenue d’hiver, commencent à butiner les premières fleurs de prunus.

Episyrphus balteus, le syrphe ceinturé © CACP – Emilie Périé

Les primevères, les jonquilles et les violettes sont de sorties.

Primula x acaulis, la primevère © CACP – Emilie Périé
Jonquille © CACP – Emilie Périé
Viola odorata, la violette odorante © CACP – Emilie Périé

Les grives sont reparties dans le nord en laissant derrière elles des coquilles d’escargots toutes mangées.

Coquille d’escargot mangée par une grive © CACP – Emilie Périé

Etes-vous prêts pour la prochaine explosion de couleurs, d’odeurs, de chants et de bourdonnement ?