Cette plante vigoureuse qui se dresse au bord d’un ruisseau ressemble au sureau noir, mais c’est une espèce différente.
Sureau yèble et sureau noir, ne pas confondre !
Le sureau yèble est une plante vivace qui forme des touffes généreuses et s’étend par ses rhizomes, ce n’est pas un arbuste contrairement au sureau noir. Et les corymbes de ses fruits mà»rs restent dressés alors que ceux du sureau noir pendent.
Attention, les fruits du sureau yèble sont toxiques et peuvent provoquer des diarrhées ! Comme pour le sureau noir, les oiseaux frugivores dispersent ses graines par leurs fientes.
Bingo ! Cette coccinelle s’ajoute à mon tableau de chasse (photographique, s’entend) ! Avec celle-ci, je connais désormais 20 espèces sur les 126 que compte la faune de France, dans cette riche famille des Coccinellidae. Il me reste encore beaucoup d’espèces à découvrir !
La coccinelle des roseaux est une spécialiste des zones humides. On peut la rencontrer sur les roseaux et les massettes où pullulent fréquemment les pucerons. Cette carnassière consomme aussi un peu de pollen et peut-être des champignons qui poussent à la surface des feuilles.
Anisosticta novemdecimpunctata existe aussi en rouge et en orange, mais la forme et la disposition particulière de ses taches noires varient peu et permettent aisément son identification. 19 points : ce sont ceux des élytres qui comptent, 9 de chaque côté plus 1 à cheval sur la suture à l’avant des élytres.
Pas besoin d’engrais ni d’arrosage automatique pour faire pousser les plantes au parc des Noirs marais ! Partout l’eau suinte et affleure, et le sol très humifère est gorgé de nutriments. Résultats : des plantes superbes, aux floraisons généreuses. Mais pas n’importe quelles plantes. Poussent ici naturellement celles qui apprécient ce type de milieu. Je vais vous en présenter quelques-unes.
La berce commune, belle et grande Apiaceae des prairies humides, est omniprésente. Remarquez comment les pétales allongés des fleurs extérieures agrandissent l’impact visuel des ombelles pour les pollinisateurs. A ne pas confondre avec la berce du Caucase, invasive et dangereuse !
La salicaire pousse dans les fossés et sur les berges très près de l’eau. Il existe des variétés horticoles de cette plante, notamment à fleurs doubles ou à port plus compact que le type sauvage.
Aujourd’hui, le nombre de visiteurs du blog depuis le début de l’année 2018 a dépassé le score de l’année 2017 toute entière. Et l’objectif des 100 000 visiteurs annuels devrait être facilement atteint avant la fin de l’année !
Merci à nos fidèles abonnés, à tous nos lecteurs de Cergy-Pontoise et d’ailleurs, à nos contributeurs, aux partenaires qui relaient nos articles. Merci à Marion ma collègue, présente à mes côtés depuis la création de ce blog en 2013 et qui nous quitte ces jours-ci pour poursuivre sa carrière à la Communauté urbaine du Grand Poitiers.
Notons aussi que la grande tortue, comme son nom le laisse deviner, est plus grande que la petite tortue. Cette dernière a aussi des couleurs plus vives.
Des deux espèces, la grande tortue est la moins observée en Ile-de-France.
à‡a et là , dans les bois de Boisemont, des mares permanentes font le bonheur de toute une faune aquatique, et des naturalistes. A en croire l’eau troublée, les sangliers aussi apprécient l’endroit. C’est dans cette mare que nous avions observé un impressionnant rassemblement de grenouilles rousses à la saison des amours.
Ces grandes exuvies d’Aeshnidae sont peut-être celles de l’anax empereur, ou de l’aeschne bleue. L’étude des exuvies est importante dans les techniques d’inventaire, car elles constituent des preuves de reproduction des espèces. En effet, les adultes observés près des mares ne sont pas forcément d’origine locale, certaines espèces étant de grandes migratrices.
Les fleurs jaunes qui dépassent de l’eau trahissent la présence des utriculaires, ces plantes carnivores aquatiques. Leurs fines feuilles portent de petites urnes capables d’aspirer les animaux qui s’aventurent à proximité et de les digérer. Non, les sangliers n’ont rien à craindre, elles ne capturent que des proies de moins d’un millimètre comme des daphnies.
Au revers d’une feuille de chêne, se cache cet élégant papillon de nuit, typique des abords de mares. C’est l’hydrocampe du potamot, Elophila nymphaeata. Les chenilles de ce Crambidae sont aquatiques, elles vivent dans un fourreau qu’elles confectionnent avec un morceau de feuille de potamot ou de nénuphar. Elles passent l’hiver au fond de l’eau.
Les animations de la Maison de la nature de Vauréal redémarrent fort dès le début de ce mois de septembre 2018. Et la cellule biodiversité est partenaire des deux premières animations :
le mercredi 5 septembre 2018 matin « les petites bêtes de la prairie et du jardin école »
le mercredi 12 septembre 2018 après-midi « sortie Sauvages de ma rue »
Tous les jours je gare ma voiture au parking du Verger à côté d’une touffette. Avec cette sècheresse, je me dis qu’elle va bien finir par jaunir et se dessécher. Mais non, elle a l’air toujours en pleine forme ! Quelle est donc cette graminée increvable ?
Vus de près ses fins épillets sont très délicats. Je vois qu’elle trouve même la ressource de fleurir : quelques pièces florales dépassent ça et là . Cette plante tire sans doute sa résistance à la sécheresse de la pilosité de ses feuilles courtes et peu nombreuses, caractères qui limitent ses pertes en eau.
Cette graminée annuelle méditerranéenne des sols sableux est arrivée en Ile-de-France au début du 20ème siècle. Se plaisant dans les situations chaudes et les substrats très maigres, la petite éragrostide colonise aisément les trottoirs, les sols gravillonnés, les quais, les ballasts des friches ferroviaires…
Dotée d’une forte dynamique de reproduction, Eragrostis minor a même tendance à supplanter le très commun pâturin annuel en de nombreux endroits. Cette espèce s’installe parfois dans les pelouses urbaines très dégradées, sur sols légers, comme le montre la photo ci-dessus.
M’approchant, je constate que ce n’est pas une guêpe
Cet abdomen à l’aspect boudiné est typique des Cerceris, dans la famille des Crabronidae. Celui-ci avec du noir sur la base de ses pattes et ses antennes noires, c’est Cerceris rybyensis, l’une des espèces les plus communes du genre. On voit butiner cette belle espèce sur la carotte sauvage, la berce commune et d’autres Apiaceae, l’achillée mille-feuille, le souci, le chardon des champs…
La femelle de cet hyménoptère solitaire creuse un terrier au sol et y entrepose des proies paralysées comme nourriture pour ses larves. Elle est sélective pour le choix de ses proies : elle ne capture que des abeilles sauvages de la famille des Halictidae.
Sur une fleur d’Helichrysum barcteatum (immortelle) dans un jardin, voici Halictus scabiosae. Cet Halictidae commun est facile à observer sur les fleurs des Asteraceae. Ici c’est un mâle : ses pattes ne sont pas équipées de brosses pour la collecte du pollen destiné aux larves. C’est Madame qui fait les courses.
On connaissait le célèbre jardin potager pédagogique de l’école Du Breuil. Juste derrière, j’ai découvert son extension récente. Hervé, jardinier à l’école Du Breuil, nous a très aimablement fait visiter. Il appelle cet endroit le « jardin d’Hélène », du nom de la stagiaire qui l’a conçu.
Ce potager fait la part belle aux plantes fleuries, pour favoriser les insectes auxiliaires et les pollinisateurs. Ici on reconnait parmi les blettes et les artichauts, des cosmos, des rudbeckias annuels, des zinnias et de la bourrache. Et les plantes potagères ont l’air de très bien s’accommoder de leurs exubérantes voisines.
Haricot grimpant, courge et maà¯s, l’association traditionnelle appelée Milpa est toujours pratiquée en Amérique centrale. C’est l’un des exemples les plus connus d’association avec des légumineuses. Celles-ci par leurs capacités symbiotiques à fixer l’azote atmosphérique enrichissent le sol pour le plus grand bénéfice des cultures associées. Ici c’est un haricot grimpant mangetout violet qui s’enroule autour des tiges de maà¯s.
Ce petit jardin est un haut lieu de l’expérimentation potagère. Vous pourrez y voir des pommes de terre cultivées sans travail du sol, des cultures de légumes sur buttes de branchages et compost, des cultures sur bottes de paille… L’endroit vaut le détour et vous donne une raison de plus de venir le jeudi 30 aoà»t 2018 à la matinée de présentation des massifs de floraison estivale de l’école.