Agenda, Non classé

Le Jardin École de Vauréal : une saison 2026 avec l’association b.a-BA !

Depuis plusieurs années, l’association b.a-BA accompagne les habitant·es de l’Agglomération de Cergy-Pontoise dans la découverte d’un jardinage respectueux de la biodiversité. À travers ses ateliers conviviaux et accessibles, elle propose une approche ludique et pédagogique de l’agroécologie, pour transmettre des bonnes pratiques à reproduire chez soi.

©b.a-BA

En 2026, les ateliers du Jardin École menés par b.a-BA reprennent tous les 15 jours, les samedis matins, avec une thématique différente pour chaque rendez-vous 10h à 12h30. Ces ateliers sont gratuits pour les habitant.es des communes de Cergy Pontoise.

PROGRAMME SAISON 2026 

🌱 Samedi 14/03 – Jardiner sur sol vivant : Entretien, régénération et curiosités

Comprendre le fonctionnement du sol et découvrir comment en prendre soin au jardin, pour des plantes en bonne santé, de belles récoltes et pour la magie tout simplement. On vous embarque à la découverte de ce monde incroyable.

🌱 Samedi 28/03 – Organiser son jardin au naturel : Recette pour un jardin en bonne santé 

Plan du jardin, calendrier au fil des saisons, association de plantes, rotations, mais aussi semis et plantations en live: venez découvrir avec nous les principes phares du jardinage agroécologique et/ou permaculturel.

🌱 Samedi 11/04 – Installer un îlot gourmand chez soi : Inspiration « jardin-forêt »

A la découverte des plantes propices à la culture en jardin-forêt, même en surface réduite  :  lianes gourmandes, arbustes à croquer et/ou fertilitaire, plantes aromatiques et/ou mellifères… Soin et plantation au programme.

🌱 Samedi 25/04 – Graines mode d’emploi : Semer et faire ses plants soi-même

Comprendre les besoins de la graine pour germer, apprendre à faire ses semis et à produire ses plants au naturel. Sans oublier un petit troc aux graines par la même occasion si le cœur vous en dit  et pour la joie de partager.

🌱 Samedi 16/05 – Légumes vivaces au potager

C’est bien beau de les planter, mais pas toujours évident d’oser les cuisiner  ! Allez on s’y met avec quelques recettes simples  : poire de terre en carpaccio, épinards vivaces au sarrasin, helianti et topi en purée à l’orange, etc… et évidemment on goûte  !

🌱 Samedi 30/05 – Autour des aromatiques du jardin : Découverte, plantation et dégustation

On les observe, on les frotte, on les sent et puis on concocte avec… tartinades, sauces, bouillons, pestos, vinaigres ou vinaigrettes et même sirops. Une approche sensorielle des plantes aromatiques du jardin et des recettes pour en apprécier les saveurs.

🌱 Samedi 13/06 – Lactofermentation forever : De la cueillette à l’assiette, sans oublier la recette 

C’est jour de cueillette au jardin école  ! On vous embarque à la découverte de la lactofermentation, une technique de transformation des aliments «  super santé  » et complètement  «  low tech  » avec un peu de sel, de l’eau et de la bonne humeur.

💧 Samedi 27/06 – Cultiver la ressource «  eau  » : Arrosage, systèmes d’irrigation, paillages et ombrages

Un atelier pour comprendre comment optimiser l’eau et en prendre soin – aussi dans votre jardin ! On vous partage des techniques pour l’économiser et adapter de manière générale le jardin au changement climatique.

🌱 Samedi 19/09 – Associations et rotations des plantes au jardin : Ou l’art d’orchestrer et de faire valser son jardin 

Comment associer les plantes au jardin pour favoriser des coopérations heureuses  ? Pourquoi ne pas toujours planter les mêmes choses aux mêmes endroits  ? On vous partage quelques bons conseils pour créer des jardins plus résilients.

🎉 Samedi 03/10 – Fête du jardin école (après-midi) : Temps agriculturel et chaleureux à partager 

Rendez-vous au Jardin école pour un après-midi d’ateliers, d’échanges et de partages autour de l’écologie et des initiatives locales. Gourmandises à partager bienvenues et les surprises mijotent encore…

🐦 Samedi 24/10 – Créer un jardin refuge pour la biodiversité : Aménagements et ensauvagement heureux

Un atelier pour découvrir comment faire de votre jardin ou de votre balcon un refuge accueillant pour le vivant, tout en beauté et en émerveillement. Quels aménagements installer, comment prendre soin en douceur  ? On vous explique tout ça 

🦔 Samedi 07/11 – Fabriquer une haie sèche ou haie de Benjes : Un corridor écologique et esthétique chez vous

Valoriser ses «  déchets verts  », tout en créant un endroit accueillant pour la petite faune et les auxiliaires du jardin, voilà une solution pour contribuer à la préservation de la biodiversité tout en limitant les apports de matière organique en déchèterie 

🪱 Samedi 21/11 – Fabriquer et utiliser son compost : Recycler la matière organique et nourrir 

Réduire ses déchets de 30% et les valoriser chez soi tout est fabriquant de l’engrais naturel pour le balcon ou le jardin  ? On vous explique comment fabriquer un bon compost dans les justes dosages et comment l’utiliser avec vos plantes 

🐞 Samedi 05/12 – Fabriquer des abris pour les petites bêtes : Petit atelier manuel et créatif à partager autour d’une boisson chaude

Dernier rendez-vous de la saison pour fabriquer de petits modules monospécifiques afin d’accueillir les insectes au jardin ou au balcon. Un atelier tout en douceur où vos suggestions pour la saison prochaine seront aussi les bienvenues 

INFOS PRATIQUES

Le Jardin école est situé Placette de l’Enfance à Vauréal (au croisement de la rue de l’Enfance et de la rue de la Goutte d’eau).

Les mercredis après-midis, des ateliers « Coup de pouce » sont également accessibles pour venir aider à l’entretien du jardin, tout en apprenant autour du jardinage au naturel.

Retrouvez les informations de l’association sur le lien suivant : Ateliers thématiques – baba

Agenda

Le Jardin École de Vauréal : une saison 2025 avec l’association b.a-BA !

Depuis plusieurs années, l’association b.a-BA accompagne les habitant·es de l’Agglomération de Cergy-Pontoise dans la découverte d’un jardinage respectueux de la biodiversité. À travers ses ateliers conviviaux et accessibles, elle propose une approche ludique et pédagogique de l’agroécologie, pour transmettre des pratiques écologiques à reproduire chez soi.

©b.a-BA

En 2025, les ateliers du Jardin École, menés par b.a-BA, reprennent tous les samedis matin de 10h à 12h30. Cette année, une programmation rythmée et pensée pour tous les niveaux de jardiniers est proposée !

🌱 Ateliers pour débutants

Ces ateliers s’adressent particulièrement à celles et ceux qui souhaitent se lancer au jardin ou approfondir les bases :

  • 12 avril : Jardiner sur sol vivant
  • 10 mai : Organiser son potager au naturel
  • 7 juin : Gérer l’eau au jardin
  • 13 septembre : Créer un jardin refuge pour la biodiversité
  • 11 octobre : Découvrir les techniques de compostage

🌿 Ateliers pour jardiniers confirmés

Conçus pour les passionné·es qui souhaitent aller plus loin :

  • 26 avril : Cultiver des légumes perpétuels
  • 24 mai : Cultiver les petits fruits
  • 28 juin : Cultiver des plantes aromatiques
  • 27 septembre : À la découverte des fruits et légumes sauvages comestibles
  • 25 octobre : Produire ses semences

🎉 Temps fort festif ouvert à toutes et tous

Et pour lancer la saison :

  • 29 mars : Reprise conviviale autour d’un brunch partagé au jardin !

Pour clôturer l’année, un atelier festif tout public :

  • 29 novembre : Chantier participatif de plantation d’un îlot gourmand, inspiré des jardins-forêts.

Infos & inscriptions :

contact@associationbaba.fr
06 73 04 76 25
www.associationbaba.fr

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La jacinthe non décrite

Dans un précédent article nous avions vu les tapis de fleurs blanches du perce-neige, aujourd’hui nous allons voir la nuée de fleurs bleues/violettes de la jacinthe des bois.

Hyacinthoides non-scripta – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Cette belle jacinthe sauvage, indigène en Ile-de-France, se retrouve en milieux forestiers comme les chênaies, les chênaies-charmaies et les hêtraies-chênaies, mais également dans les fruticées. Elle est capable de couvrir en grande densité des surfaces assez impressionnantes de boisements.

Tapis de Hyacinthoides non-scripta – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

C’est une bulbeuse à  floraison printanière en racème* simple, composé de 4 à  16 fleurs tubuleuses dont les tépales s’enroulent à  leurs extrémités. Ses feuilles linéaires de 7 à  15 mm de large sont rassemblées en rosette basale. Elle mesure entre 15 et 40 cm de haut.

Fleurs de Hyacinthoides non-scripta – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Racème* : Inflorescence en forme de grappe.

Sources :

Guide Delachaux des fleurs de France et d’Europe de Davis Streeter

Tela Botanica

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Retrouvez ici d’autres plantes bulbeuses :

L’ail des ours

Les deux muscaris

Le perce-neige

Ciboulette

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L’orchidée digne d’un pharaon

Il existe sur l’agglomération bien des espèces d’orchidées et en voilà  une aussi jolie qu’elle est commune : Anacamptis pyramidalis ou plus connu sous le nom d’Orchis pyramidal.

Anacamptis pyramidalis – Vauréal © – Matthieu Delagnes

Telle la résidence des défunts pharaons, l’épi floral est plus ou moins de forme pyramidale, il est en général plus de forme conique ou même parfois carrément arrondie. On peut observer s’épanouir les fleurs roses violacées à  blanches de mai jusqu’à  juillet. D’une taille se situant entre 20 à  50 cm, cette orchidée se retrouve le plus souvent dans des sols calcaires secs et dans des pelouses assez peu humides ou les bois clairs. Les feuilles sont en formes de fer de lance pour une longueur de 10 cm max.

Anacamptis pyramidalis blanc – Cergy © – Gilles Carcassès

Sources :

La flore d’île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Retrouvez d’autres orchidées dans ces articles :

L’orchis bouc

L’orchis brà»lé

L’épipactis à  larges feuilles

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Les characées

Il y a quelques semaines, j’ai suivi une formation sur la reconnaissance des Characées. J’y ai découvert des plantes absolument fascinantes et dont la reconnaissance est relativement abordable. Je crois me souvenir en avoir vu il y a plus d’un an à  Vauréal. J’espère qu’il me reste de quoi l’identifier.

Herbier à  characées – Mare du Clos Levallois, Vauréal © CACP – Emilie Périé

Bonne nouvelle, j’ai bien quelques photos de l’herbier et encore mieux, il s’agit bien de characées !

Les characées font partie des algues vertes. Les différentes espèces tolèrent des conditions écologiques différentes, mais de manière générale, la présence de characées traduit une très bonne qualité de l’eau. Ces plantes ayant un grand besoin de lumière, elles ne tolèrent pas de fortes turbidités dans l’eau. Elles auraient même une action sur l’épuration de l’eau (des nitrates et des carbonates). Malheureusement, elle sont devenues terriblement rares.

Les plus vieux fossiles connus de characées datent d’il y a 420 millions d’années, c’est l’une des plus anciennes formes végétales connues. Une bonne partie des espèces ont disparu lors des cinq crises biologiques majeures, mais celles subsistant aujourd’hui existaient déjà  il y a 400 millions d’années ! Une longévité exceptionnelle pour une espèce (on estime à  50 millions d’années la durée moyenne d’une espèce, entre apparition et extinction). Aujourd’hui, la sixième crise biologique et la disparition des milieux favorables ont fortement réduit les populations de characées. Il reste en àŽle-de-France 26 espèces (40 en France et environ 400 dans le monde). C’est un chiffre inquiétant compte tenu de l’intérêt patrimonial et écologique des characées mais relativement rassurant pour un naturaliste débutant dans le domaine : 26 espèces, on apprend vite les critères ! A titre d’exemple, les plantes à  fleurs indigènes en àŽle-de-France sont environ 1600.

Fragment de Chara vulgaris © CACP – Gilles Carcassès

Gilles avait récupéré un fragment pour le photographier de près. D’après les critères de la clé de détermination, il s’agit de Chara vulgaris. Sans doute la moins rare des Characées d’àŽle-de-France, mais tout de même !

Chara vulgaris vue à  la loupe © CACP – Emilie Périé

Lors de la formation, j’ai tenté quelques prise de photo des échantillons observés à  la loupe. On voit ici l’oogone (la cellule reproductrice femelle) de Chara vulgaris. 

La formation avait lieu du côté de Fontainebleau, hotspot de biodiversité dans la région, aussi, nous avons eu la chance de voir plusieurs espèces de characées (environ une dizaine). J’espère que mes prochaines prospections me permettront d’en trouver sur le territoire, certaines sont vraiment très élégantes.

Sources :

La formation characées, par l’ARB-idf

Le guide des characées de France méditerranéenne

Les characées, par le CBNBL

L'actualité de la Nature

La phasie crassipenne

Une bien belle mouche !

La phasie crassipenne est une mouche de la grande famille des Tachinidae, qui compte plus de 10 000 espèces. Elle est facilement reconnaissable avec ses ailes feutrées et tachetées de noir. Nous pouvons l’observer de mai à  octobre dans les prairies d’ombellifères et d’Astéracées, comme ici sur un érigéron (Erigeron sp.).

Ectophasia crassipennis © CACP – Léo Micouin

Chez le mâle, l’abdomen est aplati. Nous y retrouvons une couleur brune-orangée marquée d’une bande noire longitudinale bien visible, comme ci-dessous.

Abdomen du mâle de la phasie crassipenne © CACP – Léo Micouin

Les larves de la phasie sont des endoparasites (parasites internes) de plusieurs Pentatomidés, une famille de punaises. La femelle adulte pond ses œufs sur les futurs hôtes des larves qui auront un emplacement idéal pour se nourrir.

Envol © CACP – Léo Micouin

Sources :

La phasie crassipenne, par Quel est cet animal ?

La phasie crassipenne, par Les carnets nature de Jessica

Famille des Tachinidés, par aramel.free.fr

Ectophasia, jolie mouche de Grouchy

Découvrez une autre mouche de la famille des Tachinidae :

Peleteria iavana, belle mouche épineuse

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La grande saltique

Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

Cette branche d’un érable arrachée par un coup de vent pend dans un arbuste. Les feuilles sèches recroquevillées fournissent d’excellentes cachettes pour cette araignée qui d’ordinaire s’abrite sous une écorce ou dans la fissure d’un poteau en bois.

Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

Marpissa muscosa fait partie de la famille des araignées sauteuses, les Salticidae. Celles-ci chassent à  vue et bondissent sur leurs proies, quelquefois plus grosses qu’elles. Elles les paralysent alors avec leur venin puissant. Mais rien à  craindre à  les observer, leurs chélicères ne peuvent percer la peau humaine.

Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

Ces araignées possèdent deux paires de gros yeux sur le devant, et deux autres paires d’yeux plus petits sur le dessus et les côtés du céphalothorax. Cela leur assure une vision à  360° ! Cette Salticidae semble fascinée par mon appareil photo qu’elle fixe avec intensité ! Ou peut-être est-ce le photographage qu’elle trouve fascinant ?

Sources :

Marpissa muscosa, par Nature Yvelines

L’identification des espèces d’araignées sans toile de chasse de la région PACA : les Salticidae, par Françoise Drouard et Anne Bounias-Delacour (pdf à  télécharger)

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Un sanctuaire de biodiversité à  Vauréal

Le verger de Vauréal, sanctuaire de biodiversité © CACP – Emilie Périé

Le verger de Vauréal est un espace vert géré par la commune comme un sanctuaire de biodiversité. L’accès y est limité. Les espaces en herbe ne sont tondus que pour ménager des chemins. Les orchidées sont contournées. Des fruitiers ont été plantés, dont les fleurs et les fruits feront le régal des insectes et des oiseaux. Des nichoirs à  mésanges et chauves-souris ont été installés. Des rocailles sont disposées pour accueillir lézards, araignées et insectes. Et une magnifique butte à  insectes à  été construite par la régie de la ville.

Butte à  insectes à  Vauréal © CACP – Emilie Périé

Comment ça marche ? La Ville vous l’explique !

Et ça fonctionne ! Dans cet espace nous avons vu : la naà¯ade aux yeux bleus, la trichie des roses, la mouche Anthomyia pluvialis, mais aussi,

Tachina fera, la tachinaire sauvage © CACP – Emilie Périé

La tachinaire sauvage, toute hérissée de poils ;

Sphaerophoria scripta, le syrphe porte-plume mâle © CACP – Emilie Périé

Le mâle du syrphe porte-plume sur une orchis bouc ;

Un criquet du genre Chorthippus © CACP – Emilie Périé

Et même un criquet rose ! Promis, nous n’avons pas touché aux couleurs de la photo. Cette femelle, encore immature, est atteinte d’erythrisme, une mutation qui rend l’insecte tout ou partie rose. Mutation qu’elle n’aura probablement pas le temps de transmettre à  sa descendance, car rose comme cela elle aura du mal à  échapper à  l’œil de la mésange ou de l’hirondelle qui n’en feront qu’une bouchée. Les oiseaux aussi se plaisent dans ce sanctuaire.

Retrouvez sur ces pages :

Le reportage sur la création de la butte, par la Ville de Vauréal

Un hôtel à  insectes fait maison

L'actualité de la Nature

Le lit des mésanges

Bravo à  Benjamin et Yann qui sont les premiers à  avoir aperçu le charmant minois de la mésange à  longue queue dans son nid.

Mésange à  longue queue au nid – Vauréal © Christophe Etchemendy

Aegithalos caudatus, la mésange à  longue queue est une vraie bâtisseuse. A l’aide de mousses et de lichens elle construit un nid ovale, entièrement fermé sauf pour une entrée circulaire sur le côté.

Mésange à  longue queue, Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Le mâle et la femelle travaillent ensemble à  la construction du nid. La femelle y pondra 8 à  10 œufs, puis environ 15 jours plus tard …

Mésanges à  longue queue – Cergy © CACP – Emilie Périé

… les oisillons écloront !

Habituellement les pontes ne commencent qu’en avril. Celle-ci a été vue au nid dès début mars. Peut-être la conséquence des températures relativement hautes de cet hiver ?

Sources :

La mésange à  longue queue, par la LPO

Retrouvez dans nos articles :

La mésange à  longue queue

Petite mésange est devenue grande

Informations confinement :

Malgré la période de confinement et l’arrêt de nos activités sur le terrain et des animations, nous continuons de publier les nouvelles de la nature en ville trois fois par semaine. N’oubliez pas que nous sommes aussi sur Instagram et sur Facebook !

Retrouvez la chronique ornithologique de l’Agence Régionale de Biodiversité en àŽle-de-France, chaque jour un nouvel oiseau !

L'actualité de la Nature

Le repas de la chouette

Bravo à  Yaà«l, Martine, Alain et Florence qui ont reconnu les premiers, une pelote de réjection de rapace.

Pelote de réjection de rapace © CACP – Emilie Périé

Les restes du repas d’une chouette

Les rapaces, dont les chouettes, se nourrissent de petits animaux (mammifères, insectes, amphibiens, oiseaux…) qu’ils avalent tout rond. La digestion des parties comestibles se passent directement dans l’estomac et les os et poils ou plumes restent intacts. Pour ne pas s’en encombrer le ventre, les rapaces en forment des boulettes (les fameuses pelotes) qu’ils recrachent par le bec. Rien à  voir avec une crotte, il s’agit simplement d’un amas compact de poils et d’os.

Précieux indicateurs

Ces pelotes nous renseignent sur deux éléments : la présence des proies dans les environs et l’identité des prédateurs.

Par exemple en disséquant cette fameuse pelote nous y avons trouvé les restes d’une musaraigne et de deux mulots.

Contenu d’une pelote de réjection © CACP – Emilie Périé

La forme des pelotes, et l’endroit où elles sont trouvées, renseignent sur l’identité du rapace (voir le guide de la LPO). Ici, nous pensons avoir dépiauté les restes du repas d’une chouette effraie.*

*Les filaments végétaux que certains ont identifiés sont des copeaux de bois. De nombreux nichoirs à  effraie sont installés dans des bâtiments (comme des clochers) et des copeaux sont disposés au sol.

Merci à  la LPO àŽle-de-France !

Animation LPO à  l’école des Hauts Toupets – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Dans cette affaire, nous n’avons aucun mérite. C’est la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO àŽle-de-France) qui organisait, avec l’appui de la Maison de la Nature de Vauréal, une animation à  l’école des Hauts Toupets. L’intervenant avait ramené un seau entier de pelotes, et chaque enfant (ainsi que nous) a pu en disséquer une.

Soyons attentifs

En àŽle-de-France, on peut rencontrer 5 rapaces nocturnes : la chouette effraie (des clochers), la chouette chevêche (d’Athéna), la chouette hulotte, le hibou moyen-duc et le hibou des marais. Mais ce ne sont pas les seuls rapaces à  produire des pelotes : les éperviers, les buses, les faucons et même les hérons, les corneilles et les pies en font aussi. Heureusement, elles sont toutes distinctes. C’est un bon moyen de repérer leur présence sur le territoire.

Hibou moyen-duc © Morgane Lecoq

Sources :

Les pelotes de réjection, par FCPN

Le guide de dissection des pelotes, par la LPO

Le site de la LPO àŽle-de-France