L'actualité de la Nature

La phasie crassipenne

Une bien belle mouche !

La phasie crassipenne est une mouche de la grande famille des Tachinidae, qui compte plus de 10 000 espèces. Elle est facilement reconnaissable avec ses ailes feutrées et tachetées de noir. Nous pouvons l’observer de mai à  octobre dans les prairies d’ombellifères et d’Astéracées, comme ici sur un érigéron (Erigeron sp.).

Ectophasia crassipennis © CACP – Léo Micouin

Chez le mâle, l’abdomen est aplati. Nous y retrouvons une couleur brune-orangée marquée d’une bande noire longitudinale bien visible, comme ci-dessous.

Abdomen du mâle de la phasie crassipenne © CACP – Léo Micouin

Les larves de la phasie sont des endoparasites (parasites internes) de plusieurs Pentatomidés, une famille de punaises. La femelle adulte pond ses œufs sur les futurs hôtes des larves qui auront un emplacement idéal pour se nourrir.

Envol © CACP – Léo Micouin

Sources :

La phasie crassipenne, par Quel est cet animal ?

La phasie crassipenne, par Les carnets nature de Jessica

Famille des Tachinidés, par aramel.free.fr

Ectophasia, jolie mouche de Grouchy

Découvrez une autre mouche de la famille des Tachinidae :

Peleteria iavana, belle mouche épineuse

L'actualité de la Nature

Le caloptéryx éclatant

Le caloptéryx éclatant, ou Calopteryx splendens de son nom scientifique, est un odonate faisant partie des zygoptères. Chez les odonates, il existe effectivement 2 sous-ordres : les zygoptères (demoiselles, ailes repliées au repos) et les anisoptères (libellules, ailes à  plat).

Calopteryx splendens, le caloptéryx éclatant © CACP – Léo Micouin

Ce bel odonate au corps bleu métallique vit près des plans d’eau tels que les mares et les cours d’eau. Comme tout les autres odonates, il a besoin de végétaux aquatiques pour accomplir son cycle biologique : les larves se développent immergées dans l’eau et finissent leur métamorphose accrochées sur une tige. Un simple plan d’eau ne suffit donc pas, il leur faut également des végétaux hélophytes (semi-aquatiques) à  proximité.

Déterminer le sexe

Un dimorphisme sexuel nous permet de différencier le mâle de la femelle : le mâle a le corps de couleur bleue métallique  avec  des  ailes  partiellement  colorées et  la  femelle  est  verte.

Dimorphisme sexuel chez Calopteryx splendens © CACP – Emilie Périé & Léo Micouin

A ne pas confondre avec Calopteryx virgo

Le caloptéryx éclatant se différencie du caloptéryx vierge (Calopteryx virgo) par la coloration de ses ailes. Chez le premier, les ailes ne sont que partiellement colorées de bleu, tandis que le caloptéryx vierge présente des ailes entièrement colorées. Voyez plutôt ci-dessous :

Calopteryx splendens (à  gauche) et Calopteryx virgo (à  droite) © CACP – Emilie Périé & Léo Micouin

A vos observations !

Cette espèce figure parmi la liste à  observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à  venir y saisir vos observations !

Sources :

Guide des libellules de France et d’Europe, Delachaux & Niestle

meslibellules.fr

Retrouvez d’autres articles sur les odonates :

Comment observer une libellule ?

Les jolies demoiselles de l’île de loisirs

La naissance d’une libellule

Agrions élégants aux couleurs de l’arc-en-ciel

 

L'actualité de la Nature

La mésange charbonnière

Mésanges charbonnières © CACP – Gilles Carcassès

La mésange charbonnière (Parus major) est un oiseau de la famille des Paridés. Elle est la plus grande espèce parmi les autres mésanges présentes en àŽle-de-France (mésange à  longue queue, mésange noire, mésange bleue…). La bavette noire présente sur son ventre jaune nous permet de différencier le mâle de la femelle : le trait est large et continu chez les mâles tandis que les femelles en possèdent un plus fin et moins régulier. On parle de dimorphisme sexuel.

Dimorphisme sexuel chez la mésange ©CACP – Léo Micouin

Nous la retrouvons dans toute la France et partout en Europe où elle est très commune. Elle fréquente tous types de boisements, des forêts de conifères à  l’arbre feuillu isolé en ville. C’est également un oiseau cavernicole qui affectionne les cavités comme le creux des arbres.

La mésange charbonnière niche dans les cavités © CACP – Gilles Carcassès

Une alliée au jardin

Si vous avez chez vous des nids de chenilles processionnaires, sachez que la mésange est leur prédateur naturel : en période de nidification, elle peut consommer jusqu’à  500 chenilles par jour pour nourrir les oisillons. En dehors de cette période, la mésange est granivore et nous pouvons facilement l’observer sur les mangeoires. Son bec puissant lui permet de casser les graines de maà¯s et de tournesol dont elle raffole.

Mésange charbonnière à  la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Ti-Du-Ti-Du-Ti-Du

Si vous ne l’apercevez pas, son chant caractéristique peut vous permettre de l’identifier facilement. Il rentre rapidement dans la tête !

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Joli, n’est-ce-pas ?

Parus major de dos © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

Les oiseaux d’àŽle-de-France, par Pierre Le Maréchal, David Laloi & Guilhem Lesaffre

Tous les oiseaux d’Europe, par Frédéric Jiguet et Aurélien Audevard

Le guide ornitho, par L.Svensson, K.Mullarney & D.Zetterstrà¶m

Liens utiles :

Oiseaux.net

Studio les trois becs

La mésange charbonnière, par l’ARB

Retrouvez d’autres histoires de mésanges dans nos articles :

La mésange à  longue queue

Petite mésange est devenue grande

Informations confinement :

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Retrouvez les chroniques de l’ornithologue Maxime Zucca « Les oiseaux depuis ma fenêtre » !