La Noctuelle de la patience ou Cendrée noirâtre, est une espèce de papillon de nuit de la famille des Noctuidae. On peut croiser la chenille partout en France sur quelques plantes comme les Rumex, les Plantains, les Chardons, le Houblon…
On l’identifie rapidement grâce à ses taches régulières de couleurs vives et ses nombreux poils roux tout le long de son corps. L’adulte mesurant de 3 à 4 centimètres est de couleur cendrée, comme son nom l’indique. Il vole de mars à septembre et est plutôt attiré par la lumière.
Acronicta rumicis en plein repas – CACP – Gilles Carcassès
Agenda :
Défi Insektober du jour : la Luciole est à l’honneur.
Défi Insektober de demain : dessiner un Papillon de nuit. Vous pouvez croquer cette jolie chenille et nous envoyer le résultat à biodiversite@cergypontoise.fr
La Stramoine est une plante aussi jolie que dangereuse, on lui donne des noms terrifiants tels que : Trompette de la mort, Herbe du diable, Pomme-poison, Herbe aux fous, etc…
Au delà du fait qu’elle soit très toxique, on sait de cette plante annuelle de la famille des SOLANACEAE, qu’elle serait probablement originaire d’Amérique du nord, elle est maintenant largement naturalisée à travers l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique.
Cette plante apprécie les sols remués, les friches et les potagers, elle atteint par chez nous un peu plus d’un mètre de haut, ses fleurs sont très caractéristiques, grandes et élancées en forme de trompettes étoilées blanches.
La Stramoine reste assez connue pour sa toxicité et les troubles mentaux qu’elle occasionne lorsqu’on la consomme. La partie la plus toxique de la plante reste les graines arrivées à maturité contenues dans le fruit, une grosse capsule épineuse.
Fruit immature de Datura stramonium
Sources :
Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot, Wikipédia
Le Jour de la Nuit continu avec une conférence intitulée « La vie nocturne, des espèces méconnues mais impactées par nos éclairages » demain, jeudi 14 octobre, de 18h à 20h à la Maison Internationale de la Recherche à l’Université de Neuville-sur-Oise. Inscriptions à biodiversite@cergypontoise
L’Armillaire couleur de miel, voilà un champignon qui aurait pu ravir nos pollinisatrices préférées, les abeilles ! Armillaria mellea est un champignon assez commun dans nos bois poussant sur les arbres feuillus qu’ils soient morts ou vivants, il est à manipuler avec précautions car toxique pour l’Homme.
Cette armillaire pouvant être observée en automne, de septembre à novembre, a pour habitude de pousser en large groupe de plusieurs dizaines de « carpophores » (partie émergeante du sol / partie visible du champignon), car oui un champignon ce n’est pas exclusivement la partie que l’on voit ressortir du sol.
En effet ce que l’on appelle un « champignon » est constitué de deux parties majeures : le carpophore qui est un moyen de reproduction et le mycélium la partie la plus importante qui est l’ensemble des hyphes (racines), le corps du champignon. à ce propos, certains mycélium ne se contentent de couvrir que quelques mètres carrés voire moins alors que d’autres sont capables de couvrir une surface impressionnante de plusieurs kilomètres carrés.
On connait cette plante sous pleins de noms : Marjolaine bâtarde, marjolaine vivace, thé rouge, herbe à pizza… Mais son nom le plus répandu reste l’Origan. A ce propos il faut faire attention car la marjolaine (Origanum majorana) et l’origan (Origanum vulgare) sont bien deux plantes différentes.
En voilà une sacrée plante ! On la reconnait assez facilement de par sa belle floraison rose / violacée de juin à septembre. Ses petites feuilles sont utilisées pour aromatiser milles et une sauces et plusieurs plats. L’origan pousse en général dans des milieux ouverts biens ensoleillés et dans des sols calcaires assez chauds.
L’origan n’est pas apprécié que par nos papilles, beaucoup d’insectes lui rendent visite comme par exemple le Pyraustra purpuralis ou encore le myrtil, Peleteria iavana, etc…
Stachys palustris bien plus connu sous le nom d’épiaire des marais est une jolie plante mellifère de zones humides. En général on la rencontre au pied des berges, dans les roselières et même parfois complètement les pieds dans l’eau.
En l’observant de plus près, de juin à septembre on pourra remarquer ses fleurs roses tachées caractéristiques des épiaires, la plante est également couverte de petits poils dans son intégralité. Les feuilles quand à elles sont sessiles, c’est à dire avec un pétiole très court voire inexistant.
Bravo à tous, et mention à Yael le premier à avoir repéré le joli papillon parmi les feuilles de clématite des haies et d’ortie dioà¯que (mention à Florian pour l’identification des plantes).
Le citron est un papillon dit de jour (rhopalocère) de la famille des piérides. Posé, ses ailes ressemblent fortement à des feuilles séchées : elles ont la forme anguleuse de feuilles, des nervures blanches et une coloration vert pâle. En revanche, lorsqu’il prend son envol le mâle prouve la pertinence de son nom, la face supérieure de ses ailes est d’un jaune franc rappelant la couleur du citron.
Fait étonnant chez un papillon, le citron hiverne. L’adulte passe l’hiver à l’abris sous les feuilles d’un lierre ou d’un roncier. Il peut donc vivre une année entière. C’est ensuite l’un des premiers papillons à voleter dans les sous-bois ou les jardins dès les premières douceurs de l’année. A cette période il est souvent en mouvement et difficile à observer de près. On aime bien le qualifier ainsi de « citron pressé ».
L’adulte se nourrit du nectar de fleurs particulièrement odorantes comme le buddléia, les lavandes ou ici une gesse. La chenille est inféodée à deux arbustes, le nerprun et la bourdaine, qui régressent dans la composition de nos haies et entrainent petit à petit le déclin de l’espèce. Toutefois le citron reste l’un des papillons les plus communs du territoire.
Sources :
Papillons de jour en Brie des Morins, par l’association Terroirs
Voici un nouveau défi proposé par l’Office pour les Insectes et leur Environnement (OPIE). Né de la contraction de trois mots anglais ink-insect-october, littéralement encre-insecte-octobre, In(se)ktober est une démarche artistique et participative. Les règles sont simples : en octobre, un jour, un dessin d’insecte.
Au crayon, au feutre ou au pinceau, en couleur ou en monochrome, qu’ils soient impressionnants de réalisme, griffonnés sur un coin de cahier, épurés aux plus simples traits ou d’interprétation fantaisiste, tous les croquis sont acceptés. Partagez ensuite vos réalisations sur les réseaux sociaux avec le #insektober et participez à faire connaître la diversité de nos amis à 6 pattes ! Vous pouvez également partager vos œuvres sur la page Facebook du service Biodiversité à Cergy-Pontoise, ou nous les communiquer à l’adresse biodiversite@cergypontoise.fr. Si vous êtes suffisamment nombreux nous pourrons vous proposer une fresque des réalisations au mois de novembre !
Voici la liste à suivre :
NB : l’araignée du 31 n’est pas un insecte mais un arachnide qui se prête très bien à l’exercice de dessin
Un peu d’inspiration :
Pour guider les premiers pas dans ce défi voici quelques bêtes qui correspondent à la première semaine de jeu.
Bien qu’elle paraisse difficilement confondable avec une pâquerette, cette plante appartient bien à la famille des matricaires dont les autres représentantes présentées plus tôt ont la même structure que la pâquerette : cœur de fleurs tubulées jaunes entouré de fleurs ligulées blanches. Chez la matricaire odorante l’évolution a fait disparaitre les ligules blanches, ne laissant que le cœur jaune.
Elle passe souvent inaperçue car elle affectionne le ras du sol, les sols tassés et piétinés comme les chemins que l’on oublie de regarder pourtant, elle a une caractéristique bien singulière : elle sent l’ananas !
Sources :
La flore d’àŽle-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
Cette petite guêpe, Gilles l’a repérée lors d’un de nos inventaires de la faune des cimetières à Maurecourt. Il s’agit d’un hyménoptère de la famille des Crabronidae qu’on appelle le philante apivore ou Philantus triangulum et qui porte très bien l’ensemble de ses noms.
Philante (Philantus) signifie « qui aime les fleurs », or les adultes se nourrissent de pollen et de nectar. C’est d’ailleurs durant le protocole SPIPOLL, de suivi des insectes pollinisateurs, que Gilles l’a rencontrée.
Triangulum fait référence aux bandes noires qui ornent l’abdomen de la bête et qui dessinent des triangles sur la partie dorsale.
Apivore s’explique par le fait que pour nourrir les larves, les femelles capturent des abeilles à miel (Apis mellifera) dont elles sont protégées de la piqà»re par une épaisse cuticule (ou carapace). Toutefois ces guêpes ne sont pas suffisamment nombreuses pour avoir un impact sur le fonctionnement d’une ruche.
Encore une particularité du philante, on peut distinguer le mâle de la femelle d’après les motifs de la tête de la guêpe. A quelques exceptions près, les femelles ont une tache bifide jaune sur le front (comme sur la photo ci-dessus), alors que les mâles ont une marque en forme de trident, ou de diadème à trois pointes.