Agenda, L'actualité des jardins

Retour sur la sortie nature du 23 mars 2019 au clos Levallois à  Vauréal

Sortie naturaliste « Atlas de Vauréal » – ITEP Le clos Levallois, Vauréal © CACP – Emilie Périé

Sortie nature au Clos Levallois

Samedi 23 mars 2019, à  l’initiative de la Maison de la Nature de Vauréal, nous accompagnions un groupe d’habitants de Cergy-Pontoise à  la découverte de la biodiversité du parc du Clos Levallois à  Vauréal.

Florian, animateur à  l’Institut thérapeutique éducatif et pédagogique du Clos Levallois, nous a ouvert les portes de cet établissement destiné à  des enfants qui présentent des difficultés psychologiques.

Cette visite avait pour but de contribuer à  l’Atlas de biodiversité communale de Vauréal. La commune entreprend de recenser toutes les espèces vivant sur son territoire. Or, le parc du Clos et ses points d’eau sont des milieux particulièrement riches, ils méritaient une visite. L’ensemble des espèces rencontrées avec les participants ont ainsi fait l’objet de fiches dans l’Atlas.

La mare du clos Levallois à  Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Les trouvailles de la sortie

Armés d’épuisettes et animés d’une grande curiosité, les participants à  la visite ont pu découvrir de nombreuses espèces.

Notonecta maculata, l’abeille d’eau. Cette punaise aquatique a une démarche assez particulière : elle marche sur ses pattes, mais nage sur le dos ! Capable de pointes de vitesse remarquables, elle pourchasse ses proies sous la surface de l’eau. Son surnom d’abeille d’eau lui a été donné en raison de la piqà»re assez douloureuse qu’elle peut infliger lorsqu’on la menace trop.

Notonecta maculata (abeille d’eau) – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Une larve de trichoptère. Sous les rochers ou sur le fond des plans d’eau, il n’est pas rare de trouver de petits assemblages de cailloux ou de fragments végétaux de forme plus ou moins allongée. D’un coup d’épuisette, Florian nous en remonte quelques spécimens. Et, surprise ! Une larve nous montre sa tête. Elle s’est construit un fourreau à  partir de fils de soie et de morceaux de characée, une algue d’eau douce bien présente dans la mare. A l’état adulte, ces trichoptères sont très proches des lépidoptères.

Larve de trichoptère dans son fourreau, Vauréal © CACP – Emilie Périé

Coloeus monedula, le choucas des tours. Une importante colonie de choucas a élu résidence dans le parc du Clos. Nous nous demandions s’ils logeaient dans l’église de Vauréal, à  quelques mètres du parc, puisque l’oiseau est adepte des cavités pour nicher. Mais cette sortie aura permis de lever le voile sur leur lieu de résidence : ils se sont installés dans des cavités des platanes remarquables bordant le chemin.

Choucas – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Bufo bufo, le crapaud commun. Grâce au coup d’épuisette expert de Florian, nous avons eu la chance d’observer quelques crapauds communs, venus dans l’étang pour se reproduire. Attention à  ne pas confondre les crapauds avec les grenouilles rousses. Nous n’avons pas pu voir les grenouilles mais leurs pontes, des amas gélatineux, flottaient çà  et là  sur la mare.

Crapaud commun – Clos Levallois à  Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez d’autres articles sur les espèces vauréaliennes

L’atlas de Vauréal

Le défi de l’Atlas

Le nostoc du parking

L'actualité de la Nature

Fougères des vieux murs

L’hiver aussi on peut faire de la botanique : par exemple en explorant les vieux murs à  la recherche des aspleniums. Ces fougères persistantes sont très faciles à  reconnaître. Voici quatre espèces que l’on peut observer sur les murailles :

Asplenium ruta-muraria © CACP – Gilles Carcassès

La rue des murailles est la plus commune des aspleniums en Ile-de-France. Cette fissure dans un muret en béton lui a suffi !

Asplenium trichomanes © CACP – Gilles Carcassès

La capillaire des murailles est un peu moins commune. Elle se plaît sur les murs en moellons mais aussi sur ceux en pierres meulières.

Asplenium scolopendrium – Vauréal © Christophe Etchemendy

Asplenium scolopendrium ou langue de cerf affectionne les ravins des boisement humides, les vieux puits, les piles de ponts. On la trouve aussi parfois sur des murs de préférence à  l’ombre.

Asplenium ceterach © CACP – Gilles Carcassès

Le cétérach se reconnaît au revers de ses frondes qui est recouvert de petites écailles argentées. Celles-ci roussissent en vieillissant. Cette fougère accompagne presque toujours les autres aspleniums mais elle est beaucoup plus rare.  Le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien nous apprend qu’elle a été observée en 2002 à  Vauréal.

Répartition communale d’Asplenium ceterach par le CBNBP – carte du Bassin parisien (le Val d’Oise est en haut à  gauche) © CACP – Gilles Carcassès

Avis de recherche

Nous vous proposons de rechercher le cétérach et aussi ses trois compagnons sur les vieux murs du territoire de Vauréal, et de consigner vos observations sur l’atlas de biodiversité participatif de cette commune. Le résultat de vos localisations sera publié dans un article du blog le 21 mai 2019. Bonne chasse !

Sources :

Asplenium, l’ancêtre, par Sauvages du Poitou

Asplenium ceterach, par le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Le réveil du Vulcain

Les Belles jardinières – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Au jardin partagé des Belles jardinières, il y a toujours quelque chose à  voir.

Tephritis vespertina – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Sur les choux cavaliers, les chenilles de la piéride ne sont plus là , mais une mouche Tephritidae se chauffe au soleil. L’extrémité de l’aile est noire avec un petit point blanc : il s’agit de Tephritis vespertina, dont la larve vit dans les capitules de la porcelle enracinée, une astéracée très commune dans les pelouses.

Je suis des yeux un papillon à  l’allure sombre. Il finit par se poser sur le pignon de la maison de Patrice.

Papillons sur un mur © CACP – Gilles Carcassès

C’est un vulcain. Ce papillon a passé l’hiver à  l’état adulte, abrité dans une cavité ou sous un tas de feuilles. Les premiers rayons de soleil de février l’ont réveillé.

Vanessa atalanta – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Lorsqu’il étale ses ailes, on voit le grand motif orange presque circulaire, ponctué dans sa partie arrière de petites taches noires avec des écailles bleues.

Ces deux belles espèces sont allées rejoindre l’atlas de biodiversité participatif de Vauréal.

Autres articles :

Qui mange quoi ?

Suivons les vulcains

Sources :

Vanessa atalanta, dans l’Atlas des papillons de jour et zygènes d’Ile-de-France (Cettia)

Database of Insects and their food plants

L'actualité de la Nature

L’énigme du sphinx

Bravo à  Laurent qui a su résoudre l’énigme du sphinx !

Objets cannelés non identifiés – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Ces objets étranges trouvés dans un nichoir à  mésanges sont les crottes d’une chenille de sphinx. Compte-tenu de l’environnement de la découverte, le sphinx du troène est plausible, ainsi que celui du tilleul. Pourquoi une chenille est-elle venue crotter dans un nichoir à  mésanges ? On peut supposer qu’elle y est venue en été après le départ des oisillons. Peut-être avait-elle trouvé là  un endroit sà»r pour passer ses nuits…

Chenille du sphinx du tilleul, Mimas tiliae © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez dans cet article d’autres espèces de sphinx :

J’ai trouvé un serpent cyclope !

Le visiteur du soir

Source (avec une photo de crottes cannelées d’une chenille de sphinx) :

Le sphinx du troène, pages entomologiques d’André Lequet

L'actualité de la Nature

La photo mystère de février 2019

C’est la saison de nettoyage des nichoirs avant la nouvelle période de nidification des oiseaux. Les jardiniers de la ville de Vauréal ont fait le tour de leurs nichoirs à  mésanges installés dans différents espaces verts de la commune pour les débarrasser des anciens nids et faire un peu de ménage.

Nid de mésange – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

L’un des nids qui était accroché dans un chêne près de la bibliothèque des Dames Gilles contenait des objets cannelés non identifiés. Il m’a été apporté pour expertise. Voici ce que j’ai vu sous ma loupe :

Objets cannelés non identifiés © CACP – Gilles Carcassès

Etrange, cette forme en étoile !

Mais de quoi s’agit-il ?

  • de graines ?
  • de crottes de micromammifère (spécialement appareillé pour la cannelure) ?
  • d’autre chose ?

Rendez-vous lundi pour le savoir !

Remarque au sujet des nichoirs : d’après mon collègue Christophe Etchemendy, le taux d’occupation des nichoirs en béton de bois est bien meilleur que ceux réalisés en bois. A confirmer, et bon à  savoir !

L'actualité des jardins

Le dessert des mésanges

Au jardin des Belles Jardinières à  Vauréal, les chenilles de piérides grignotent encore les feuilles des choux cavaliers. En plein hiver, voilà  qui est étonnant !

Chenille de piéride – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Patrice, le jardinier du lieu, aimerait bien que les mésanges l’en débarrassent. Il faudrait leur faire goà»ter !

Les mangeoires du dispositif BirdLab, rue de l’Enfance à  Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

La ville de Vauréal a installé des mangeoires juste en face, à  côté du jardin école. L’idée est d’inciter les usagers à  saisir des données dans le cadre du protocole de sciences participatives BirdLab.

Le regarnissage des mangeoires © CACP – Gilles Carcassès

Justement, voici les jardiniers municipaux qui viennent faire le plein de graines de tournesol.

Echenillage manuel © CACP – Gilles Carcassès

En cette saison, les Apanteles, ces hyménoptères parasitoà¯des, ne sont pas là  pour réguler naturellement les populations de chenilles, il faut les prélever à  la main.

Le dessert ? © CACP – Gilles Carcassès

Voyons si les mésanges apprécieront les chenilles déposées dans leur mangeoire ?

Verdier à  la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Raté ! Les mangeoires sont investies par une bande de verdiers et ils n’ont d’yeux que pour les graines !

Retrouvez notre article :

Ville fleurie du Val d’Oise : Vauréal deux fois citée !

L'actualité des jardins

Une reconnaissance nationale pour le Jardin école de Vauréal

Le jardin école de Vauréal – été 2018 © CACP – Gilles Carcassès
Cliquez sur l’image pour ouvrir la fiche !

Le Jardin école de Vauréal, fruit d’une collaboration entre la ville de Vauréal et la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, a été remarqué par le jury du concours Capitale française de la biodiversité lors de sa visite le 17 juillet 2018.

Les principes et l’intérêt de ce jardin original dans sa conception et son mode de fonctionnement sont décrits dans l’édition 2018 du recueil d’actions exemplaires de collectivités françaises.

Retrouvez aussi nos articles :

Apprendre par l’échange et l’expérience : le jardin école de Vauréal

Vauréal est finaliste !

Villes fleuries du Val d’Oise : Vauréal deux fois citée

L'actualité de la Nature

2018 : les petits nouveaux

A Cergy-Pontoise, 2018 aura été une bonne année pour les observations d’insectes rares ou remarquables ! Voici le résumé de nos découvertes :

Premières observations pour l’Ile-de-France

Larve d’Aproceros leucopoda © CACP – Gilles Carcassès

Aproceros leucopoda est un hyménoptère symphyte invasif d’origine asiatique. Il nous arrive de Belgique. Nous avons observé ce nouveau ravageur de l’orme au bord de l’Oise à  Vauréal en juin 2018.

Une galle de Rhopalomyia tanaceticola  sur une fleur de tanaisie © CACP – Gilles Carcassès

Rhopalomyia tanaceticola est une cécidomyie dont les larves se développent dans des galles sur les fleurs de tanaisie. Nous avons noté la présence de cet insecte dans le potager de la Ferme d’Ecancourt à  Jouy-le-Moutier en juillet 2018.

En fait cette rareté n’en est pas vraiment une, il s’agit plutôt d’une espèce qui n’intéresse pas grand monde. Elle n’a aucun impact économique connu, et comme toutes les espèces qui n’ont pas fait l’objet d’études, elle ne peut pas servir pas d’indicateurs de la qualité des milieux. Alors à  quoi bon l’observer ? Il faut reconnaître aussi que pour illustrer des atlas ou des études de biodiversité, les jolis oiseaux, libellules et papillons sont bien plus vendeurs que les moucherons !

Rhopalomya tanaceticola adulte au creux de ma main © CACP – Gilles Carcasses

J’avais conservé certaines de ces galles dans un bocal et quelques semaines plus tard des adultes en sont sortis. Ils n’ont pas réussi à  se dégager complètement de leur pupe. Peut-être que l’atmosphère de mon élevage était trop sèche… On voit sur cette photo que ce minuscule insecte est bien un diptère, on distingue l’un des balanciers (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Premières données pour le Val d’Oise

Saperda perforata, la saperde perforée © CACP – Gilles Carcassès

Saperda perforata est un longicorne dont les larves consomment le bois mort des peupliers. Nous l’avons observé au parc de Grouchy à  Osny en mai 2018.

Stephanitis takeyai , le tigre de l’andromède © CACP – Gilles Carcassès

Stephanitis takeyai est un ravageur asiatique invasif qui s’attaque aux Pieris. C’est un organisme suivi par la Fredon Ile-de-France. Nous l’avons découvert dans le patio de nos bureaux à  Cergy.

Il faut ajouter à  ce tableau de chasse un syrphe rare qui ressemble à  s’y méprendre à  certaines espèces de guêpes :

Sphiximorpha subsellis © CACP – Gilles Carcassès

Sphiximorpha subsesilis pond dans les suintements des vieux arbres pourris, dans les zones humides. Nous avons eu la chance de tomber dessus. Ce diptère a été observé dans le parc du château de Marcouville à  Pontoise en mai 2018.

Retrouvez plus d’informations sur ces espèces dans nos reportages :

La tenthrède zigzag de l’orme

La galle des fleurs de tanaisie

La saperde perforée

Le tigre du Pieris

Fausse guêpe

L'actualité de la Nature

Chouette sortie

Hibou moyen-duc © Morgane Lecoq

La Maison de la nature de Vauréal organise une sortie en soirée à  la découverte des rapaces nocturnes, dans le bois de Lieux. L’animation en sera assurée par un ornithologue de la LPO. Pour tous renseignements et pour s’inscrire, cliquez sur l’image ci-dessous :

Les observations faites ce soir-là  seront l’occasion d’enrichir l’atlas participatif de la biodiversité de Vauréal !

Retrouvez notre article :

Vauréal lance un atlas participatif de biodiversité !

L'actualité de la Nature

Le trèfle des prés

Trifolium pratense, le trèfle des prés – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Le trèfle des prés, fréquent dans les prairies, est de la famille des Fabaceae. Il se reconnaît à  ses folioles marquées d’un V clair. La tête florale est accompagnée de feuilles, à  la différence du trèfle porte-fraises. Trifolium pratense est largement cultivé comme plante fourragère, elle est souvent associée à  du Ray-grass. Les nodosités symbiotiques de ses racines enrichissent le sol en azote, ce qui bénéficie à  la graminée et aux cultures suivantes. Au jardin, on peut aussi profiter des bienfaits du trèfle des prés en l’associant à  des légumes ou en le cultivant en engrais vert.

Trifolium fragiferum, le trèfle porte-fraise, vu au Verger à  Cergy © CACP – Gilles Carcassès

On trouve le trèfle porte-fraises dans les pelouses rases au sol tassé.

Les trèfles sont très visités par les bourdons et les papillons qui apprécient leur nectar abondant.

Retrouvez nos articles sur d’autres Fabaceae :

La gesse tubéreuse

Les mélilots

Galega, le sainfoin d’Espagne

La renaissance du sainfoin

Sources :

Trèfle des prés, le chanceux, par Sauvages du Poitou

Les plantes fixatrices d’azote, par Jardiner Autrement