Organisé par Natureparif et le club EcoQuartiers, cet atelier d’une journée s’adresse à tous les professionnels de la ville et bien sà»r aux élus et aux agents des collectivités territoriales. La matinée, des conférences permettront de comprendre les enjeux de la nature en ville en lien avec le changement climatique, et de prendre connaissances de retour d’expériences. L’après midi sera consacré à des visites de terrain à Nanterre.
Auteur/autrice : Gilles
Le visiteur du soir
On le prend souvent pour un colibri en raison de son vol stationnaire devant les fleurs et de ses fulgurantes accélérations, mais c’est un papillon. Le moro-sphinx fait partie de la famille des Sphingidae, dont beaucoup de représentants sont des espèces migratrices. C’est le cas de notre moro-sphinx qui effectue chaque année le voyage entre l’Afrique du Nord et l’Europe, bien que certaines populations soient sédentaires dans le sud de la France.

Sa très longue trompe lui permet de butiner des fleurs en tubes profonds, comme celles du centranthus ci-dessus.
Les battements de ses ailes sont très rapides, de l’ordre de 75 par seconde, ce qui explique que l’œil humain ne peut pas percevoir les ailes en vol. Ses brusques embardées sont à l’origine de son nom : moros en grec signifie fou.

Aux heures les plus chaudes de la journée, le moro-sphinx se tient dans un endroit tranquille. Au repos, on reconnaît bien la silhouette d’un Sphingidae.

La chenille du moro-sphinx consomme essentiellement les parties aériennes des plantes de la famille des Rubiaceae, comme les gaillets.

Le sphinx gazé est une espèce voisine. Sa chenille consomme des chèvrefeuilles.

Oenothera speciosa au parfum très attractif est un piège mortel pour les moro-sphinx. Le tube étroit de sa corolle retient la trompe de ce papillon et il ne peut se dégager.
Cette plante mexicaine utilisée pour l’ornement des massifs trouve sans doute, dans son pays d’origine, des Sphingidae pollinisateurs plus robustes. Le fait de retenir quelques instants le papillon est certainement une adaptation permettant d’accrocher plus de pollen sur l’insecte qui se débat lorsqu’il se retire de la fleur.
Le moro-sphinx, un article de insectes.net
Fleurs cruelles, un article de Bruno Didier dans Insectes
Fleurissement 2015 à l’école Du Breuil
La météo du jeudi 27 aoà»t 2015 a permis d’apprécier la tenue à la pluie et aux bourrasques des plantes estivales présentées par l’école Du Breuil. Vingt-deux personnes courageuses avaient fait le déplacement à l’invitation de l’école. On m’a dit qu’elles sont reparties ravies des belles découvertes faites ce jour-là .
J’y suis allé le lendemain, il faisait un soleil radieux… Impossible de tout vous montrer. Puisqu’il faut choisir, je vous présente mes coups de cœur du jour, aux belles floraisons rouges :




Et un grand coup de chapeau aux maîtres jardiniers-tapissiers qui ont conçu et réalisé cette grande broderie inspirée de tissus modernes. Ca vaut le coup d’œil !

Si vous êtes tenté et que vous voulez en savoir plus, ne ratez pas le deuxième rendez-vous du 10 septembre 2015 : Ecole Du Breuil saisonnières invitation 2015
Belle-dame, étonnante migratrice

Cette belle-dame a du tempérament : c’est une migratrice hors pair. Chaque printemps, des millions de papillons de cette espèce quittent l’Afrique du Nord en troupes serrées et entament une remontée vers le nord de l’Europe, parfois même jusqu’en Islande. Si vous voyez une belle dame, levez le nez : il n’est pas rare d’en voir beaucoup d’autres dans le ciel.
Ce voyage se fait par étapes, généralement trois générations sont nécessaires pour atteindre l’Europe du Nord. Ce sont les papillons de cette troisième génération qui feront le voyage de retour vers l’Afrique en octobre. Il est très difficile cependant d’observer cette migration d’automne parce que les papillons volent à plus de 1000 mètres d’altitude. Ils arriveront au Sahel après la fin de la saison des pluies, pour fonder la quatrième et dernière génération de l’année.

J’ai observé fin juin 2015 cette belle chenille en train de consommer une feuille de chardon des champs, au bassin des Pâtis, à Pontoise. Je l’ai déterminée comme une chenille de belle-dame, sans doute un individu de troisième génération.
On trouve les chenilles des belles-dames essentiellement sur les chardons, les orties et les mauves. Quant aux papillons, ils semblent avoir une prédilection pour les lavandes et les centranthus (valérianes rouges), souvent employés dans les espaces verts en raison de leur bonne résistance à la sécheresse.
Certaines années connaissent des migrations spectaculaires de ce papillon, en conséquence de conditions climatiques particulièrement favorables en Afrique. Si 1996 et 2009 sont restés dans les annales, 2015 ne semble pas une très bonne année pour la migration des belles-dames. Et la sécheresse qui s’installe cet été au Sahel n’annonce rien de bon pour nos vanesses des chardons en 2016.
Sources :
http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i128leveque.pdf
http://www.jardinsdenoe.org/la-biodiversite-des-jardins/la-belle-dame
http://www.baladesentomologiques.com/article-belle-dame-vanessa-cardui-une-autre-grande-migratrice-122468336.html
https://natornatex.wordpress.com/2015/06/16/larrivee-de-la-belle-dame/
De belles gambettes

Les Platycnemis sont des demoiselles reconnaissables à leurs tibias élargis aux pattes médianes et postérieures (cliquez sur la photo pour l’agrandir). A Cergy-Pontoise, on rencontre couramment l’espèce Platycnemis pennipes au bord du chemin de halage sur les rives de l’Oise, et à l’Ile de loisirs. Elle chasse les petits insectes attirés par les ombelles des berces, des panais ou des sureaux yèbles.
Les tibias sont un peu plus élargis chez les mâles. Il semble qu’ils participent à la communication. Lors de la parade nuptiale, ils seraient agités par le mâle pour séduire la femelle. Leur présentation serait aussi un signal de dissuasion lorsqu’un autre mâle s’approche d’un couple formé.
Il y a une vingtaine d’années on trouvait dans le sud de l’Ile-de-France une autre espèce plutôt méridionale, Platycnemis acutipennis, notamment dans les marais de Larchant. Elle semble éteinte dans la région.

La troisième espèce de la faune française dans ce genre, Platycnemis latipes, fréquente les berges des rivières dans la moitié sud de la France.


Miellat

En été, les feuilles de certains arbres sont aussi poisseuses que le pare-brise d’une voiture garée sous un tilleul. Et pour cause, l’origine en est la même : les pucerons sont les responsables. Ce sont leurs excréments liquides que l’on voit briller sur cette photo. Ils sont très riches en sucres, et de nombreux insectes consomment cette substance nourrissante nommée miellat : des fourmis, des papillons forestiers comme le tircis, des mouches, ainsi que des abeilles, dont l’abeille domestique. Et elle a de quoi faire, la production annuelle de miellat en France se chiffrerait en milliers de tonnes ! L’abeille régurgite ce miellat qui est ensuite transformé en miel. Les miels de sapin et d’épicéa sont également issus de miellats.

Vu de plus près, on voit que cette abeille, qui nous tire la langue, a les yeux poilus. C’est l’un des critères d’identification d’Apis mellifera, l’abeille domestique.
Les pucerons ne sont pas les seuls producteurs de miellat, c’est le cas aussi des aleurodes, des psylles, des cigales, des cochenilles, des cicadelles, des thrips…
Source :
http://www.apiculture.net/livres-apiculture/281-l-homme-l-abeille-et-le-miel.html
Sus aux fourmis
Il est venu tout droit au pied de la porte fenêtre du salon. Ses parents lui ont enseigné le coin, c’est là qu’on trouve les meilleures fourmis du quartier.

Il jette un coup d’œil par la vitre et apprécie la situation avant de se mettre à table. La femme joue avec son ordinateur : aucun danger.
Accroupi derrière le fauteuil, je fais le sous-marin et je monte tout doucement mon appareil photo, comme un périscope, par dessus le dossier. C’est dans ce genre de circonstance qu’on apprécie d’avoir un écran orientable vers le bas.

C’est un jeune de l’année reconnaissable à son plumage moucheté. On voit sur ces photos la conformation particulière des pattes. Les pics n’ont pas trois doigts en avant et un en arrière comme les autres oiseaux. Leurs deux doigts tournés vers l’arrière et les deux autres vers l’avant leur donnent une meilleure stabilité lorsqu’ils escaladent les troncs. On aperçoit aussi la structure épaisse des plumes de la queue. Cette rigidité leur est utile pour prendre appui en station verticale.
Il a laissé de beaux trous dans l’herbe. Je mets un coup de bêche à cet endroit, pour voir : effectivement, je dérange des fourmis. La loi des séries, doivent-elles penser…
Les meilleures plantes pour les massifs d’été

Jardiniers des collectivités franciliennes, l’école Du Breuil vous invite à venir voter pour désigner parmi une sélection de leurs collections les meilleures plantes pour la décoration estivale des jardins, selon des critères d’ordre esthétique, pratique et écologique.
1000 espèces et variétés de plantes annuelles, bisannuelles et vivaces vous sont présentées en situation de massifs fleuris pour renouveler vos inspirations !
On peut facilement accéder au jardin de l’école depuis la gare de Joinville-le-Pont sur la ligne A du RER.
Ecole Du Breuil saisonnières invitation 2015
En savoir plus sur l’école Du Breuil :
Deux ans déjà
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- l’année des hannetons
- les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin français
- un démonstrateur d’agriculture urbaine
- bientôt la transhumance 2015
- les plantes favorables aux insectes auxiliaires
Les libellules pour les nuls

La forme et la disposition des taches à la base des ailes ne permettent ici aucun doute. C’est facile quand on sait quoi observer.
Découvrez la répartition et l’écologie de cette espèce dans l’Atlas des libellules d’Ile-de-France
Mais comment différencier toutes ces espèces ? Pour vous, la Société Nationale de Protection de la Nature a mis en ligne un guide de reconnaissance des odonates. Ses fiches illustrées permettent d’éviter les confusions entre espèces en mettant en lumière les caractères distinctifs faciles à repérer. Leur langage simple les rend accessibles à tout public intéressé par ces insectes.

Bonne chasse (photographique) aux libellules, c’est la pleine saison !









