Les sésies, avec leurs petites ailes en partie transparentes ne ressemblent pas vraiment à des papillons. Pourtant, ce sont bien des lépidoptères, et même de la famille des Sesiidae, figurez-vous. Cette famille compte 56 espèces en France.
Si la larve de la sésie de l’oseille (Pyropteron chrysidiformis) consomme les rumex, celles des Bembecia se régalent des racines de diverses fabacées, comme les lotiers, les ononis ou les sainfoins. D’autres saisies sont des ravageurs des arbres, comme la grande saisie, appelée aussi saisie apiforme en raison de sa ressemblance avec une abeille.
Le busard Saint-Martin est ce beau rapace aux ailes effilées que l’on peut voir planer au ras des champs dans le Vexin français. Cette espèce protégée se nourrit majoritairement de campagnols, en cela c’est un auxiliaire des cultures très efficace. Il établit son nid à terre au beau milieu des blés.
Arrive le temps de la moisson. Si les jeunes ont déjà pris leur envol, pas de drame. Mais les couvées les plus tardives risquent de ne pas survivre au passage de la moissonneuse. Heureusement un groupe de bénévoles dévoués veille au grain, surveille discrètement, localise les nichées, évalue les risques et alerte les propriétaires. Les agriculteurs compréhensifs acceptent de mettre en défens l’emplacement du nid pour permettre aux parents d’achever leur élevage.
Un lièvre est caché dans cette photo : le voyez-vous ? Il n’a rien à craindre, il est beaucoup trop gros pour un busard. C’est même son arrivée qui a fait peur aux oiseaux.
Grâce aux mesures de protection, ce rapace s’est réinstallé en Ile-de-France, d’où il avait disparu à la fin des années 1970. Ses effectifs atteignent maintenant environ 80 couples. Sur 16 couples suivis cette année dans le Vexin français, 12 ont donné au total 33 jeunes volants. Bravo les busards, et un grand merci aux bénévoles !
Le busard Saint-Martin effectue aussi des migrations : régulièrement nous recevons la visite d’oiseaux hivernants ou de passage, en provenance de diverses régions, quelques-uns venant du Nord de l’Europe.
Pour apprivoiser une mouche, il faut développer une forte affinité pour la petite gent ailée. Et il faut savoir faire un beau perchoir, stable, confortable, bien situé, par exemple avec une vue imprenable sur les Alpilles.
Hétéropogon n’a pas été bien acceptée dans la famille : « Tu ne vas tout de même pas faire toute la randonnée avec le doigt en l’air ? ». Pourtant, je nous voyais déjà , ma mouche et moi, faire une entrée triomphale au village.
Hétéropogon m’a quitté pour une branche de cyprès. Un petit mâle de son espèce a tenté de la séduire en lui caressant les yeux avec ses pattes. Elle lui a décoché un violent coup de tibia postérieur par balayage latéral qui ne laissait aucun doute sur sa disponibilité.
Hétéropogon fait partie de la famille des Asilidae qui compte environ 200 espèces en France, dont 49 en Ile-de-France. Ce sont toutes des prédatrices des milieux secs, elles capturent des insectes plus ou moins gros selon leur taille, des papillons aux pucerons. Leur rostre sert à percer la carapace de leurs proies, à leur injecter un venin puissant, et à en aspirer les sucs. La « moustache » qui orne leur face protège leurs yeux des mouvements de défense des insectes capturés.
Le 19 septembre 2015, l’Ile de loisirs accueillera sous chapiteau un spectacle de « forum théâtre » dans la perspective de la conférence internationale Paris Climat 2015. Les partenaires de cette initiative sont l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (ARENE) et la Région Ile-de-France.
Les Hedychrum sont des petites guêpes parasites d’autres hyménoptères, notamment les Cerceris. Il s’agit probablement d’Hedychrum nobile, une espèce assez commune dans la grande famille des Chrysididae. L’identification des espèces dans cette famille n’est pas chose simple. Il y aurait en Europe une centaine d’espèces.
Comme ils pondent dans les terriers des autres hyménoptères, on les nomme guêpes-coucous. Leurs larves se nourrissent des larves du locataire légitime, parfois des réserves de nourriture trouvées dans le nid. A l’approche des terriers, s’ils sont attaqués par les abeilles solitaires qu’ils parasitent, ils se roulent en boule, leur carapace très solide leur offrant une bonne protection. La forme concave du dessous de leur abdomen leur permet cette gymnastique.
Ce coléoptère observé également sur une ombelle de carotte, à Saint-Léons (commune d’origine de Jean-Henri Fabre, mondialement connu pour ses Souvenirs entomologiques), présente curieusement les mêmes couleurs rutilantes.
La larve de cette espèce creuse des galeries dans les branchettes des pruniers. Les Anthaxia adultes visitent les fleurs, ils sont très vifs et difficiles à photographier ! Ce sont des proches parents du bupreste du genévrier, principal responsable du dépérissement des thuyas. Ces insectes appartiennent à la famille des Buprestidae, riche en France de 130 espèces environ, pour la plupart méditerranéennes. Leurs larves s’attaquent au bois pourri ou aux arbres déjà affaiblis. Par leur action, elles participent au processus de décomposition de la matière organique.
Ces couleurs métalliques sont dues à des effets de diffraction optique, comme pour les ailes de l’argus vert.
Qu’elle est cette boursouflure sur la tige d’un chardon des champs observé au bord de l’eau à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise ? C’est la galle d’Urophora cardui, une petite mouche qui insère ses œufs dans la tige du chardon. Les larves consomment l’intérieur de la galle et attendront bien à l’abri jusqu’au printemps suivant pour émerger.
A la sortie de l’hiver, les galles, très dures, sont bien visibles sur les tiges sèches des chardons. J’en ai récolté une pour la mettre en observation dans un bocal.
24 juin 2015 : naissance de deux Urophora cardui dans mon bocal ! La femelle est reconnaissable à son abdomen plus allongé, équipé d’un oviposteur pour pondre à l’intérieur de la tige. Le mâle, à l’abdomen arrondi, fait sa cour en agitant les ailes.
Je les ai libérés dans un endroit riche en chardons.
Au Canada, cette espèce a été introduite en 1974 pour contribuer à la lutte contre le chardon des champs, plante européenne invasive en Amérique depuis le XVIIème siècle. La plante est sans doute arrivée dans des sacs de semences. De nos jours, les semences sont contrôlées.
Mission accomplie pour les brebis de la Ferme d’Ecancourt à Conflans. Elles ont brouté les prairies du parc du Prieuré en juin et juillet et viennent d’arriver sur leur nouvelle pâture à Jouy-le-Moutier, à proximité des jardins familiaux.
A partir de mi-septembre et pour deux semaines, ce sont les chèvres des fossés qui débarqueront au rocher-cascade du parc du Prieuré pour un bon débroussaillage.
Ce texte à la portée très large modifie les dispositions de la loi Labbé sur l’interdiction de l’usage des pesticides (sauf ceux de biocontrôle, de lutte obligatoire ou d’usage autorisé en agriculture biologique). Voici la nouvelle donne :
Pour les espaces publics, l’interdiction d’utilisation des pesticides est élargie aux voiries, mais avec de notables exceptions, à la formulation un tantinet alambiquée : » l’utilisation des produits phytopharmaceutiques est autorisée pour l’entretien des voiries dans les zones étroites ou difficiles d’accès, telles que les bretelles, échangeurs, terre-plein centraux et ouvrages, dans la mesure où leur interdiction ne peut être envisagée pour des raisons de sécurité des personnels chargés de l’entretien et de l’exploitation ou des usagers de la route, ou entraîne des sujétions disproportionnées sur l’exploitation routière.â€
Les dispositions applicables aux personnes publiques le sont au 1er janvier 2017, au lieu du 1er janvier 2020. En attendant, n’oubliez pas d’être en règle !
Pour les jardiniers amateurs, l’interdiction d’usage des pesticides est avancée au 1er janvier 2019. Ce sera vite là ! Il est urgent de découvrir tous les bons conseils de Jardiner Autrement.
Amateurs de pique-niques, cette loi va aussi changer vos habitudes. A compter du 1er janvier 2020, vous ne trouverez plus en magasin de gobelets, verres et assiettes jetables en plastique.
Ce texte annonce aussi la fin des sacs de caisse en plastique pour le 1er janvier 2016, et des sacs en plastiques non compostables pour l’emballage des marchandises au 1er janvier 2017.
Dans l’orangerie du jardin ont été installés 1200 couss’poussins confectionnés et brodés à son effigie par un millier de bénévoles enthousiastes. Chaque coussin aura nécessité dix heures de travail environ. L’enjeu était de taille : « pas de coussin, pas de poussin » avait prévenu le Poussin sur sa carte postale des Maldives…
Et je ne vous parle pas des bancs processionnaires des plateaux du Sythéhotudominafon, ni des étranges habitants de la Polymorphiae exactisantae qui font des farces aux enfants, ni des mormettes bluvées…
Ce merveilleux jardin public draine plus de deux millions de visiteurs par an (excusez du peu !). Si vous ne le connaissez pas, courez-y !
On me demande souvent le nom de cette bestiole noire à points blancs. Et ma réponse « la punaise verte » laisse dubitatif. C’est qu’avant d’atteindre sa forme adulte uniformément verte, les larves de cette espèce arborent d’autres couleurs et n’intègrent le vert qu’à la fin de leur croissance.
Nezara viridula, originaire d’Afrique orientale, a des mœurs sexuelles intéressantes. Les deux sexes communiquent jusqu’à deux mètres de distance par des vibrations, transmises par les plantes. La femelle est aussi sensible à des phéromones émises par le mâle. C’est le cas inverse des papillons nocturnes dont les mâles sont équipés d’antennes pectinées pour localiser les femelles.
L’expansion de la punaise verte est liée au changement climatique. Il a été prouvé que cette progression est favorisée par les hivers doux.