Le dessin très particulier de ses ailes permet l’identification à coup sà»r de cette toute petite mouche peu commune. Ici, elle est perchée sur une mà»re.
Les larves d’Anomoia purmunda se développent dans les baies d’aubépine, de cotonéaster, de berbéris. L’ovipositeur au bout de l’abdomen de cette mouche indique qu’il s’agit d’une femelle. Les mâles seraient attirés par les effluves de solvant des peintures fraîches, que peut-être ils confondent avec les molécules de phéromones des femelles.
La ville de Courdimanche a demandé cet été à la Ferme d’Ecancourt d’expérimenter, aux Grands jardins, la lutte contre la renouée du Japon par le pâturage. Cette plante vivace invasive prolifère en effet dans un secteur de ce bel espace naturel. Les brebis Solognotes voudront-elles de cet herbe-là ? Les tests effectués à la ferme ayant montré que l’appétibilité semblait suffisante, il a été décidé de tenter l’expérience sur le terrain avec un petit troupeau de quatre brebis et de mettre en place un protocole de suivi.
Juste avant l’arrivée des ovins, une grande touffe de renouée a été fauchée, d’autres touffes ont été laissées entières et enfin un enclos a été installé autour d’une touffe témoin fauchée dont on pourra mesurer la repousse à l’abri de la gourmandise des animaux.
Un mois plus tard, que constate-t-on ? Si la touffe témoin atteint 80 cm de haut, toutes les autres renouées ont été broutées : les jeunes repousses comme les feuilles des hautes tiges. Les piquets, visibles sur la photo ci-dessus, devaient servir à mesurer la hauteur de repousses de renouées…
Où serions-nous sans les mouches ? Ensevelis sous les détritus !
Dans cet article Romain Julliard, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, rapporte que les arthropodes (des crustacés aux insectes) éliminent plus de déchets dans les villes que toutes les autres espèces de vertébrés réunies. Selon cet éminent spécialiste, la connaissance de la biodiversité urbaine et la sensibilisation du public à sa protection sont des enjeux essentiels pour l’avenir de nos cités.
Parce que, au sein des arthropodes consommateurs de déchets, les mouches tiennent une place de choix, je vous propose de découvrir quelques espèces urbaines très actives dans le domaine de la transformation de la matière organique.
Les Lucilia sont les premières à pondre sur les déchets carnés et les excréments. Elevées dans des conditions stériles, elles sont utilisées en asticothérapie pour le nettoyage des plaies.
Hermetia illucens est une américaine arrivée en France dans les années 1950 (un bon cru). Cette mouche tropicale a colonisé tous les continents. Elle est très efficace dans la consommation de toutes sortes de déchets. Elle est même utilisée dans certains procédés de compostage. On l’élève pour la nourriture de poissons et d’animaux de terrarium.
Pénétrez dans le monde des insectes, le 2 octobre 2014, au Moulin de la Couleuvre à Pontoise. Le CAUE 95 organise une journée de formation dédiée à la macrophotographieet à ladétermination des insectes avec la participation de Gérard Blondeau et de Gilles Carcassès.
Sous l’objectif de l’appareil photo, c’est un microcosme fascinant de textures, de couleurs et de formes qui apparait et permet d’appréhender l’écosystème complexe du jardin. Lorsque l’on sait quels détails essentiels prendre en photo, celle-ci devient un excellent outil d’identification de ces petites bêtes…
La formation abordera les grands principes de la macrophoto et les astuces de prise de vue ainsi que les détails auxquels il faut s’attacher pour la détermination entomologique. Un temps de chasse aux insectes et d’observation est prévu dans le jardin avec les animateurs.
Inscrivez-vous en ligne ici et pensez à prendre votre appareil photo !
Retrouvez les images ci-dessus dans nos articles précédents :
Est-ce un effet de la végétalisation des pieds d’arbres et de l’esprit de nature qui gagne ? Les employés chargés de l’enlèvement des tags ont, semble-t-il, accordé un sursis à ce spécimen de Picturalis parietina luteola.
Ce criquet est difficile à distinguer des rochers ou de la végétation sèche qu’il affectionne. Mais si on le dérange, un éclair bleu le trahit : l’intérieur de ses ailes est joliment teinté de bleu turquoise. Il consomme principalement des graminées et vit dans les endroits chauds et secs. C’est l’une des six espèces d’orthoptères protégées en Ile-de-France.
Décision courageuse de la ville de Courdimanche : plus de désherbants au cimetière ! Le service Espaces verts de la commune a relevé le défi. Des rouleaux de pelouse ont été soigneusement installés au printemps et l’allée principale refaite de neuf.
Finis les gravillons à désherber, place au tapis vert !
Un hyménoptère à la taille fine, c’est une guêpe ? Pas si simple, car plusieurs dizaines d’espèces, avec ou sans rayures, fréquentent nos jardins. En voici quelques représentants, vus ces jours-ci à Cergy. Le terrain des observations : ma touffe favorite de chardons des champs au Verger, en fleurs en ce moment.
Sphecodes albilabris suit certaines espèces d’abeilles solitaires, rentre dans leur terrier, mange leurs œufs et pond les siens à la place. Ainsi, ses larves se nourriront des réserves de pollen laborieusement accumulées par l’adulte de l’espèce parasitée.
Ce comportement singulier est nommé cleptoparasitisme. Chez les oiseaux, le coucou est un cleptoparasite bien connu. Il existe aussi de nombreuses espèces d’hyménoptères cleptoparasites dont ce Sphecodes, et même des mouches coucous.
Si ce jeu qui consiste à photographier tout ce qui se pose sur une même fleur vous amuse, rendez-vous chez Spipoll
Le Sympetrum striolatum est une libellule facile à reconnaître grâce au dessin contrasté et caractéristique des côtés de son thorax. C’est une espèce commune capable de grands déplacements ; elle a colonisé dès sa mise en eau le nouveau bassin du parc. On peut facilement observer en ce moment les accouplements des adultes.
Les brebis, ayant pâturé tout l’été au parc du Belvédère, ont été demandées en renfort sur une autre prairie boulevard de l’Oise. Le transfert s’est effectué à pieds et a été l’occasion d’animations confiées par la Maison de la nature de Vauréal à la Ferme d’Ecancourt.