
Je suis souvent mal aimée
Pourtant je suis des Poaceae
Mon inflorescence rayonne comme les doigts d’une main
Il est astucieux de me reconnaître par mon rouge sanguin
Qui suis-je ?
A lundi pour la réponse !
Lors d’une belle matinée, nous avons observé de petites boules noires toutes mignonnes dans le bassin de la Louvière de Courdimanche. Quelques poussins Gallinule poule d’eau étaient de sortie sur les radeaux flottants (bonne nouvelle ! ils ont été spécialement aménagés pour les nichées).
Ils étaient quelques téméraires à sortir leur tête du nid et aller se promener le long de l’eau.
Les Gallinules construisent leurs nids dans les roselières, plutôt bien cachées parmi la végétation et autres plantes aquatiques. Les nids sont des structures composées de tiges et de feuilles qui offrent une base stable pour les œufs et les poussins.
Comparés aux adultes, les poussins ont un plumage entièrement noir ainsi que leur pattes. Leur calotte est dépourvue de duvet ce qu’il leur donne un physique assez intriguant… Ils ont de grands pieds par rapport à leur taille, cela les aide à se déplacer habilement sur la végétation flottante, même si ça n’en empêche pas certains de se rater quelques fois !
L’apparence des juvéniles diffère des poussins et des adultes, ils présentent des parties inférieures grises, une gorge plus claire et un bec sombre à pointe jaune.
Les parents sont très protecteurs et veillent constamment sur leurs nids pour éviter les prédateurs tels que les rats, les hérons et les rapaces.
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Gallinula chloropus (Linnaeus, 1758) – Gallinule poule-d’eau, Poule-d’eau
Pour ce premier numéro présentant les arbres présents dans l’arboretum nous vous proposons une essence que l’on rencontre dans nos jardins et parcs, j’ai nommé le hêtre pleureur !
Certaines et certains d’entre vous aviez deviné l’essence en question depuis notre précédent article sur l’herbier de l’arboretum.
Tout d’abord, petit rappel. Qui n’a jamais confondu un hêtre et un charme ? Ces deux espèces ont des feuilles similaires pourtant voici une charade bien connue des naturalistes : « Le charme d’Adam c’est d’être à poils ! » Voilà une définition sexy qui se décortique de la manière suivante : « le Charme à dents c’est d’Hêtre à poils ».
Vous l’aurez compris, le charme possède des feuilles bien dentelées dépourvues de poils comparées aux feuilles de hêtre qui possèdent des poils fins à leurs extrémités.
Nous voilà avec la vedette de l’article j’ai nommé le hêtre pleureur, Fagus sylvatica pendula. Vous pouvez ranger vos mouchoirs, nous avons pu le retrouver en forme au sein de l’arboretum (photo ci-dessous).
C’est une espèce de hêtre ornemental souvent présent dans les grands jardins et parcs car il est apprécié pour sa forme originale et son côté imposant. Il est reconnaissable par son écorce lisse et grise, ainsi que par ses feuilles ovales, dentelées et surtout poilues ! Comme le saule pleureur, ses branches latérales sont flexibles et tombent verticalement, parfois jusqu’à toucher le sol. Cet arbre peut atteindre une hauteur de 30 mètres, avec un tronc souvent droit et retombant à sa cime.
Comme le hêtre commun, le hêtre pleureur produit des fruits appelés faînes, qui sont de petites noix triangulaires, appréciées par de nombreuses espèces animales !
Une idée sur le prochain échantillon ?
Connaissez-vous l’arboretum de Cergy-Pontoise ? – Nature en ville à Cergy-Pontoise
Carton mystère – Nature en ville à Cergy-Pontoise
Fagus sylvatica L., 1753 – Hêtre des forêts, Hêtre, Fayard, Hêtre commun, Fouteau
Bien qu’une allusion à une série policière ou à une perquisition puisse sembler divertissante, la Sésie de l’Oseille, Pyropteron chrysidiformis, est un papillon de jour flamboyant !
(D’ailleurs, Pyropteron signifie « aux ailes de feu » et chrysidiformis « qui a l’aspect d’une chrysis ».)
Reconnaissable par son corps massif, son abdomen noir cerclé de deux anneaux blancs, une petite touffe de poils blancs à son extrémité, et ses ailes rouges et noires avec des plages transparentes, l’apparence de la Sésie de l’Oseille est vraiment étonnante.
Ce papillon est largement répandu en Europe et dans le sud de la France. Ses habitats sont variés, mais principalement ouverts et ensoleillés, comme les lisières de forêts, les talus, les champs ou encore les friches.
Nous avons eu la chance d’en observer en phase d’accouplement sur une picride, juste à côté d’un pied d’oseille !
Pendant la journée, notre Sésie vole en bourdonnant durant les heures les plus chaudes et se pose avec les ailes déployées. Pour maximiser les chances de l’apercevoir, il est utile de chercher autour des oseilles (Rumex) et d’autres plantes hôtes, telles que l’armoise (Artemisia vulgaris).
Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs sur les tiges de l’oseille commune. La chenille, blanche avec une tête noire, se nourrit des feuilles de cette plante et fore aussi les tiges jusqu’aux racines !
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Moi c’est Athénaïs et je suis en BTSA Gestion et protection de la nature (GPN) depuis septembre 2023.
Plus précisément, je suis en apprentissage ce qui signifie que je suis en formation scolaire et salariée à l’agglomération. Et vous n’en avez pas encore fini avec moi car j’en ai encore pour une bonne année.
J’ai pourtant fait un Master en école de commerce dans le passé mais l’envie de sensibiliser les publics et de protéger la nature était plus forte, donc sachez mesdames, messieurs, que ce super diplôme de BTS GPN est accessible !
Le BTSA Gestion et Protection de la Nature (GPN) est un diplôme agricole de niveau Bac+2, délivré par l’Éducation nationale, qui prépare les étudiants à devenir des techniciens spécialisés dans la gestion, la protection et la valorisation des espaces naturels.
Pendant cette formation, vous allez acquérir des compétences solides à travers un programme varié et engageant :
Il vous est possible de suivre ce BTS en formation initiale, en apprentissage ou en formation continue pour ceux et celles qui souhaitent développer de nouvelles compétences ou se reconvertir !
Une fois votre diplôme obtenu, plusieurs perspectives s’ouvrent à vous :
Ce BTS, associé à mon apprentissage, représente une expérience extrêmement enrichissante. Entre la mise en place de protocoles de suivi de la faune et de la flore, les sorties nature, la stratégie biodiversité à l’échelle de l’agglomération et la sensibilisation des acteurs, il est impossible de s’ennuyer, et c’est exactement ce que je recherchais ! Il est important de noter que le temps passé en extérieur varie selon les métiers, mais au fur et à mesure que l’on apprend à mieux connaître la nature, on découvre des merveilles inattendues, même dans l’observation d’une fourmi ou d’une brindille. Ce BTS me permet également de faire de belles rencontres. Entourée de professionnels et de passionnés, j’ai pu nouer de précieuses amitiés !
Je recommande vivement cette voie à ceux qui, comme moi, sont passionnés par la nature et souhaitent jouer un rôle actif dans sa préservation.
Si vous avec des questions ou des retours d’expériences, n’hésitez pas à poster un commentaire à la suite de l’article 👇
Le BTSA GPN :
BTSA gestion et protection de la nature – Onisep
BTSA Gestion et protection de la nature – ChloroFil.fr
Observatoire Agricole de la Biodiversité
Bravo à ceux et celles qui ont trouvé ce fameux papillon !
C’est poilu, c’est mignon et surtout, on espère qu’il capte la 5G avec de telles antennes!
Voilà une Adèle verdoyante, de son nom scientifique Adela reaumurella ; c’est un petit papillon de la famille des Adelidés.
Il possède d’une belles paires d’ailes aux reflets métalliques, qui ne dépassent pas 14 à 18 mm d’envergure, pour à peu près 2 cm de long. Les mâles arborent de très longues antennes qui font près de 5 fois la longueur du corps ! Ils portent aussi une toison de poils noirs sur la tête et le thorax. Les femelles ont des antennes plus courtes, et leur couleur est plus bronzée.
D’avril à juin, on peut observer les mâles voler en grand nombre autour des arbres en plein soleil, les antennes en avant, réalisant une sorte de parade nuptiale, en mouvements répétitifs.
La chenille vit dans la litière et s’abrite dans un fourreau qu’elle bâtit à partir de fragments de feuilles
Prenez garde à ne pas confondre ce papillon avec l’Adèle de la Scabieuse, Nemophora metallica, qui possède de gros yeux verts comparé à notre verdoyante qui les a marron foncé.
Adela reaumurella (Linnaeus, 1758) – Adèle verdoyante
L’adèle verdoyante – Quel est cet animal ?
Nous avons fait une mystérieuse et récente découverte dans nos archives… il s’agissait d’un carton rempli de papiers journaux datant de 2008. J’avoue ne pas avoir retenue ma curiosité et me suis empressée de lire les nouvelles d’il y a 15 ans (et oui ça nous rajeunit pas…). Outre les nouvelles mondiales et celles de nos chères communes, me voilà à tirer mon premier bout de papier. C’est dans ma lancée que quelque chose en tombe… Un bout de plante séchée ! Curieux… Je fouille : un deuxième, un troisième, des centaines ! Mais que font tous ces échantillons ici ? Qui les a mis là ? Et d’où viennent-ils ?
Je me lance dans mes recherches. Loin d’être une détective diplômée, je retrouve rapidement son origine grâce à mes collègues (eh oui pas folle la guêpe). J’apprends donc qu’il s’agit d’un herbier provenant de l’arboretum de l’axe majeur !
Il a été réalisé dans le cadre de la réhabilitation de l’arboretum dans les années 2010 qui à l’époque avait permis d’inclure des sentiers de découverte en lien avec la botanique et la pollinisation ainsi que l’installation d’un rucher pédagogique qui est aujourd’hui toujours animé par Ocelles association.
L’arboretum c’est à l’origine une belle histoire qui nous fait remonter en 1996. Il fut créé et mis en valeur par des élèves de CM2 de l’école des Terrasses, Jean-François Martin et avec le soutien du service des Espaces vert de la ville de Cergy. Chaque année, cette collaboration permettait de planter plus de 50 arbres d’origines variées. C’est malheureusement suite au décès de Monsieur Jean-François Martin que le projet fut arrêté, un pommier fut planté en sa mémoire à l’entrée de l’arboretum.
Malgré le temps, j’ai pu retrouver quelques photos d’archives !
Peut-être que certains ou certaines d’entre vous se souviennent de leur journée ou de leur arbre ? N’hésitez pas à nous partager votre histoire en commentaire !
Aujourd’hui l’arboretum connait une période paisible. Certains arbres ont bien grandi, les abeilles butinent toujours et l’entretien dit en gestion différenciée leur rend bien service. Il est possible d’observer une multitude d’essences différentes, des orchidées sauvages, des oiseaux mais aussi de beaux papillons.
Avec l’herbier en notre possession, nous allons nous lancer à la recherche de ces arbres et vous présenter leur particularité à travers nos articles. A bientôt pour le prochain épisode !
Carton mystère
Le Stérée remarquable, Stereum subtomentosum, fait partie de la famille des Stereacés. Ce champignon est saprophyte, ce qui signifie qu’il se nourrit de matière organique morte, en décomposant principalement le bois.
Il ressemble d’une certaine manière aux épluchures laissées par un taille crayon. Il est en forme d’éventail, de 2 à 7 cm de diamètre, attaché latéralement, parfois avec un petit pied, et pouvant se chevaucher s’ils sont nombreux.
Sa couleur varie du grisâtre au gris-orange ou ocre-jaunâtre, devenant verdâtre à cause de la présence d’algues. Le bord peut être blanc ou chamois.
On le trouve en abondance sur les troncs et les branches de divers arbres à feuilles tels que l’Aulne, le Peuplier et le Hêtre, dans les forêts humides et le long des rivières. Il forme des colonies denses mais est relativement rare dans certaines zones. Sa présence est constante tout au long de l’année, avec une prédominance particulière en été et en automne.
MycoDB : Fiche de Stereum subtomentosum
Stereum subtomentosum Pouzar, 1964 – Stérée remarquable-Présentation
Durant nos dernières sorties, nous avons pu observer un bon nombre de dendromicrohabitats, pourquoi pas vous en faire découvrir quelques uns…
Mais où se trouvent-ils ? … Dans les arbres ! Et particulièrement les plus vieux. Ces derniers présentent un fort intérêt pour la biodiversité car ils offrent tout un tas de recoins, de crevasses ou de cavités qui accueillent une faune diversifiée. Ces particularités se nomment dendromicrohabitats.
Les dendromicrohabitats de « habitat », précédé des préfixes « dendro » = relié aux arbres et « micro » = petit, minuscule; sont littéralement des petits milieux habitables pour certaines espèces que l’on retrouve dans les arbres. Ils constituent des lieux indispensables de refuge, de reproduction, d’hibernation et de nutrition pour de très nombreuses espèces. Chaque type de dendromicrohabitat accueille des espèces spécifiques. Plus ils sont variés et nombreux dans un peuplement, plus les chances d’accueillir une diversité d’espèces sont grandes.
Au cœur d’une forêt ou sur un simple arbre isolé dans la campagne, les dendromicrohabitats nous entourent et il ne nous reste plus qu’à ouvrir l’œil !
Ce grand hêtre bien âgé mort sur pied est couvert d’une multitude de cavités naturelles. Les trous d’oiseaux ou les zones pourries à l’intérieur du tronc, offrent des refuges pour une variété d’animaux, y compris les oiseaux, les chauves-souris, les insectes xylophages (qui se nourrissent du bois) et même certains mammifères.
En fonction de leur emplacement, qu’elles se trouvent près du sol et en contact direct avec celui-ci ou plus haut sur le tronc, les cavités remplies de terreau peuvent jouer différents rôles. Elles peuvent servir de site de reproduction pour des coléoptères spécialisés ou de refuge pour divers vertébrés tels que des amphibiens, des oiseaux, des lézards ou des mammifères.
Les vestiges de charpentière brisée font partie de cette forme de dendromicrohabitat. Ces blessures exposant du bois ainsi que les fentes facilitent l’accès à beaucoup de colonisateurs primaires. Elles sont un point d’entrée privilégié pour les champignons dont les spores sont transportées par le vent.
Un dendrotelme est une cavité remplie d’eau, souvent temporairement. Plusieurs espèces d’insectes, notamment des diptères, et des micro-crustacés dépendent des dendrotelmes comme milieu indispensable.
Guide de poche des dendromicrohabitats par R. Bütler, T. Lachat, F. Krumm, D. Kraus, L. Larrieu