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Petits poussins de juin

Lors d’une belle matinée, nous avons observé de petites boules noires toutes mignonnes dans le bassin de la Louvière de Courdimanche. Quelques poussins Gallinule poule d’eau étaient de sortie sur les radeaux flottants (bonne nouvelle ! ils ont été spécialement aménagés pour les nichées).

Ils étaient quelques téméraires à sortir leur tête du nid et aller se promener le long de l’eau.

Poussins gallinules poule d’eau, Gallinula chloropus – Courdimanche © CACP – Athénaïs Phocas

Les Gallinules construisent leurs nids dans les roselières, plutôt bien cachées parmi la végétation et autres plantes aquatiques. Les nids sont des structures composées de tiges et de feuilles qui offrent une base stable pour les œufs et les poussins.

Poussins gallinules poule d’eau, Gallinula chloropus – Courdimanche © CACP – Athénaïs Phocas

Comparés aux adultes, les poussins ont un plumage entièrement noir ainsi que leur pattes. Leur calotte est dépourvue de duvet ce qu’il leur donne un physique assez intriguant… Ils ont de grands pieds par rapport à leur taille, cela les aide à se déplacer habilement sur la végétation flottante, même si ça n’en empêche pas certains de se rater quelques fois !

Poussins gallinules poule d’eau, Gallinula chloropus – Courdimanche © CACP – Emilie Périé
Juvénile Gallinules poule d’eau, Gallinula chloropus – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

L’apparence des juvéniles diffère des poussins et des adultes, ils présentent des parties inférieures grises, une gorge plus claire et un bec sombre à pointe jaune.

Une mère et son petit gallinules poule d’eau, Gallinula chloropus – Courdimanche © CACP – Athénaïs Phocas

Les parents sont très protecteurs et veillent constamment sur leurs nids pour éviter les prédateurs tels que les rats, les hérons et les rapaces.

Retrouvez nos précédents articles sur les poules d’eau

Foulque ou poule ? – Nature en ville à Cergy-Pontoise

Comptage WetLands 2024 – Nature en ville à Cergy-Pontoise

Poule acrobate – Nature en ville à Cergy-Pontoise

Sources

Gallinule poule-d’eau – LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux)

Gallinula chloropus (Linnaeus, 1758) – Gallinule poule-d’eau, Poule-d’eau

Gallinule poule-d’eau – Gallinula chloropus

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L’Adèle verdoyante

Bravo à ceux et celles qui ont trouvé ce fameux papillon !

C’est poilu, c’est mignon et surtout, on espère qu’il capte la 5G avec de telles antennes!

Voilà une Adèle verdoyante, de son nom scientifique Adela reaumurella ; c’est un petit papillon de la famille des Adelidés.

Adèle verdoyante , Adela reaumurella – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

Il possède d’une belles paires d’ailes aux reflets métalliques, qui ne dépassent pas 14 à 18 mm d’envergure, pour à peu près 2 cm de long. Les mâles arborent de très longues antennes qui font près de 5 fois la longueur du corps ! Ils portent aussi une toison de poils noirs sur la tête et le thorax. Les femelles ont des antennes plus courtes, et leur couleur est plus bronzée.

D’avril à juin, on peut observer les mâles voler en grand nombre autour des arbres en plein soleil, les antennes en avant, réalisant une sorte de parade nuptiale, en mouvements répétitifs.

La chenille vit dans la litière et s’abrite dans un fourreau qu’elle bâtit à partir de fragments de feuilles

Adèle verdoyante, Adela reaumurella – Menucourt © CACP – Emilie Périé
Adèle verdoyante, Adela reaumurella – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Prenez garde à ne pas confondre ce papillon avec l’Adèle de la Scabieuse, Nemophora metallica, qui possède de gros yeux verts comparé à notre verdoyante qui les a marron foncé.

Sources

Adela reaumurella (Linnaeus, 1758) – Adèle verdoyante

L’adèle verdoyante – Quel est cet animal ?

Retrouvez dans ces articles :

Un portrait de l’adèle

Le dessin de l’adèle pendant Insektober 2023

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Stérée remarquable

Le Stérée remarquable, Stereum subtomentosum, fait partie de la famille des Stereacés. Ce champignon est saprophyte, ce qui signifie qu’il se nourrit de matière organique morte, en décomposant principalement le bois.

Stereum subtomentosum – Menucourt © CACP – Athénaïs Phocas

Il ressemble d’une certaine manière aux épluchures laissées par un taille crayon. Il est en forme d’éventail, de 2 à 7 cm de diamètre, attaché latéralement, parfois avec un petit pied, et pouvant se chevaucher s’ils sont nombreux.

Sa couleur varie du grisâtre au gris-orange ou ocre-jaunâtre, devenant verdâtre à cause de la présence d’algues. Le bord peut être blanc ou chamois.

Stereum subtomentosum – Menucourt © CACP – Athénaïs Phocas

Stereum subtomentosum – Menucourt © CACP – Athénaïs Phocas

On le trouve en abondance sur les troncs et les branches de divers arbres à feuilles tels que l’Aulne, le Peuplier et le Hêtre, dans les forêts humides et le long des rivières. Il forme des colonies denses mais est relativement rare dans certaines zones. Sa présence est constante tout au long de l’année, avec une prédominance particulière en été et en automne.

Sources

MycoDB : Fiche de Stereum subtomentosum

Stereum subtomentosum Pouzar, 1964 – Stérée remarquable-Présentation

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Promenons nous dans les bois…

À travers les sentiers du bois du château de Menucourt, les rayons du soleil se faufilent doucement à travers les feuilles… Chaque pas révèle la beauté naturelle qui nous entoure, accompagnée par les chants de nos amis oiseaux. Cette escapade nous permet d’éveiller les sens, elle est une invitation à la détente mais aussi à la découverte, où chaque coin cache une petite merveille à admirer.

Durant cette journée, nous avons pu observer…

Des arbres poussant sur d’anciens arbres

Pousses d’érables sur un tronc d’arbre mort – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Voilà une vraie pépinière qui se tient devant nous ! Pas moins d’une dizaine de jeunes pousses ont choisi cette souche comme lieu de germination. Bon choix ! Cette souche pouvant retenir l’humidité créé un microclimat favorable à la croissance des jeunes plants. Sa décomposition fournie notamment des nutriments essentiels et sa texture devient un support solide pour les racines en développement. On peut aussi noter la présence de micro-organismes bénéfiques dans la souche qui ne peuvent que favoriser la santé et la croissance de ces jeune pousses.

Des champs de jolies fleurs

Jacinthes des bois, Hyacinthoides non-scripta – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Reposant sur leur lit d’humus, ces belles jacinthes se sont montrées sous leur plus beau jour. Un peu de soleil et un peu d’ombre, les voilà comblées.

Muguet commun, Convallaria majalis – Menucourt © CACP – Emilie Périé

La clochette des bois avait choisi ce moment pour sortir de son sommeil. Le muguet, délicat et parfumé, évoque le renouveau printanier, il émerge timidement des sous-bois, enchantant les promeneurs de son parfum suave.

De la mousse bien poilue

Leucobryum glaucum – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Drôle de mousse n’est ce pas ? Elle est une espèce de plantes bryophytes, commune dans les forêts acidiphiles (milieux acides). Elle est souvent utilisée comme mousse décorative ! Afin de vous en dire plus, nous avons prévu un article qui paraîtra la semaine prochaine.

Des souches d’arbres immenses

Souche de Hêtre – Menucourt © CACP – Athénaïs Phocas

Le bois de Menucourt a fait face à de sacrées tempêtes ces derniers temps et certaines souches d’arbre se sont effondrées au sol emportant avec elles leur motte de terre. Quand on se place devant, on ne fait pas le malin, la hauteur de cette souche atteignant pas loin de 2,5 mètres, c’est dire du fantastique réseau racinaire que possédait cet arbre !

Souche d’Hêtre – Menucourt © CACP – Athénaïs Phocas

Autre type de souche que nous avons pu observer, celle-ci montre une cassure relativement nette. L’arbre devait être à l’origine assez fragilisé et une bonne tempête aura eu raison de lui. Mais attention, dans les bois rien ne se perd ! La souche présente des toiles d’araignées, mais aussi des champignons ou encore des trous et cavités, laissant paraître l’habitats d’insectes et de micromammifères.

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Carex sylvatica

Lors d’une petite visite dans le bois de Menucourt, nous avons fait l’observation d’une herbe haute, bien verte et assez farfelue… Un Carex !

Alors oui mais lequel ? Sur les 58 recensés en Île de France, nous voilà en face au Carex sylvatica, communément appelé la Laîche des bois. Cette plante de la famille des Cypéracées, se plait bien dans les boisements de notre territoire.

Laîche des bois, Carex sylvatica – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Omniprésente dans tous les boisements de la région, sans véritable lacune; ce carex est une espèce qui aime l’ombre ou le demi-ombre, les sols frais et profonds : layons, coupes et sous-bois des chênaies-charmaies, hêtraies et autre boisements… La Laîche des bois est l’une des plus communes en Île-de-France.

Laîche des bois et ses épis, Carex sylvatica – Menucourt © CACP – Emilie Périé

On la reconnait par sa couleur verdoyante, un port touffu, ses longues feuilles élancées vers le haut avec une légère inclinaison. Elle entre en période de floraison entre mai et aout, le Carex sylvatica se compose de petits épillets verts le long de ses tiges. Avec un unique épi mâle brun clair et allongé quand il n’est pas encore ouvert, et trois à cinq épis femelles qui pendent à l’extrémité de longs pédoncules.

Laîche des bois, Carex sylvatica – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Un carex beau et élancé, mais on vous conseille tout de même de faire attention en le manipulant. Carex venant du mot « kairo » en grec, signifie littéralement « couper », faisant référence aux feuilles finement dentelées sur les bords, qui peuvent occasionnellement blesser la peau de la main si elle glisse dessus ! Prenez garde…

Pour encore plus de Carex :

La laîche des rives – Nature en ville à Cergy-Pontoise

Inventaire botanique à  Maurecourt : la forêt – Nature en ville à Cergy-Pontoise

Sources

Carex sylvatica Huds – Laîche des bois

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L’épervière des murs

L’Espace Naturel Sensible du parc du château de Menucourt regorge de trésors de biodiversité et c’est justement un jour de découverte de ce splendide patrimoine naturel que nous avons pu faire la rencontre d’une énigmatique plante à fleurs de pissenlit.

Hieracium murorum, l’épervière des murs – Menucourt © CACP – Emilie Périé

C’est bien ces petites feuilles poilues qui ont attiré notre regard lors de l’ascension jusqu’à l’entrée de l’espace naturel sensible. Jamais nous n’avions vu ça ailleurs, il était donc de notre devoir de naturalistes de déterminer ce mystérieux végétal. Cependant il était bien trop tôt dans la saison pour attacher un nom à cette simple feuille, d’avantage de critères comme la floraison étaient nécessaires. Soit ! Revenons plus tard…

Hieracium murorum, l’épervière des murs – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

De retour sur site à la fin mai, j’ai le privilège de constater que notre simple feuille a désormais bien grandi et possède même sa toute première fleur de l’année. Pas de doute possible, avec une fleur de type pissenlit comme celle-ci, nous avons bien affaire à une plante de la famille des Asteraceae. Maintenant à quel genre et quelle espèce appartient cette plante ?

Hieracium murorum, l’épervière des murs – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Après avoir parcouru la flore d’Ile-de-France, il s’avère que notre Asteraceae poilue serait une plante assez rare dans la région : l’épervière des murs, Hieracium murorum. Quelle belle trouvaille ! Cette épervière, indigène à notre territoire, est une habituée des milieux boisés pentus ou rocheux, généralement en chênaies-charmaies. Elle mesure de 20 à 60 centimètres de haut et fleurit de mai à juin.

Hieracium murorum, l’épervière des murs – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Et voilà ! Un nouveau mystère de résolu sur l’agglomération et une nouvelle donnée floristique relayée sur GeoNat IDF.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

Retrouvez ici d’autres trésors de biodiversité du château de Menucourt et ses environs :

Raiponce a des épis

Cyclamen coum

Les étranges champignons du parc du château de Menucourt

La luzule de Forster

La naissance d’une libellule

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Raiponce a des épis

Catastrophe ! Notre fameuse princesse à la longue chevelure dorée se réveille ce matin avec des épis ! Regardons cela de plus près :

Phyteuma spicatum, la raiponce en épi – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

En voilà de beaux épis, néanmoins ils n’appartiennent décemment pas à notre princesse mais bien à la plante à laquelle nous allons nous intéresser aujourd’hui, Phyteuma spicatum, la raiponce en épi. Le nom de cette plante vient évidemment de la forme en épi de ses inflorescences blanches ou jaunâtres.

Phyteuma spicatum, la raiponce en épi – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Les feuilles basales de la raiponce en épi sont de forme ovale, à base en cœur et longuement pétiolées. Un légère dentition peut également être observée sur le bord des feuilles.

Phyteuma spicatum, la raiponce en épi – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

La raiponce en épi est une plante vivace et indigène qui fleurit de mai à juin. Victime des gestions parfois inappropriées de certains boisements, Phyteuma spicatum est aujourd’hui classée comme vulnérable et très rare à l’échelle de la région. Pouvoir l’observer ici à Menucourt est donc un grand privilège.

Phyteuma orbiculare, la raiponce orbiculaire – Gavarnie © CACP – Gilles Carcassès

En d’autres lieux en Ile-de-France, nous pourrions également trouver une autre espèces du genre Phyteuma, la raiponce orbiculaire, qui est reconnaissable à ses inflorescences plus petites et d’un profond violet. Ce taxon est encore plus rare que la raiponce en épi bien que plus répandue dans le Val-d’Oise que celle-ci.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

Retrouvez ici d’autres articles sur les Campanulaceae :

La campanule à feuilles de pêcher

La campanule raiponce

La campanule improbable

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La luzule de Forster

En pleine prospection de l’ENS du bois au dessus du château de Menucourt, nous avons eu le privilège de rencontrer un taxon des plus étonnants de notre territoire.

Luzula forsteri, la luzule de Forster – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Nous avons face à nous une plante commune du genre Luzula, les luzules. Ces plantes ont la particularité d’appartenir à la famille des Juncaceae (famille des joncs), mais pourtant mis à part les fleurs rien ne pourrait témoigner de l’appartenance à cette famille. En effet les feuilles ressemblent plus à celles de Poaceae et la forme générale de la plante n’a absolument rien à voir non plus.

Luzula forsteri, la luzule de Forster – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Comme cité plus haut, l’un des rares critères qui permette de relier ce taxon à la famille des Juncaceae c’est les fleurs. On remarquera ci-dessus les fleurs typiques à six tépales marron/brun, les six étamines et les trois longs stigmates blancs/jaunes.

Luzula forsteri, la luzule de Forster – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Ici on notera les longs poils blancs bordants les marges des longues feuilles linéaires. C’est un très bon critère déterminant pour le genre Luzula. Attention néanmoins à ne pas confondre ce genre de feuillage avec certaines Poaceae sylvestres à feuillage également poilus comme le brachypode des bois.

Luzula forsteri, la luzule de Forster – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Une fois les fleurs fanées, nous pouvons faire place aux fruits qui dans le cas des luzules se présentent sous la forme de capsules renfermant trois graines.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

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Sur le roncier au bois de Cergy

Petits oiseaux des bois

A la mare forestière de Boisemont

Champignons bleus !

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Banquet à  la mangeoire !

Afin de répondre à  la question que nous nous étions posés dans l’article du 15 novembre, voici quelques exemples de nos amis à  plumes que vous pourriez avoir la chance d’observer :

Dendrocopos medius – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Le pic mar, il ressemble beaucoup à  son cousin le pic épeiche mais quelques petits détails permettent de les différencier l’un de l’autre.

En effet à  l’âge adulte l’épeiche possède une moustache atteignant son bec ainsi qu’une calotte rouge recouvrant uniquement une petite partie de l’arrière de sa tête. Au contraire le mar possède une moustache interrompue et sa calotte recouvre tout le dessus de sa tête.

Fringilla montifringilla – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Le fameux pinson du nord, ce petit oiseau si souvent confondu avec son proche cousin le pinson des arbres.

Sitta europaea caesia à  la mangeoire et fringilla coelebs à  gauche – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Malgré son nom, la sitelle torchepot ne torche pas les pots mais en revanche elle est capable d’élaborer un torchis pour parfois réduire le diamètre d’entrée d’un nid. Et à  la gauche de la sitelle, nous pouvons observer un pinson des arbres, qui pour le coup porte bien son nom perché sur cette branche en attendant que la place se libère à  la mangeoire.

Nous avons également pu observer quelques tourterelle turque, mésange nonette, mésange charbonnière, mésange bleue.

Sources :

Le guide ornitho, Guide Delachaux

L'actualité de la Nature

La naissance d’une libellule

La Fête de la Nature 2019 a été riche en découvertes. Nous avons eu la chance d’assister à  la naissance de libellules ! Reportage.

Vendredi 24 mai, 21 h, les participants à  la sortie découverte des chauves-souris attendent patiemment la tombée de la nuit sur la parc du château de Menucourt. Audrey, l’animatrice de la soirée, propose d’entamer un tour du parc pour en découvrir ses trésors. Le suspens n’a pas tenu bien longtemps, dès l’approche du premier bassin des participants les ont repérées : des libellules sont en train de muer. Et elles sont presque une dizaine sur ce tout petit bassin, et ne sont pas toutes au même stade d’éclosion. Une aubaine pour réaliser un reportage !

S’extraire de son carcan

Odonate en cours de mue – Parc du château de Menucourt @ CACP – Emilie Périé

Les odonates (libellules et demoiselles) sont des insectes que l’ont dits « hétérométaboles » et « hémimétaboles ». Pour faire simple, ce sont des insectes qui se métamorphosent plusieurs fois et dont les larves et les adultes n’ont pas le même milieu de vie. Les larves sont aquatiques et carnivores. Elles se nourrissent et se développent sous l’eau, puis émergent, s’installent sur une feuille ou une tige à  proximité et se nymphosent. Elles muent. Le spécimen que nous avons observé a terminé sa mue et est en train de s’extraire de son ancienne peau pour devenir un véritable adulte. Il finira sa vie en milieu terrestre et aérien.

Une dernière toilette avant de partir

Libellule juste après la mue – Parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

Une fois sortie, l’adulte n’est pas tout à  fait prêt à  quitter son poste. Il passera encore quelques heures fixé à  sa tige pour laisser ses ailes sécher au vent. Enfin, il pourra les utiliser pour s’envoler.

Bien que cet adulte soit encore immature (ses couleurs, notamment, vont évoluer), son allure générale me permet d’avancer quelques hypothèses quant à  son identité. Les yeux rapprochés et la disposition des ailes m’informent sur un point important : il s’agit d’une libellule et non une demoiselle. Sa grande taille et ses couleurs me laisse penser à  l’anax empereur (Anax imperator) …

Prouver la présence, par l’absence

Exuvie d’anax empereur – Parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

Ici, la libellule s’est déjà  envolée en abandonnant sur place son ancienne peau. Cette peau, ou exuvie, et une clé de détermination récemment acquise me permettent de confirmer mon hypothèse : un Anax imperator est passé par ici !

Sources

Exuvies des Odonates de France, Guillaume Doucet

Et retrouvez aussi :

La sortie de l’empereur

La naissance d’une autre libellule

Les libellules pour les nuls