L'actualité de la Nature

Les géraniums

A bec et à  poils

Fruits du Geranium robertianum © CACP – Emilie Périé

Les géraniums sauvages (différents des géraniums horticoles qui sont pour la plupart des pelargoniums) font partie de la famille de Geraniaceae qu’ils partagent avec les Erodium. Les espèces de ces deux genres de plante ont la particularité d’avoir des fruits très allongés, en forme de bec. Geranium vient du grec « geranos » la grue (bec de grue) et Erodium du grec « erôdios » le héron (bec de héron). Ce bec est une capsule qui explose littéralement à  la maturité des fruits et qui expulse les graines au loin pour donner naissance à  d’autres pieds.

Loupe de botanique © CACP – Emilie Périé

En àŽle-de-France il existe 10 espèces de géraniums indigènes. Elles sont relativement similaires : de jolies petites fleurs roses, des fruits en bec allongé, des feuilles plus ou moins découpées … Mais le secret pour les identifier, c’est de regarder les poils. En effet, l’aspect des poils des pétioles (les tiges qui tiennent les feuilles) est caractéristique de chaque espèce. Armé d’une loupe de botanique (x10) il devient tout à  fait aisé de nommer les géraniums.

3 géraniums

Dans mon jardin, j’ai trois de ces dix géraniums. Voici leurs portraits.

Geranium rotundifolium, le géranium à  feuilles rondes © CACP – Emilie Périé

Le géranium à  feuilles rondes, a des feuilles … arrondies. Seulement, il n’est pas le seul, et il peut être parfois difficile de trancher entre le rond et l’ovale (comme les géraniums mou et fluet). En revanche, les poils de ses pétioles sont mixtes : des longs poils simples accompagnés de petits poils glanduleux.

Geranium dissectum, le géranium découpé © CACP – Emilie Périé

Le géranium découpé a des feuilles … découpées, tout comme le géranium des colombes. Mais les poils de ses pétioles sont dirigés vers le bas de manière oblique (ceux du géranium des colombes sont plaqués contre le pétiole).

Geranium robertianum, le géranium herbe-à -Robert © CACP – Emilie Périé

Le géranium herbe-à -Robert a des feuilles triangulaires très caractéristiques. On ne pourrait le confondre qu’avec le très rare géranium pourpre mais celui-ci a des fruits glabres, alors que le géranium herbe-à -Robert a des fruits velus. Il a de plus une odeur assez forte et reconnaissable.

Sources :

FLORIF

Hair’borisation chez le géraniums, par SauvagesduPoitou

Illustrations de Coste des géraniums, par Floraphile45

Dictionnaire étymologique de la flore française, par J.P. Ferrari

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L'actualité de la Nature

La vie des cailloux

Une pelouse miniature ?

Une pelouse miniature – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

La surface de ce rocher anti-stationnement de Saint-Ouen l’Aumône nous offre un tableau aux couleurs proches des grandes étendues herbacées. On dirait presque une prairie miniature.

Pourtant, nous sommes ici au début du processus que l’on appelle la succession végétale : l’évolution de la recolonisation d’une surface minérale nue à  l’installation d’un réel couvert végétal (allant jusqu’à  la forêt tempérée sous nos latitudes). La roche offre certains nutriments essentiels à  la croissance des plantes, mais surtout, ses irrégularités retiennent l’eau, indispensable à  la vie ! Dans ces petites niches se développent alors les premiers organismes : les lichens et les mousses, qui augmentent la capacité de rétention d’eau à  la surface de la roche et permettent à  leur tour le développement des plantes à  fleurs (les angiospermes). Sur ce seul rocher il y avait au moins 3 espèces de lichens, 2 mousses et 5 plantes à  fleurs. En voici quelques unes.

La parmélie des murailles – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Xanthoria parietina, la parmélie des murailles. Ce lichen donne les tons jaunes de notre tableau. Il est accompagné d’autres lichens crustacés, vert-gris, dont nous n’avons pas l’identité.

Une mousse du genre Syntrichia – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Cette jolie mousse (bryophyte) est le support de développement des plantes à  fleurs. Toutes celles rencontrées ont poussé à  l’intérieur d’une touffe. J’en ai repéré au moins deux sortes différentes sur ce rocher : je pense qu’il s’agissait d’une mousse du genre Syntrichia et d’une du genre Grimmia.

La vesce cultivée – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Vicia sativa, la vesce cultivée, fait partie de la famille des fabacées. Elle est capable de capter l’azote de l’air pour le fixer dans le substrat. Elle joue sans doute un rôle important dans le développement de la vie à  la surface de ce rocher.

Le myosotis des champs – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Myosotis arvensis, le myosotis des champs est déjà  en fleur mi-février. Comme pour la vesce, c’est un peu tôt en saison. Peut-être est-ce dà» au manque d’eau ? C’est assez fréquent qu’en état de stress hydrique les plantes précipitent leur fleurissement. Sans doute pour augmenter leurs chances de reproduction si jamais elles ne passaient pas la saison. Ou peut-être que l’hiver n’a simplement pas été assez froid cette année.

La drave printanière – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Draba verna, la drave printanière est une toute petite plante à  fleurs blanches typique des milieux pauvres et secs. à‡a n’est pas étonnant de la retrouver ici. Elle a même commencé à  fructifier.

Le saxifrage à  trois doigts – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Saxifraga tridactyles, le saxifrage à  trois doigts, est également une toute petite plante des milieux secs. On la reconnait aisément à  ses feuilles qui forment réellement trois doigts.

Si l’on veut se prêter au jeu de l’observation naturaliste aucune surface n’est à  négliger. Même le plus insignifiant des cailloux peut être le support d’une vie diversifiée.

Source :

La flore d’àŽle-de-France, de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Retrouvez dans nos articles :

La parmélie des murailles

Les mousses Syntrichia

La drave printanière

Le saxifrage à  trois doigts

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La mésange charbonnière

Mésanges charbonnières © CACP – Gilles Carcassès

La mésange charbonnière (Parus major) est un oiseau de la famille des Paridés. Elle est la plus grande espèce parmi les autres mésanges présentes en àŽle-de-France (mésange à  longue queue, mésange noire, mésange bleue…). La bavette noire présente sur son ventre jaune nous permet de différencier le mâle de la femelle : le trait est large et continu chez les mâles tandis que les femelles en possèdent un plus fin et moins régulier. On parle de dimorphisme sexuel.

Dimorphisme sexuel chez la mésange ©CACP – Léo Micouin

Nous la retrouvons dans toute la France et partout en Europe où elle est très commune. Elle fréquente tous types de boisements, des forêts de conifères à  l’arbre feuillu isolé en ville. C’est également un oiseau cavernicole qui affectionne les cavités comme le creux des arbres.

La mésange charbonnière niche dans les cavités © CACP – Gilles Carcassès

Une alliée au jardin

Si vous avez chez vous des nids de chenilles processionnaires, sachez que la mésange est leur prédateur naturel : en période de nidification, elle peut consommer jusqu’à  500 chenilles par jour pour nourrir les oisillons. En dehors de cette période, la mésange est granivore et nous pouvons facilement l’observer sur les mangeoires. Son bec puissant lui permet de casser les graines de maà¯s et de tournesol dont elle raffole.

Mésange charbonnière à  la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

Ti-Du-Ti-Du-Ti-Du

Si vous ne l’apercevez pas, son chant caractéristique peut vous permettre de l’identifier facilement. Il rentre rapidement dans la tête !

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Joli, n’est-ce-pas ?

Parus major de dos © CACP – Gilles Carcassès

Sources :

Les oiseaux d’àŽle-de-France, par Pierre Le Maréchal, David Laloi & Guilhem Lesaffre

Tous les oiseaux d’Europe, par Frédéric Jiguet et Aurélien Audevard

Le guide ornitho, par L.Svensson, K.Mullarney & D.Zetterstrà¶m

Liens utiles :

Oiseaux.net

Studio les trois becs

La mésange charbonnière, par l’ARB

Retrouvez d’autres histoires de mésanges dans nos articles :

La mésange à  longue queue

Petite mésange est devenue grande

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Retrouvez les chroniques de l’ornithologue Maxime Zucca « Les oiseaux depuis ma fenêtre » !

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La pulmonaire à  longues feuilles

Pulmonaria longifolia – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

En repérage du côté de la mare de l’Hautil, nous avons eu la bonne surprise de découvrir cette petite fleur au bord de la mare et dans les fossés côté Jouy-le-Moutier. La pulmonaire à  longue feuille est rare en àŽle-de-France, selon la base de données CETTIA. Décidément, la mare de l’Hautil regorge de pépites botaniques. Des 12 espèces de Pulmonaria recensées dans l’INPN, Pulmonaria longifolia est la seule présente naturellement en àŽle-de-France.

Cyme scorpioà¯de de la pulmonaire – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

De la famille des Boraginacées elle présente des caractéristiques communes à  d’autres plantes de cette famille. Comme le myosotis, sa cyme est scorpioà¯de et s’enroule telle la queue d’un scorpion. Comme la vipérine ou la bourrache, ses fleurs passent du rose au bleu soutenu en quelques jours après la floraison.

Variations roses de pulmonaires – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

Due à  une modification du pH dans les cellules florales, cette variation de couleur pourrait être un avantage reproductif pour la fleur. En effet, la plante a besoin du concours des bourdons pour assurer sa pollinisation. Et, pour être efficace, elle a besoin que les bourdons visitent des fleurs de plusieurs individus différents (afin d’optimiser le brassage génétique).

Pétales d’un bleu profond © CACP – Emilie Périé

Or, il apparaît que les fleurs roses de pulmonaire attirent plus les bourdons que les fleurs bleues. Attiré par la masse florale d’un individu de Pulmonaria le bourdon butinera préférentiellement les fleurs roses (jeunes, et donc ayant moins de chance d’avoir été déjà  butinées) et passera rapidement au pied suivant, emportant avec lui le pollen à  échanger avec les individus voisins. Les fleurs bleues, plus âgées de quelques jours ayant été, a priori, déjà  butinées. Les fleurs d’une même cyme s’ouvrant de manière échelonnée dans le temps, le brassage est optimisé.

Feuille tachetée de la pulmonaire © CACP – Emilie Périé

Les feuilles de la pulmonaire sont également assez impressionnantes. A la fois duveteuses et rugueuses, elles présentent des taches blanches ressemblant à  des alvéoles pulmonaires qui auraient donné son nom à  la fleur : herbe aux poumons ou pulmonaire.

 

Sources :

La flore d’àŽle-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Chronique détaillée sur le changement de couleur de la pulmonaire, par ZoomNature

La pulmonaire à  longue feuille, par FLORIF

Retrouvez dans nos articles d’autres borraginacées:

Vipérines

La buglosse des champs

L'actualité de la Nature

Le pouillot véloce

Le pouillot véloce – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Ce petit oiseau (il ne pèse pas plus d’une dizaine de grammes) voletait frénétiquement au-dessus de la mare des Larris. Jouant les acrobates sur des branches de saules immergées il chassait des insectes à  l’aide de son bec fin.

Le pouillot véloce, Phylloscopus collybita, fait partie des premiers migrateurs à  revenir d’Afrique, dès début mars. Si son plumage est assez peu remarquable et ne permet pas de le distinguer facilement des autres pouillots (7 espèces en àŽle-de-France) son chant est lui caractéristique.

« Tchip-tchap tchip-tchap » on l’appelle le compteur d’écus. Son chant sonne comme s’il égrainait des pièces dans une bourse.

L’avez-vous entendu ?

Le pouillot véloce – Pontoise © CACP – Emilie Périé

S’il n’est pas farouche, il n’a pas volé son nom : véloce. A peine un regard et le voilà  reparti à  ses va-et-vient frénétiques. Il n’est pas facile à  observer et encore moins à  photographier. Mais il s’entend très facilement. Il est fréquent dans les villes, les parcs, les jardins…

Et il s’entend d’autant mieux en cette période ! D’après les derniers résultats de BruitParif, avec le confinement les bruits anthropiques et la pollution sonore ont fortement baissés en àŽle-de-France au profit des chants d’oiseaux. Eux qui dépensaient des trésors d’énergie à  chanter plus fort et modifier leur fréquence de chant pour se faire entendre, ce répit est bien mérité !

Pas de doutes, il y a bien un pouillot dans le quartier. Je l’entends compter sa monnaie au milieu des chants de fauvettes, de mésanges et de rouges-queues. Chez vous aussi ?

Sources :

Le pouillot véloce, par Oiseaux.Net

Le rapport de BruitParif sur les effets du confinement en àŽle-de-France

Confinement, les chants d’oiseaux reprennent le dessus, par FranceBleue Yvelines

Le manuel d’écologie urbaine, par Audrey Muratet, François Chiron et Myr Muratet

Retrouvez notre article :

Le pouillot véloce, agent de biocontrôle

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Vous avez la chance d’entendre ou voir des oiseaux par votre fenêtre ? Informez-en la LPO grâce au programme « Confinés mais aux aguets » !

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Joyeuses Pâques !

Les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus)

Lapins aux aguets © CACP – Léo Micouin

Lundi dernier, c’était tout une colonie qui gambadait heureuse dans le parc des Larris de Pontoise. Nous avons beau être confinés, nos amis, eux, semblent bien en profiter. Aujourd’hui, ils se joignent à  nous pour vous souhaiter de joyeuses pâques.

Pourquoi « de Garenne » ?

La garenne ne donne pas d’indication géographique quant à  la répartition de l’espèce mais désigne l’ensemble des terriers reliés par les galeries. C’est dans ces terriers que se trouve le foyer, où la lapine peut donner naissance jusqu’à  12 lapereaux par portée. Ces nouveaux-nés restent auprès de leur mère durant 7 semaines, le temps de prendre assez de poids, pour partir ensuite gambader seuls comme des grands.

Les juvéniles sont appelés « lapereaux » © CACP – Léo Micouin

La drôle d’alimentation du lapin

Le lapin est herbivore : il se nourrit d’herbes grasses, de tiges, de racines et même d’écorces… Chaque jour, notre lapin adulte peut consommer jusqu’à  500 grammes de plantes !

Le lapin est assez craintif, il faut rester discret ! © CACP – Léo Micouin

Mais au delà  de son herbivorie, le lapin est aussi concerné par la caecotrophie : pour assimiler correctement les nutriments contenus dans son alimentation, les aliments doivent subir une deuxième digestion. Le lapin ingurgite ses déjections, les caecotrophes, de façon à  dégrader la cellulose des substances végétales qu’il a auparavant ingérées. Cette étape est totalement normale et même vitale pour le lapin.

Celui-ci semble s’être fait mordiller l’oreille droite, pourtant, il n’a pas l’air en chocolat. © CACP – Léo Micouin

Sources :

Lapin de garenne, par jaitoutcompris.com

Caecotrophie, par comportementdulapin.com

Retrouvez d’autres articles sur la biodiversité du parc des Larris :

A la mare du parc des Larris

Le repas du lampyre

Tachées ou perforées ?

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Quant à  la nature, elle ne s’est pas arrêtée, bien au contraire. Elle profite du calme relatif dans nos villes pour s’épanouir. Le Muséum national d’Histoire naturelle vous propose de l’observer depuis vos fenêtres. Retrouvez les observatoires adaptés au confinement, par VigieNature !

L'actualité de la Nature

Mouche de la Saint-Marc

Bibio marci en vol © CACP – Emilie Périé

Depuis quelques jours je vois de drôles de mouches voler au-dessus du jardin en laissant traîner leurs pattes. Elles sont toutes noires, en grand nombre, parfois par deux, d’un vol pas très vif.

Difficile à  identifier au vol, mais heureusement, l’une d’entre elle se pose enfin.

Corps allongé d’un bon centimètre, noir et velu, ailes fumées, éperon aux pattes antérieures… Nous avons ici à  faire à  la mouche de la Saint-Marc ! On l’appelle ainsi, ou Bibio marci, car on la rencontre essentiellement autour de la Saint-Marc (le 25 avril). Mais avec la douceur de ce printemps, cela fait déjà  quelques jours que des dizaines d’adultes s’ébattent dans le jardin.

Bibio marci femelle © CACP – Emilie Périé

Dans la famille des Bibionidées, c’est la plus fréquente en àŽle-de-France (source CETTIA). Les adultes sont pollinisateurs, ce qui explique pourquoi je les vois tourner autour du pommier qui commence à  sortir ses fleurs.

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Toilette matinale pour ce Bibio marci mâle sur une tige de pommier.

Assez fréquemment chez les mouches, on peut différencier les mâles et femelles grâce à  la forme des yeux. Chez la mouche de la Saint-Marc c’est assez flagrant : la femelle a de tout petits yeux comparés à  ceux du mâles. Voyons plutôt sur ces deux individus en pleine reproduction sur la fenêtre de Léo.

Bibio marci, femelle à  gauche, mâle à  droite © CACP – Léo Micouin

Sources :

La mouche de la Saint-Marc, par Quel est cet animal ?

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Quels seront les effets du confinement sur la biodiversité ? L’Agence Régionale de Biodiversité propose un éclairage intéressant, illustré par le cas de la mouche de la Saint-Marc. Confinement et biodiversité

Agenda, L'actualité de la Nature

Joyeux anniversaire !

Aujourd’hui le blog Nature en ville à  Cergy-Pontoise a 7 ans. Depuis 7 ans nous avons publié plus de 1500 articles (1577 pour être exacte!) dans lesquels nous vous avons présenté des espèces du territoire, des expériences de découverte de la nature, des bonnes pratiques de gestion des espaces vivants … Nous avons eu l’occasion de tirer le portrait à  un certain nombre de petites (ou de grosses) bêtes, de plantes, de champignons, en essayant de représenter tous les groupes du vivant macroscopique*.

Or, le monde scientifique dispose de la description d’environ 1,8 million d’espèces. Et on estime à  8 ou 10 millions le nombre d’espèces encore inconnues. Bien sà»r, toutes ne sont pas présentes sur le territoire de Cergy-Pontoise, mais cela laisse présager de quelques belles rencontres. Une information alléchante : on estime à  1600 le nombre de plantes à  fleurs indigènes en àŽle-de-France, 112 celui des papillons de jour et 178 pour les oiseaux nicheurs. Ouvrons l’œil et restons curieux, la nature n’a pas fini de nous émerveiller !

*Nous ne sommes pas équipé pour vous présenter les bactéries en images.

Sources :

Chiffres clés de la biodiversité, par l’Agence Régionale de la Biodiversité en àŽle-de-France

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Pour continuer à  en découvrir davantage sur la nature en ville et ses enjeux retrouvez deux cycles de conférences en ligne, gratuites et ouvertes à  tous !

L'actualité de la Nature

Le lit des mésanges

Bravo à  Benjamin et Yann qui sont les premiers à  avoir aperçu le charmant minois de la mésange à  longue queue dans son nid.

Mésange à  longue queue au nid – Vauréal © Christophe Etchemendy

Aegithalos caudatus, la mésange à  longue queue est une vraie bâtisseuse. A l’aide de mousses et de lichens elle construit un nid ovale, entièrement fermé sauf pour une entrée circulaire sur le côté.

Mésange à  longue queue, Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Le mâle et la femelle travaillent ensemble à  la construction du nid. La femelle y pondra 8 à  10 œufs, puis environ 15 jours plus tard …

Mésanges à  longue queue – Cergy © CACP – Emilie Périé

… les oisillons écloront !

Habituellement les pontes ne commencent qu’en avril. Celle-ci a été vue au nid dès début mars. Peut-être la conséquence des températures relativement hautes de cet hiver ?

Sources :

La mésange à  longue queue, par la LPO

Retrouvez dans nos articles :

La mésange à  longue queue

Petite mésange est devenue grande

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Retrouvez la chronique ornithologique de l’Agence Régionale de Biodiversité en àŽle-de-France, chaque jour un nouvel oiseau !

Non classé

Photo mystère d’avril 2020

© Christophe Etchemendy

Que voyez-vous dans les thuyas de Vauréal ?

A lundi pour la réponse !

 

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Retrouvez un article très éclairant, par l’Agence Régionale de Biodiversité en àŽle-de-France, sur les liens entre biodiversité et épidémie.