Au début de ce printemps, le gardien du stade de Vauréal a eu la surprise de trouver une magnifique chouette hulotte prise au piège dans les filets entourant le stade.
Il a eu le bon réflexe d’appeler à l’aide. La police municipale et les pompiers sont venus, équipés de gants de protection et d’une cage, pour délivrer l’oiseau et l’amener dans l’un des centres de soins de la région.
La chouette hulotte, Strix aluco, est sans doute le plus commun des rapaces nocturnes sur notre territoire. Elle niche dans des cavités d’arbres, de murailles, et parfois même jusque dans les maisons.
Plus grande que la chouette chevêche et moins blanche que la chouette effraie, on la reconnaît aussi à son hululement distinctif.
En cas de doute
Si vous rencontrez un animal en danger, ou qui parait l’être, contactez le numéro spécial Faune sauvage en détresse (retrouvez-le dans nos liens utiles) :
01 53 58 58 35
Un conseiller saura vous indiquer la bonne marche à suivre. Et parfois, il s’agit juste de ne rien faire ! Par exemple, il est fréquent que les poussins de chouette hulotte tombent du nid. Si vous en trouvez un, laissez-le sur place, ses parents le retrouveront d’autant plus facilement qu’il n’aura pas bougé.
En retournant mon tas de compost de l’an dernier, je trouve plusieurs de ces larves. Cela crée une émeute chez les poules de l’autre coté du grillage ! Non, elles n’auront pas mes insectes, elles n’ont qu’à finir leur pain trempé si elles ont faim. Sont-ce des larves de hannetons ? Un gros derrière, des pattes très courtes et cette incapacité à se déplacer dans ma main : ce ne sont pas des larves de hannetons, mais des larves de cétoine.
Elles sont très utiles au compost car elles consomment la matière organique en décompostion pour en faire un excellent terreau. Et les adlutes sont bien jolis ! Je les vois visiter les fleurs d’aubépines, de sureaux, d’églantiers, d’orangers du Mexique. Au jardin, j’ai remarqué qu’elles ont un faible pour les roses jaunes.
Les élytres de la cétoine dorée sont agrémentées de ces subtiles vaguelettes blanches.
Observations au compost
Vous n’avez pas encore de compost chez vous et vous souhaitez pouvoir valoriser vos déchets organiques et observer la faune incroyable qui s’y développe ? Si vous habitez Cergy-Pontoise, sachez que la Communauté d’agglomération peut vous fournir des composteurs, que vous soyez en habitat pavillonnaire ou en collectif.
Toutes les chenilles grégaires ne sont pas des chenilles processionnaires ! Ces chenilles sont celles de la livrée des prés et elles ne sont nullement urticantes.
Elles tissent une toile de protection au sol et s’aventurent en groupes à proximité pour consommer les euphorbes, les érodiums, les hélianthèmes et d’autres plantes basses des pelouses sèches.
L’adulte est un papillon de nuit de teinte rousse assez trapu. Il ne possède pas de trompe pour se nourrir. Sa vie, très courte, est uniquement consacrée à la reproduction.
Je croise parfois une espèce proche, Malacosoma neustria, la livrée des arbres. Les chenilles des derniers stades se distinguent par la présence de deux taches noires sur la capsule céphalique, la dotant ainsi de faux yeux. Elle consomme les feuilles des ronces, des aubépines, des prunelliers, des chênes et d’autres arbres et arbustes.
Nous dérogeons encore à la règle et publions un jour férié pour vous transmettre un message de la Ligue de Protection des Oiseaux.
« Ce printemps n’est pas un printemps comme les autres pour l’ornithologie. Et pour cause, impossible, confinés, d’explorer nos sites préférés pour y observer migrateurs et nicheurs.
Nous pouvons pourtant mettre ce temps à profit pour récolter des données et nous amuser un peu !
Faune-àŽle-de-France lance cette année le «â€¯8 mai ornitho » et vous propose de transformer votre lieu de résidence en observatoire ornithologique ! L’objectif : compter le maximum d’espèces (différentes et en nombres) en 24h depuis son domicile. »
De plus, elle n’est pas en reste question outillage ! Si on l’appelle torchepot, c’est parce qu’elle est capable d’adapter l’ouverture d’une cavité dans un arbre à l’aide d’un torchis de boue pour se faire un nid. Et pour manger, lorsqu’elle se nourrit en forêt (de glands, de noisettes et autres fruits à coques), elle bloque le fruit dans l’écorce d’un arbre (un vieux chêne par exemple) tel un étau et le frappe de son bec. Démonstration :
Si vous croisez des fruits percés bloqués dans les rainures d’une écorce il s’agit sans doute des restes du repas d’une sittelle… Ou d’un pic, ils connaissent aussi la combine !
C’est un repas hivernal. A la belle saison, elle consomme plutôt des insectes.
Discrète
La sittelle n’est pas un très gros oiseau, ni très démonstratif. Pensez à lever les yeux en forêt pour l’apercevoir.
Nous vous proposons ces belles réflexions de l’Agence Régionale de la Biodiversité en àŽle-de-France sur les sciences naturalistes pendant le confinement.
La pratique du compostage collectif entamée dans la bonne humeur vire soudain à la soupe à la grimace : « Beurk, il y a des mouches dans ton composteur ! »
Heureusement qu’elles sont là , ces petites mouches, leurs larves participent activement au travail de transformation de la matière organique ! L’explication scientifique saura-t-elle vaincre les réticences et enrayer les défections ? Pas sà»r…
Les composteurs peuvent héberger de nombreuses espèces de diptères, notamment des drosophiles et des mouches de terreau. Cette espèce-ci, gracieuse comme un petit flocon, appartient à une autre famille, celles des Psychodidae.
Ses ailes sont couvertes de longues écailles qui lui donnent un air de papillon. Psychoda surcoufi est l’une des rares espèces de sa famille à être facile à reconnaître : une bande sombre zigzague en travers de son aile pâle.
Une espèce coprophage et cosmopolite
L’espèce apprécie particulièrement les bouses de vaches, les lisiers, les latrines. Elle a conquis le Monde en accompagnant depuis longtemps les hommes et leurs animaux dans les voyages au long cours.
On la croise souvent au jardin, posée sur les composteurs.
Observations au compost
Vous n’avez pas encore de compost chez vous et vous souhaitez pouvoir valoriser vos déchets organiques et observer la faune incroyable qui s’y développe ? Si vous habitez Cergy-Pontoise, sachez que la Communauté d’agglomération peut vous fournir des composteurs, que vous soyez en habitat pavillonnaire ou en collectif.
Parmi les plantes horticoles : rosiers, céanothes, choisyas, lauriers, coronilles, pommiers et autres arbustes, les plantes sauvages trouvent aussi leur place.
Et ce printemps n’est pas avare en fleurs : géraniums, alliaires, chelidoines, vesces, myosotis et pissenlits offrent généreusement couleurs, senteurs et nectar à nos amis les butineurs.
A la suite de l’osmie cornue, Osmia cornuta, la noire et feu, c’est l’osmie rousse, Osmia bicornis, plus blonde que la précédente, qui a entrepris d’occuper toute ma fenêtre. J’ai donc installé un deuxième hôtel qui commence à se remplir. J’ai maintenant un vrai petit lotissement ! Il y a 7 nids occupés dans les hôtels et sans doute autant dans les fenêtres de la maison.
Des chanteurs
Et la star est la fauvette à tête noire, Sylvia atricapilla, qui ne manque pas une occasion de donner de la voix.
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Mais aussi la mésange bleue, Cyanistes caeruleus, plus discrète pendant qu’elle construit son nid.
Le ciel aussi est un formidable espace d’observation. Tous les soirs j’admire le ballet des pigeons et des perruches qui regagnent Paris pour la nuit après s’être nourris dans la campagne francilienne. Mais j’ai également eu le droit à des passages plus atypiques, comme celui du héron cendré. Et bien plus haut dans le ciel ce sont les buses variables et les faucons crécerelles qui mènent la danse. Trop loin pour l’objectif malheureusement, mais j’attends patiemment un piqué du faucon qui attrape une proie pour le voir de plus près.
Et vous ?
N’oubliez pas de transmettre toutes vos belles observations aux naturalistes qui en alimenteront leurs sujets de recherche. Les observatoires de VigieNature, Faune-àŽle-de-France ou CETTIA sont des espaces dédiés à cela !
En ce 1er mai, je ne résiste pas à l’envie de vous offrir un brin de muguet.
Bien que nous soyons sagement confinés dans nos maisons et appartements, le vivant continue bel et bien à animer nos espaces verts. Chaque jour, je me suis adonné à un rituel matinal : observer et tendre l’oreille depuis ma fenêtre.
Malgré la période de confinement et l’arrêt de nos activités sur le terrain et des animations, nous continuons de publier les nouvelles de la nature en ville trois fois par semaine. N’oubliez pas que nous sommes aussi sur Instagram et sur Facebook !
La tourterelle turque (Streptopelia decaocto), originaire d’Inde et du Sri Lanka, a colonisé l’Europe au cours du siècle dernier. Dans nos régions, c’est un oiseau très fréquent que l’on retrouve facilement dans les milieux anthropisés. On peut qualifier cette espèce « d’urbanophile », puisqu’elle utilise facilement les implantations humaines (comme les villes, les zones agricoles) à proximité pour pouvoir s’alimenter. L’oiseau est principalement granivore mais il peut diversifier son alimentation à l’arrivée du printemps, en consommant des fleurs et quelques insectes.
En àŽle-de-France, les premières observations de tourterelles sont faites en Seine-et-Marne à partir de 1962.
C’est une espèce grégaire : dès l’été, les individus se regroupent, formant parfois des bandes comptants plus d’un millier d’individus. On assiste ensuite à une désagrégation des groupes entre février et avril, une fois la période hivernale terminée.
La tourterelle turque présente une taille similaire à celle du pigeon mais est cependant plus fine. Elle est facilement identifiable grâce à son demi collier noir et son iris rouge.
Sources :
Les oiseaux d’àŽle-de-France, par Pierre Le Maréchal, David Laloi & Guilhem Lesaffre
Tous les oiseaux d’Europe, par Frédéric Jiguet et Aurélien Audevard
Le guide ornitho, par L.Svensson, K.Mullarney & D.Zetterstrà¶m
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