
A lundi pour la réponse !
La mâche doucette est une petite plante (pas plus de 40 cm) de la famille des Caprifoliaceae. Elle a des fleurs rassemblées en têtes globuleuses dont les pétales sont d’un bleu cendré presque blanc.
Elle ressemble beaucoup à ses comparses du genre Valerianella mais les autres représentantes sont extrêmement rares dans la région, aussi il est difficile de la confondre avec une autre espèce. De plus, elle est traditionnellement cultivée car ses feuilles se mangent en salade. Elle est donc facile à trouver.
Elle est commune sur tout le territoire français, dans des milieux assez variés. La littérature la classe parmi les plantes poussant dans les champs et les milieux ouverts. Elle a l’air de s’en tirer plutôt bien en ville et dans des milieux très contraints (secs et/ou pauvres) comme les trottoirs ou les fissures de mur. En ce moment elle est en fleur dans presque tous les cimetières de l’agglomération.
Valerianella locusta, dans TelaBotanica
Valerianelle locusta, dans FLORIF
C’est sans doute la plus emblématique de la famille des Hirundinidés. Avec sa silhouette effilée et ses couleurs élégantes (dos bleu, gorge rouge, contrastes noirs et blancs), elle ne passe pas inaperçue. D’autant plus qu’elle tolère, voire même affectionne, la compagnie de l’homme.
En effet, elle niche préférentiellement dans les granges, les écuries, les hangars ou autres bâtiments assurant un accès illimité, un toit protecteur et une accroche permettant la tenue du nid qu’elle construit avec un mélange de boue et de débris végétaux. Les hirondelles rustiques sont fidèles à leur zone de nidification et elles préféreront revenir consolider le nid de l’an passé que d’en construire un nouveau. (Rappel : les hirondelles sont des oiseaux protégés, la destruction des nids et des sites de nidification est interdite).
Les hirondelles rustiques ne sont pas des oiseaux sociaux (elles ne nichent pas en colonie) mais restent tout de même grégaires. En période de migration on les voit se rassembler sur leur perchoir favoris : les fils électriques ou comme ici, les câbles du téléski de l’île de loisirs.
Elle peuvent également partager des zones de chasse ou d’abreuvoir. On observe alors plusieurs individus, voire dizaines d’individus sur un même territoire. Les hirondelles sont strictement insectivores, elles se nourrissent en capturant en vol des insectes. Elles ont donc besoin d’espaces ouverts comme des champs, des zones humides, ou de larges plans d’eau au-dessus desquels effectuer leur voltige quotidienne. Pour ce qui est de l’apport en eau, elles utilisent la méthode du canadair : elles volent au ras de le surface, le bec dans l’eau.
Sans être menacée, l’hirondelle rustique voit tout de même ses populations décliner. Deux causes sont principalement identifiées : la raréfaction des bâtiments ouverts, principaux sites de nidifications et le déclin généralisé des insectes dans toute l’Europe, unique ressource alimentaire.
Afin d’évaluer au mieux ce qui peut être réalisé pour favoriser cette espèce sur notre territoire, aidez-nous à estimer leur présence à Cergy-Pontoise. Renseignez dans l’Atlas de Cergy-Pontoise vos observations d’hirondelles rustiques (perchées, en chasse, au nid) et faites d’une pierre trois coups :
Le guide ornitho, Editions Delachaux
Pour poursuivre notre série sur les plantes de la famille des Astéracées épineuses à fleurs roses en forme de pompons en voici deux nouvelles.
En àŽle-de-France on compte quatre espèces du genre Arctium (les bardanes) : la bardane des bois et la bardane poilue, qui sont extrêmement rares et que l’on ne connait pas sur le territoire, ainsi que la bardane à petites têtes et la grande bardane, beaucoup plus communes et présentes à Cergy-Pontoise.
Toutes deux sont des plantes assez imposantes avec des feuilles de grande taille, des capitules en forme de pompons roses dont les bractées (les feuilles à la base du capitule) sont dressées en forme d’épines. A maturité du fruit ces bractées s’accrochent d’ailleurs très bien à la fourrure des animaux ou à un pull, un t-shirt ou une chaussette …
Outre la taille des capitules on différencie la grande bardane de la bardane à petites têtes grâce à la couleur de ces bractées-épines. Celles de la grande bardane sont bien vertes alors que celles de la bardane à petites têtes sont pourpres à la pointe.
Ces deux plantes poussent dans les milieux ouverts, ensoleillés et peu perturbés (non cultivés) comme les friches, les bords de chemins ou les broussailles.
Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :
Eristalis pertinax, l’éristale opiniâtre est une grosse mouche dont l’adulte est butineur. On peut l’observer de mars à novembre.
Les éristales font partie de la famille des Syrphidae, ces jolies mouches donc les couleurs rappellent souvent celles des abeilles, des guêpes ou des bourdons. On reconnait le groupe des éristales (genres Eristalis et Myathropa) parmi tous les syrphes grâce à la boucle en U que forme l’une des nervures des ailes (flèche bleue sur la photo ci-dessus). Pour l’espère, le caractère discriminant est ici la couleur de ses tarses (l’équivalent du pied) : ils sont entièrement jaune ou orange, c’est donc Eristalis pertinax.
De plus, comme ses yeux se touchent au sommet de sa tête, on peut affirmer qu’il s’agit d’un mâle (sur les deux images).
L’éristale opiniâtre, par Quel est cet animal ?
Reconnaître les éristales, dans la galerie Insectes.org
Collection SPIPOLL dans le lierre
Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :
Les hirondelles ne font pas le printemps, mais le retour des beaux jours annonce le retour prochain de ces oiseaux migrateurs. Les hirondelles sont déjà sur place, bien que le coup de froid des dernières semaines en ait poussé plusieurs à faire demi-tour, et les martinets ne devraient plus tarder.
Ces espèces sont des spécialistes des milieux rocheux, comme les falaises, mais aussi nos bâtiments, en tout cas les plus anciens, ceux en pierre dont la surface est suffisamment agrippante pour construire un nid (pour les hirondelles) et percée de cavités où s’installer (pour les martinets). Malheureusement ces habitats sont de moins en moins nombreux.
NB : Les hirondelles et martinets sont des oiseaux protégés. Si l’un d’entre eux vient faire son nid dans le coin d’une fenêtre ou sous les tuiles du toit, ne le délogez pas, l’amende serait salée ! Si la cohabitation pose un réel problème contactez les associations naturalistes ou les services de l’Etat (DRIEE) qui pourront vous conseiller sur la marche à suivre.
Aidez-nous à localiser les colonies d’hirondelles et martinets et les endroits où ils sont absents du territoire afin de mieux les protéger !
Pour cela, rien de plus simple : géolocalisez les oiseaux et les nids que vous observez sur le territoire de Cergy-Pontoise.
Dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise, ouvrez l’onglet « Participer ici », choisissez « J’ai vu : un oiseau / Une hirondelle ou un martinet » et indiquez l’espèce observée, le nombre d’oiseaux et/ou de nids. Vous n’êtes pas sà»r de vous ? Pas d’inquiétude, vous pouvez aussi indiquer « Je ne connais pas l’espèce » nous pourrons a posteriori nous rendre sur place pour l’identification.
Comme l’an dernier lors de l’enquête sur les chouettes, les meilleurs observateurs seront récompensés !
L’hirondelle rustique
Hirundo rustica, l’hirondelle rustique a la gorge rouge, le ventre blanc, le dos noir à reflets bleus et de longs filets au bout de la queue.
En vol, on voit le contraste entre sa tête (foncée) et son ventre blanc, et les deux filets qui donne à sa queue un aspect très échancré.
Elle peut nicher en petits groupes notamment dans les écuries, mais il est plus fréquent de les trouver en couples isolés dans les garages/abris de jardin.
L’hirondelle de fenêtre
Delichon urbicum, l’hirondelle de fenêtre a la tête et le dos noir, la gorge, le ventre et le croupion blancs et la queue échancrée mais nettement moins effilée que l’hirondelle rustique.
En vol, on peut voir son ventre ou son croupion blanc selon l’orientation qu’elle donne à ses pirouettes aériennes. Sa queue est échancrée (comme ci-contre) ou ouverte en triangle (lorsqu’elle freine).
L’hirondelle de fenêtre niche en colonie pouvant regrouper plusieurs dizaines de couples sur les façades des bâtiments.
Le martinet noir
Apus apus, le martinet noir est entièrement noir, à l’exception de la gorge qui montre une tache plus claire. Ses ailes sont très longues en comparaison à la taille de son corps, et en forme de faux. Sa queue est également fourchue.
En vol, on reconnait la silhouette du martinet avec ses très longues ailes en forme de faux. C’est un as des pirouettes et du vol à grande vitesse. A la différence des hirondelles, le martinet ne se perche pas et ne se pose que dans son nid pour couver les œufs ou nourrir les petits. Le reste du temps, il vole.
Il niche dans des cavités qu’il aménage, comme la loge d’une pierre descellée, des combles, ou des nichoirs spécifiques posés pour lui. Il niche lui aussi en grand groupe, avec plusieurs nids sur un même bâtiment.
Soyez attentif, ouvrez grand les yeux et les oreilles, les uns comme les autres annoncent leur retour par de grands cris joyeux !
Le concours est ouvert du 10 mai au 30 juin. Les meilleurs observateurs seront récompensés cet été.
Participer à l’enquête Où nichent les hirondelles et martinets à Cergy-Pontoise ?
On en parlait la semaine dernière : les andrènes sont des petites abeilles des sables assez difficiles à identifier jusqu’à l’espèce. Sauf celle-ci, qui s’est montrée il y a quelques jours.
Avec son thorax velu à bandes blanches et noires, sa touffe de poils blancs sur la tête et les reflets bleus de son abdomen il n’y a pas de doute pour la nommer Andrena cineraria.
Le guide des abeilles, Editions Delachaux
La communauté scientifique et naturaliste compte sur vous ! Depuis 1979 les rapaces sont des oiseaux protégés en France. Néanmoins leurs populations sont toujours assez faibles. Afin d’en mesurer les évolutions (déclin ou amélioration), un observatoire des rapaces a été mis en place. Tous les ans, 5 carrés d’un 1 km de côté sont tirés au hasard dans chaque département. Dans chacun de ces carrés les ornithologues sont invités à multiplier les prospections pour dénombrer les rapaces nicheurs sur le territoire. Et cette année, l’un des carrés est tombé pile sur l’agglomération de Cergy-Pontoise.
Vous pouvez nous aider à localiser tous les rapaces en les signalant dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise, un nouveau module est disponible ! Pas besoin d’être un expert, vous avez même la possibilité d’indiquer « je ne connais pas l’espèce » ce qui nous permettra d’aller prospecter dans les endroits les plus pertinents. Mais voici tout de même quelques-uns des oiseaux les plus fréquents à Cergy-Pontoise.
Une quinzaine de rapaces sont présents de manière régulière en àŽle-de-France (d’autres ne font que passer de façon très occasionnelle). A Cergy-Pontoise on trouvera plus particulièrement :
La buse variable
Qu’on voit plus souvent en vol (faisant de grands cercles haut dans le ciel) que posée.
Et que l’on peut confondre avec la Bondrée apivore (Pernis apivorus) également connue sur le territoire mais qui a une tête beaucoup plus petite (comme celle d’un pigeon) et deux barres noires sur la queue que n’a pas la buse. De plus, la bondrée se nourrit d’hyménoptères, son comportement ne trompe pas : elle creuse dans le sol à la recherche des insectes.
L’épervier d’Europe
Plus forestier, l’épervier est très discret et on le voit rarement. La femelle (plus grande) s’attaque à des proies d’assez grande taille (comme des pigeons) alors que le mâle (en photo ci-dessus) capture de plus petits oiseaux.
On peut le confondre avec l’autour des palombes, un autre forestier chasseur de pigeons, mais a priori l’autour n’est pas présent à Cergy.
Les deux milans
Le milan noir, Milvus migrans, peut être vu survolant l’agglomération. C’est un oiseau assez sombre, avec de grandes ailes et une queue en triangle légèrement échancrée. On lui compte 6 doigts (plumes digitées) au bout de chaque aile. Le milan royal, Milvus milvus plus rare, a tout de même été vu dans le ciel cergyssois. Il a des couleurs plus contrastées avec du blanc, du brun et du noir. Mais, étant souvent à contre-jour il vaut mieux se fier à sa forme. Il a également de très grandes ailes (avec 5 doigts visibles) et une queue longue et fourchue.
Deux des cinq faucons
Le faucon crécerelle, Falco tinnunculus, est le plus visible des rapaces en ce moment. C’est aussi l’un des plus petits, il mesure une quarantaine de centimètres. On le voit fréquemment sur les piquets des bords de route et autoroute, postés sur les lampadaires ou sur les pylônes des lignes à haute-tension.
Quelques fois il s’approche même un peu plus …
En vol, il est le maître de la figure « vol du Saint-Esprit » : il maintient un vol stationnaire pour repérer sa proie puis plonge en piqué.
Moins fréquent, le faucon hobereau, Falco subbuteo, peut aussi être vu sur le territoire. Il est plus grand que le crécerelle. Son dos est ardoise, ses pattes et son bas ventre sont rouille et sa poitrine blanche.
Les faucons pèlerins, émerillons et faucon de Kobez n’ont pas encore été observés sur Cergy-Pontoise.
Surveillez le ciel, et surtout, dites-nous ce vous y voyez !
L’Atlas de la biodiversité, mentionnez vos observations de rapaces
La cardamine hérissée est une petite plante aux fleurs blanches de la famille des Brassicaceae dont elle présente les caractéristiques principales : des fleurs à quatre pétales symétriques et des fruits en siliques (de longues gousses).
Cette petite plante n’est pas très difficile en termes de conditions de vie. Elle pousse un peu partout, dans les pelouses, dans les haies, sur les murs ou les fissures des trottoirs. Elle fleurit assez tôt dans l’année, dès le mois de mars.
Elle présente de jolies feuilles découpées en lobes tous ronds. Elle est très commune dans la Région. L’avez-vous remarquée ?
Cette jolie fleur pousse un peu partout en France et très certainement dans les 10 km autour de chez vous.
Le réseau TelaBotanica lance un programme de science participative pour tous les apprentis botanistes pendant avril et mai. Profitez des vacances pour découvrir la flore de vos environs, vous y trouverez peut-être la belle cardamine. Le programme est accessible pour tous les niveaux et dans tous les milieux. Toutes les informations sont disponibles sur la page #Bota10km de TelaBotanica.
Chez les hyménoptères, les abeilles sauvages (autres que l’abeille mellifère domestique, Apis mellifera) représentent une grande diversité de pollinisateurs. On estime à plus d’un millier le nombre d’espèces d’abeilles sauvages en France. Parmi elles, les andrènes (genre Andrena, famille des Andrenidae) représentent une part importante avec plus de 150 espèces.
Aussi appelées « abeilles des sables », les andrènes nichent soit en solitaire, soit en bourgades, en creusant des galeries individuelles dans des substrats sableux (monticules, carrière, sol à nu, etc.). La mise en place de buttes de terre comme à Vauréal leur est très favorable.
L’identification de l’espèce est assez délicate (comme souvent chez les insectes, l’inspection sous la loupe binoculaire peut s’avérer nécessaire). Toutefois, on reconnait assez aisément le genre grâce au motif des nervures des ailes, aux brosses de poils sur les pattes qui permettent la récolte du pollen et surtout, à la pilosité abondante de la tête et du thorax. Voici quelques portraits de fourrures de toutes les couleurs.
Certaines espèces sont spécialistes d’un type de plante, d’autres sont plus généralistes, mais toutes les andrènes sont des pollinisatrices importantes. De plus, je leur trouve une allure de nounours particulièrement adorable.
Comme les autres abeilles sauvages, leur population décline. N’hésitez pas à leur fournir un site de nidification (des tas de sables non perturbés) pendant le printemps et à diversifier la floraison des jardins !