L'actualité de la Nature

La parade des Malachius

Malachius bipustulatus – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Un couple de Malachius bipustulatus se livre à  un étrange tête-à -tête. Un autre mâle regarde la scène.

Parade nuptiale de Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

Contrairement aux apparences ce n’est pas une lutte, mais une parade nuptiale. Le mâle, plus petit, est en haut. Il applique les premiers articles de ses antennes sur le front de sa partenaire. Une substance sécrétée par la base de ses antennes est censée mettre la femelle en bonne disposition pour l’accouplement.

Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

Chez cette espèce, le mâle se reconnaît aux excroissances jaunes qui ornent les premiers articles antennaires.

Couple de Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

Le couple interrompt de temps en temps les frottements de têtes pour échanger des baisers.

Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

Ah oui, ça fait de l’effet !

Source :

Thèse de doctorat de Dieter Matthes (1962) : Excitatoren und Paarungsverhalten mitteleuropäischer Malachiiden

Retrouvez une autre spécificité étonnante des Malachius :

Les airbags de Malachius

L'actualité de la Nature

La naissance d’une libellule

La Fête de la Nature 2019 a été riche en découvertes. Nous avons eu la chance d’assister à  la naissance de libellules ! Reportage.

Vendredi 24 mai, 21 h, les participants à  la sortie découverte des chauves-souris attendent patiemment la tombée de la nuit sur la parc du château de Menucourt. Audrey, l’animatrice de la soirée, propose d’entamer un tour du parc pour en découvrir ses trésors. Le suspens n’a pas tenu bien longtemps, dès l’approche du premier bassin des participants les ont repérées : des libellules sont en train de muer. Et elles sont presque une dizaine sur ce tout petit bassin, et ne sont pas toutes au même stade d’éclosion. Une aubaine pour réaliser un reportage !

S’extraire de son carcan

Odonate en cours de mue – Parc du château de Menucourt @ CACP – Emilie Périé

Les odonates (libellules et demoiselles) sont des insectes que l’ont dits « hétérométaboles » et « hémimétaboles ». Pour faire simple, ce sont des insectes qui se métamorphosent plusieurs fois et dont les larves et les adultes n’ont pas le même milieu de vie. Les larves sont aquatiques et carnivores. Elles se nourrissent et se développent sous l’eau, puis émergent, s’installent sur une feuille ou une tige à  proximité et se nymphosent. Elles muent. Le spécimen que nous avons observé a terminé sa mue et est en train de s’extraire de son ancienne peau pour devenir un véritable adulte. Il finira sa vie en milieu terrestre et aérien.

Une dernière toilette avant de partir

Libellule juste après la mue – Parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

Une fois sortie, l’adulte n’est pas tout à  fait prêt à  quitter son poste. Il passera encore quelques heures fixé à  sa tige pour laisser ses ailes sécher au vent. Enfin, il pourra les utiliser pour s’envoler.

Bien que cet adulte soit encore immature (ses couleurs, notamment, vont évoluer), son allure générale me permet d’avancer quelques hypothèses quant à  son identité. Les yeux rapprochés et la disposition des ailes m’informent sur un point important : il s’agit d’une libellule et non une demoiselle. Sa grande taille et ses couleurs me laisse penser à  l’anax empereur (Anax imperator) …

Prouver la présence, par l’absence

Exuvie d’anax empereur – Parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

Ici, la libellule s’est déjà  envolée en abandonnant sur place son ancienne peau. Cette peau, ou exuvie, et une clé de détermination récemment acquise me permettent de confirmer mon hypothèse : un Anax imperator est passé par ici !

Sources

Exuvies des Odonates de France, Guillaume Doucet

Et retrouvez aussi :

La sortie de l’empereur

La naissance d’une autre libellule

Les libellules pour les nuls

Agenda, L'actualité de la Nature

Retour sur l’ECOFEST 2019

Sortie nature Ecofest 2019 – bois de Cergy @ CACP – Emilie Périé

Dimanche 2 juin 2019, nous animions une sortie nature dans le cadre du festival Eco Fest.  Les participants ont été invités à  une petite boucle dans le bois de Cergy ponctuée d’arrêts qui ont permis de présenter quelques aspects de la biodiversité locale. En voici un aperçu :

Deux orchidées du territoire

Himanthoglossum hircinum, l’orchis bouc – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cet orchis bouc est ainsi nommé en raison de l’étonnant parfum de ses fleurs au labelle spiralé.

Anacamptis pyramidalis, l’orchis pyramidal – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès

C’est la forme de son inflorescence qui vaut son nom commun à  l’orchis pyramidal.

La petite faune des orties

Le grand puceron de l’ortie © CACP – Gilles Carcassès

Sous les feuilles des orties dioà¯ques, nous avons rencontré des pucerons et aussi des larves de syrphes et de coccinelles asiatiques.

Attention toxique !

Arum maculatum © CACP – Gilles Carcassès

Les arums sont des plantes dangereuses. Les intoxications sont essentiellement dues à  leurs baies rouges en grappes serrées qui peuvent être tentantes pour les enfants.

Une oreille de Judas

Auricularia auricula-judae, l’oreille de Judas © CACP – Gilles Carcassès

L’oreille de Judas est un drôle de champignon que l’on trouve souvent sur le bois mort des sureaux noirs.

Des chenilles défoliatrices

Toiles d’hyponomeutes – bois de Cergy © François Lelièvre

Non, ce ne sont pas des toiles d’araignées ni celles de chenilles processionnaires : c’est là  l’œuvre des hyponomeutes du fusain. Les dégâts sont impressionnants mais les chenilles responsables sont totalement inoffensives.

Bien sà»r, impossible de terminer la balade sans faire l’escalade (par la face nord !) de la butte à  Juju pour découvrir le fameux panorama sur la plaine maraîchère.

Le panorama de la butte à  Juju – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez d’autres articles en rapport avec les sujets abordés pendant la visite :

Les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin français

Le petit monde des orties

L'actualité de la Nature

Pourquoi les saules font-ils tant de bourre ?

Saule blanc – Port Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Au bord de l’Oise, les fruits des grands saules blancs commencent à  murir et libèrent leurs paquets de ouate.

Fructification du saule blanc © CACP – Gilles Carcassès

Les fines graines de cet arbre seront ainsi emportées au loin au moindre souffle de vent.

Chardonneret – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cette manne intéresse beaucoup ce chardonneret. Il a trouvé là  le matériau parfait pour rendre son nid bien douillet.

Chardonneret © CACP – Gilles Carcassès

Il faut s’en mettre plein le bec pour rentabiliser le voyage !

Retrouvez nos articles sur le chardonneret :

Les princes de la friche

Deux beaux oiseaux

L'actualité de la Nature

Coeur de véronique

Fruit de la véronique de Perse © CACP – Gilles Carcassès
Fleurs de la véronique de Perse © CACP – Gilles Carcassès

Trop forts, Benjamin, Annick et Laurent ! Ils ont les premiers résolu l’énigme de la photo mystère.

Il s’agit bien du fruit de Veronica persica, la véronique de Perse, adventice très commune dans nos jardins publics et nos potagers.

Pour en savoir plus sur cette plante, retrouvez notre article :

La véronique de Perse

L'actualité de la Nature

Changement de locataires

Peupliers – bord de l’Oise à  Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Arrêt sur le pont d’accès à  l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise pour compter les oiseaux : c’est l’un de nos 40 points d’écoute du protocole STOC. Comme d’habitude, les grands peupliers des berges de l’Oise sont toujours très habités : pigeons, mésanges, corneilles à  tous les étages ! Nous remarquons un nid de pic creusé dans la blessure d’un arbre.

Jeune pic épeiche au nid © CACP – Gilles Carcassès

Un jeune pic épeiche pointe sa tête hors du trou et quémande à  l’approche d’un parent. Sa grande calotte rouge de juvénile le fait un peu ressembler au pic mar. Mes collègues m’attendent pour la poursuite du protocole. La séance photo attendra.

Etourneaux © CACP – Gilles Carcassès

Bien sà»r, j’y retourne quelques jours plus tard, un matin de bonne heure. Et là  surprise, plus de pics ! Les jeunes ont dà» prendre leur envol. Un couple d’étourneaux semble avoir déjà  pris possession de la cavité désertée.

L'actualité de la Nature

La buglosse des champs

Lycopsis arvensis, la buglosse des champs (synonyme Anchusa arvensis) – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

La buglosse des champs, de la famille des Boraginaceae, est une plante messicole. On peut donc la rencontrer dans les champs de céréales, mais aussi dans les jachères, les vignes et parfois les friches ferroviaires.

Lycopsis arvensis – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

La plante est ingrate : hirsute, râpeuse, presque piquante, mais quelles jolies fleurs bleues ! Ses corolles profondes sont visitées par les pollinisateurs à  longue trompe, essentiellement les bourdons.

L’écorce des racines de plusieurs espèces de buglosses donne un colorant rouge qui était autrefois utilisé pour la fabrication du fard, un fond de teint rose, et aussi pour teindre le bois, les tissus, les pommades, et même pour contrefaire du beurre d’écrevisse !

Retrouvez une autre buglosse :

La buglosse toujours verte

Source :

Dictionnaire raisonné universel d’Histoire naturelle, de M. Valmont de Bomare (1775)

 

L'actualité de la Nature

Le troglodyte mignon

Le troglodyte mignon © CACP – Emilie Périé

En voilà  un qui porte bien son nom ! Le troglodyte mignon, ou Troglodytes troglodytes, est un petit passereau qui est (selon moi) terriblement mignon.

Toujours la queue en l’air, de la taille d’un poing et arborant des motifs lui donnant un aspect gaufré, il est impossible à  confondre avec un autre oiseau du territoire. D’autant plus que notre troglodyte mignon est le seul représentant du genre en Europe. Tous les autres Troglodytes sont américains.

Si « mignon » peut s’expliquer, pourquoi « troglodyte » ? C’est à  cause de son type de nidification. Il construit un nid en forme de boule, avec une entrée latérale, et très souvent adossé à  une paroi rocheuse : cela fait penser à  une maison troglodytique.

Petit mais puissant

Tout comme dans la fable du Lion et du Moucheron, il ne faut pas sous-estimer le troglodyte du fait de sa petite taille. Il mesure 5 cm et ne pèse pas plus lourd qu’une pièce de 1 euro mais, cela ne l’empêche pas d’avoir du coffre ! Son chant résonne puissamment dans les bois.

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C’est d’ailleurs la seule façon de le repérer, autrement, il est très discret. Le voici en plein chant.

Le troglodyte mignon en plein chant – Parc de Grouchy © CACP – Emilie Périé

Troglodyte et forestier

Le troglodyte est un habitant des forêts. Bien qu’il soit discret, il peut arriver qu’on le repère en train de fouiller le sol forestier à  l’aide de son bec fin à  la recherche d’insectes.

Sources

Le troglodyte mignon, par Oiseaux.Net

Le chant du troglodyte mignon

Petit mais costaud

Agenda, L'actualité de la Nature

Retour sur la Fête de la Nature 2019

Cette année encore, les acteurs locaux avaient concoctés de sympathiques animations pour célébrer la Fête de la Nature à  Cergy-Pontoise. Voici un retour en images de cette semaine de la nature.

Animation « Bébé nature » à  la ferme de Pontoise © CACP – Emilie Périé

Crac ! Boum ! Les feuilles et les branches ont tremblé sous les pieds des apprentis aventuriers. Bien courageux, ils on surmonté tous les défis proposés à  leurs sens en éveil. Voir, entendre, toucher, sentir, les bébés nature ont pu apprécier la nature sous toutes ses coutures. Pour ce qui est du goà»ter, la récompense était offerte par la Ferme aux petits et aux grands. Merci à  la Ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles.

Sortie nature à  Vauréal © CACP – Nelson Oliveira

Jeudi, début d’après-midi, c’est au tour de la sortie « Nature à  l’Agora ». Une initiative proposée par le centre socio-culturel et la Maison de la Nature de Vauréal. Les participants ont pu profiter d’une balade sous un temps agréable et d’un échange chaleureux de connaissances naturalistes.

Sortie nature à  l’àŽle de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

Jeudi, début de soirée, le pôle Nature de l’àŽle de Loisirs de Cergy-Pontoise accueillait un groupe de passionnés pour une promenade naturaliste. Les participants sont maintenant incollables sur l’histoire de la chrysomèle américaine, la reconnaissance du trèfle des champs ou la détection des larves de cicadelle. Et pour récompenser cet apprentissage, ils ont pu bénéficier d’une dégustation du miel des abeilles de l’Ile, directement dans le chalet Nature.

Des participants studieux lors des inventaires du campus de Neuville © CACP – Emilie Périé

La journée du vendredi était consacrée aux inventaires du projet de l’université de Neuville. Les participants ont pu s’initier à  deux protocoles de sciences participatives, Florilèges et SPIPOLL, et contribuer au recensement de la biodiversité du campus. Merci à  eux !

« A la découverte des chauves-souris » avec la Ferme d’Ecancourt © CACP – Emilie Périé

Enfin, pour clore en beauté cette semaine de découverte de la nature, la Ferme d’Ecancourt proposait une animation dans le parc du château de Menucourt sur les chauves-souris. Les participants ont pu tout comprendre du fonctionnement de ces mammifères avant que les premières pipistrelles ne se montrent. Et grâce à  la Batbox nous les avons également entendues !

Ce fà»t une bien belle Fête de la Nature. Nous remercions vivement tous les partenaires investis dans l’événement et les participants aux animations.

Rendez-vous l’année prochaine !

Retrouvez nos reportages sur les précédentes éditions de la Fête de la Nature :

Fête de la Nature 2018

Fête de la Nature 2017

Fête de la Nature 2016

Fête de la Nature 2015