Agenda, L'actualité des jardins

Pour les mordus des toitures végétalisées

La ciboulette est en pleine floraison sur la belle toiture végétalisée de la Maison russe à  Eragny © Gilles Carcassès
La ciboulette est en pleine floraison sur la belle toiture végétalisée de la Maison des russes à  Eragny-sur-Oise © Gilles Carcassès

Plante et Cité poursuit l’opération Florilèges toitures.

Ce programme de science participative s’appuie sur les observations d’un réseau de gestionnaires de toitures végétalisées, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Je vous en avais fait l’an dernier la promotion et plusieurs lecteurs du blog avaient participé. Vous pouvez toujours le faire : je vous invite pour cela à  visiter la page de Florilèges toitures sur le site de Plante et Cité.

Deux ateliers de rencontre d’une demie-journée sont organisés cette année par Plante et Cité. Ces ateliers ont pour objet d’offrir un retour sur les premiers résultats, de faire une démonstration sur le terrain du protocole d’observation, et de permettre un temps d’échanges entre observateurs et avec l’équipe de coordination.

Vous avez la possibilité de participer à  l’un de ces deux ateliers, au choix :

Pour vous y inscrire, renseignez ce formulaire avant le 26 juin.

Fétuques et ciboulettes - Eragny-sur-Oise © Gilles Carcassès
Fétuques et ciboulettes – Eragny-sur-Oise © Gilles Carcassès
Non classé

Le carabe pourpre

Carabus violaceus purpurascens © Gilles Carcassès
Les reflets pourpres du Carabus violaceus purpurascens – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

J’ai trouvé ce beau carabe caché sous l’écorce d’un tronc de merisier mort dans les bois de Neuville-sur-Oise. La ponctuation de ses élytres m’oriente vers la sous-espèce purpurascens du carabe violet. Cet insecte est assez commun dans les habitats forestiers. C’est un prédateur d’autres insectes.

Les carabes sont de précieux insectes auxiliaires au champ, comme au jardin.

Notre précédent article sur les carabes

L'actualité des jardins

Plantes vertes à  vendre

La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a décidé de vendre aux enchères du matériel technique et informatique, ainsi que des plantes vertes. Ces enchères sont ouvertes aux professionnels comme aux particuliers jusqu’au 28 juin 2016 sur le site Agorastore. Bonne chasse aux affaires !

Plantes vertes © Gilles Carcassès
Les plantes vertes des serres du centre horticole de la CACP © Gilles Carcassès
Crotons et aspléniums © Gilles Carcassès
Crotons, aspléniums, tradescantias… © Gilles Carcassès
L'actualité de la Nature

Arrête de trembler

Ce ne fut pas une mince affaire que de remplir la première mission confiée par mon maître de stage : reconstituer un squelette de poisson crédible à  partir de restes de pelotes de réjection d’un martin-pêcheur. Autant vous dire qu’il ne faut pas avoir la tremblote !

En visite au parc de Grouchy, à  Osny, dans l’idée de réviser le chant des oiseaux, nous avons en effet récolté un tas d’arêtes près du nid d’un martin-pêcheur.

bocal d'arêtes

En rentrant au bureau, j’ai trié les arêtes par forme et par taille : les côtes, les vertèbres, les opercules, les arêtes des nageoires et des tas de petites choses difficiles à  déterminer. Heureusement, des chercheurs ont laissé sur internet des clés d’identification et des schémas utiles pour comprendre comment s’emboîtent tous ces os.

Poisson_légende

Aussi vrai qu’il en ait l’air, ce n’est qu’un faux poisson puisque les restes assemblés proviennent de dizaines de poissons, sans doute même d’espèces différentes. De plus, cette présentation n’est qu’une vague reconstitution à  plat d’un assemblage qui se fait dans la nature en trois dimensions.

Poisson_contour

Un petit os étrange m’a particulièrement donné du fil à  retordre, il s’agit de l’os pharyngien. Il est situé au fond du gosier du poisson, et ses dents lui servent à  broyer des aliments coriaces comme des coquilles de mollusques. En fait, les os pharyngiens vont par paire, un à  droite et l’autre à  gauche, en miroir.

Os pharyngien d'un poisson © Gilles Carcassès
Os pharyngien d’un poisson, peut-être celui d’un gardon ? © Gilles Carcassès

 

L'actualité de la Nature

Le lézard des murailles

Lacerta muralis © Gilles Carcassès
Podarcis muralis, le lézard des murailles – Vauréal © Gilles Carcassès

Le matin, il se chauffe au soleil sur son muret de pierres au bord du trottoir. S’il se cache, il suffit d’attendre immobile, il reviendra sans doute au même endroit ou pas très loin. Son corps aplati est adapté pour se faufiler dans les fissures des murs et des rochers. Que mange-t-il ? Surtout des araignées, et aussi des diptères, de petits coléoptères, des gastéropodes, des fourmis, des chenilles non poilues…

L'œil du lézard des murailles © Gilles Carcassès
L’œil du lézard des murailles © Gilles Carcassès

Je trouve son regard à  peu près aussi expressif que celui de ma poule rousse « Palissandre des Indes ». Il est vrai que les oiseaux descendent des dinosaures.

Ma poule © Gilles Carcassès
Ma poule © Gilles Carcassès

Les lézards sont des animaux protégés, il ne faut pas les toucher.

Le lézard des murailles par le site Coronella

L'actualité de la Nature

Dans les caves secrètes du palais de Tokyo

Pistonné par un ancien de Cergy-Pontoise Aménagement, me voilà  bombardé expert en biodiversité pour le Palais de Tokyo, à  Paris. Que mon employeur se rassure, c’est en bénévolat et en dehors de mes heures de travail… Le Palais de Tokyo a été construit pour l’Exposition universelle de 1937. Aujourd’hui, c’est l’un des plus grands sites dédiés à  l’art contemporain. Pour cet automne, l’un des artistes invités prépare une performance dont l’inspiration serait la biodiversité locale. Me voici donc prêt à  réaliser l’inventaire. Surprise, l’espace à  inventorier n’est pas le jardin, mais une grande cave désaffectée au dernier sous-sol, sans lumière.

Le lieu, entièrement bétonné, est resté dans son jus authentique de 1937 ; il est extrêmement sec et poussiéreux. La chargée de production, la régisseuse et moi progressons en groupe serré, à  la lueur de petites lampes torches, à  la recherche du moindre indice de vie.

Tégénaire © Gilles Carcassès
Tégénaire © Gilles Carcassès

Une tégénaire, curieuse, vient à  notre rencontre. Les proies vivantes sont sans doute plutôt rares. Nous observons aussi une autre araignée commune dans les caves : Steatoda grossa, une forme assez pâle fréquente dans les lieux sombres. Mais à  part ces deux araignées, quoi d’autre ?

Une mouche Calliphoridae femelle © Gilles Carcassès
Une mouche Calliphoridae femelle © Gilles Carcassès

Enfin une trouvaille : un cadavre de mouche. Je parierais pour Cynomyia mortuorum, une mouche bleue, bien connue des spécialistes de l’entomologie médico-légale parce qu’elle est très utile pour estimer le délai post-mortem. Celle-ci a peut-être quelque chose à  voir avec le pigeon mort que nous avons trouvé dans le jardin…

La mouche des éviers © Gilles Carcassès
La mouche des éviers © Gilles Carcassès

Nous trouvons les restes d’un autre diptère, du genre Psychoda, appelé communément « mouche des éviers ». Elle vit dans un autre sous-sol où quelques menues fuites d’eau offrent un milieu de vie à  ses larves. Elle se sera égarée par ici.

Moustique mâle © Gilles Carcassès
Moustique mâle mort © Gilles Carcassès

Culex pipiens, le moustique qui importune parfois le personnel en charge du rangement du matériel électrique passe l’hiver à  l’étage de la mouche des éviers en compagnie des lépismes (poissons d’argent).

Scutigère véloce © Gilles Carcassès
Scutigère véloce © Gilles Carcassès

Le beau trophée de cette exploration insolite aura été cette scutigère, elle aussi totalement desséchée. Ce myriapode à  15 paires de pattes, appelé « mille-pattes des maisons » est un redoutable chasseur. Il est plus fréquent dans le Midi.

Plante en plastique pour aquarium © Gilles Carcassès
Plante en plastique pour aquarium © Gilles Carcassès

La flore est présente aussi : nous découvrons cette branche d’élodée synthétique échappée d’un improbable aquarium, et aussi un pépin de pomme Reinette Clochard, et un morceau d’inflorescence de miscanthus, une des graminées décoratives des jardins publics voisins, trainée jusqu’ici par un rat de passage sans doute.

 

L'actualité de la Nature

Ca grouille !

Que d’agitation vendredi 27 mai 2016 dans le parc du château de Menucourt ! Chants des grenouilles, des bernaches et des foulques ; têtards, tritons, charançons, petits polissons et moult questions…

C’est la dernière journée de la classe d’eau de l’école Louis Bourgeois de Menucourt. Nous avons l’opportunité d’observer avec les enfants du CP au CM², les petites bêtes qui peuplent l’étang et les bassins.

 

triton 01
Triton palmé mâle © Marion Poiret

8h30, nous préparons le matériel : installation de la longue vue au-dessus du plan d’eau, pêche à  l’épuisette dans l’un des bassins. 9h30, arrivée des bambins de l’école. Après quelques consignes, un premier groupe part regarder les oiseaux avec Gilles.

Un autre observe avec moi les bacs remplis d’eau dans lesquels nous avons disposé le produit de notre pêche… Là , parmi les crustacés, les mollusques et les insectes, le triton palmé fait fureur : « Wouah, regarde, des lézards d’eau ! ». « Ooh, ils sont trop mignons ! ».

 Je les invite à  chercher parmi nos figurants, la larve du triton. Agée de quelques jours, cette larve qui ressemble à  un têtard de grenouille ne mesure que 8 mm ; elle est bigrement difficile à  trouver.

© Gilles Carcassès
« On voit ses petits yeux. Trop chou. Mais qu’est-ce que c’est les petits trucs qu’elle a sur la tête ? » © Gilles Carcassès

 Ces branchies extérieures qui lui donnent l’air un peu échevelé lui permettent de respirer et restent en place pendant le stade larvaire.

 La nage des dytiques dans l’eau a également beaucoup de succès. Le mode de déplacement des larves très allongées est franchement comique : « mais pourquoi les petites pattes remuent-elles tout le temps ? ».

https://www.youtube.com/watch?v=p80k-4O7LKw&feature=youtu.be

 J’en profite pour faire un peu de pédagogie en leur faisant compter les pattes de ce coléoptère aquatique : « il y en a 2 sur le dytique, me répondent-ils… ». Aà¯e, ce n’était pas la réponse attendue ! Les pattes postérieures du dytique adulte, transformées pour la nage et frangées sont effectivement bien plus développées que les autres. Nouveau décompte ensemble : cette fois-ci, tout le monde est d’accord, il a bien 6 pattes, ni plus, ni moins, comme tous les autres insectes.

Je les emmène ensuite découvrir quelques habitants dans la végétation des berges de l’étang.

iris gros plan
Le charançon de l’iris a une pièce buccale modifiée pour pomper le suc de la plante : le rostre © Marion Poiret

 La femelle utilise également son rostre pour percer les capsules de l’Iris jusqu’au niveau des graines afin d’y introduire ses œufs.

groupe
Alors, le charançon, combien de pattes ? © Marion Poiret

 Les dragons de la source

Les chrysomèles du rumex

L'actualité de la Nature

Beauté rouge sur une feuille de rumex

Apion frumentarium © Gilles Carcassès
Apion frumentarium – prairie humide du parc du château de Menucourt © Gilles Carcassès

Cet élégant coléoptère s’observe sur les rumex, ces plantes vivaces à  larges feuilles proches de l’oseille. Il appartient à  la famille des Apionidae. Ses larves consomment l’intérieur des tiges de ces plantes.

Son nom d’espèce frumentarium est en référence au froment. On pensait qu’il s’attaquait aux grains de blé. Il s’agit en fait d’une confusion avec une autre espèce dont l’adulte est vaguement rouge quand il est jeune. Encore un entomologiste qui avait mangé des graines !

Un autre coléoptère des rumex

L'actualité de la Nature

La carte géographique

Les berges ensoleillées de la Viosne dans le parc de Grouchy à  Osny sont généreusement garnies de grandes orties. C’est là  le domaine de prédilection de cette petite vanesse. Le revers de ses ailes présente des traits fins évoquant le dessin d’une toile d’araignée ou d’une carte routière. Cette ressemblance lui a valu son nom de genre Araschnia, et aussi son nom vernaculaire : la « carte géographique ».

Araschnia levana - Osny © Gilles Carcassès
Araschnia levana butinant une fleur de renoncule au mois de mai – Osny © Gilles Carcassès

Ces papillons printaniers sont issus de chrysalides qui ont passé l’hiver dans la végétation. Leurs chenilles gourmandes de feuilles d’ortie donneront une autre génération qui volera en été.

La carte géographique, dans sa forme estivale © Gilles Carcassès
La carte géographique, en juillet – Feucherolles © Gilles Carcassès

Curieusement, cette génération estivale n’arbore pas du tout la même livrée. Il s’agit pourtant bien de la même espèce. Les dessins du revers des ailes restent au demeurant assez semblables. Les roberts-le-diable sont concernés aussi, mais dans une moindre mesure, par ce singulier phénomène que l’on nomme dimorphisme saisonnier.

La carte géographique par insectes.net

Non classé

La nature en ville à  la bibliothèque des Dames Gilles de Vauréal

conférence Vauréal

Du 31 mai au 18 juin, la bibliothèque des Dames Gilles de Vauréal accueillera une exposition sur la nature. Il s’agit d’une sélection de l’exposition réalisée par l’Office de tourisme de Cergy-Pontoise en 2013 sur la biodiversité locale. Les photographies sont de Lionel Pagès.

Et le 18 juin à  18h 30, vous pourrez assister à  une conférence sur la nature en ville. J’aurai le plaisir d’y dédicacer quelques exemplaires du livre « la Fleurette et le camionneur, à  la découverte de la nature en ville » dont la sortie en librairies est prévue pour le 23 juin 2016.

Ces événements vous sont proposés par la Maison de la Nature de Vauréal. Le reste de leur programme pour le mois de juin 2016 est très alléchant : sorties oiseaux, champignons, insectes, ainsi qu’une rencontre avec un descendant d’André Michaux, le célèbre botaniste de Vauréal, explorateur de l’Amérique du Nord.