L'actualité de la Nature

Temps de neige, temps des grives

La tempête Gabriel a blanchi le parc du château de Menucourt, et la neige met en valeur les baies rouges des grands houx à  l’entrée du parc.

Fruits du houx © CACP – Gilles Carcassès

Mais par endroits des grappes sont presque vides. Qui sont les gourmands ? Seraient-ce nos amis les merles ?

Mangés ! © CACP – Gilles Carcassès

Je me poste à  proximité pour tenter de démasquer les coupables. Au bout de quelques minutes, des oiseaux arrivent, mais ils restent cachés par le feuillage persistant et je ne peux pas les photographier ! J’arrive à  en suivre un qui se pose sur un arbre voisin pour digérer un peu.

Grive mauvis – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Avec ce beau sourcil blanc, et cette grande tache rouge sous l’aile, pas de doute, c’est une grive mauvis. Cette espèce migratrice niche en Europe du Nord. Elle arrive parfois en nombre en Ile-de-France avec les vagues de froid et les épisodes neigeux.

Grappes de cotonéaster pillées par les grives- Menucourt © CACP – Gilles Carcassès
Grive litorne – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Dans les jardins du village, ce sont des grives litornes qui volent d’arbres en arbres, surveillant de loin les enfants qui vont à  l’école et les parents qui en reviennent. Elles s’abattent sur les haies des jardins dès que tout est calme. Au sommet des cotonéasters, les grappes les plus accessibles font l’objet d’une véritable razzia ! Les grives mauvis ne sont pas en restent et se joignent au festin.

Les grives litornes sont de très beaux oiseaux richement colorés. Ce sont aussi des migrateurs qui nous viennent d’Europe du Nord, elles voyagent souvent en compagnie des grives mauvis. Ouvrez l’œil dans vos jardins !

L'actualité de la Nature

Le pic mar

Poste de nourrissage des oiseaux au parc du château de Grouchy © CACP – Gilles Carcassès

C’est un endroit secret dans le parc du château de Grouchy. Cette vieille souche a été discrètement équipée de crochets. Un inconnu (peut-être un photographe animalier ?) y suspend des boules de graisse pour les oiseaux. Les promeneurs passent à  dizaine de mètres sans rien remarquer…

Pic et mésanges – Osny © CACP – Gilles Carcassès

Et l’open bar du parc attire des clients ! Ici, de gauche à  droite, un pic, une mésange charbonnière, une mésange bleue. Il est bizarre ce pic avec ce dessin blanc sur la nuque. Et si ce n’était pas le classique pic épeiche ? J’attends qu’il relève la tête pour en avoir le cœur net !

Pic mar – Osny © CACP – Gilles Carcassès

Bingo ! Pas de moustache noire raccordée au bec, et une grande calotte rouge, c’est un pic mar ! Il y a quelques décennies encore, c’était un oiseau très rare en Ile-de-France, mais il gagne du terrain. Il a déjà  été vu sur la commune d’Osny en 2014. Serait-il nicheur ? Il le serait à  Menucourt : affaire à  suivre…

Retrouvez d’autres articles sur des pics :

Bà»che à  la noisette (pour comparer avec le pic épeiche)

Sus aux fourmis

Le pic noir

L'actualité de la Nature

Nos observations ornithologiques 2018

Mésange charbonnière dans un frêne © CACP – Gilles Carcassès

Comme chaque année, nous avons participé au Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) en avril et mai, afin d’avoir un aperçu de la faune nicheuse sur le territoire de Cergy-Pontoise.

Retrouvez dans notre Rapport STOC 2018 tous les détails de ces comptages.

Voici illustrées quelques-unes des tendances régionales :

Accenteur mouchet – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

L’accenteur mouchet est en net déclin en Ile-de-France : sa population a diminué de 51 % sur la période 2004-2017 !

mésange bleue à  la mangeoire © Gilles Carcassès

La mésange bleue se porte mieux : ses effectifs ont augmenté de 22 % pendant la même période de référence.

Roitelets huppés © CACP – Gilles Carcassès

Quant aux roitelets huppés, ils sont en forte progression (+114 %).

Elle a couvé six œufs cette année © CACP – Gilles Carcassès

Comme chaque année, un couple de cygnes tuberculés a construit son nid dans le bassin du parc François-Mitterrand à  Cergy. Cette année, la famille cygne a quitté les lieux beaucoup plus tôt que les années précédentes, faisant beaucoup de déçus parmi les habitués qui se régalent chaque année à  observer les cygneaux.

Héron cendré – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

Le héron cendré est toujours bien présent sur Cergy-Pontoise, notamment à  l’île de loisirs, même si ses effectifs nous ont paru en baisse. On le voit parfois au parc François-Mitterrand intéressé par les poissons rouges qui y pullulent malheureusement à  cause du nourrissage abusif par le public. Il est souvent observé aussi au bord de l’étang du parc du château de Menucourt.

Le repas de la mouette rieuse – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Les hérons ne sont pas les seuls à  consommer les poissons rouges !

Accenteur assommé – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Cet accenteur mouchet est resté quelques heures inerte après avoir heurté la passerelle vitrée de notre immeuble. Il a fini par s’en remettre et est reparti à  ses occupations.

Pipit farlouse dans la neige © CACP – Gilles Carcassès

Parmi les observations de migrateurs à  Cergy-Pontoise, notons la présence à  l’Ile-de-loisirs en février 2018 de ce pipit farlouse qui picorait dans la neige.

Retrouvez nos articles :

Où sont passé les oiseaux ?

Festin de samares

Pipit farlouse, bel oiseau de l »Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

Le secret de l’accenteur

Acrobaties aux mangeoires

P(i)af

2017 : une année riche en observations ornithologiques

L'actualité de la Nature

Bà»che à  la noisette

Pic épeiche, 25 décembre 2018 – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

Mais que cherche-t-il ce pic épeiche, à  piocher ainsi à  grands coups de bec dans une branche de mon arbre de Judée ?

Pic épeiche © CACP – Gilles Carcassès

Aurait-il trouvé une larve blanche bien dodue ? Mon bel arbre, attaqué par des scolytes ou d’autres insectes xylophages ? Une inspection s’impose.

Forge de pic épeiche © CACP – Gilles Carcassès

Fausse alerte ! Mon arbre est sain. Ce pic a utilisé une petite cavité (on appelle cela une forge) pour y coincer une noisette trouvée par terre au jardin. Il ne reste plus que la coquille percée et quelques mini-miettes projetées autour.

Le pic retirera-t-il la noisette consommée pour en placer une autre ? Je vais surveiller…

Retrouvez d’autres histoires de pics :

Sus aux fourmis

Le pic noir

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Caneton de Noà«l

Cane colvert et son caneton – Parc François-Mitterrand à  Cergy, le 12 décembre 2018 © CACP – Gilles Carcassès

Voilà  qui n’est pas banal ! Un caneton en cette saison ? On ne doute de rien chez les canards colverts de Cergy-Pontoise !

Chez cette espèce, les premières pontes de l’année débutent fin février et les dernières pontes de remplacement sont possibles jusqu’à  fin juillet. L’incubation étant de 28 jours, les derniers-nés de l’année peuvent arriver fin aoà»t, mais pas en décembre ! C’est peut-être ici le fait d’une jeune femelle inexpérimentée qui se serait laissée influencer par la douceur automnale. Encore un effet du changement climatique ?

Caneton – parc François-Mitterrand à  Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Dès leur naissance, les canetons quittent le nid et se nourrissent seuls, mais ils sont protégés et surveillés de près par leur mère.

Sources :

Le canard colvert, par l’ONCSF

Noà«l au balcon… pour les canetons, par la LPO Alsace

Retrouvez nos articles :

Oh ! Des bébés !

Le rouge-queue noir

Heureux évènement

Je suis fan du Poussin

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Les corneilles du château de Versailles

Au château de Versailles © CACP – Gilles Carcassès

Que fait-elle perchée sur le bras de Latone, cette corneille noire ? Guetterait-elle les miettes de gâteaux des visiteurs, étonnamment nombreux en cette fin novembre ? Mon guide me dit qu’elle digère, en profitant du point de vue.

Corvus corone, la corneille noire © CACP – Gilles Carcassès

Celle-ci se livre à  un drôle de manège : elle cherche les bulbes de narcisses que les jardiniers ont planté dans ce massif et les arrache un à  un avec son bec ! Le bulbe qu’elle vient d’extirper a roulé dans le caniveau en pavés de grès.

Bulbe de narcisse sorti de terre © CACP – Gilles Carcassès

Veut-elle en manger les jeunes racines, ou cherche-t-elle des insectes intéressés par ces bulbes ? Ce n’est peut-être qu’un jeu après tout… Je crois ces oiseaux suffisamment intelligents pour cela !

Ma promenade se poursuit au Potager du Roi où toutes les cultures maraîchères mais aussi fruitières sont conduites en bio. J’interroge le responsable du site : quels ravageurs impactent le plus vos cultures ? Les doryphores ? Les carpocapses ? Les pucerons ? Non non, ce sont des oiseaux.

Je crois deviner : ces intrépides corneilles ? Les pigeons ramiers ? Les étourneaux ? Non, ce sont les perruches à  collier : elles arrivent par centaines et dévorent absolument tout. Aucun fruit mà»r ne leur échappe, ces oiseaux sont une catastrophe pour notre verger !

Retrouvez nos articles :

Agent 003

Maître corbeau

Elevée à  la baguette

L’invasion de la perruche à  collier

L'actualité de la Nature

Chouette sortie

Hibou moyen-duc © Morgane Lecoq

La Maison de la nature de Vauréal organise une sortie en soirée à  la découverte des rapaces nocturnes, dans le bois de Lieux. L’animation en sera assurée par un ornithologue de la LPO. Pour tous renseignements et pour s’inscrire, cliquez sur l’image ci-dessous :

Les observations faites ce soir-là  seront l’occasion d’enrichir l’atlas participatif de la biodiversité de Vauréal !

Retrouvez notre article :

Vauréal lance un atlas participatif de biodiversité !

L'actualité de la Nature

Un visiteur d’exception !

Tichodroma muraria, le tichodrome échelette – La Roche-Guyon © François Lelièvre

Très à  l’aise sur les surfaces verticales, le tichodrome échelette passe son temps à  explorer les fissures pour y déloger avec son long bec les araignées et les menus insectes dont il se nourrit. C’est un oiseau typiquement montagnard, un habitué des falaises et des corniches inaccessibles. Les spécialistes rapportent qu’il tapisse souvent son nid de poils de chamois ! Ses ailes largement tachées de rouge et son vol papillonnant lui donnent une allure singulière, mais il reste d’ordinaire très discret et difficile à  observer.

Parfois certains individus effectuent une migration hivernale en plaine. On les voit alors sur les clochers des églises ou les hauts murs des châteaux. C’est le cas de celui-ci qui défraie la chronique naturaliste parisienne. Le lieu de sa découverte est devenu en quelques jours le rendez-vous incontournable des ornithologues bardés de téléobjectifs et de longues vues. Merci au talentueux François Lelièvre pour le prêt de cette photo !

Le château de La Roche-Guyon vu depuis son superbe potager fruitier © Gilles Carcassès

Sources :

Le tichodrome échelette, par oiseaux.net

La Roche-Guyon : un oiseau rare s’est installé au château ! Le Parisien du 20 novembre 2018

Retrouvez nos articles :

Au potager fruitier du château de La Roche-Guyon

Un autre migrateur occasionnel au château de La Roche-Guyon

L'actualité de la Nature

L’école régionale d’ornithologie 2019

Inventaire ornithologique dans le cadre du Suivi temporel des Oiseaux Communs © CACP Gilles Carcassès

L’Agence régionale de la biodiversité en Ile-de-France annonce la création de l’école régionale d’ornithologie. Ouverte à  tous et gratuite à  condition d’adhérer à  la LPO, elle permet aux débutants d’acquérir en trois semaines une solide formation permettant d’animer des sorties ornithologiques à  destination du grand public et de participer en tant que bénévole aux inventaires participatifs sur les populations d’oiseaux. Les amateurs non débutants peuvent aussi bénéficier de cette formation en deux semaines au lieu de trois.

Une sortie d’observation des oiseaux à  l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP Gilles Carcassès

Les places sont limitées et les motivations des candidats seront examinées avec attention. Les préinscriptions sont ouvertes !

Alors, ils sont où ces ornithologues ? © CACP – Gilles Carcassès

Retrouvez quelques-uns de nos articles sur les oiseaux :

2017, une année riche en observations ornithologiques

Où sont passés les oiseaux ?

Que faire d’un oiseau blessé ou tombé du nid ?

Les oiseaux rares de l’Aren’Ice

Retenir le chant des oiseaux

L'actualité de la Nature

Les bronzés à  la plage

Vanneau huppé – Neuville-sur-Oise © CACP – Mathilde Vassenet

Un plumage aux reflets bronze

Neuville-sur-Oise et Jouy-le-Moutier, communes au bord de l’Oise, ont subi il y a quelques mois des inondations. Contraignantes pour les humains, ces inondations sont au contraire très bénéfiques pour la biodiversité, créant des micro-habitats riches en espèces. Depuis quelques semaines, nous observons un petit groupe de vanneaux huppés, au plumage mordoré et à  la coiffure extravagante, dans le champ au bord de l’Oise le long du boulevard de l’Hautil. Une mare temporaire est apparue suite aux inondations permettant aux vanneaux de venir s’y nourrir.

Vanneaux © CACP – Mathilde Vassenet

Le vanneau huppé est un limicole, c’est-a-dire qu’il se nourrit de petits crustacés et invertébrés présents dans la vase.  Ces couples nichent très probablement sur le territoire de l’agglomération de Cergy-Pontoise. La nidification se fait au sol, et le nid édifié par le mâle est légèrement en hauteur afin que la femelle puisse voir les alentours. Elle y pond environ quatre œufs. Sur la photographie ci-dessus on aperçoit en premier plan Monsieur punk et sa grand huppe. Derrière, Madame, plus discrète, possède une huppe courte et sa tête est moins contrastée.

Retrouvez notre article sur cette espèce :

Vanneaux