L'actualité de la Nature

Etat de santé de la biodiversité en àŽle-de-France

Lever le voile sur une notion abstraite

La presse mentionne souvent le « déclin de la biodiversité ». Mais à  quoi cela fait-il référence ? Que signifie le fait de « perdre de la biodiversité » ? Voici quelques outils pour bien comprendre les chiffres de la biodiversité.

Le moineau domestique a perdu 73 % de ses effectifs en àŽle-de-France sur la période 2003-2016 (source : ARB-idf) © Marion Poiret

La perte de biodiversité rassemble les trois phénomènes suivants :

  • l’extinction d’espèces, totalement ou localement,
  • le régression des effectifs au sein d’une espèce, ou l’homogénéisation de son patrimoine génétique,
  • la réduction des milieux par artificialisation, destruction, désertification ou pollution.

Quels indicateurs ?

Il paraît donc difficile de considérer un chiffre unique qui décrive l’ensemble de ces trois éléments. En revanche, des études présentent des faits concernant des espèces ou des groupes d’espèces bien précis. Nous en avons déjà  présenté quelques-unes dans ce blog, concernant les oiseaux et les papillons notamment.

Le flambé, un papillon protégé et quasiment menacé en Ile-de-France © CACP – Marion Poiret

Pour la Région àŽle-de-France, l’Agence Régionale de la Biodiversité en àŽle-de-France (ARB-idf) propose des synthèses claires, complètes et régulièrement mises à  jour sur les différents milieux et espèces du territoire.

Elles permettent d’appréhender certaines tendances concernant la nature en ville :

Les populations de papillons et d’oiseaux dans les villes ont fortement diminué ces dernières années. On parle ici de perte de biodiversité à  cause de la régression des effectifs.

Evolution des effectifs de papillons et d’oiseaux dans les parcs urbains entre 2006 et 2014 © ARB-idf

En revanche, la flore urbaine a, elle, une croissance importante. Ces dernières années le nombre d’espèces de plantes des trottoirs a grimpé de plus de 90%.

Evolution du nombre d’espèces de plantes en ville entre 2009 et 2015 © ARB-idf

On suppose que cela est dà», au moins en partie, à  l’arrêt de l’utilisation des désherbants dans de nombreuses communes d’àŽle-de-France (dont celles de Cergy-Pontoise !).

La perte de biodiversité est donc une notion toute relative et il convient de ne pas faire d’amalgames hasardeux. L’ARB-idf présente ses résultats sous différentes approches pour démêler tous les chiffres de la biodiversité :

Que faire ?

On l’a vu pour les plantes urbaines, des actions concrètes de gestion permettent de protéger la nature, en ville et ailleurs. Mais la première des choses à  développer est, selon nous, la connaissance. Partagée, elle permet une prise de conscience collective. C’est aussi une étape indispensable à  toute analyse dans les processus de décision en matière d’aménagement et de gestion.

La sagine rampante, petite plante des trottoirs méconnue © CAPC – Emilie Périé

En tant que chargés de mission biodiversité, notre rôle est de connaître et faire connaître la biodiversité du territoire. Nous participons aux différents protocoles ayant permis à  l’ARB-idf de réaliser ces rapports, mais il est difficile, scientifiquement parlant, de produire le même genre de résultats à  l’échelle de l’agglomération. Le nombre de données est trop faible et les biais trop grands pour fournir des chiffres réellement pertinents.

En revanche, une méthode envisageable pour développer la connaissance du territoire est la mise en place d’un Atlas participatif de biodiversité. La Ville de Vauréal a démarré le sien récemment. Peut-être est-ce la première pierre à  l’édifice d’un Atlas communautaire de Cergy-Pontoise ?

Seriez-vous prêts à  participer avec nous ?

Pour en savoir plus

Qu’est-ce qu’un atlas communal de la biodiversité ? par le Ministère de la Transition écologique et solidaire

Les chiffres clés de la biodiversité à  l’échelle nationale, par l’Agence Française pour la Biodiversité

Les listes rouges régionales, par l’Agence Régionale de la Biodiversité àŽle-de-France

Retrouvez dans nos pages les espèces présentées dans cet article  :

Le flambé

La sagine rampante

Voir aussi :

La nature, source de solutions, à  Cergy-Pontoise

L'actualité des jardins

Apprendre par l’échange et l’expérience : le jardin école de Vauréal

Plantation collective au jardin pédagogique – atelier du 12 mai 2018  © CACP – Marion Poiret
  • Jardiner en préservant la biodiversité
  • Echanger et apprendre dans un lieu collectif
  • Fréquenter et entretenir un espace public

Voici les défis relevés par un petit groupe d’habitants dans le jardin pédagogique de Vauréal.

Ce jardin est le fruit de la collaboration entre la commune de Vauréal et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise : un lieu d’apprentissage, d’échange et de partage créé en 2018, dans le cadre du PCAET  partenarial (Plan Climat Air Energie Territorial) dont une des actions vise à  favoriser les pratiques de jardinage respectueuses de la biodiversité.

Le terrain a été mis à  disposition par la commune. Le jardin, situé dans un quartier pavillonnaire, se compose de plusieurs espaces préalablement aménagés par les services techniques de la ville : un potager clôturé, une haie de démonstration, une jardinière de plantes aromatiques. Sur une dizaine d’ateliers d’avril à  octobre 2018, l’association B.A.BA, mandatée par la CACP, diffuse les bonnes pratiques du jardinage écologique et expérimente sur place avec les habitants.

Installation au jardin des plants de courge, préalablement semés puis entretenus chez les habitants  – 12 mai 2018 © CACP – Marion Poiret
Vue du jardin école, le lundi 11 juin 2018 © CACP – Marion Poiret
La milpa, technique agricole traditionnelle de cultures associées, pratiquée par les Amérindiens © CACP – Marion Poiret
Le hérisson a son propre accès © CACP – Marion Poiret
Le long de la clôture, place aux petits fruits. Ici des groseilles à  maquereaux © CACP – Marion Poiret

Le jardin a bel allure et les participants sont ravis. A l’évidence, c’est une belle réussite : un grand merci aux équipes municipales de Vauréal pour leur implication !

Dans le jardin des Taillis voisin, le gazon est conduit depuis ce printemps en prairie à  vocation pédagogique. Des animations spécifiques sur la découverte de la faune et de la flore du jardin école et de la prairie auront lieu en juillet et en septembre avec la cellule biodiversité de l’agglomération et l’OPIE

Et voici un petit aperçu de la prairie et de ses premiers habitants :

La prairie du jardin des taillis © CACP – Gilles Carcassès
Deux orchidées sont présentes, dont Ophrys apifera, l’ophrys abeille © CACP – Marion Poiret
L’azuré commun ou azuré de la bugrane (Polyommatus icarus), sur une inflorescence de plantain lancéolé © CACP – Marion Poiret

Ce petit papillon, très commun, fréquente les milieux ouverts (prairies, jardins, talus, bords de route…). les chenilles se nourrissent de trèfle, de luzerne, de lotier corniculé et de diverses autres plantes de la famille des fabacées.

La coccinelle à  7 points (Coccinella septempunctata) viendra peut être visiter le potager © CACP – Marion Poiret

Retrouver d’autres articles :

Le choix de la prairie

Les auxiliaires du jardin, comment les favoriser

Découvrons les auxiliaires

Les plantes favorables aux insectes auxiliaires

Devenir un jardinier éco responsable

Le retour de l’ophrys abeille

L'actualité de la Nature

Les espèces, comptez-vous

Muscari comosum - Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès
Muscari comosum – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

A votre avis, combien existe-t-il d’espèces de plantes en France (métropole et Outre-mer) ? Le nouveau référentiel taxonomique national (TAXREF version 10.0) qui vient d’être mis en ligne sur le site de l’INPN nous renseigne : il dénombre 27 738 espèces de plantes vasculaires.

En 2016, la biodiversité française compte officiellement 182 498 espèces de champignons et de représentants de la faune et de la flore, terrestres et marins.

L’Outre-mer contribue pour presque la moitié à  ce résultat, alors qu’on estime que 20 à  30% seulement des espèces y ont été identifiées. Pour ce qui concerne la métropole, les scientifiques estiment que 80 à  90 % de sa biodiversité est recensée, soit aujourd’hui 101 167 espèces.

La biodiversité mondiale serait de l’ordre de  2 000 000 d’espèces.

Le communiqué de presse du Muséum national d’Histoire naturelle

 

L'actualité de la Nature

La bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise célèbre la nature

Exposition sur la biodiversité à  la bibliothèque universitaire Saint-Martin © Gilles Carcassès
Neuf panneaux sur la biodiversité à  la bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise – site de Saint-Martin © Gilles Carcassès

La bibliothèque universitaire de Cergy-Pontoise (site de Saint-Martin) nous a emprunté une partie de l’exposition « Juste sous nos yeux » consacrée à  la biodiversité ordinaire de Cergy-Pontoise. Ces panneaux, fruit d’une collaboration avec l’Office du tourisme de Cergy-Pontoise, mettent en valeur le travail sensible du photographe Lionel Pagès. Notre participation avait consisté à  repérer et préparer les sujets sur le terrain, accompagner le photographe pour les prises de vue et rédiger les textes et légendes.

biblio2Cette belle exposition que vous pourrez admirer jusqu’au 10 février 2017 est l’occasion de présenter une vingtaine de livres de la bibliothèque, à  emprunter, qui traitent des différents aspects de la biodiversité.

La bibliothèque universitaire de Saint-Martin est spécialisée en sciences –biologie, mathématiques, physique, informatique- et techniques de commercialisation.

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Toute la lumière

Traces de lapins roses dans la nuit © Gilles Carcassès
Traces de lapins roses dans la nuit © Gilles Carcassès

Toute la lumière sera faite sur l’éclairage nocturne et ses conséquences sur la biodiversité grâce à  ce dossier très complet édité par la Mission Economie de la Biodiversité de la Caisse des Dépôts. Il rappelle qu’environ 30% des vertébrés et plus de 60% des invertébrés sont de mœurs nocturnes et qu’entre 1992 et 2012, le nombre de points lumineux en éclairage public a augmenté en France de 89%. Or, la faune peut être très impactée par cet éclairage.

Le dossier présente en détail les impacts des différents types de lumière pour les différentes classes de la faune sauvage. Voici deux tableaux de synthèse :

source

 

lumière2

Le dossier comprend un chapitre de recommandations :

  • ne pas éclairer quand ce n’est pas utile.
  • préserver l’obscurité naturelle des espaces protégés.
  • éviter d’équiper d’un éclairage d’ambiance les sites sensibles pour la biodiversité, notamment les arches de ponts et les berges de cours d’eau ou de plan d’eau.
  • limiter au maximum, par le choix de l’équipement, les déperditions hors de la surface utile à  éclairer. Bien sà»r, ne jamais éclairer le ciel, ni la surface de l’eau.
  • optimiser l’espacement entre luminaires, et le temps d’éclairage en fonction de l’usage et de la biodiversité .
  • choisir les lampes en fonction des sensibilités au spectre lumineux de la faune présente dans les sites à  équiper (les poissons ou les amphibiens n’ont pas les mêmes sensibilités aux caractéristiques de la lumière que les oiseaux ou les mammifères).
Tarentola mauritanica en chasse sous la lumière d'un lampadaire © Gilles Carcassès
Tarentola mauritanica en chasse nocturne sur un mur éclairé © Gilles Carcassès

Certains animaux savent profiter de l’aubaine de l’éclairage public, c’est le cas de cette tarente observée en Provence occupée à  gober les papillons de nuit piégés par la lumière de ce lampadaire n° B17.

Les chercheurs du Muséum se penchent sur les effets de la pollution lumineuse sur l’activité des chauve-souris.

 

L'actualité de la Nature

COP 21 : la biodiversité crée le changement

La conférence de Paris sur les changements climatiques se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015, au parc des expositions du Bourget. A proximité du périmètre officiel des négociations, un espace dédié accueillera la société civile.

Au sein de l’espace Génération climat du Bourget, le grand public pourra rencontrer les chercheurs, les collectivités territoriales, le secteur privé, les ONG autour de tables rondes, de conférences, de débats, d’expositions, de projections et de nombreux stands. Voici l’occasion de rencontrer Natureparif sur le stand de la Région Ile-de-France, d’aller voir l’exposition de la Ligue pour la Protection des Oiseaux « le lien entre changement climatique et avifaune » ou celle de l’association Humanité et Biodiversité « climat et biodiversité, des enjeux liés ».

Sortie de crise ? © Gilles Carcassès
Sortie de crise ? © Gilles Carcassès

C’est aussi l’occasion de comprendre que la question du réchauffement climatique n’est pas seulement une affaire énergétique.

Si les changements climatiques impactent fortement la biodiversité, celle-ci bouleverse en retour les équilibres et peut amplifier les dérèglements du climat. Mais la nature est aussi une alliée précieuse dans la lutte contre le changement climatique. La relation climat – biodiversité est en fait si intime qu’elle nous engage à  repenser nos actions de lutte contre le changement climatique en nous fondant sur le monde vivant.

Quelques débats et conférences ciblés :

Natureparif sera présente sur le stand de la Région Ile-de-France avec les autres organismes associés, et vous invite le 1er décembre pour un débat sur l’agriculture ainsi que le 2 pour une journée spéciale Biodiversité…Découvrez leur programme ici

  • le 02-12 /15h – 18h30 : la nature source de solutions pour le changement climatique, une vision partagée des peuples premiers (Conseil régional Ile de France, Paroles de nature)
  • le 08-12 / 15h – 16h30 : climat et biodiversité, fondement et exemples des stratégies d’action (Humanité et Biodiversité)l
  • le 10-12 / 15h – 16h30 : des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique (UICN)
  • le 11-12 / 14h30 – 16h : climat et biodiversité, enjeux et solutions (OREE)
  • le 12-12 / 15h15-16h45 biodiversité et changement climatique (CSPNB et FRB)

programme des conférences débat

L’avifaune française et le changement climatique : espèces indicatrices – LPO

biodiversité et climat : le janus du changement global par Robert Barbault et Jacques Weber

clip de Natureparif : la nature une solution au changement climatique en Ile-de-France

climat et biodiversité : enjeux et pistes de solutions – OREE

 

L'actualité des jardins

Modificateur d’ambiance

Rue de la préfecture à  Cergy © Gilles Carcassès
Mur végétalisé rue de la préfecture à  Cergy (mai 2014) © Gilles Carcassès

Le mur végétal de la rue de la préfecture de Cergy est ici illuminé par les reflets du soleil couchant sur la façade de l’hôtel d’agglomération de Cergy-Pontoise. Les bien nommées campanules des murailles et les pompons blancs des luzules lui donnent un aspect fleuri.

Cette falaise verdoyante cache en réalité une structure en cages d’acier et toile synthétique, consommatrice d’eau, d’engrais et d’électricité (pour l’arrosage intégré). Mais il faut reconnaître que l’effet est très réussi et rend la déambulation des piétons dans cette rue en tranchée beaucoup plus plaisante.

Qu’en est-il des bénéfices environnementaux de cet aménagement ?

Dans les centres urbains très denses, murs et toitures végétalisés participent au maillage de la trame verte et aux corridors écologiques ; ils peuvent aussi avoir un effet positif sur le micro climat local, et fixent les poussières.

Par ailleurs, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement Méditerranée s’est intéressé à  quantifier l’atténuation sonore dans cette rue. Son étude montre des effets positifs : les bruits de la circulation automobile sont légèrement atténués par un effet de diffusion dà» au feuillage pour les hautes fréquences, et les moyennes fréquences sont en partie absorbées par le substrat de plantation.

La présentation de l’étude du CETE Méditerranée sur le mur végétal de Cergy

Les murs végétaux, adaptation au changement climatique

L'actualité de la Nature

Dans l’antre du tigre

Corythucha ciliata © Gilles Carcassès
Caché sous une écorce de platane, Corythucha ciliata – Cergy, quartier Grand centre © Gilles Carcassès

Le tigre, c’est lui ! Cette punaise en dentelle, appelée tigre du platane, est une espèce nord-américaine, elle est arrivée en France en 1975. C’est un ravageur important du platane, et ses piqures provoquent la décoloration des feuilles. Elle passe l’hiver au chaud dans les anfractuosités de l’écorce.

Elle est ici en compagnie de collemboles qui consomment des matières organiques en décomposition.

Nous avons décollé quelques plaques d’écorce morte sur un tronc de platane, à  la recherche d’autres bestioles.

© Gilles Carcassès
Un collembole © Gilles Carcassès

Ce collembole nous montre un profil hirsute. Les collemboles appartiennent à  une classe voisine de celle des insectes. Ce sont de tout petits arthropodes très primitifs.

© Gilles Carcassès
Dromius quadrimaculatus © Gilles Carcassès

Ce petit coléoptère de la famille des Carabidae est un grand chasseur de collemboles.

© Gilles Carcassès
Halyzia sedecimguttata © Gilles Carcassès

La grande coccinelle orange à  16 points blancs a les yeux cachés sous une curieuse visière translucide. Cette espèce se nourrit de spores et du feutrage de champignons qui colonisent les feuilles des arbres, comme les oà¯diums.

Pour en savoir plus, quelques publications de l’INRA :

Les tigres

Les collemboles

Les coccinelles mycophages

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Birdlab à  la ferme

Mésange bleue - ferme d'Ecancourt © Gilles Carcassès
Mésange bleue – ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier) © Gilles Carcassès

La Ferme d’Ecancourt a installé deux mangeoires plateaux garnies de graines de tournesol pour l’observation publique des oiseaux. Elles se trouvent près de la mare, derrière les bâtiments de la ferme.

Avec ce dispositif, la Ferme d’Ecancourt participe à  l’expérience BirdLab, mis au point par le Muséum national d’Histoire naturelle et AgroParisTech. BirdLab est un jeu scientifique d’observation, son objectif est de rassembler des informations sur le comportement de nourrissage hivernal des oiseaux.

Pour jouer à  BirdLab, il suffit de télécharger l’application gratuite sur son smartphone, et de fabriquer ses deux mangeoires selon le protocole. Vous pouvez aussi profiter de celles de la Ferme d’Ecancourt, qui vous invite le 31 Janvier 2015 à  14h à  une animation démonstration BirdLab.

Au programme : 

  • Présentation du dispositif « Birdlab »
  • Identification des oiseaux présents dans les mangeoires du dispositif « Birdlab »
  • Entrainement sur l’application

La Ferme d’Ecancourt vous attend nombreux avec votre smartphone (adultes et enfants de plus de 10 ans) ! Pensez à  vous inscrire par mail contact@ferme.ecancourt.fr  ou téléphone 01 34 21 17 91 avant le 30 Janvier 2015.

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/?p=2264

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/?p=2220

La vidéo de présentation de l’expérience

L'actualité de la Nature

Museau pointu turlututu…

© Marion Poiret
Une souris ? Pas du tout… Ce micromammifère photographié à  la base de loisirs de Cergy-Pontoise, n’est pas un rongeur  mais un insectivore, comme le hérisson ou la taupe.  © Marion Poiret

La musaraigne, qui compte une dizaine d’espèces en France, fouine jour et nuit à  la recherche d’insectes, d’escargots, d’araignées, de cloportes et de vers de terre,  consommant journellement son propre poids de nourriture. Cet appétit insatiable s’explique par la nécessité de maintenir son métabolisme à  un niveau élevé. Ceci fait de la musaraigne un allié précieux au jardin pour réguler les populations de ravageurs.

Des signes externes distinctifs permettent de reconnaitre les musaraignes : un museau allongé pourvu de nombreux poils tactiles, des pattes antérieures munies de cinq doigts griffus (les souris n’en n’ont que quatre), des yeux minuscules (ce qui n’est pas le cas des souris, ni des hérissons).

© Marion Poiret
La patte antérieure de la musaraigne © Marion Poiret

L’étude directe des populations de micromammifères est difficile car ceux-ci sont très discrets et ont pour la plupart une vie principalement nocturne et souterraine. L’observation et la détermination des restes osseux contenus dans les pelotes de réjection des rapaces nocturnes (chouette effraie, chevêche…) est une méthode simple et éprouvée.

© Marion Poiret
L’usage de clefs de détermination basées sur les caractères du crâne et de la dentition permet d’identifier les proies ingurgitées. © Marion Poiret
© Marion Poiret
Les insectivores se reconnaissent aisément par une denture pointue, complète (présence de canines) et ininterrompue (absence d’espace vide sans dents entre les molaires et les incisives. Cet espace sans dents est appelé diastème chez les rongeurs. (cliquer sur l’image pour bien la voir) © Marion Poiret
© Marion Poiret
Chez les musaraignes (les soricidés), la couleur des pointes de dents est essentielle. Les musaraignes se divisent en deux sous-familles : les musaraignes à  dents rouges (deux genres : Sorex et Neomys), les musaraignes à  dents blanches (un seul genre : Crocidura). © Marion Poiret

Parmi les plus communes de nos musaraignes, nous pouvons citer la musaraigne musette (Crocidura russula) et la musaraigne couronnée (Sorex coronatus, très proche de Sorex araneus).

Analyser les pelotes de réjection LPO

 les pelotes de réjection, animation FCPN

un précieux auxiliaire du jardin, comment l’accueillir – Noà«