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Le show des insectes

A l’Office du Tourisme de Cergy-Pontoise les insectes sont à  l’honneur en cette fin de mois d’avril. Avec Joà«l Tribhout, conteur et entomologiste, venez découvrir le vaste monde des petites bêtes en images (exposition photo du 27 avril au 08 mai) et en sons (conférence le 30 avril à  16h).

Les informations pratiques :

Pour l’exposition

Pour la conférence

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La grande consoude

Symphitum officinale, de son nom latin, est une jolie plante vivace et mellifère, très commune dans notre région, de la famille des BORAGINACEAE.

Symphitum officinale – Eragny-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

La consoude est une classique des zones à  humidité accrue telles que les fossés, les roselières, les ripisylves, les prés humides, etc… Elle mesure entre 60 et 90 centimètres de haut. Sa belle floraison rose ou blanche en clochettes tubulées s’étale de mai à  juillet.

Symphytum officinale – Eragny-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

Ses longues feuilles sont assez épaisses et de forme ovale-lancéolées. L’intégralité de la plante est pourvue d’une forte pilosité hérissée. On peut également ajouter que les tiges sont dites « ailées », c’est à  dire qu’elles présentent des excroissances plates sur toute leurs longueurs.

Les feuilles de la consoude sont réputées pour, une fois frites à  la poêle, avoir un goà»t très similaire à  du poisson ; mais je n’ai jamais essayé…

Symphytum officinale et Bombus terrestris – Eragny-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

Retrouvez ici d’autres BORAGINACEAE :

La buglosse toujours verte

La pulmonaire à  longues feuilles

Une plante scorpion ?

Vipérines

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Barbe à  papa

Compsopogon caeruleus – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Que sont ces filaments roses au fond de la mare pédagogique du ru de Liesse à  Saint-Ouen l’Aumône ?

La couleur est nettement plus franche quand on les regarde sans le filtre de l’eau. Un vrai rose bonbon ! Mais je ne m’y risquerais pas, cela n’a pas l’air bien comestible.

Compsopogon caeruleus – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

D’avis de spécialistes, il s’agit probablement d’une algue rouge du nom de Compsopogon (Compsopogon caeruleus). Cette algue est plutôt blanche lorsqu’elle est en vie et rosit à  sa mort. A priori, c’est une espèce exotique, potentiellement invasive. La mare en est remplie, mais l’algue n’a pas l’air de se propager ailleurs (dans le ru notamment).

Mare pédagogique – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Son arrivée la plus plausible serait par le rejet d’eaux d’aquarium dans la mare. On rappelle donc que, même si cette couleur rose est plutôt esthétique, rejeter des éléments vivants dans le milieu naturel n’est en général par une idée judicieuse. D’autant plus lorsque les espèces en question n’existent pas naturellement dans le milieu en question.

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Les characées

Les lichens

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La cardamine des bois

Vue sur les bords du rue de Liesse, voici le portrait d’une jolie fleur blanche. La cardamine flexueuse aussi appelée cardamine des bois est une petite plante de la famille des BRASSICACEAE assez commune dans notre région.

Cardamine flexuosa – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

Comme son nom l’indique, cette cardamine apprécie les boisements mais également les milieux humides ombragés comme les ruisseaux et les forêts rivulaires. Une autre espèce très commune dans notre région lui ressemble comme deux gouttes d’eau, la cardamine hirsute. Afin de les différencier l’une de l’autre, il existe un moyen imparable : la flexueuse présente une pilosité bien marquée alors que, paradoxalement, l’hirsute est glabre.

Feuilles et tiges poilues de Cardamine flexuosa – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

Cette cardamine bisanuelle fleurit blanc d’avril à  juin et possède des feuilles composées à  petits folioles pétiolulées.

Fleurs et fruits de Cardamine flexuosa – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

Retrouvez ici d’autres BRASSICACEAE :

L’alliaire

De la moutarde dans l’eau

L’herbe aux chantres

La capselle bourse-à -pasteur

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Un petit nouveau chez les hôtels à  insectes

Banc / hôtel à  insecte – Cergy © ba-BA – Emilie Beinchet

Sont-ce des bancs ? Ou des hôtels à  insectes ? Eh bien les deux !

Ces nouveaux objets ont été conçus et réalisés en collaboration avec l’association ba-BA. Ce sont bien des bancs, sur lesquels vous êtes invités à  vous assoir et à  profiter d’une pause dans le parc François Mitterrand à  Cergy. Mais leurs faces arrières sont aménagées pour accueillir tout un cortège d’insectes : des bourdons, des abeilles sauvages, des coccinelles, des papillons, des chrysopes …

Pas de panique, aucune de ces petites bêtes ne se nourrit de mollets ! D’autant plus que les faces internes des bancs, celles en contact avec les jambes, sont bien fermées. C’est un bon moyen de partager l’espace avec les autres espèces. Et confort garanti pour l’observation des insectes !

Essai des bancs – Cergy © CACP – Emilie Périé

Les collègues l’ont étrenné à  la pause café. L’installation est adoptée !

Le projet a été financé par le Conseil Départemental du Val d’Oise dans le cadre de l’appel à  projets Pollinisateurs Sauvages en Val d’Oise.

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Les Sedum de l’agglo

Au sein de l’agglo, nous pouvons dénombrer en tout quatre espèces indigènes dites comme étant des « Sedum » ou des « Orpin », toutes appartenant à  la famille des CRASSULACEAE : Sedum acre / Orpin âcre, Sedum album / Orpin blanc, Sedum rupestre / Orpin des rochers, Hylotelephium telephium / Orpin reprise.

Sedum acre – © CACP – Gilles Carcassès

L’orpin âcre, également appelé poivre des murailles ou encore vermiculaire, est la plus petite de nos espèces d’orpins (8 à  15 cm). Elle fleurit jaune de juin à  juillet et a de très courtes feuilles d’environ 3 millimètres. Il est le plus commun de tous les sedum de notre région.

Sedum album – © CACP – Gilles Carcassès

L’orpin blanc, un peu plus grand que son cousin l’orpin âcre, est reconnaissable à  sa belle floraison blanche en corymbe et à  ses reflets rouges, pourpres au niveau de ses tiges et de ses feuilles.

Sedum rupestre – © CACP

Sedum rupestre, l’orpin des rochers est quant à  lui bien plus grand que les deux précédents, il monte jusqu’à  40 cm de haut. Ses feuilles vertes glauques sont linéaires, de forme plus ou moins cylindrique et cuspidées. Il fleurit de juillet à  aoà»t en corymbe réfléchi de fleurs jaunes, d’où son autre nom commun l’orpin réfléchi.

Hylotelephium telephium – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Contrairement aux trois Sedum précédents que l’on retrouve le plus souvent dans les vieux murs de pierres, l’orpin reprise pousse uniquement en pleine terre, dans des sols riches semi-ombragés tels que les lisières de forêts, les talus et les fruticées. On le reconnait au premier coup d’œil ne serait-ce que par sa taille imposante, jusqu’à  70 cm et à  ses fleurs roses ou pourpres rassemblées en grands corymbes. Ses feuilles sont vertes claires, nettement dentées et bien planes.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica : Sedum album, Sedum acre, Sedum rupestre, Hylotelephium telephium

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La pariétaire

Le nombril-de-Vénus

La cymbalaire des murailles

Polypodes

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La grenouille verte

Pelophylax kl esculentus, la grenouille verte – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

Bien vu ! Cachée sous les lentilles d’eau, c’est bien une grenouille verte qui profite du soleil au bord de la mare Bicourt à  Courdimanche.

Pelophylax kl esculentus, la grenouille verte – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

En réalité, c’était plutôt 40 grenouilles vertes qui se réchauffaient sur les bords de l’eau. En voilà  déjà  7 !

Pelophylax kl esculentus, la grenouille verte – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

On parle plus facilement du complexe des grenouilles vertes. Car en plus de se cacher sous les lentilles, les espèces de grenouilles vertes sont très difficiles à  différencier les unes des autres. Et s’hybrident !

Les deux espèces de base sont la grenouille de Lessona, une petite grenouille indigène en France, et la grenouille rieuse, bien plus grande, qui était cantonnée au nord est du pays et a été largement introduite sur tout le territoire. Leur hybride s’appelle la grenouille comestible, ou grenouille verte commune. Et à  part le chant, il y a peu de critères bien visibles pour les différencier.

Malheureusement, à  l’heure de la sieste, celles-ci étaient bien silencieuses. Contrairement à  celles vues dans la mare des Larris en 2019, qui sont donc cette fois plutôt des grenouilles rieuses.

En termes de probabilités on s’orientera donc vers l’hybride, la grenouille verte commune pour nos 40 individus de la mare Bicourt.

Quelque soit l’espèce, on rappelle que les amphibiens sont tous protégés à  l’échelle nationale ; et que les migrations et reproductions sont en cours, prenez garde aux traversées de route de ces petites bêtes ! Si vous trouvez un amphibien sur la route évitez de le toucher à  mains nues pour le ramener sur le bas côté. Privilégiez les gants voire l’utilisation d’objets naturels (branches, feuilles) pour le toucher.

Sources :

La grenouille verte, INPN

Apprendre les chants des amphibiens

La grenouille verte, par QuelEstCetAnimal?

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La buglosse des Linandes

Lors d’une opération de terrain sur la future zone d’accompagnement des Linandes, nous sommes tombés face à  une plante tout à  fait intéressante. Une chose était sà»re, avec des fleurs semblables à  celles d’un myosotis et des feuilles ressemblant à  celles de la consoude ou de la bourrache, nous avions bien affaire à  une BORAGINACEAE.

Pentaglottis sempervirens – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

Il nous faut alors procéder à  son identification parmi les différents représentants de cette famille qui peuple notre territoire… Conclusion, une plante très rare dans le Val d’Oise : Pentaglottis sempervirens, la buglosse toujours verte.

Feuilles de Pentaglottis sempervirens – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

Attention aux confusions ! Les feuilles de buglosse bien développées comme celle-ci peuvent être confondues avec celle de la pulmonaire à  longue feuille.

Fleurs de Pentaglottis sempervirens – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

Cette vivace est également utilisée dans les compositions de massifs, il est donc aussi fréquent qu’elle soit subspontanée dans les parcs et les jardins.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

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La pulmonaire à  longues feuilles

Petits bleus de printemps

Vipérines

La buglosse des champs