A l’Office du Tourisme de Cergy-Pontoise les insectes sont à l’honneur en cette fin de mois d’avril. Avec Joà«l Tribhout, conteur et entomologiste, venez découvrir le vaste monde des petites bêtes en images (exposition photo du 27 avril au 08 mai) et en sons (conférence le 30 avril à 16h).
La consoude est une classique des zones à humidité accrue telles que les fossés, les roselières, les ripisylves, les prés humides, etc… Elle mesure entre 60 et 90 centimètres de haut. Sa belle floraison rose ou blanche en clochettes tubulées s’étale de mai à juillet.
Ses longues feuilles sont assez épaisses et de forme ovale-lancéolées. L’intégralité de la plante est pourvue d’une forte pilosité hérissée. On peut également ajouter que les tiges sont dites « ailées », c’est à dire qu’elles présentent des excroissances plates sur toute leurs longueurs.
Les feuilles de la consoude sont réputées pour, une fois frites à la poêle, avoir un goà»t très similaire à du poisson ; mais je n’ai jamais essayé…
Que sont ces filaments roses au fond de la mare pédagogique du ru de Liesse à Saint-Ouen l’Aumône ?
La couleur est nettement plus franche quand on les regarde sans le filtre de l’eau. Un vrai rose bonbon ! Mais je ne m’y risquerais pas, cela n’a pas l’air bien comestible.
D’avis de spécialistes, il s’agit probablement d’une algue rouge du nom de Compsopogon (Compsopogon caeruleus). Cette algue est plutôt blanche lorsqu’elle est en vie et rosit à sa mort. A priori, c’est une espèce exotique, potentiellement invasive. La mare en est remplie, mais l’algue n’a pas l’air de se propager ailleurs (dans le ru notamment).
Son arrivée la plus plausible serait par le rejet d’eaux d’aquarium dans la mare. On rappelle donc que, même si cette couleur rose est plutôt esthétique, rejeter des éléments vivants dans le milieu naturel n’est en général par une idée judicieuse. D’autant plus lorsque les espèces en question n’existent pas naturellement dans le milieu en question.
Vue sur les bords du rue de Liesse, voici le portrait d’une jolie fleur blanche. La cardamine flexueuse aussi appelée cardamine des bois est une petite plante de la famille des BRASSICACEAE assez commune dans notre région.
Comme son nom l’indique, cette cardamine apprécie les boisements mais également les milieux humides ombragés comme les ruisseaux et les forêts rivulaires. Une autre espèce très commune dans notre région lui ressemble comme deux gouttes d’eau, la cardamine hirsute. Afin de les différencier l’une de l’autre, il existe un moyen imparable : la flexueuse présente une pilosité bien marquée alors que, paradoxalement, l’hirsute est glabre.
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Sont-ce des bancs ? Ou des hôtels à insectes ? Eh bien les deux !
Ces nouveaux objets ont été conçus et réalisés en collaboration avec l’association ba-BA. Ce sont bien des bancs, sur lesquels vous êtes invités à vous assoir et à profiter d’une pause dans le parc François Mitterrand à Cergy. Mais leurs faces arrières sont aménagées pour accueillir tout un cortège d’insectes : des bourdons, des abeilles sauvages, des coccinelles, des papillons, des chrysopes …
Pas de panique, aucune de ces petites bêtes ne se nourrit de mollets ! D’autant plus que les faces internes des bancs, celles en contact avec les jambes, sont bien fermées. C’est un bon moyen de partager l’espace avec les autres espèces. Et confort garanti pour l’observation des insectes !
Au sein de l’agglo, nous pouvons dénombrer en tout quatre espèces indigènes dites comme étant des « Sedum » ou des « Orpin », toutes appartenant à la famille des CRASSULACEAE : Sedum acre / Orpin âcre, Sedum album / Orpin blanc, Sedum rupestre / Orpin des rochers, Hylotelephium telephium / Orpin reprise.
L’orpin âcre, également appelé poivre des murailles ou encore vermiculaire, est la plus petite de nos espèces d’orpins (8 à 15 cm). Elle fleurit jaune de juin à juillet et a de très courtes feuilles d’environ 3 millimètres. Il est le plus commun de tous les sedum de notre région.
L’orpin blanc, un peu plus grand que son cousin l’orpin âcre, est reconnaissable à sa belle floraison blanche en corymbe et à ses reflets rouges, pourpres au niveau de ses tiges et de ses feuilles.
Sedum rupestre, l’orpin des rochers est quant à lui bien plus grand que les deux précédents, il monte jusqu’à 40 cm de haut. Ses feuilles vertes glauques sont linéaires, de forme plus ou moins cylindrique et cuspidées. Il fleurit de juillet à aoà»t en corymbe réfléchi de fleurs jaunes, d’où son autre nom commun l’orpin réfléchi.
Contrairement aux trois Sedum précédents que l’on retrouve le plus souvent dans les vieux murs de pierres, l’orpin reprise pousse uniquement en pleine terre, dans des sols riches semi-ombragés tels que les lisières de forêts, les talus et les fruticées. On le reconnait au premier coup d’œil ne serait-ce que par sa taille imposante, jusqu’à 70 cm et à ses fleurs roses ou pourpres rassemblées en grands corymbes. Ses feuilles sont vertes claires, nettement dentées et bien planes.
Sources :
Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
On parle plus facilement du complexe des grenouilles vertes. Car en plus de se cacher sous les lentilles, les espèces de grenouilles vertes sont très difficiles à différencier les unes des autres. Et s’hybrident !
Les deux espèces de base sont la grenouille de Lessona, une petite grenouille indigène en France, et la grenouille rieuse, bien plus grande, qui était cantonnée au nord est du pays et a été largement introduite sur tout le territoire. Leur hybride s’appelle la grenouille comestible, ou grenouille verte commune. Et à part le chant, il y a peu de critères bien visibles pour les différencier.
Malheureusement, à l’heure de la sieste, celles-ci étaient bien silencieuses. Contrairement à celles vues dans la mare des Larris en 2019, qui sont donc cette fois plutôt des grenouilles rieuses.
En termes de probabilités on s’orientera donc vers l’hybride, la grenouille verte commune pour nos 40 individus de la mare Bicourt.
Quelque soit l’espèce, on rappelle que les amphibiens sont tous protégés à l’échelle nationale ; et que les migrations et reproductions sont en cours, prenez garde aux traversées de route de ces petites bêtes ! Si vous trouvez un amphibien sur la route évitez de le toucher à mains nues pour le ramener sur le bas côté. Privilégiez les gants voire l’utilisation d’objets naturels (branches, feuilles) pour le toucher.
Lors d’une opération de terrain sur la future zone d’accompagnement des Linandes, nous sommes tombés face à une plante tout à fait intéressante. Une chose était sà»re, avec des fleurs semblables à celles d’un myosotis et des feuilles ressemblant à celles de la consoude ou de la bourrache, nous avions bien affaire à une BORAGINACEAE.
Il nous faut alors procéder à son identification parmi les différents représentants de cette famille qui peuple notre territoire… Conclusion, une plante très rare dans le Val d’Oise : Pentaglottis sempervirens, la buglosse toujours verte.
Attention aux confusions ! Les feuilles de buglosse bien développées comme celle-ci peuvent être confondues avec celle de la pulmonaire à longue feuille.
Cette vivace est également utilisée dans les compositions de massifs, il est donc aussi fréquent qu’elle soit subspontanée dans les parcs et les jardins.
Sources :
Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot