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Protéger votre patrimoine naturel, la Région vous aide

La Région àŽle-de-France a lancé en mai un nouveau dispositif pour la valorisation de « 500 petits patrimoines naturels en àŽle-de-France ». Tout propriétaire ou locataire, public ou privé, d’un espace de nature d’une surface comprise entre 50 m² et 20 000 m² peut candidater pour voir son site labellisé, à  condition de signer une charte de bonnes pratiques de gestion écologique. Les lauréats recevront un kit pour favoriser la biodiversité sur leurs espaces et pourront bénéficier d’un accompagnement vers d’autres dispositifs financiers de la Région.

Profitez-en, vous avez jusqu’au 5 aoà»t pour candidater !

Prairie fleurie © CACP – Emilie Périé

Retrouvez ici :

Le règlement de participation

Un article détaillé sur le dispositif

Le guide des aides Petit patrimoine

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Les filipendules

Il y a peu nous avons été alerté par Sylvain, notre partenaire à  l’île de loisirs, de l’éventuelle présence d’une espèce rare de filipendule aux étangs de Cergy. Après quelques photos et vérifications, nous avons en effet pu confirmer la présence de Filipendula vulgaris, espèce officiellement mentionnée « très rare » dans notre département, d’après l’Atlas de la flore patrimoniale du Val d’Oise.

En voilà  une excellente nouvelle et également une bonne occasion de consacrer un article aux deux espèces présentes sur notre territoire : Filipendula vulgaris et Filipendula ulmaria.

Filipendula vulgaris – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

Comme en témoigne la forme typique des fleurs, nous sommes en présence de plantes de la famille des ROSACEAE. Elles sont toutes les deux vivaces, indigènes et fleurissent blanc vers la fin de printemps/début d’été.

Filipendula ulmaria – Osny © CACP – Gilles Carcassès

Filipendula ulmaria, la reine des prés ou fausse spirée est, au contraire de se cousine, très commune sur notre territoire. Elle mesure jusqu’à  1m20 de haut et possède des feuilles pubescentes, stipulées et munies de maximum 9 paires de gros folioles dentés. Elle pousse dans les milieux à  humidité accrue tels que les mégaphorbiaies, roselières, pieds de berges, fossés humides…

Feuilles et fleurs de Filipendula vulgaris – Cergy © CACP – Emilie Périé

Filipendula vulgaris, la spirée filipendule ou filipendule commune a quant à  elle des fleurs plus grosses et des feuilles à  paires de folioles plus fins mais beaucoup plus nombreux par rapport à  ulmaria. Elle mesure de 30 à  60 cm. Cette espèce ne pousse d’ailleurs pas du tout dans les mêmes milieux que la précédente, en effet elle apprécie les situations sèches et ensoleillées comme les pelouses sablocalcaires, les landes silicocalcaires, les chênaies pubescentes…

Peuplement de Filipendula ulmaria – Osny © CACP – Gilles Carcassès

Les filipendules, tout comme le saule blanc, sont utilisées dans la médecine surtout pour leurs propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques. Elles entrent dans la composition de la fameuse aspirine.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Atlas de la flore patrimoniale du Val d’Oise par Fabrice Perriat, Sébastien Filoche et Frédéric Hendoux

Tela Botanica : Filipendula ulmaria, Filipendula vulgaris

Retrouvez ici d’autres plantes de la famille des ROSACEAE :

L’aigremoine

Les fausses fraises de Grouchy

Agenda

Changement climatique : un rendez-vous du développement durable à  ne pas manquer !

Toute l’équipe de la Direction de projets Transition écologique vous convie à  cette conférence pour tous publics. On y parlera notamment adaptation au changement climatique et solutions fondées sur la nature. On espère vous y voir nombreux !

Retrouvez ici des précédents rendez-vous du développement durable :

2020 : les sciences participatives

2019 : les espèces dites invasives

2017 : Zéro phyto

2016 : sol et biodiversité

2015 : la ville potager

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Les collemboles : un extraterrestre dans mon jardin ?

Vue de côté d’un Sminthurus viridis – Cergy © CACP – Naomi Gaillard

Durant une session SPIPOLL pour l’étude sur les cimetières vivants, une drôle de chose sur le pissenlit que j’observe attire mon attention : une toute petite bébête, à  peine visible à  l’œil nu. Ni une, ni deux, j’arme l’objectif de mon appareil photo, active le zoom et prend ce cliché. Mais qu’est-ce donc que cette étrange petite chose semblant sortir tout droit d’un film d’extraterrestres ?

Eh bien, il s’agit d’un collembole. Ils ont longtemps été classés parmi les insectes à  cause de leurs 3 paires de pattes, mais aujourd’hui ils ont leur propre classe et ont été classés dans le même sous-embranchement que les insectes, les Hexapodes (Hexapoda). Les collemboles sont considérés comme les plus anciens Hexapodes, puisqu’on considère que leur présence sur Terre remonte à  plus 400 millions d’années, bien avant les premiers insectes ! Ce sont de petits arthropodes qui vivent le plus souvent dans le sol et dont la taille varie de 0,2 à  4 millimètres. Ils sont donc très difficiles à  apercevoir et certains nécessitent même un microscope pour espérer pouvoir entrevoir le bout de leurs antennes.

Vue de côté d’un Sminthurus viridis – Cergy © CACP – Naomi Gaillard

Celui-ci est relativement bien visible à  l’œil nu puisqu’il mesure entre 2 et 4 millimètres. Après une recherche sur le site du nom de AquaNat Photo qui permet d’aider à  l’identification des collemboles, il s’agirait d’un Sminthurus viridis mais, sans matériel macrophotographique adapté, impossible de le confirmer avec certitude. En tout cas, il est certain qu’il appartient à  l’ordre des Symphypleona avec son corps globulaire et ses longues antennes.

Il n’y a maintenant plus qu’à  espérer pour lui qu’un accenteur mouchet (hautement possible) ou qu’un triton alpestre (très peu probable) ne se trouve pas à  proximité, car ce sont tous les deux des prédateurs des collemboles…

Sources :

Collembole, dans l’encyclopédie Universalis

Sminthurus viridis par AquaNat Photo

Retrouvez d’autres collemboles dans ces articles :

Dans mon compost, les collemboles

Un collembole violet

Un collembole rondouillard

Un article écrit par Naomi, en stage avec nous ce printemps.

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La campanule à  feuilles de pêcher

En voilà  une inattendue ! Lors d’une session d’observation EPOC au cimetière de Maurecourt, entre étourneaux sansonnet, linottes mélodieuses, pics verts…, une plante qui poussait sur une des tombes attira notre attention.

Campanula persicifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

Une chose est sà»re, avec des fleurs violettes de cette forme, nous avions bien affaire à  une campanule. Mais de quelle espèce s’agissait-il ? Après quelques recherches, en prenant en compte la taille marquante de ses fleurs et la forme assez fine de ses feuilles, le verdict est tombé : Campanula persicifolia, la campanule à  feuilles de pêcher.

Feuilles de Campanula persicifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

Les feuilles inférieures dentées et lancéolées ressembleraient à  celles du pêcher, d’où son nom. Comme pour la plupart des autres campanules, certains individus comportent une floraison blanche. Bien que ce soit assez rare c’est un élément à  ne pas oublier quand on est sur le terrain.

Fruits de Campanula persicifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

Pouvoir observer cette si belle floraison est un privilège étant donné que cette espèce de la famille des CAMPANULACEAE est actuellement très rare dans notre région. Voici donc une nouvelle fois la preuve que les herbes folles poussant à  l’improviste entre les tombes ou dans les trottoirs sont dignes d’intérêt.

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

Retrouvez ici d’autres plantes des cimetières :

Les Sedum de l’agglo

Les linaires

La cymbalaire des murailles

La pariétaire

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Chiendent pied-de-poteaux

Lors d’une prospection STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) aux Hauts-de-Marcouville à  Pontoise, nous sommes tombés nez à  nez face à  une sacrée curiosité de la nature.

Cynodon dactylon – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Un chiendent pied-de-poule qui poussait dans un poteau de clôture, en voilà  une étonnante découverte ! C’est vrai, à  quoi bon pousser sur le plancher des vaches lorsque l’on peut viser bien plus haut ?

Habituellement cette POACEAE a un développement plutôt traçant (rampant) et ne monte pas à  plus de 40 centimètres de haut. Mais définitivement mère nature n’a pas fini de nous étonner car cet individu a décidé qu’il atteindrait le sommet de ce poteau quoi qu’il en coà»te, certainement pour rechercher la lumière.

Cynodon dactylon – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Le chiendent pied-de-poule, également appelé cynodon, est assez reconnaissable grâce à  son fruit en forme, comme son nom l’indique, de « pied de poule » et ses courtes feuilles à  ligules poilues.

Inflorescence sèche à  gauche et feuilles à  droite de Cynodon dactylon – Pontoise © CACP – Emilie Périé

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica

Retrouvez par ici d’autres curiosités de mère nature :

Une mante au Grand centre ?

Anomalies végétales

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Madame Faisan

Phasianus colchicus, faisan de Colchide – Cergy © CACP – Emilie Périé

Bravo à  Pascale, Christian, Murielle, Catherine qui ont répondu les premiers, et à  tous les autres qui ont repérés une femelle de faisan dans le champ de bourraches. Il y avait bien deux corneilles noires cachées derrière les fleurs, mais là  c’est notre faisan qui nous intéresse.

A la différence du mâle, très coloré, la femelle est beaucoup plus sobre, dans les teintes grises et brunes. Elle est toutefois d’assez grande taille avec une longue queue qui permet de la reconnaitre même de loin.

L’équipe a décidé de baptiser celle-ci Angarhad. On espère que son nom lui plaira.

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Les résédas

Le genre Reseda, appartenant à  la famille des RESEDACEAE, se divise en quatre espèces dans notre région. Deux espèces indigènes sortent du lot par leurs larges répartitions sur notre territoire : Reseda lutea et Reseda luteola.

Reseda lutea – Saint-Ouen-l’Aumône © CACP – Emilie Périé

Le réséda jaune ou réséda bâtard est la plus commune des deux espèces. Il mesure de 30 à  70 centimètres de haut et fleurit en grappe de fleurs jaune pâle, verdâtre de juin à  aoà»t. Ses feuilles sont segmentées et ondulées/gaufrées.

Reseda luteola – Cergy © CACP – Emilie Périé

Le réséda des teinturiers ou mignonette jaunâtre est la version plus grande du réséda jaune : des grappes de fleurs 2 fois plus grandes et plus fines, des grandes feuilles entières et lancéolées et tout ceci pour une hauteur maximum de 1 mètre de haut.

Bombus terrestris sur Reseda luteola – Cergy © CACP – Emilie Périé

Les deux espèces vues précédemment peuvent pousser dans les mêmes types de milieux, en effet elles apprécient les talus, friches, bermes, décombres, etc…

Sources :

Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Tela Botanica : Reseda lutea, Reseda luteola.

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Retours en images de la Fête de la Nature 2022

La semaine dernière a eu lieu la Fête de la Nature et vous étiez nombreux à  venir célébrer avec nous la découverte et l’émerveillement face à  la diversité des formes de vie. Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de se joindre aux activités proposées par nos services, voici quelques images et retours de ce qui a été vu.

Trame noire et faune nocturne

Jeudi soir le groupe, emmené par Thomas de Biotope, a découvert les impacts de la pollution lumineuse sur la faune et la flore ainsi qu’un focus sur l’écologie des chauves-souris. Equipé de son détecteur à  ultra-sons Thomas a pu enregistrer les cris de deux pipistrelles qui ont accompagné les promeneurs.

Le groupe lors des explications sur la pollution lumineuse © CACP – Emilie Périé

Au passage, admiration de la vue depuis Courdimanche vers Cergy, la Défense et même Paris ; on voit bien le halo lumineux dégagé par les grandes villes.

Vue sur l’agglomération et la Défense © CACP – Emilie Périé

Diversité et écologie des chauves-souris

Vendredi soir, petits et grands ont suivi Audrey de la Ferme d’Ecancourt pour tout apprendre des chauves-souris : anatomie, cycle de vie, alimentation, diversité des espèces, … Les participants sont incollables !

Le groupe à  la découverte des différentes espèces de chauves-souris © CACP – Emilie Périé

Qui imaginait qu’il existait autant d’espèces différentes ?

Découverte de l’anatomie d’une chauve-souris © CACP – Emilie Périé

La chauve-souris étant un vertébré (et un mammifère), l’organisation de ses membres est la même que la notre.

Sauvages de ma rue

Samedi ce sont les explications de Matthieu que les participants ont suivi pour découvrir la flore sauvage des trottoirs de Boisemont : lampsane, picride, cymbalaire, mercuriale, tout le monde était au rendez-vous.

Matthieu présentant la lampsane commune © CACP – Emilie Périé

Et bien entendu la star de la visite : le nombril de Vénus, qui a bien refleuri depuis notre dernière visite !

Umbilicus rupestris, nombril de Vénus © CACP – Emilie Périé

On vous donne rendez-vous l’année prochaine ?