L'actualité de la Nature

Grand choix de canards sauvages

Tadorne de Belon © Gilles Carcassès
Tadorne de Belon © Gilles Carcassès

Janvier n’est pas que le mois des soldes. C’est aussi le meilleur moment pour l’observation des canards hivernants. Un petit tour à  l’étang du Corra (Saint-Germain-en-Laye) et à  la base de loisirs de Cergy-Pontoise me permet de vous présenter quelques espèces.

Le tadorne de Belon fréquente l’été les rivages côtiers. Il piétine et fouille la vase à  la recherche de vers, de crustacés ou de petits mollusques. Les couples sont unis pour la vie et nichent dans des terriers de lapins (non occupés !). Cette espèce protégée est un hivernant rare en Ile-de-France. Quatre à  six couples se reproduisent chaque année dans notre région. L’étang du Corra est un des huit sites franciliens de reproduction avérée pour cette espèce.

Canard chipeau © Gilles Carcassès
Canard chipeau femelle © Gilles Carcassès

Le canard chipeau est majoritairement végétarien. On reconnaît cette espèce au miroir blanc sur l’aile. Ses effectifs sont passés pour l’Ile-de-France de 20 individus hivernants à  plus de 1000 en dix ans. Encore un effet du changement climatique ?

Deux canards chipeaux mâles © Gilles Carcassès
Deux canards chipeaux mâles © Gilles Carcassès

Le canard chipeau mâle a le bec noir, celui de la femelle a une bordure orange. Les deux photographies ci-dessus ont été prises à  l’étang du Corra, mais on peut voir aussi tout l’hiver des canards chipeaux à  la base de loisirs de Cergy-Pontoise.

Canards souchets © Gilles Carcassès
Canards souchets © Gilles Carcassès

Le canard souchet mâle est vivement coloré, et sa femelle est beaucoup plus terne. Mais tous les deux se reconnaissent aisément à  la forme étonnante du bec taillé pour filtrer les particules comestibles à  la surface de l’eau. A l’étang du Corra, il y en avait trois ces jours-ci, mais ils ne se sont pas approchés. Cette photo du mois d’avril 2013 a été prise au même endroit.

Canard siffleur © Gilles Carcassès
Canard siffleur © Gilles Carcassès

Le mâle du canard siffleur émet un son flà»té caractéristique « ou i ou… ». Il se déplace en troupes parfois importantes. A la base de loisirs de Cergy-Pontoise, il y en avait quatre le 2 janvier 2015, et ils sont restés timidement au milieu de l’étang, d’où la faible définition de ma photo prise de très loin. La tête marron (avec une bande jaune au sommet pour le mâle), la bande alaire blanche, le bec gris à  pointe noire sont de bons critères de détermination. C’est un hivernant rare en Ile-de-France.

La liste rouge régionale des oiseux nicheurs d’Ile-de-France

Bibliographie :

  • Les oiseaux d’Ile-de-France, nidification, migration, hivernage / Delachaux et Niestlé.
  • Le guide ornitho / Delachaux et Niestlé
L'actualité des jardins

Les nouveaux champs du possible

L'attaque de la larve de syrphe sur un puceron du rosier © Gilles Carcassès
Biocontrôle au naturel à  Cergy-Pontoise : l’attaque d’une larve de syrphe sur un puceron du rosier – photo prise au pied de la préfecture à  Cergy © Gilles Carcassès

Le plan Ecophyto lancé par le gouvernement en 2008 n’a pas tenu ses promesses de réduction de l’emploi des pesticides. C’est pourquoi le député Dominique Potier a été missionné pour proposer une nouvelle version de ce plan. Après avoir auditionné 200 personnes, représentant 90 structures, il vient de remettre son volumineux rapport au Premier ministre.

Il propose un nouveau plan, articulé en six axes, le cinquième étant consacré aux jardins et aux espaces à  vocation publique. Pour cet axe, ses propositions prioritaires sont les suivantes (Annexe 9 du rapport) :

  • Mettre en place des chartes régionales entre les distributeurs, les pouvoirs publics et les associations de jardiniers amateurs
  • Communiquer sur les produits de substitution et sur une meilleure tolérance à  l’herbe et développer la notoriété de la plate-forme Jardiner Autrement et de l’outil Hortiquid
  • Ne plus autoriser la vente en libre-service des produits qui seront interdits en 2022
  • Renforcer la collecte et l’élimination des produits non utilisés et des emballages vides
  • Mettre en place un système d’agrément pour les jardiniers amateurs agissant dans un cadre collectif
  • Inciter les intercommunalités et les organisations gestionnaires d’espaces à  contraintes spécifiques à  s’engager dans la réduction de l’usage des pesticides
  • Intégrer les pesticides dans l’éco-conditionnalité des aides et un volet pesticides dans les conventions territoriales entre les agences de l’eau et les collectivités régionales
  • Renforcer la recherche et développement et développer la fonction d’institut technique non agricole de Plante & Cité
  • Rendre plus performant le site ecophytozna-pro.fr pour la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques

Le rapport fait aussi des propositions sur le devenir de la loi Labbé, l’évolution des compétences intercommunales et la mutualisation. Ci-dessous, le texte de son chapitre E 45 « Accompagner la trajectoire Zéro phyto dans les espaces à  vocation publique », qui évoque notamment l’épineuse question du désherbage.

p 158 du rapport de Dominique Potier
p 158 du rapport de Dominique Potier

Pour en savoir plus : le rapport du député Potier

http://www.journaldelenvironnement.net/article/ecophyto-de-l-echec-au-rebond,53818

L'actualité de la Nature

Au gui !

Les grands peupliers de la base de loisirs de Cergy sont couverts de boules de gui. © Gilles Carcassès
Les peupliers de la base de loisirs et au loin l’église de Cergy. © Gilles Carcassès

Les grands peupliers de la base de loisirs de Cergy-Pontoise portent de nombreuses boules de gui.

un coup de vent a arraché ce pied femelle chargé de fruits. © Gilles Carcassès
Un gros coup de vent a arraché ce pied femelle chargé de fruits. © Gilles Carcassès
Très jeune pied de gui © Gilles Carcassès
Bébé gui © Gilles Carcassès

La jeune génération va prendre la relève. Lorsque la graine de gui a germé sur une branche, ses racines s’enfoncent dans le bois pour y puiser la sève brute et provoquent cette déformation en massue.

Expérience : la baie du gui est-elle juteuse ? © Gilles Carcassès
Expérience : la pulpe du fruit du gui est-elle juteuse ? © Gilles Carcassès

Surprise ! La pulpe file et s’étire de façon spectaculaire. Pas étonnant qu’on en fasse de la glu.

Un merle a fait son nid dans une boule de gui. © Gilles Carcassès
Un merle (ou une grive) a fait son nid dans une boule de gui. © Gilles Carcassès

Ca, c’est du super camouflage ! Alors, le gui une plaie pour les arbres, un bienfait pour les oiseaux ?

La mésange bleue sur une aubépine - base de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
La mésange bleue sur une aubépine – base de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès

Les mésanges bleues sont expertes pour trouver les embryons de gui sur les branches : elles en raffolent.

Les grives draines, quant à  elles, consomment les baies. En laissant leurs fientes sur des branches, elles participent activement à  la dissémination du gui. Je me mets en chasse, je trouverai bien une grive draine photogénique. En voici une bien grosse, on dirait, là -bas :

Accipiter nisus © Gilles Carcassès
Accipiter nisus – base de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès

Pas du tout une grive ! C’est un épervier mâle, attiré dans le secteur par de grands vols de tendres chardonnerets.

Sources :

Le gui une plante dispersée par les oiseaux, par biologie.ens-lyon

Le gui une plante fourragère, par Zoom Nature

L'actualité des jardins

VigiJardin : indispensable à  tous les jardiniers

vigijardin

Vous êtes perplexe devant un dégât au jardin : maladie, ravageur, autre chose ?

VigiJardin est là  pour vous aider, gratuitement et en toute simplicité. Il suffit de vous laisser guider jusqu’au diagnostic puis d’accéder par l’onglet « symptômes et dégâts » à  la fiche technique qui expose pour chaque cas toutes les préconisations préventives et curatives, respectueuses de l’environnement.

Ce nouveau service vous est offert par Jardiner Autrement. Il est le fruit d’une collaboration entre la Société Nationale d’Horticulture de France et l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).

Les autres outils Ephytia développés par l’INRA sont de véritables mines d’informations, par exemple pour identifier et connaître…

– les auxiliaires du jardin :

http://ephytia.inra.fr/fr/C/18479/Biocontrol-Fiches-auxiliaires-ravageurs

– la flore auxiliaire :

http://ephytia.inra.fr/fr/C/20119/hypp-La-flore-auxiliaire

– les herbes indésirables :

http://ephytia.inra.fr/fr/C/11081/hypp-Les-adventices-des-cultures-HYPPA

L'actualité des jardins

Et si on faisait une spirale à  aromatiques ?

la spirale à  insectes du jardin écologique du Jardin des Plantes à  Paris © Gilles Carcassès
La spirale à  aromatiques du jardin écologique du Jardin des Plantes à  Paris © Gilles Carcassès

Inviter les insectes pollinisateurs au jardin et avoir toujours sous la main les herbes aromatiques pour la cuisine ? Faites d’une pierre deux coups avec une spirale à  aromatiques.

Dans quelques mètres carrés, par ce type de construction, on réunit deux écosystèmes : un talus bien drainé favorable aux plantes des pelouses calcaires et de la garrigue, et un muret de pierres sèches monté en spirale, paradis des lézards et gîte de nombreux insectes. Les nombreuses lamiacées que l’on peut y cultiver sont parmi les plus appréciés des bourdons et des abeilles sauvages et domestiques : lavande, romarin, sauge officinale, calament, thym, serpolet, sarriette, origan, menthe, sauge sclarée… En dehors de cette grande famille, d’autres plantes vivaces conviennent aussi pour les terrains secs, par exemple le fenouil, la camomille romaine, l’aneth… Et ne négligez pas la ciboulette, si résistante à  la sécheresse.

Les fleurs de menthe sont très visitées par les abeilles sauvages © Gilles Carcassès
Les fleurs de menthe sont très visitées par les abeilles sauvages – Cergy Grand centre © Gilles Carcassès
La sauge sclarée - Cergy Grand centre © Gilles Carcassès
La sauge sclarée – Cergy Grand centre © Gilles Carcassès
L'origan, plante indigène - Neuville © Gilles Carcassès
L’origan, plante indigène – Neuville © Gilles Carcassès
Un petit modèle visible au Parc floral de Paris © Gilles Carcassès
Un petit modèle visible au Parc Floral de Paris © Gilles Carcassès

Comment construire une spirale à  insectes, par Urnanbees

L'actualité de la Nature

Des champignons attaquent la renouée du Japon !

Une exploration atentive d’une touffe de renouée du Japon dans le parc du château de Menucourt a permis de découvrir trois espèces de champignons sur cette plante invasive.

Hohenbuehelia cyphelliformis © Gilles Carcassès
Hohenbuehelia cyphelliformis, espèce assez rare, proche des pleurotes, s’attaque aux tiges herbacées © Gilles Carcassès

Ce genre se reconnaît à  l’examen microscopique par « ses cheilocystides couvertes au sommet d’un gliosphex ». Traduction : les lames présentent sur leur marge une multitude de gouttelettes de mucus qui sont autant de pièges défensifs contre les nématodes.

hymenoscyphus-scutula © Gilles Carcassès
Hymenoscyphus scutula est un champignon que l’on rencontre en troupes sur les tiges de plantes en milieu humide © Gilles Carcassès
Lachnella alboviolascens © Gilles Carcassès
Lachnella alboviolascens est fréquente sur les branches mortes © Gilles Carcassès

Il faut se rendre à  l’évidence, ces champignons ne consomment que des tiges déjà  mortes. Pour la lutte biologique contre la renouée du Japon, il faudra trouver autre chose. Encore un effort, les champignons !

Notons au passage que cette renouée réputée très néfaste pour la biodiversité héberge tout de même plusieurs espèces de champignons, dont certains sont peu communs.

Les déterminations ont été réalisées avec l’aimable collaboration du Club Mycologique Conflanais

http://www.mycocharentes.fr/pdf1/143.pdf?PHPSESSID=b21ee9628b2c93cb953b2fc2606e3120

http://jlcheype.free.fr/imagesw/hohen_cyphell.htm

http://www.mycocharentes.fr/pdf1/1787.pdf

Agenda, L'actualité de la Nature

Juste sous nos yeux

L’exposition « Juste sous nos yeux », réalisée en partenariat avec la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, est toujours visible à  l’Office du Tourisme de Cergy-Pontoise Porte du Vexin jusqu’au 30 mars 2014. Elle s’adresse à  un public familial, mais elle est également fréquentée par des groupes de patients d’un hôpital de jour, des classes avec leurs enseignants, des naturalistes amateurs. Cette exposition raconte les petits secrets de la faune et de la flore sauvage de notre territoire cergypontain.

42 panneaux pour s'émouvoir et pour s'instruire - photographies de Lionel Pagès
42 panneaux pour s’émouvoir et pour s’instruire – photographies de Lionel Pages

http://www.ot-cergypontoise.fr/Pratique/Nous-situer