Ces derniers jours la neige a recouvert le territoire d’un léger manteau blanc. Malgré la vague de froid la faune et la flore restent actives. Et sur fond blanc, certaines couleurs ressortent bien !
Comme celles du rougegorge familier qu’on voit beaucoup en ce moment.
Ou celles encore plus vives du pic épeiche mâle. On voit bien sa calotte rouge dans les branches dénudées des arbres. Et on l’entend, il a déjà commencé son tambourinage.
En àŽle-de-France on compte 5 espèces de corvidés : le geai de chêne, la pie bavarde, la corneille noire, le corbeau freux et le choucas des tours. Si les deux premiers sont bien identifiables par leurs motifs contrastés, les trois autres ont un plumage noir. Comment distinguer un choucas d’une corneille ou d’un corbeau ? Le corbeau freux a un bec blanc très caractéristique et n’est présent qu’en espace agricole, il est facile de l’écarter dans le processus d’identification. Pour la suite, voici quelques indices.
La taille : le choucas est bien plus petit que la corneille. Il se rapproche plus du pigeon domestique.
Le cri : le choucas ne croasse pas, mais il émet des « tchiak tchiak » très sonores.
Les couleurs : d’un peu plus près on distingue de nettes différences avec la corneille. Les yeux du choucas sont bleus voire blancs, et il a des teintes plus claires de gris sur la nuque.
Comme les autres corvidés le choucas est un espèce très sociale, d’une grande fidélité et d’une remarquable intelligence.
Et comme ces congénères, il lui arrive de se rendre à la mangeoire. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a rejoint cette année les rangs des espèces observables dans Birdlab. L’avez-vous vu ?
Il reste encore quelques semaines pour participer à BirdLab, profitez-en !
En parlant de Sciences participatives
Le Muséum national d’Histoire naturelle a lancé une grande enquête sur la perception publique des sciences. Elle se présente sous la forme d’un questionnaire en ligne (anonyme) que vous pouvez trouver sur ce lien. Ca ne prend pas longtemps, et cela fait avancer la recherche !
Le roitelet huppé, Regulus regulus, est un tout petit oiseau. C’est même le plus petit oiseau d’Europe. Il mesure moins de 10 centimètres, même le troglodyte mignon est plus grand.
En plus de cela, il a la bougeotte. Il passe furtivement de branche en branche, un coup la tête en haut, le suivant en bas, puis en vol stationnaire et de nouveau reparti sur l’arbre voisin. Il n’est pas très coopératif avec le photographe essayant de faire une mise au point.
Heureusement, on le reconnait facilement avec sa bande jaune-orange flamboyante bordée de noir. Ici, la teinte jaune uniforme (sans trace de orange) laisse penser qu’il s’agit d’une femelle. Le dos vert, le ventre blanc sale et la barre blanche sur l’aile sont aussi des critères de reconnaissance, mais bien moins visibles que ce trait jaune qui flashe à son passage.
Ce tout petit oiseau est un insectivore, on le voit à son bec fin.
On peut le rencontrer à toute période de l’année en àŽle-de-France. En ce moment il se mêle aux groupes de mésanges dans les espaces boisés. Au printemps, il affectionne particulièrement les conifères. Pendant la période de reproduction on le trouvera donc dans les parcelles denses de sapins et d’épicéas ou dans les parcs et jardins où poussent des résineux.
A l’image de sa taille, son cri et son chant sont très aigus.
Ces derniers jours j’en ai repéré dans les bois entre Cergy et Vauréal au niveau de l’axe majeur. Ils étaient accompagnés de mésanges charbonnières, mésanges bleues, mésanges nonettes et mésanges à longue queue.
Cette année la Communauté d’agglomération est candidate au budget participatif écologique de la Région àŽle-de-France. Plusieurs des projets déposés visent à protéger ou valoriser la biodiversité de notre territoire. On compte sur vous pour les plébisciter ! Les votes sont ouverts jusqu’au 8 mars.
Le principe est simple : suivez les lien ci-dessous, renseignez une adresse mail, et cliquez sur « je vote pour ». Vous pouvez soutenir autant de projets que vous le souhaitez. Voici les nôtres.
Sur cet espace, nous souhaitons pouvoir mettre en place des micro-habitats favorables à la petite faune, comme des abris à hérissons, à amphibiens, des nichoirs pour les petits passereaux, et les accompagner de panneaux explicatifs pour décrire le cycle de vie de chacun de ces petits habitants.
Avec notre délégataire de chauffage urbain, CenergY, et l’association Boomforest nous espérons pouvoir expérimenter la régénération d’une parcelle du Bois de Cergy grâce à la méthode du professeur Miyawaki.
Avec ce projet nous souhaitons pouvoir acheter et mettre en place plusieurs nichoirs spécifiques aux oiseaux du bâti – les hirondelles, martinets, faucons ou chouettes – dont l’habitat naturel (les cavités en falaise ou dans de très vieux arbres) est fortement réduit. Par cette compensation nous espérons pouvoir maintenir les populations de ces oiseaux sur notre territoire.
Mais nous ne sommes pas les seuls à proposer des projets pour faire vivre le territoire. Nos partenaires en ont aussi, comme par exemple celui de l’association Hermitage-Pissaro.
« Il s’agit de mener des opérations de nettoyage et de reconstitution de la flore des berges après un désenvasement et une élimination des végétaux intrusifs (orties, ronces, lierre) ; les ouvrages doivent être également nettoyés pour restaurer le débit d’eau propice à l’accueil de nombreux petits animaux et poissons qui y vivaient encore il y a une trentaine d’année. »
Comme tous les épilobes de la région (ils sont 11), celui-ci a des a des fleurs roses dont le stigmate est divisé en 4 parties étalées en croix. De même, les fleurs sont portées par des pédoncules assez forts, longs et souvent anguleux (la coupe est carrée).
On l’appelle aussi épilobe à grandes fleurs, car à côté de ses congénères du même genre (Epilobium) les fleurs sont beaucoup plus grandes et d’un rose très soutenu, tirant sur le pourpre. La plante elle-même est aussi plus imposante que chez les autres épilobes. Elle peut mesurer plus d’un mètre.
Quant à son épithète, hirsutum, il lui vient de sa forte pilosité. La tige, le bord des feuilles mais aussi le fruit sont poilus. Il est ainsi assez facile à reconnaître.
L’épilobe hérissé est une plante typique des zones humides. On la trouve très fréquemment sur les bords de ruisseaux, d’étangs ou dans les endroits où le sol est gorgé d’eau. Elle fait d’ailleurs partie de la liste des espèces indicatrices qui permettent de définir réglementairement un « milieu humide ».
Cette photo a été prise sur les bords de l’étang de Grouchy à Osny. En pleine période de floraison, à l’été, l’épilobe hérissé expose des rameaux chargés de violet tout autour de l’étang. Mais en ce moment, en février, il se fait plus discret. En revanche, il y a déjà beaucoup à voir sur la zone humide de Grouchy. Avez-vous profité de notre animation ?
Le crapaud commun, Bufo bufo, est un amphibien de l’ordre des Anoures. Cet ordre regroupe les amphibiens carnivores sans queue à l’âge adulte. Il affectionne les zones humides, dans les sous-bois et proches des plans d’eau. Son activité est principalement nocturne car il ne supporte pas la chaleur. En journée, il se terre dans des cavités pour rester au frais.
Sa peau peu attrayante, à l’aspect pustuleux, est son principal moyen de défense. Les tubérosités présentes sur sa peau sécrètent un venin aux propriétés antibiotiques et antiseptiques. Il contient des bufotoxines, le principal composé actif de ce poison. D’autres glandes permettent au crapaud de sécréter un mucus qui empêche le dessèchement de sa peau.
Un excellent auxiliaire
Le crapaud commun consomme les limaces et les escargots en quantité, ce qui en fait un allié précieux du jardinier. Pour favoriser sa présence, il est possible d’aménager des abris à l’aide de planches en bois, d’écorces et de pots en terre cuite.
Les matériaux utilisés ne doivent pas être traités car le crapaud pourrait s’intoxiquer. Enfin, l’arrêt des anti-limaces, des anti-mousses et de tout produits toxiques pour l’environnement, favoriserait sans nul doute son retour dans les jardins.
Un animal protégé
En raison du déclin de ses populations, cet animal fait l’objet d’une protection stricte. Tout comme le reste des amphibiens, il est interdit de manipuler ou toucher les crapauds. La Saint-Valentin approche, mais embrasser un crapaud n’est pas une solution pour trouver le prince charmant, cela risque au contraire de le tuer !
Lors de la période des amours, le crapaud rejoint les mares pour s’y reproduire. Ainsi, il peut être amené à traverser les routes sur lesquelles il finit souvent écrasé. De nombreux dispositifs sont mis en place pour tenter d’atténuer la mortalité des amphibiens en période de migration sur les routes, comme les crapauducs qui permettent aux crapauds de traverser les voies de circulation en toute sécurité.
Un recensement des amphibiens
L’Agence Régionale de la Biodiversité en àŽle-de-France a lancé un recensement afin de connaître les principaux lieux de passage des amphibiens sur nos routes en période de migration. Les résultats permettent d’identifier les zones où l’aménagement d’un crapauduc serait nécessaire. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations d’amphibiens à partir de février, lorsque débutent les migrations hivernales.
Bravo à tous ! Vous avez été très nombreux à reconnaître une pézize, et plus particulièrement la pézize écarlate, et même à donner son nom scientifique Sarcoscypha coccinea. Celle-ci m’a été ramenée par une collègue en intervention dans le Bois de Cergy au début de l’année dernière.
La pézize écarlate, comme son nom l’indique, est d’une couleur rouge franche sur sa partie interne. Elle ressemble à un emballage de Babybel comme on me l’a justement fait remarquer. Sa face extérieure est plus claire, voire blanche quand le champignon est un peu âgé. Elle pousse sur du bois mort, essentiellement en hiver. On la voit beaucoup en cette période (janvier, février).
La pézize orangée est plus uniforme, sur des teintes orange. Elle pousse directement dans le sol et plutôt à l’automne.
Ces deux espèces sont réputées comestibles, mais sans grand intérêt culinaire. En tous cas, pour nous. Certains d’entre vous ont repéré que notre champignon avait été grignoté par un escargot ou une limace qui a eu l’air de la trouver à son goà»t !
On considère généralement qu’une cuillère à café de sol contient plus d’organismes vivants qu’on ne compte d’êtres humains à la surface de la planète, et ça ce n’est que pour les organismes qui tiennent dans une cuillère ! Imaginons un peu ce que peut représenter la vie sous la surface du plancher des vaches.
C’est ce que propose PartiCitaE. Vous vous êtes déjà demandé à quel point le sol que vous fouliez était vivant ? Vous disposez désormais de 11 nouveaux protocoles pour le vérifier !
Adaptés à tout public, à faire à la maison ou dans la cour de l’école, ils sont disponibles jusqu’à la fin du mois de février et reprendrons ensuite à l’automne. Ils permettent de s’intéresser à de très diverses espèces de faune du sol : les vers de terre, les insectes et leurs larves, les arachnides, les cloportes, les escargots, les collemboles…
Et ce n’est qu’un échantillon de ce qui peut vivre sous terre. Au delà du règne animal, on retrouve d’autres organismes dans le sol. Par exemple, on estime que pour une prairie, la valeur que représente la biomasse terrestre (la masse des végétaux et du bétail) est la même que celle des bactéries et des champignons sous la surface.
Les sols naturels sont de formidables réservoirs de biodiversité et le lieu de nombreuses interactions du vivant. Il est important de les protéger, mais pour cela, il faut avant tout les connaître !
Demain, 02 février, sera la Journée Mondiale des Zones Humides. L’occasion pour nous de vous parler de ces écosystèmes si particuliers. Mais mesures COVID obligent, on vous propose cette année un format un peu différent : en autonomie.
Grâce à l’application Explorama (que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre smartphone) nous vous proposons de partir à la découverte de la zone humide du parc de Grouchy, à Osny.
Pour cela c’est très simple : rendez-vous dans le parc de Grouchy, ouvrez l’application Explorama, cliquez sur le parcours « Zone humide de Grouchy – JMZH2021 » et suivez les consignes !
Le parcours sera disponible tout le mois de février.
Et pour l’avenir ?
Si le format fonctionne, nous vous donnerons rendez-vous le 02 février 2022 pour inaugurer la nouvelle zone humide des berges de Maurecourt. En effet, en ce moment débute le chantier de création d’une zone humide connectée à l’Oise, au niveau de la sente de la Saussaie à Maurecourt. Ces travaux ont pour but de créer un milieu humide riche en biodiversité et de valoriser par la même occasion le chemin du halage et ses abords.
Il s’agit de renaturer une zone fluviale qui existait déjà . Cette zone humide permettra d’accueillir une grande variété de milieux aquatiques, de lui redonner une diversité floristique, et donc faunistique. Cette zone inondable favorisera les entrées de l’Oise dans la zone humide en cas de montée des eaux par un effet de vases communicants