Vous rappelez-vous du village des Schtroumpfs ? Ces fameux petits êtres bleus se servent des champignons comme habitations. Et bien notre champignon du jour, nous humains, nous nous en servons dans la chapellerie et pour d’autres articles d’habillement et même en tant que cube allume-feu !
Le polypore amadouvier, ou tout simplement amadouvier, est un champignon la plupart du temps assez imposant de la famille des POLYPORACEAE. On le retrouve toute l’année sur les feuillus vivants, notamment les hêtres et les bouleaux, comme sur les arbres morts encore debout ou tombés. Selon l’arbre hôte, le champignon peut prendre plusieurs formes distinctes, attention aux confusions !
Officiellement ce champignon est comestible mais sans intérêts gustatifs. On l’utilisait autrefois, pour son fort pouvoir calorifique, comme allume feu. On peut également ajouter que les plus gros spécimens sont utilisés pour fabriquer des chapeaux.
La grande toque, la scutellaire à casque, la tertianaire ou encore l’herbe judaà¯que, voici les nombreux noms de cette jolie petite LAMIACEAE. C’est une vivace qui affectionne les milieux hygrophiles, tourbeux comme les mégaphorbiaies, les fossés, les noues, en bref plus elle a les pieds dans l’eau mieux c’est.
Elle ne dépasse en général pas les 50 centimètres. De juin à juillet elle fleurit bleu violacé en corolles à tube courbés de 10 à 18 millimètres. Ses feuilles pubescentes, comme le reste de la plante, sont à dents peu profondes et sont opposées décussées, comme toutes les LAMIACEAE.
Bien vu Phelipanche et Juliet, il s’agissait bien d’un fruit d’aristoloche clématite, aussi appelée la pomerasse.
Voilà bien une plante qui pourrait sortir tout droit d’un milieu tropical ou bien venir des bords de la méditerranée. Avec des fleurs pareilles, en forme de saxophone, on l’imagine facilement pousser dans les tréfonds de la jungle amazonienne ! Pourtant, elle est bien indigène de la région.
L’aristoloche clématite, de son nom plus commun, est une plante vivace grimpante de la famille des ARISTOLOCHIACEAE. Elle fleurit jaune de mai à septembre et possède des feuilles alternes cordiformes, l’intégralité de la plante est glabre. Cette plante a tendance à apprécier les milieux humides comme les ourlets de rivières, les friches humides, les alluvions …
Comme tous les hivers nous parcourons régulièrement les abords des bassins du parc François Mitterrand pour observer les mouettes rieuses. Le défi ? Trouver une mouette baguée qui pourrait nous indiquer d’où arrive le groupe.
Après plusieurs sorties infructueuses, une étincelle dans les jumelles m’indique que l’une d’elles a du métal à une patte. Bingo !
Les mouettes sont très agitées, un passant leur lance des frittes (on ne le répétera jamais assez : cela est très mauvais pour leur santé !), la bague n’est pas plus lisible que cela. Heureusement, cette mouette est bien équipée, et un moment d’accalmie permet de lire sa deuxième bague.
Grâce au site European Colour-ring Birding nous apprenons qu’il s’agit d’une bague polonaise. Ni une ni deux nous écrivons au Muséum de Pologne pour leur communiquer la découverte de la mouette (ce qui leur permet d’étudier les trajets migratoires de l’espèce) et pour leur en demander un peu plus sur l’histoire de celle-ci. La réponse ne se fait pas attendre : cette mouette a été baguée en juillet 2021 sur la même plage que sa compatriote que nous avions rencontrée l’an dernier. Décidemment, ÅšwinoujÅ›cie-Cergy est un trajet reconnu chez les mouettes rieuses.
Pour démarrer cette nouvelle année, changeons d’échelle. Nous qui avons l’habitude de vous montrer la vie en petit, le détail, l’invisible, nous vous proposons aujourd’hui un plan large de Cergy-Pontoise. Profitons des paysages et des milieux qui font notre territoire.
Voici un extrait (non exhaustif!) des points de vue que l’on peut avoir à Cergy-Pontoise.
Au petit matin, sur les abords encore givrés de l’île de loisirs le héron cendré se réchauffe sur la pyramide et quelques lapins téméraires se promènent dans l’herbe.
Toute l’équipe de la transition écologique de Cergy-Pontoise se joint à ce magnifique rougegorge pour vous souhaiter une très belle année 2022, remplie, bien entendu, de superbes observations naturalistes.
Dans le bois de Cergy certains pieds de grande ortie ont l’air de s’être parés de décorations de Noà«l. Les nervures des feuilles sont couvertes de boules blanches : des galles.
Il n’est pas toujours aisé de déterminer par qui sont causées les galles des végétaux. Mais dans le cas présent on peut émettre une hypothèse assez plausible. Assez peu de galles sont référencées pour l’ortie et la plus connue est décrite comme provocant des excroissances blanches dans les nervures et les pétioles des feuilles et brunissant en vieillissant. A priori, nous avons bien affaire à Dasineura urticae, une petite mouche de la famille des Cecidomyiidae.
Pour en découvrir plus sur les galles de Cecidomyiidae :
Additionnez des longues feuilles dressées en forme de glaive qui sentent mauvais lorsqu’elles sont coupées à des belles fleurs violettes en été et des grappes de fruits rouge/orange à l’automne, le tout sur une plante des milieux boisés et l’on obtient notre espèce du jour, j’ai cité : l’iris fétide.
C’est une espèce indigène en Ile-de-France assez proche de sa cousine hybride qui orne nos jardins, l’iris d’Allemagne. Cet iris fétide a été repéré dans le bois de Cergy, sur la butte à Juju. Le genre « Iris » donne son nom à la famille dans laquelle il est classé les IRIDACEAE.
Cet iris apprécie les situations semi-ombragées où il est encore en capacité de fleurir, on le retrouve également à l’ombre complète mais il devient alors non florifère.
Sources :
La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
Retrouvez ici d’autres plantes à grappes de fruits rouges :
Tout comme le renne, la star du mois de décembre même si on ne le trouve pas du tout dans nos contrées bien trop chaudes, le chevreuil est un mammifère de la famille des cervidés. C’est un herbivore qui a su s’adapter aux paysages anthropisés et que l’on rencontre dans un peu tous les types de milieux : en forêt, dans les champs ou comme ici en début de printemps aux abords d’un bassin de rétention des eaux pluviales.
Ce brocart (mâle du chevreuil) ne tire pas de traineau mais il m’offre l’occasion de vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année !