Parc des Buttes-Chaumont, parc de la Villette à Paris, ou ici parc François-Mitterrand à Cergy, les poules d’eau (Gallinula chloropus de la famille des Rallidae), inféodées aux milieux aquatiques, mais peu exigeantes sur la qualité du milieu qui les accueille, vont à l’encontre de leur naturel craintif et tolèrent la présence humaine dans les parcs urbains où elles se sont installées.
Mâles et femelles se ressemblent et s’unissent pour la vie. La période de reproduction a lieu de mars à septembre avec généralement 2 à 3 couvées par saison. Les aînés de la première couvée aident leurs parents à alimenter les oisillons affamés et à leur assurer un refuge entre leurs pattes. Quelle aubaine!
Le Club Mycologique Conflanais nous présente sa 15ème exposition de champignons les 18 et 19 octobre 2014 de 10 h à 18h à la MJC les Terrasses à Conflans.
A l’évidence, c’est un trou de sortie. Notre grignoteur est né à l’intérieur et parvenu à l’âge adulte, il a foré un trou pour s’échapper. Ainsi va la vie des charançons.
Nous avons affaire ici au charançon de l’iris des marais, Mononychus punctumalbum. Les adultes sortis à la fin de l’été vont hiverner et les femelles iront pondre au printemps prochain dans les gousses immatures après avoir pratiqué un petit trou de ponte avec leur rostre pointu pour déposer leurs œufs près des graines.
Feuilles et tiges jaunissantes, desséchées, flétries, roussies, fanées… Certains entrevoient là le symbole du déclin, de la décadence lorsque d’autres y trouvent le signe de la conservation, de la continuité, de la renaissance…
Est-il nécessaire de rappeler le fameux adage : rien ne se perd tout se transforme ? Il se vérifie tous les jours dans la nature comme au jardin…
La maturation des graines permettra la régénération des plantes et la subsistance d’un certain nombre d’espèces qui s’en nourrissent. Au jardin en hiver, le maintien des plantes sur pied offrira aussi gîtes et couverts, préservera les volumes dans les massifs et évitera la mise à nue de la terre qui souffrirait du battement de la pluie et de l’érosion.
Les belles journées d’automne sont propices à l’observation de la lente et poétique dégénérescence végétale. Admirez les douces couleurs fauves, lie de vin, brun chocolat ou caramel grillé…Profitez du frémissement, des bruissements, des murmures des feuilles mortes et des tiges sèches au vent. La nature et le jardin en hiver nous offrent des scènes charmantes, sachons les apprécier.
Le week-end dernier, la Ferme d’Ecancourt fêtait ses 18èmes Journées d’automne. Dimanche matin, j’y suis passé pour faire quelques photos avant la foule, et déjà les stands d’animation étaient pris d’assaut.
Sous sa tente, Marion a eu un succès mérité avec son « quizz moutons » consacré aux vertus du pâturage urbain. Ce fut aussi l’occasion de faire connaitre aux visiteurs notre blog « Nature en ville à Cergy-Pontoise » et de présenter les nombreux partenariats développés entre la cellule Biodiversité de la Communuauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et la Ferme d’Ecancourt.
Un poulailler du programme « Adoptez des poules » destiné aux écoles et aux centres de loisirs était exposé. Admirez ce prototype exclusif de la Ferme d’Ecancourt qui propose, pour des durées modulables, la livraison des poules et de tout le matériel, des séances d’animation, la formation des participants, et même une hotline ! Réduire les déchets de cantine, motiver et responsabiliser des enfants en développant une relation aux animaux, faciliter l’enseignement de la biologie, voilà quels sont les objectifs de ce beau programme.
La forme générale et la taille de l’exuvie (dépouille larvaire abandonnée après chaque mue), la forme du masque, le nombre et la longueur des épines par rapport aux segments de l’abdomen, les détails de la pyramide anale (extrémité abdominale) font partie des critères importants de détermination des exuvies d’odonates qui permettront d’identifier successivement la famille, le genre, puis l’espèce. Le zoom sur l’image ci-dessus montre que l’épine latérale du segment 9 de l’abdomen est de longueur supérieure à 3/4 de la longueur du segment 10.
Après avoir observé, clé de détermination en main, la forme générale, les proportions du masque, la pyramide anale et les épines de l’abdomen notre enquête s’achève et nous identifions l’espèce : il s’agit d’Aeshna mixta.
Chez les odonates, larve et adulte vivent dans des milieux différents : la larve se développe sous l’eau en plusieurs mues successives. Cette vie aquatique est longue comparativement au temps vécu par l’adulte dans le milieu aérien.
Au terme de sa croissance, la larve sort du milieu aquatique et s’agrippe solidement sur un support (tiges et feuilles de la végétation riveraine des plans d’eau ou des rivières, rochers). L’insecte s’extrait alors de son exuvie. Cette métamorphose de la larve aquatique vers l’état adulte s’appelle l’émergence.
L’étude de ces exuvies est un complément indispensable à l’observation des adultes en odonatologie. En effet, seule la présence des exuvies (ou des larves) prouve que l’espèce est autochtone et bien présente sur un site donné et permet ainsi d’améliorer la connaissance des cortèges d’espèces et des densités de populations. Un adulte de passage peut très bien être observé mais ne pas se reproduire sur les lieux. Par ailleurs, les exuvies sont le moyen le plus facile d’attester de la présence d’espèces très discrètes à l’état adulte.
Le cap des 3 000 visites par mois vient d’être franchi pour Nature en ville à Cergy-Pontoise. Notre blog créé en avril 2013 capitalise plus de 200 articles, il est suivi par 300 abonnés et nous avons des lecteurs dans 50 pays.
Le CAUE du Val-d’Oise et la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise organisaient le 2 octobre 2014 une journée de formation sur la photographie des insectes pour un public mixte composé de professionnels jardiniers ou naturalistes et d’amateurs passionnés. Gérard Blondeau, photographe professionnel et animateur de la journée, était venu avec son camion de matériels. Ses conseils de prise de vue ont été très appréciés de la dizaine de participants.
Des jeunes et des moins jeunes, de Vauréal et d’ailleurs, étaient venus au rendez-vous de la Maison de la nature de Vauréal pour une sortie champignons placée sous la houlette des experts du Club Mycologique Conflanais. Rapide briefing avant les opérations de chasse aux champignons : on ne détruit pas inutilement les champignons, même les toxiques, car tous ont leur place dans la nature et surtout on ne goà»te jamais ce que l’on ne connaît pas !
Toute la troupe armée de paniers s’est égayée pleine d’espoir dans la forêt de l’Hautil. En fin de matinée, la séance de détermination des trouvailles des participants a permis aux animateurs de présenter dans le détail de nombreuses espèces.
Les participants sont repartis ravis d’avoir côtoyé tant de connaissance et se régaleront d’une bonne poêlée de… châtaignes, faute de champignons comestibles plutôt rares en ce moment !
Les deux taches sombres que l’on devine au bout des ailes ont trahi cette petite mouche : c’est un mâle de l’espèce Drosophila suzukii et non pas une drosophile ordinaire, que l’on connaît aussi sous le nom de mouche du vinaigre.
Encore une invasive ! Arrivée en 2008 dans le Mercantour, elle a été repérée l’année suivante en Italie et en Espagne. Depuis, elle s’est largement disséminée en Europe. Elle est maintenant présente dans toute la France et les pays limitrophes. Cette mouche est une plaie pour les cultures de fruits rouges : contrairement aux inoffensives mouches du vinaigre qui ne s’attaquent qu’aux fruits pourris, celle-ci est dotée d’un ovipositeur capable de perforer l’épiderme des fruits, ce qui gâte rapidement les fruits infestés de minuscules asticots. Nos mauvaises récoltes de cerises du printemps dernier n’étaient pas dues qu’à la météo…