Ce petit oiseau de la famille des Acrocéphalidés est un habitué des milieux bocagers. On l’entend chanter énergiquement dans les buissons et broussailles ensoleillés en bordure d’espaces ouverts comme les champs.
Celle-ci (l’hypolaà¯s est une « fauvette ») et plusieurs de ses congénères ont été vues du côté de la chaussée Jules-César à Osny.
Pour la 15ème édition de la Fête de la Nature nous avions concocté un programme varié bien qu’allégé, faute de conditions sanitaires plus favorables. Malgré la météo capricieuse les participants se sont montrés nombreux et motivés.
Dans le parc du château de Menucourt, l’ambiance était à la traque. Les participants, curieux, ont pu apprendre comment se développent les chauves-souris, leurs modes de vie, leurs alimentations, leurs cycles de vie, leur anatomie. Après avoir découvert sur fiche les 26 espèces présentes en France métropolitaine les apprentis explorateurs étaient impatients de partir à l’écoute des chauves-souris du parc. Armés d’une Batbox (convertisseur d’ultrasons) les 10 participants ont fait le tour de l’étang. Malheureusement, le couvre-feu obligeant un horaire d’animation assez tôt dans la soirée les chauves-souris n’étaient pas encore de sortie. A défaut de les observer, les participants ont pu s’essayer à la chasse aux insectes à travers le regard d’une chauve-souris et tester l’utilisation de l’écholocation lors d’un jeu de rôle (insectes et chauve-souris).
Une animation programmée depuis plusieurs éditions et qui rencontre toujours un fort succès auprès des apprentis explorateurs. Merci à la Ferme d’Ecancourt !
Arpentage biodiversité
La commune de Saint-Ouen l’Aumône proposait à ses habitants avec l’aide du CAUE95 et de la CACP, un arpentage le long de la coulée verte, site naturel protégé où la nature est fortement présente. Les participants ont ainsi été amenés à réfléchir et s’exprimer sur les valeurs qu’ils accordent à la biodiversité et sur les aménagements du site allant en faveur de ces principes. Une activité de partage ludique où les participants ont également pu s’initier aux chants d’oiseaux et à la reconnaissance de certaines plantes comme le cerfeuil des bois.
Le CAUE95 proposera dans quelques semaines un bilan des expressions des participants ainsi qu’une synthèse des espèces rencontrées sur le site.
A travers mille et un regards, mais surtout le vôtre
Cette édition sous le thème, « A travers mille et un regards » aura également permis à tous les usagers de s’impliquer dans l’observation de la faune et flore avoisinante en participant à l’Atlas de la biodiversité de Vauréal ou à celui de l’Agglomération de Cergy notamment dans le cadre de l’enquête sur les hirondelles et martinets de l’agglomération.
En bleu, les observations d’hirondelles et martinets
Concernant l’identification des hirondelles et martinets, il vous reste jusqu’au 30 juin pour nous faire part de vos découvertes et peut-être remporter le concours. Vous ne savez pas différencier les hirondelles et martinets ? Pas de panique, retrouvez dans cet article quelques indices pour vous en sortir !
Quant à l’application Explorama, elle a su séduire quelques intéressés, qui, malgré les conditions climatiques, ont relevé le défi au sein de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Ce parcours reste à disposition tout l’été pour les retardataires qui veulent s’y essayer !
Apprentis fermiers
La ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles ont rassemblé une dizaine d’enfants et leurs parents afin de découvrir la biodiversité de la ferme de manière ludique et enrichissante.
Ce chardon, qui est d’une famille proche de celle des chardons Carduus mais toutefois différente, est plutôt originaire du milieu méditerranéen. On le rencontre sporadiquement sur le reste du territoire français dans des zones non cultivées, comme les friches ou les bords de chemin.
D’après les ressources bibliographiques botaniques, cette espèce, comme la plupart des chardons que nous avons déjà présentés, était consommée pour ses feuilles.
Le pompon est l’un des plus gros de la série. L’involucre, l’ensemble des bractées épineuses, mesure plus de 3 cm de diamètre.
Astéracées, jamais assez
Voilà qui termine la présentation des plantes sauvages de la famille des Astéracées connues en àŽle-de-France dont les fleurs sont roses et assemblées en pompon et qui portent des épines :
Mais la grande famille des Astéracées comporte bien d’autres membres. Certains ont également des fleurs roses, mais pas d’épines, comme les centaurées ou l’eupatoire. D’autres sont entièrement jaunes. Et d’autres encore sont bicolores.
Notre prochaine série portera sur les cousines de la pâquerette.
Malgré ses allures de guêpes avec son corps élancé et ses couleurs vives, cet insecte est bien une abeille. C’est même une abeille-coucou. C’est une abeille parasitoà¯de qui, comme le coucou chez les oiseaux, pond ses œufs dans le nid d’autres abeilles (notamment les Andrènes) et dont la larve consomme les ressources mises à disposition des larves initiales et parfois même les larves elles-mêmes.
Parmi les abeilles-coucous, le genre Nomada, en photo ici, est celui qui est le plus représenté, avec plus d’une centaine d’espèces en Europe. Sur image l’identification s’arrêtera au genre. La détermination de l’espèce demande une observation minutieuse (à la loupe !) de plusieurs détails du corps de l’insecte.
Le nom « Nomada » vient certainement du comportement des femelles, sans cesse en mouvement. On peut en effet les observer parcourir les pelouses et les terrains nus, au ras du sol, à la recherche d’un nid à occuper.
Les adultes, mâles et femelles, se nourrissent de nectar. Ils participent ainsi à la pollinisation d’espèces variées de plantes. On les rencontre fréquemment dans les collections SPIPOLL, et sont relativement facile à reconnaître grâce à leurs teintes franches de rouge, noir, jaune et blanc.
Lepidium draba est la plus commune des 10 passerages connues en àŽle-de-France. Ses fleurs blanches sont rassemblées en grappes serrées. Les 4 pétales de chaque fleurs sont disposés en une croix régulière, typique de la famille des Brassicaceae (anciennement Crucifères).
C’est une espèce qui apprécie les sols légèrement humides et argileux mais s’adapte bien à des sableux pour peu qu’ils soient suffisamment riches en azote. Elle fait partie des plantes qui ont profité des pratiques intensives du siècle dernier et de l’eutrophisation des sols, ses populations sont plutôt en augmentation.
Sources :
La flore d’àŽle-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
Vous pouvez maintenant participer aux enquêtes ciblées sur le territoire et signaler toutes les autres espèces qui vous paraissent importantes à indiquer. L’onglet « Je participe! » ouvre le formulaire de saisie dans lequel vous pouvez choisir l’une ou l’autre des enquêtes.
Cette année, nous vous proposons deux suivis participatifs. L’un sur les rapaces, l’autres sur les hirondelles et martinets (avec une récompense à la clé) !
Pour accompagner ces suivis nous vous proposons de nous retrouver sur le groupe Facebook « Biodiversité à Cergy-Pontoise« . Vous pourrez y partager vos observations ou questionnements concernant la biodiversité et y trouver de nombreuses informations concernant les activités sur le territoire.
Le martinet noir est ce bel oiseau estival que l’on entend crier joyeusement au-dessus de nos têtes dès le début du mois de mai et jusqu’au mois d’aoà»t. Son plumage est noir à l’exception d’une petite tache blanche sur la gorge. Mais on l’identifie plus facilement à sa forme : de grandes ailes en forme de faux et une queue légèrement échancrée pouvant se déplier en éventail.
Le martinet appartient à la famille des Apodidés, son nom scientifique Apus apus signifie littéralement « sans pieds ». En effet, ses pattes sont extrêmement réduites. Elles se résument à un pied griffu collé à son corp. Cette griffe lui permet de s’accrocher aux parois verticales au moment d’entrer dans son nid, qui doit donc être suffisamment en hauteur pour lui permettre de s’élancer dans les airs sans avoir à se propulser sur des pattes inexistantes.
Cette absence de pattes n’est pas un handicap mais plutôt une optimisation pour l’adaptation à la vie en l’air. En effet, le martinet ne se pose jamais ! A l’exception de la couvée des œufs et du nourrissage des petits qui obligent les parents à entrer dans un nid et donc à s’arrêter un instant. Tout le reste de l’année le martinet profite des grands espaces aériens où il exécute ses impressionnantes voltiges.
Il vole en moyenne à 35 km/h mais peut dépasser les 110 km/h pendant ses rondes territoriales ! Ses pirouettes lui permette de passer le ciel à l’épuisette et de se nourrir de toutes sortes d’insectes volants. Le ravitaillement en eau se fait également en vol, sur le mode des avions canadairs. Quant à son sommeil… eh bien lui aussi se passe tout là -haut ! Le martinet est capable, comme les poissons, de ne dormir que d’un hémisphère cérébral à la fois. Il peut donc maintenir son vol et sa concentration sur son environnement même au cœur de la nuit.
Il vaut mieux qu’il soit alerte car les martinets sont des oiseaux sociaux. Ils voyagent et vivent en groupe. Eviter les carambolages demande une certaine adresse.
Une bonne centaine de martinets survolaient les étangs de l’île de loisirs ce jour-là . Et d’autres groupes batifolent au-dessus de l’agglomération. Les avez-vous vus ? Dites-le nous dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise !
Le pic épeichette est le plus petit des cinq pics présents en àŽle-de-France. Il a une taille comparable à celle d’un moineau.
On le différencie des autres pics noirs, blancs et rouges, les pics épeiche et mar par sa taille d’une part, ses couleurs et son signal sonore. Il est en effet distinctement plus petit que les deux autres. Son dos est rayé de blanc, alors que les autres sont entièrement noirs. Sa tête porte une petite calotte rouge, alors que le pic épeiche n’a que la nuque rouge (pour le mâle) et le pic mar a une calotte beaucoup plus couvrante. Côté son, comme ses comparses le pic épeichette tambourine sur les troncs pour marquer son territoire et attirer un partenaire. Le tambourinage est sensiblement plus long que celui du pic épeiche et moins sonore que celui du pic noir.
Le pic épeichette est insectivore. Il chasse ses proies dans les bois fins et tendres. Ici il était occupé à vider le contenu d’une galle de rosier chevelu.
Il illustre dans cette pose une autre caractéristique des pics. Les plumes de leur queue sont très rigides, ils peuvent ainsi s’en servir d’appui pour grimper le long des troncs.
Vous avez tous reconnu le plumage si particulier de l’étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris. Avec ses mouchetures chamois et ses reflets métalliques sur fond noir il est aisément reconnaissable.
Ses pattes et son bec sont sombres en hiver, mais deviennent roses pour les premières et jaune pour le second au moment de la reproduction. Il peut alors de loin être confondu avec le merle noir. Pour autant, bien qu’étant dans des familles d’oiseaux très proches, leurs formes générales sont assez différentes. En vol, l’étourneau se reconnait à son aspect très symétrique. Ses ailes sont larges et triangulaires et sa queue plutôt courte. Si bien que sur un arrêt sur image on ne sait pas toujours bien dans quel sens est l’oiseau.
A l’oreille en revanche, la distinction n’est pas toujours aisée. Si l’étourneau n’est pas un grand chanteur ; ses notes propres ne sont pas aussi mélodieuses que celles de la fauvette à tête noire ou du rougegorge par exemple ; c’est un excellent imitateur ! Il aura tôt fait de berner l’ornithologue amateur sur la présence d’un loriot ou d’une buse dans les parages.
L’étourneau est un oiseau plutôt grégaire. Même en ce moment, pendant la période de reproduction, les groupes restent relativement proches et se retrouvent en dortoir la nuit. Cette sociabilité explique aussi le fait qu’il soit assez vocal. Les cris de contact réguliers permettent aux individus de se rassurer et de confirmer la présence de chacun.
Le témoignage le plus impressionnant de cette sociabilité a lieu à l’automne. A cette période les familles se regroupent en immenses nuées pour passer la nuit, leur grand nombre leur permettant de se protéger des prédateurs. Souvent en fin de journée les individus de cette nuée se rassemblent avant de descendre au dortoir. On assiste alors à un ballet aérien impeccablement coordonné rassemblant plusieurs centaines de voltigeurs. C’est ce qu’on appelle la murmuration.
L’étourneau a un bec fort et relativement long, caractéristique des régimes omnivores. Il se nourrit principalement d’invertébrés qu’il trouve directement au sol, c’est pourquoi on le voit très souvent dans les pelouses qu’il parcoure en sautillant. Mais à la saison des fruits il diversifie volontiers son alimentation, surtout s’il y a des cerises à disposition !
Pour ce qui est de l’installation du nid, l’étourneau est cavernicole, il recherche des cavités dans les arbres particulièrement. Il n’hésite pas à réutiliser les niches d’autres oiseaux comme les pics, les chouettes ou les huppes.