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Crapaudrôme et enquête amphibiens

Chaque année, à partir du moins de février, les amphibiens sortent de leur hivernage et migrent lors de soirées humides et douces pour se reproduire en milieu aquatique, telles que les mares, étangs et rivières environnantes.

Durant ce trajet souvent long et périlleux, ces espèces sont confrontées à de nombreux obstacles, notamment aux routes. Ces barrières infranchissables interrompent leur habitat et le passage de voitures les condamnent à l’écrasement.

Inauguration d’un crapaudrome

Afin de pallier à la mortalité des amphibiens sur les routes, un groupe d’habitants bénévoles de Menucourt a réalisé un crapaudrome sur la route menant à la Fondation John BOST !

Crapaudrome installé depuis le 16 mars 2024 – Menucourt © CACP – Emilie Périé

Un crapaudrome est une installation ayant pour objectif d’amener en toute sureté les crapauds (et autres amphibiens) vers leur site de reproduction :

  1. Le dispositif est constitué d’une bâche tendue le long de la route et de plusieurs de seaux enfouis au ras du sol.
  2. Blocage des amphibiens : Lorsque les amphibiens migrent vers leurs lieux de reproduction, ils sont bloqués par la bâche. Ils la longent et finissent par tomber dans l’un des seaux.
  3. Collecte quotidienne : Chaque matin, une collecte est effectuée, et les amphibiens sont relâchés de l’autre côté de la route, en toute sécurité.

Le crapaudrome mis en place comprend une dizaine de seaux, espacés de quelques mètres. Une branche a été disposée dans chacun d’entre eux, afin de permettre la sortie des micromammifères et éviter qu’ils soient piégés dans les seaux.

Chaque matin les seaux sont vérifiés, si un amphibien vient à s’y mettre, il est alors emmené de l’autre coté de la route afin qu’il poursuive en sécurité son chemin vers son point d’eau.

Participez aux enquêtes d’observation !

L’Agence régionale pour la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) vous invite à participer au recensement des sites d’écrasements d’amphibiens grâce à cette plateforme participative de saisie en ligne. Une centaine de sites ont pu être recensés jusqu’à maintenant, qui ont notamment pu être sécurisés via des ouvrages de type Crapaudromes et Crapauducs.

Pour participer et obtenir davantage d’informations, rendez-vous sur le site GeoNature-citizen.

N’hésitez pas à consulter l’appel à participation lancé par l’ARB IDF Migration des amphibiens – Appel à participation

D’autres enquêtes sont en cours et à venir ! N’hésitez pas à consulter régulièrement 🙂

Sources

Migration des amphibiens – Appel à participation de 2024 – ARB (arb-idf.fr)

GeoNature-citizen (arb-idf.fr)

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Attention, amphibien va et vient !

Comme tous les ans durant la période février-mars, les amphibiens sortent des fourrés et des bois pour migrer dans leurs milieux de prédilection respectifs. Malencontreusement il est fréquent que nos amis les batraciens soient confrontés à des obstacles de taille durant ce périple !

Rana temporaria, groupe de grenouilles rousses – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

Le contact avec ses mêmes obstacles engendrent des problématiques souvent graves. Prenons l’exemple d’un crapaud dont la route est barrée par une clôture, un triton dont l’ascension d’un trottoir est trop ardue ou encore une grenouille dont la migration est arrêtée nette sous les roues d’une voiture…

Bufo bufo, la crapaud commun © CACP – Gilles Carcassès

Dans le cas où vous trouveriez des zones de passages importantes d’amphibiens sur les différents axes de l’agglomération, n’hésitez pas à les signaler sur l’atlas de la biodiversité de l’agglomération ou d’autres sites de saisie de données naturalistes comme GeoNatureIDF ou encore FauneIDF. Ce genre de saisies permettent de mieux connaitre la répartition des zones de migration sur le territoire et donc de mieux protéger les espèces concernées.

Lissotriton helveticus, le triton palmé – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

La plupart des mouvements migratoires s’effectuent la nuit tombée, alors prenons garde lors de nos déplacements nocturnes.

Sources :

La migration des amphibiens par la LPO

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

La Nature et le lampadaire

L’illumination de la ville permet d’en faire ressortir son histoire et son caractère. Mais attention à  ne pas en abuser !  Une utilisation déraisonnée de l’éclairage nocturne peut être néfaste sur de nombreux aspects et notamment sur la biodiversité.

© Charly Pineau
© Charly Pineau

Prenons l’exemple du papillon de nuit. Attiré par la lumière, il vole autour du  lampadaire jusqu’à  épuisement quand il ne se brà»le pas les ailes.

Le cas des oiseaux migrateurs est tout aussi édifiant :  ces oiseaux se repèrent durant leur migration grâce aux étoiles, et l’éclairage des grandes villes affecte leur sens de l’orientation, rendant leur voyage beaucoup plus périlleux.

De nombreuses espèces de chauve-souris sont très sensibles à  la lumière et sont incapables de franchir des zones éclairées de façon continue.

L'exemple à  ne pas suivre : un éclairage au sol dans un parc parisien © Gilles Carcassès
Un exemple à  ne pas suivre : un éclairage encastré au sol sans réelle pertinence paysagère © Gilles Carcassès

Un éclairage mal conçu peut engendrer une forte pollution lumineuse. Celle-ci peut être évitée en respectant les principes du développement durable.

Le juste éclairage est celui qui ne va pas au-delà  de ce qui est nécessaire et qui ne perturbe pas la biodiversité. C’est l’un des principes vertueux du Schéma Directeur d’Aménagement Lumière approuvé par la conseil communautaire de l’agglomération de Cergy-Pontoise en juin 2013.

Ce document indique notamment que l’éclairage au sol des arbres est une pratique qui n’est pas respectueuse de la faune et de la flore et qu’il convient de l’éviter.

De nombreux animaux ont une vie nocturne active, comme ce crapaud commun © Gilles Carcassès
De nombreux animaux ont une vie nocturne active, comme ce crapaud commun © Gilles Carcassès

Pour en savoir plus sur la protection de l’environnement nocturne

L'actualité de la Nature

C’est la semaine des mathématiques

Problème : sachant que chaque crapaud possède deux paires de pattes, calculez combien de crapauds forment ce groupe et quel est l’âge de la femelle.

très belle chorégraphie dans l'étang du château de Menucourt © Cécile Charlot
très belle chorégraphie dans l’étang du château de Menucourt © Cécile Charlot
le mâle du crapaud commun est généralement beaucoup plus petit que la femelle. © Gilles Carcassès
le mâle du crapaud commun est généralement beaucoup plus petit que la femelle. © Gilles Carcassès

La saison des amours bat son plein chez les crapauds. Ils quittent en nombre leur refuge forestier pour venir s’accoupler au bassin où ils sont nés.

http://1000-pattes.blogspot.fr/2011/03/la-gfc-la-grande-foire-aux-crapauds.html

http://www.education.gouv.fr/cid59384/la-semaine-des-mathematiques.html