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Les coulisses du blog 2021

Décembre, il est l’heure de notre rendez-vous annuel pour vous donner des nouvelles de l’équipe, qui a d’ailleurs changé de nom : nous sommes maintenant la Direction de projets Transition écologique !

La mascotte du bureau © CACP

Un petit nouveau a rejoint les rangs des auteurs du blog. Vous avez sans doute déjà  vu passer son nom dans plusieurs articles, il s’agit de Matthieu. Actuellement en BTS Gestion et Protection de la Nature, Matthieu est apprenti au sein de la direction depuis septembre et pour deux ans, et il a déjà  bien pris le rythme.

Matthieu en plein inventaire des plantes de l’île astronomique © CACP – Emilie Périé

Malgré la mise en route d’un nouveau blog, Nature Yvelines, Gilles profite des occasions qui lui sont données pour parcourir les terres cergypontaines et nous offrir de belles découvertes.

Cette année encore la Direction a accueilli deux stagiaires, Narimane et Loline, qui ont pu nous accompagner sur le terrain au printemps et à  l’été.

Face au public

Bien que le contexte sanitaire soit resté quelque peu tendu, l’année a été riche en animations et sorties avec vous.

Matthieu en animation © Ville de Cergy

Vous avez pu entre autres choses, découvrir les propriétés collantes de la feuille du picris (Helminthotheca hieracioides)

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Emilie en animation © Ville de Cerg

… Ou celles apaisantes des trois espèces de plantains les plus communes (Plantago major, Plantago coronopus, Plantago lanceolata)

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Sortie LPO © CACP – Emilie Périé

Nous vous avons guidés de nuit, à  pied ou en vélo, à  la recherche des chauves-souris et des rapaces nocturnes.

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Emilie au congrès UICN © ARB-idf

Et même jusqu’à  Marseille, lors du Congrès Mondial de la Nature organisé par l’UICN, où nous avons présenté les actions et le patrimoine de Cergy-Pontoise.

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En solo

De notre côté nous avons poursuivi les inventaires et relevés de terrain tout au long de l’année. Ce qui nous a amené à  …

… escalader quelques structures pour installer les enregistreurs à  hauteur de vol de chauves-souris.

Matthieu installant le matériel pour VigiChiro © CACP – Emilie Périé

… sillonner les étangs de Cergy en bateau (à  la rame ou à  moteur).

Matthieu, pour l’inventaire de l’île astronomique © CACP – Emilie Périé

… parcourir l’agglomération à  pied ou à  vélo (et aussi un peu en voiture).

Pause « observation de bourdon » dans le trajet à  vélo © CACP – Emilie Périé

En solo mais pas seulement

Fait amusant, de manière quasiment systématique, lorsque nous rentrions du terrain nous ramenions avec nous de toutes petites araignées. Comme celle-ci :

Araignée d’environ 3 mm revenue du terrain © CACP – Emilie Périé

Nous espérons que nos trouvailles et nos histoires auront su satisfaire votre curiosité naturaliste, et nous vous donnons rendez-vous dès vendredi pour la suite des aventures !

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Les beaux oiseaux de 2021

En 2019 le Suivi Temporel des Oiseaux Communs a fêté ses 30 ans. A cette occasion, la LPO a publié cette année une synthèse des données sur ces trente années, que nous vous invitons vivement à  aller lire. Les tendances sont sans grandes surprises plutôt sur le déclin. Malgré tout, l’année 2021 a été propice à  la prise de portraits de nos amis à  plumes. Voici une galerie des plus belles images de l’année.

Le grand cormoran © CACP – Emilie Périé

Le grand cormoran, Phalacrocorax carbo, laissant admirer le reflet de son plumage nuptial à  la sortie de l’hiver.

Le héron cendré © CACP – Emilie Périé

Le héron cendré, Ardea cinerea, prenant son envol à  l’approche de naturalistes un peu trop curieux cet automne.

Le faucon crécerelle mâle © CACP – Emilie Périé

Le faucon crécerelle mâle, Falco tinnuculus, se préparant un bon repas de campagnol au courant de l’hiver.

Le faucon crécerelle femelle © CACP – Emilie Périé

Le faucon crécerelle femelle, Falco tinnunculus, en chasse au-dessus de la plaine de Linandes à  la fin de l’automne.

Le faucon hobereau © CACP – Emilie Périé

Le faucon hobereau, Falco subbuteo, beaucoup moins fréquent, survolant l’île de loisirs au printemps.

Le geai des chênes © CACP – Emilie Périé

Le geai des chênes, Garrulus glandarius, en pleine construction de son nid ce printemps.

La bergeronnette grise © CACP – Emilie Périé

La bergeronnette grise, Motacilla alba, prise en plein chant au début du printemps.

L’étourneau sansonnet © CACP – Emilie Périé

L’étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris, dans le verger de l’Axe Majeur au printemps.

Le pic épeichette © CACP – Emilie Périé

Le pic épeichette, Dryobates minor, occupé à  vider une gale de bédégar au printemps dernier.

Le pinson du Nord © CACP – Emilie Périé

Le pinson du Nord, Fringilla montifringilla, de passage pour l’hiver dans les plaines agricoles de Puiseux-Pontoise.

L’hypolaà¯s polyglotte © CACP – Emilie Périé

L’hypolaà¯s polyglotte, Hippolais polyglotta, cette grande chanteuse immortalisée au milieu d’une phrase pendant le printemps.

Le pouillot véloce © CACP – Emilie Périé

Le pouillot véloce, Phylloscopus collybita, faisant entendre son chant dans les hauteurs des branchages au cours du printemps.

Le rougegorge familier © CACP – Emilie Périé

Et bien sà»r, le rougegorge familier, Erithacus rubicola, toujours actif et sonore même au début de l’hiver, ici à  Maurecourt.

Et si les oiseaux vous intéressent également en vrai et pas seulement en photo, voici une courte vidéo proposée par la LPO pour conseiller sur les bonnes pratiques concernant les mangeoires sur les balcons ou dans les jardins.

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L’herbe aux chantres

Imaginez un peu l’embarras dans lequel se serait retrouvé un chantre* complètement enroué ? Heureusement cela ne pouvait tout bonnement jamais arriver, car avec notre plante du jour, les maux de gorges n’étaient qu’histoire ancienne.

Sisymbrium officinale – Cergy © CACP – Emilie Périé

Le sisymbre officinal est une petite BRASSICASSEAE annuelle ou bisannuelle à  port dressé des friches, décombres, cultures, jachères… Sa floraison jaune de mai à  septembre est assez reconnaissable par la taille très réduite de ses fleurs 3-4 millimètres maximum. Les feuilles basales sont profondément divisées en 3 à  5 segments, assez pubescentes comme le reste de la plante.

Feuilles de Sisymbrium officinale – Cergy © CACP – Emilie Périé

De nos jours cette plante est toujours utilisée contre l’enrouement, les bronchites et autres maux de gorges divers et variés…

*Chantre : Personne qui assure les chants dans les offices religieux.

Sources :

Tela Botanica

La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Retrouvez ici d’autres BRASSICACEAE :

La passerage drave

La roquette vivace

L’alliaire

Aussi rare que blanc

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Comme une pâquerette : l’aster lancéolé

Clôturons notre série sur les astéracées à  fleurs tubulées jaunes et ligulées blanches qui ressemblent à  la pâquerette avec une plante un peu plus rare : l’aster lancéolé.

Symphotrichum lanceolatum, l’aster lancéolé – Cergy © CACP – Emilie Périé

C’est une américaine naturalisée dans la région, bien qu’encore assez rare, qui se plaît bien sur les rives de cours d’eau (ici l’Oise).

Elle ressemble un peu à  l’érigéron annuel que l’on a vu dans le dernier épisode de la série mais ses ligules sont moins nombreuses et plus larges, et l’aster est globalement moins poilu que l’érigéron.

Quant à  sa ressemblance avec la pâquerette, elle s’arrête au format du capitule. L’aster lancéolé a des feuilles, comme son nom l’indique, lancéolées contrairement aux feuilles arrondies de la pâquerette. Et il forme des petits buissons, ou des grosses touffes, allant jusqu’à  1,5 mètre de haut.

Symphotrichum lanceolatum, l’aster lancéolé – Cergy © CACP – Emilie Périé

Sources :

La flore d’àŽle-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

FLORIF – comparateur de plante

Retrouvez les épisodes précédents de la série :

La pâquerette

La marguerite

La matricaire inodore

La camomille

La matricaire odorante

Les érigérons

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As de pique

Grive musicienne sur robinier pseudo-acacia © CACP – Emilie Périé

Souvent perchée à  la cyme d’un grand arbre, la grive musicienne chante à  tue-tête une mélodie composée de motifs variables répétés trois fois. Comme son camarade le merle noir, également membre de la famille des Turdidés, c’est une chanteuse plutôt douée, et qu’on entend de loin au printemps, parfois même jusqu’à  un kilomètre.

Turdus philomelos, la grive musicienne © CACP – Emilie Périé

Hors période de reproduction, quand elle ne chante pas, on peut différencier la grive musicienne à  son plumage. Bien qu’un peu plus petite, elle ressemble beaucoup à  la grive draine, une autre Turdidé que l’on peut rencontrer toute l’année sur notre territoire. En revanche, les taches ventrales de la grive draine sont bien rondes alors que celles de la grive musicienne sont en forme de fer de lance, ou d’as de pique selon l’imagination de chacun.

Comme ses compères, la grive musicienne a un régime alimentaire opportuniste et varié. A la belle saison, en période de reproduction et de nourrissage elle consomme divers insectes et petits invertébrés. En hiver en revanche elle se rabat sur les baies, beaucoup plus disponibles. Vous pourrez la trouver dans les massifs de lierre, les houx, ou les boules de gui.

Source :

La grive musicienne, par Oiseaux.net

Retrouvez dans ces articles d’autres oiseaux de la famille des Turdidés :

La grive mauvis

Le merle noir

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Chic ! C’est Angélique !

Plusieurs grandes et belles ombelles de fleurs blanches ou roses ? Une ou plusieurs tiges principales à  tendance rouge virant au pourpre ? Des grandes feuilles découpées en de nombreux folioles ? Le tout sur un plante d’une taille comprise entre 50 cm et 2 m ? Pas de doute ! C’est l’angélique sylvestre.

Angelica sylvestris – Osny © CACP – Gilles Carcasses

L’impératoire sauvage, d’un de ses autres noms, se rencontre d’habitude le long des cours d’eau, ripisylves, fossés humides… Mais il est également possible de la retrouver, dans les milieux forestiers ou les petits bois, car si elle apprécie les situations ensoleillées elle peut également croitre à  la demi-ombre.

Angelica sylvestris – Osny © CACP – Gilles Carcasses

Cette jolie APIACEAE peut être facilement confondue avec ses deux cousines, la berce commune (Heracleum sphondylium) ainsi que la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum). Il existe quelques petites astuces afin de la différencier au niveau des feuilles :

Feuille d’Angelica sylvestris et de Heracleum mantegazzianum et sphondylium – © CACP – Gilles Carcasses

La feuille d’angélique (à  gauche) est presque entièrement glabre et a tendance à  se diviser en de nombreux petits folioles, elle mesure jusqu’à  60 cm de long. La feuille de berce du Caucase (en haut à  droite), atteignant parfois 1 m de long, est profondément lobée, mais non divisée en folioles, et peu velue. Et enfin la feuille de berce commune (en bas à  droite) est intégralement munie de petits poils durs et hérissés (touché rêche) et est divisée en 5 à  9 gros segments lobés.

Sources :

Tela Botanica

La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Retrouvez ici d’autres APIACEAE :

Le chardon Roland

Les visiteurs de l’herbe aux goutteux

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L’œil de cheval

L’inule conyze, l’inule squarreuse, le chasse-puces, l’œil de cheval ou encore l’herbe aux mouches, voici notre plante du jour que nous avons eu l’occasion de rencontrer lors d’un inventaire dans le bois de Cergy.

Fleurs de Pentanema squarrosum – Cergy © CACP – Emilie Périé

Cette plante vivace de la famille des ASTERACEAE fleurit jaune de juillet à  octobre. Ses feuilles alternes sont pubescentes, comme les tiges, lancéolées et denticulées. Les boutons floraux sont très reconnaissables grâce à  leur couleur pourpre/violet.

Feuilles et infruitescences de Pentanema squarrosum – Cergy © CACP – Emilie Périé

Certains connaitront peut-être cette plante sous le nom latin « Inula conyzae », en effet cette plante a subi un changement de nom en début d’année. On pouvait y distinguer le nom d’espèce « conyzae » qui se rapporte à  l’ancien genre « Conyza » celui de la vergerette qui est désormais « Erigeron ».

Sources :

Tela Botanica

La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Retrouvez ici d’autres ASTERACEAE :

A pompons : les bardanes

Comme une pâquerette : la marguerite

Le bidens trifolié

Deux Galinsoga, et des bananes

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L’ombre du grand cormoran

Bravo à  tous ! Vous avez bien reconnu l’ombre portée du grand cormoran sur la pyramide des étangs de Cergy.

Grands cormorans et héron cendré – Cergy © CACP – Emilie Périé

C’est l’un de leurs spots préférés. Sur les marches de la pyramide le perchoir est facile, bien ensoleillé pour faire sécher les plumes après la pêche et bien isolé des prédateurs. Seule perturbation : des naturalistes en canoà« à  l’affut des silures.

Oups, nous sommes repérés

Ils n’étaient que deux ce jour-là . Mais le froid arrivant, les groupes venus du nord ne devraient plus tarder. Les étangs de Cergy sont un lieu de dortoir bien connu pour cette espèce. D’ici quelques semaines les marches seront peuplées de dizaines d’individus.

La pyramide en décembre 2020 – Cergy © CACP – Emilie Périé
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Banquet à  la mangeoire !

Afin de répondre à  la question que nous nous étions posés dans l’article du 15 novembre, voici quelques exemples de nos amis à  plumes que vous pourriez avoir la chance d’observer :

Dendrocopos medius – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Le pic mar, il ressemble beaucoup à  son cousin le pic épeiche mais quelques petits détails permettent de les différencier l’un de l’autre.

En effet à  l’âge adulte l’épeiche possède une moustache atteignant son bec ainsi qu’une calotte rouge recouvrant uniquement une petite partie de l’arrière de sa tête. Au contraire le mar possède une moustache interrompue et sa calotte recouvre tout le dessus de sa tête.

Fringilla montifringilla – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Le fameux pinson du nord, ce petit oiseau si souvent confondu avec son proche cousin le pinson des arbres.

Sitta europaea caesia à  la mangeoire et fringilla coelebs à  gauche – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

Malgré son nom, la sitelle torchepot ne torche pas les pots mais en revanche elle est capable d’élaborer un torchis pour parfois réduire le diamètre d’entrée d’un nid. Et à  la gauche de la sitelle, nous pouvons observer un pinson des arbres, qui pour le coup porte bien son nom perché sur cette branche en attendant que la place se libère à  la mangeoire.

Nous avons également pu observer quelques tourterelle turque, mésange nonette, mésange charbonnière, mésange bleue.

Sources :

Le guide ornitho, Guide Delachaux