Le site Nature en Ville à Cergy-Pontoise est animé par l’équipe du Secteur Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Au sein de la Direction des Espaces Naturels et des Milieux Aquatiques, le Secteur Biodiversité a pour missions de connaitre la biodiversité et le patrimoine vivant du territoire, faire connaître ce patrimoine et sensibiliser aux enjeux qui lui sont reliés, conseiller les équipes sur les thématiques de nature en ville et, mener des projets de protection de la nature.
Convaincus que pour protéger la nature il faut d’abord la connaître, et vous la faire connaître, nous avons créé en avril 2013 Nature en Ville à Cergy-Pontoise. Nous, ce sont tous les agents qui ont formé et formeront le Secteur Biodiversité : l’équipe actuelle Emilie et Matthieu, nos prédécesseurs Gilles et Marion, et tous les stagiaires qui nous ont accompagné dans la réalisation de ces missions dont vous pourrez croiser les noms au fil des articles.
Contacts :
Pour les sujets directement liés à la biodiversité (observation d’espèces, emprunt d’expositions biodiversité) : biodiversite@cergypontoise.fr
Dans le dernier article de la série nous parlions des fabuleux chênes de nos contrés, aujourd’hui nous allons voir un arbre qui n’a pourtant rien à leur envier, j’ai cité : le fayard, fouteau ou tout simplement le hêtre.
Voilà un excellent exemple d’un hêtre dans toute sa splendeur, tout aussi impressionnant que ses cousins les chênes, il peut parfois être encore plus grand qu’eux (40m pour le hêtre, 35m pour le chêne sessile). Il est, avec les chênes, le châtaigner et le charme, l’un des arbres les plus communs de nos forêts.
En parlant de charme attention à ne pas confondre ses feuilles avec celui du hêtre, elles se ressemblent un peu mais rappelons-nous que « le charme d’Adam c’est d’être à poils » (le charme a des dents tandis que le hêtre a des poils). Arrivé à l’automne, le feuillage du hêtre prend un très joli coloris variant du jaune à l’orange légèrement pourpré, à ne pas confondre avec le hêtre pourpre / Fagus sylvatica ‘Pururea’ qui est quant à lui naturellement d’un profond pourpre toute l’année.
La floraison du hêtre s’étale d’avril à mai, les chatons mâles sont des globules pendants tandis que les fleurs femelles sont regroupées par deux à l’intérieur de cupules poilues (futures capsules des fruits). Arrivées à maturités, ces fameuses cupules s’ouvrent en quatre valves afin de libérer les akènes comestibles que l’on appelles plus communément « faînes ».
De nos jours, le hêtre est en régression et est de moins en moins planté en forêt à cause de sa fragilité face au changement climatique, en effet il est très sensibles au fortes chaleurs estivales.
Voilà qui, avec cet article, termine la famille des FAGACEAE. Dans le prochain article, nous terminerons cette série sur les arbres à chatons avec une dernière famille, celle des JUGLANDACEAE, avec son seul représentant à l’état naturel sur notre territoire, le noyer.
Sources :
Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
Pic ! Pic ! Pic ! Pic ! Suivis de quelques tambourinement dans un vieux tronc sec, voilà des sons que l’on entend régulièrement dans la plupart de nos boisements dans la région. Mais d’où provient tout cet orchestre ? C’est pourtant tout simple, dans toute sa cacophonie le musicien nous fait part de son nom : le pic !
Et c’est plus précisément le pic épeiche / Dendrocopos major qui nous réserve ces étonnantes façons de s’exprimer. Il est certainement, dans sa famille des PICIDAE, l’espèce la plus commune de notre région.
Le pic épeiche, comme tous les autres pic, est un oiseau cavernicole qui creuse son propre nid (ou loge) dans une tronc d’arbre abimé à l’aide de son puissant bec. Il habite toute sorte de forêts qu’elles soient principalement composées de feuillus, de résineux ou qu’elles soient mixtes.
Son régime alimentaire se compose essentiellement de larves d’insectes xylophages (mangeurs de bois) durant la belle saison et de graines d’arbres et arbustes forestiers en hiver. Il est également possible d’observer le pic épeiche à la mangeoire étant donné qu’il apprécie les graines de tournesol riches en lipides que l’on y dispose régulièrement.
La principale différence que l’on peut établir avec son cousin le pic mar avec qui il est parfois confondu en raison d’un cri similaire, c’est la calotte. Celle du pic épeiche, pour ce concerne le mâle, est noire avec uniquement une petite bande rouge derrière la tête, tandis que celle du pic mar est intégralement rouge.
Le genre Euphorbia, qui donnent d’ailleurs son nom à la famille à qui il appartient : les EUPHORBIACEAE, est composé de plantes extrêmement variables physiquement. En effet sur certains continents tels que l’Afrique ou l’Amérique du sud, les euphorbes prennent des formes d’arbustes voire même de cactus. Par chez nous en Ile-de-France, nous pouvons compter environ une quinzaine d’espèces exclusivement herbacées ou très légèrement ligneuses avec une caractéristique commune : une inflorescence verte en forme de coupelle appelée cyathe. Cela leur donne une allure assez particulière et facilement reconnaissable.
L’euphorbe réveille-matin est très largement répartie sur l’ensemble de la région, surtout en milieux anthropisés. Elle est reconnaissable au premier coup d’œil grâce à ses feuilles alternes et dentées.
L’euphorbe des jardins est à peu près aussi commune que l’euphorbe réveille-matin avec qui elle est souvent confondue. Pour faire la différence entre les deux, rien de plus simple que de regarder les feuilles : à marges lisses pour celle des jardins et à marges dentées pour la réveille-matin .
L’euphorbe petit-cyprès porte parfaitement son nom avec ses nombreuses petites feuilles effilées typiques. Celle-ci est moins répandue que les deux espèces précédentes tout en restant tout de même assez commune.
L’euphorbe exigüe ou fluette porte pour le coup également bien son nom, cette plante commune dans les moissons, jachères, potagers, friches… est une des plus petites qui soit par chez nous.
L’euphorbe épurge est d’origine sud-européenne, d’Afrique septentrionale et de Chine et est intégralement naturalisée et en expansion dans tout le Bassin Parisien. On la reconnait aisément à son port dressé et à sa grande taille (jusqu’à 1m20).
Comme en témoigne les plantes autour, cette euphorbe est une plante typique des milieux forestiers, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle se nomme l’euphorbe des bois. Cette espèce peut parfois être légèrement ligneuse à sa base.
L’euphorbe de Sarato est une plante assez rare malgré le fait qu’elle soit naturalisée et en expansion dans la région. Les longues feuilles étroitement effilées sont typiques de cette sous-espèce.
Le 15 novembre c’est demain mais c’est aussi essentiellement le retour annuel du fameux protocole de science participative BirdLab mis en place par le Muséum national d’Histoire naturelle.
En plus d’avoir le privilège d’observer nos petites boules de plumes préférées au jardin nous participons à la recherche scientifique. Que demander de mieux ?
Voici les quelques règles à respecter pour participer au protocole :
Les 8 commandements de BirdLab
Alors ? Qu’aurez-vous le privilège de pouvoir observer cette année ? N’hésitez pas à partager vos différentes observations sur l’Atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise.
Et surtout, pas une seule miette de pain à la mangeoire, uniquement des graines de tournesols ou des boules de graisses.
Comme son nom l’indique on la retrouve le plus souvent sur les bords des mares et des étangs mais elle peut également se développer dans des milieux avec une présence en eau plus faible comme les prairies humides et les fossés. C’est d’ailleurs à ce moment précis qu’il ne faudrait pas la confondre avec la prêle des champs avec qui elle peut tout à fait cohabiter dans ce genre d’habitats.
Toutefois notre espèce du jour peut se différencier par la taille, 20 à 50 cm pour la prêle des marais quant à 10 à 40 cm pour celle des champs, mais aussi par la forme et les ornementations intérieures creuses des tiges.
Même caché derrière sa feuille de lampsane on pouvait distinguer la tache rouge sur les genoux de ce joli insecte, tout à fait aux couleurs d’Halloween ; bien qu’on l’ait observé au mois de mai durant la Fête de la Nature.
Le cercope à genoux rouges n’est pas l’espèce la plus courante de la région, pourtant on la retrouve de plus en plus régulièrement dans le Val d’Oise. Les nouvelles températures dans les environs doivent lui siéent.
Envoyez nous vos suggestions par mail à biodiversite@cergypontoise.fr ou sur la page Facebook dédiée, la rubrique « commentaires » n’est pas encore rétablie.
Dans cette rubrique vous trouverez la liste des différentes expositions (au format physique et numérique) proposées par la Direction des Espaces Naturels et Milieux Aquatiques de la CACP et l’ensemble des visuels.
Vous trouverez ici la liste détaillée au format PDF et ci-dessous les versions numériques de toutes les expositions pour prévisualisation ou téléchargement.
Dans le cas où vous seriez intéressés par l’une de ces expositions, rien de plus simple que de nous envoyer le formulaire de réservation rempli et signé à l’adresse suivante : biodiversite@cergypontoise.fr. Les expositions au format physique sont à venir chercher dans les locaux de l’agglomération et sont réservées aux acteurs du territoire de la CACP.
Ce n’est sans doute pas une phrase que vous envisagiez dire à la prochaine araignée que vous allez croiser. Et pourtant, les yeux des araignées sont fascinants quand on prend le temps de les regarder. Si la grande majorité des espèces ont 8 yeux (4 paires) certaines en ont 6, 4, 2 voire même aucun. En tout cas, toujours en nombre pair, sinon c’est qu’il y a eu un accident.
Outre leurs nombres ce sont leurs tailles et leurs emplacements sur la tête de la bête qui sont intéressants. En observant le positionnement des yeux d’une araignée on peut déterminer à quelle famille elle appartient. En version artistique (et pas à l’échelle!) voici ce qu’un guide non exhaustif peut donner :
Les motifs formés par les 8 yeux sont extrêmement variés. Et si vous avez peur d’oublier qui est qui, j’ai déjà vu des arachnologues porter ce guide en T-shirt !
Regarde moi dans les yeux, je saurais qui tu es
Dans la famille des Araneidae, un carré central et deux paires excentrées d’yeux très serrés :
Dans la famille des Lycosidae, une ligne de quatre petits yeux bien serrés surmontée de deux grands yeux centraux et encore deux yeux derrière la tête :
Dans la famille des Pisauridae, une ligne de quatre petits yeux bien horizontaux surmontée d’une ligne courbe de quatre yeux plus grands et plus espacés :
Dans la famille des Salticidae, deux grands yeux centraux accompagnés de deux moyens et quatre petits yeux derrière la tête (très subjectivement, le regard le plus mignon du monde des arachnides) :
Saurez-vous reconnaître la prochaine araignée que vous croiserez ?
A vos crayons !
En ce 31 octobre, c’est le dernier jour du défi Insektober lancé par l’OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement). Aujourd’hui on vous propose de dessiner une araignée sauteuse. Voici un modèle de chez nous :