Un gamin aura perdu cette figurine en plastique… Quel drôle d’endroit pour perdre un jouet, au milieu de la forêt de Marly, et en plus sous une vieille branche de bouleau !
Mais voilà que ça bouge, c’est un triton, un vrai !
Ces couleurs incroyables sont celles du triton alpestre (qui n’est pas que montagnard). Il se reproduit dans les mares et les ornières en forêt. En dehors de la saison des amours, il habite sous une souche ou une pierre et sort la nuit pour manger des limaces, des myriapodes, des collemboles et de petits insectes.
Le triton alpestre est un animal protégé, il est notamment interdit de tuer ou de capturer cette espèce.
Près de l’Office de tourisme de Cergy-Pontoise, on peut profiter en cette fin d’octobre de la somptueuse coloration automnale des fusains ailés nains. Cette espèce arbustive d’origine chinoise doit son nom aux petites ailettes de liège qui ornent ses branches. De développement limité, il est idéal pour les petits jardins.
Dans le vieux Pontoise, j’ai croisé cette vénérable vigne vierge. Pathenocissus tricuspidata est une plante grimpante vigoureuse, capable de partir à l’assaut de grandes façades. Elle se fixe aux murs à l’aide de ses crampons. C’est aussi une plante d’origine asiatique.
Parthenocissus inserta se distingue de l’espèce précédente par ses feuilles composées. Cette espèce nord-américaine se comporte parfois comme une plante envahissante. Elle grimpe aux arbres et aux câbles qu’elle rencontre grâce à l’enroulement de ses tiges ; elle ne possède pas de crampons. Aussi, les jardiniers qui la plantent au pied d’un mur non équipé de câbles ne doivent pas s’étonner de constater qu’elle ne peut le couvrir.
Malgré sa couleur brune, cette chenille, probablement du genre Eupithecia, passe facilement inaperçue sur cette tige d’aster. Prenant appui sur ses dernières fausses pattes abdominales, elle s’étire et rassemble ses vraies pattes sous sa tête, prenant la forme d’un rameau terminé par un bouton floral. L’angle d’incidence sur la tige, parfaitement bien imité, trompe nos sens. Cette attitude permet sans doute à la chenille d’échapper à quelques prédateurs. Cette espèce fait partie de la famille des Geometridae dont les chenilles sont arpenteuses.
Octobre, c’est la saison de la floraison des cèdres. Au moindre souffle, les chatons mâles des cèdres libèrent des quantités impressionnantes de pollen. Ces millions de grains de pollen extrêmement légers forment ces amas jaunes que l’on peut observer au sol dans le quartier.
Une poudre jaune suspecte a envahi les trottoirs du boulevard de l’Oise à Cergy.
Serait-ce un nouveau désherbant ? Pas du tout : les services de l’agglomération, depuis plusieurs années déjà , ont abandonné tout recours aux pesticides sur les espaces qu’ils gèrent. Une mystérieuse moisissure invasive qui s’attaquerait au bitume ? Pas plus… Mais alors, qu’est-ce donc ? Le voile sera levé dans l’article de lundi prochain. Un indice : ce phénomène se reproduit chaque année à la même époque.
Je vous recommande un petit quiz pédagogique et ludique réalisé par le GIS PICleg (Groupement d’Intérêt Scientifique pour la Protection Intégrée en Cultures Légumières). Son ambition : sensibiliser le grand public sur l’intérêt des auxiliaires de cultures.
Il propose une bonne petite révision à tous les jardiniers, amateurs ou professionnels, et des découvertes passionnantes à ceux qui ne connaissent rien sur le sujet.
Un piège photo, ça ne mord pas : c’est un appareil photo sur pied qui se déclenche automatiquement si quelque chose bouge dans les parages. L’éco-lycée Jean Perrin en a installé un, pour quelques jours, au bord de la mare que les élèves ont réalisée au printemps dernier. Le chat des voisins a été immortalisé sur la pellicule, ainsi qu’une pie, un pigeon ramier, un merle, une grive musicienne, une libellule et deux lycéens venus faire des prélèvements d’eau pour un TP de biochimie. Le plus beau trophée fut ce hérisson qui est passé plusieurs nuits de suite, entre 21 heures et 2 heures du matin. Sur un des clichés, on distingue même la silhouette de deux hérissons.
L’aventure a commencé le 15 décembre 2015. Ce jour-là , élèves et professeurs avaient tracé le périmètre de la future mare dans une pelouse rebaptisée « Zone d’accueil pour la faune ». Armés de pelles et de pioches et avec l’aide d’un niveau laser, ils ont réalisé entièrement à la main cet ouvrage magnifique.
Aujourd’hui déjà bien végétalisée, la mare accueille ses premiers insectes. Nous avons repéré sur la berge un Sympetrum striolatum et aussi de très nombreux syrphes de l’espèce Helophilus pendulus. Il paraît que des larves de plusieurs espèces d’odonates sont déjà en chasse au fond du bassin ! De belles découvertes en perspective pour le printemps prochain…
La loi n° 2016-1087 du 8 aoà»t 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, par son article 172 a institué un nouvel article L350-3 au Code de l’Environnement, dont voici le texte intégral :
Les allées d’arbres et alignements d’arbres qui bordent les voies de communication constituent un patrimoine culturel et une source d’aménités, en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité et, à ce titre, font l’objet d’une protection spécifique. Ils sont protégés, appelant ainsi une conservation, à savoir leur maintien et leur renouvellement, et une mise en valeur spécifiques.
Le fait d’abattre, de porter atteinte à l’arbre, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’une allée ou d’un alignement d’arbres est interdit, sauf lorsqu’il est démontré que l’état sanitaire ou mécanique des arbres présente un danger pour la sécurité des personnes et des biens ou un danger sanitaire pour les autres arbres ou bien lorsque l’esthétique de la composition ne peut plus être assurée et que la préservation de la biodiversité peut être obtenue par d’autres mesures.
Des dérogations peuvent être accordées par l’autorité administrative compétente pour les besoins de projets de construction.
Le fait d’abattre ou de porter atteinte à l’arbre, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’une allée ou d’un alignement d’arbres donne lieu, y compris en cas d’autorisation ou de dérogation, à des mesures compensatoires locales, comprenant un volet en nature (plantations) et un volet financier destiné à assurer l’entretien ultérieur.
Cette loi s’applique à tous, aux collectivités territoriales bien sà»r, mais aussi aux autres gestionnaires d’alignements d’arbres en bords de voie de communication, comme les bailleurs sociaux ou les copropriétés.
Le potager de l’école Du Breuil a été primé en 2015 au concours national des jardins potagers organisé par la Société Nationale d’Horticulture de France : le Grand Prix lui a été décerné dans la catégorie des jardins potagers pédagogiques. Et c’est bien mérité, car cette année encore, il est superbe.
Ce potager est utilisé dans le cadre des formations délivrées à l’école Du Breuil : les cours de jardinage pour les amateurs, la formation professionnelle continue, les cours publics. Il est également fréquenté par les élèves de l’école. Il est conduit sans pesticides, et l’ on y teste les associations de plantes, en accordant beaucoup d’importance à la rotation des cultures. Son ordonnancement original et la présence d’annuelles et de vivaces fleuries dans les planches de légumes lui donnent beaucoup de charme. C’est aussi un verger d’exception. J’y ai dégusté au pied du mur le fruit sucré et juteux d’un pêcher palissé : un régal !
Quelques larves de la punaise du chou Eurydema ventralis prenaient leurs aises sur des feuilles de capucine. J’ai prévenu Véronique pour qu’elle surveille ses choux.
Celui-là , je l’ai vu de loin au bord de l’allée forestière. 400 grammes, c’est déjà honorable pour un cèpe ! Ses petits frères ont fait le régal de ma famille, poêlés au beurre et accompagnés d’un petit verre de Muscat de Beaumes-de-Venise. Mais ce gros-là , je l’ai réservé pour Marie-Louise : il est « Boletus edulis »sous les projecteurs de l’exposition annuelle de champignons du Club Mycologique Conflanais. Vous pouvez encore visiter cette belle exposition aujourd’hui dimanche 16 octobre jusqu’à 18 heures. C’est gratuit et ça vaut le détour.
On se presse autour des tables pour admirer tous les specimens étiquetés par les bénévoles de l’association. Le gros cèpe connaît son heure de gloire. Et où l’avez-vous trouvé ? Euh, en forêt…
Tiens, ils ont trouvé une « poule des bois ». Grifola frondosa pousse au pied des chênes, ce champignon peut atteindre 50 cm et peser jusqu’à 10 kg. En Europe de l’Est, on l’appelle « champignon-mouton ».