Demain, 02 février, sera la Journée Mondiale des Zones Humides. L’occasion pour nous de vous parler de ces écosystèmes si particuliers. Mais mesures COVID obligent, on vous propose cette année un format un peu différent : en autonomie.
Grâce à l’application Explorama (que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre smartphone) nous vous proposons de partir à la découverte de la zone humide du parc de Grouchy, à Osny.
Pour cela c’est très simple : rendez-vous dans le parc de Grouchy, ouvrez l’application Explorama, cliquez sur le parcours « Zone humide de Grouchy – JMZH2021 » et suivez les consignes !
Le parcours sera disponible tout le mois de février.
Et pour l’avenir ?
Si le format fonctionne, nous vous donnerons rendez-vous le 02 février 2022 pour inaugurer la nouvelle zone humide des berges de Maurecourt. En effet, en ce moment débute le chantier de création d’une zone humide connectée à l’Oise, au niveau de la sente de la Saussaie à Maurecourt. Ces travaux ont pour but de créer un milieu humide riche en biodiversité et de valoriser par la même occasion le chemin du halage et ses abords.
Il s’agit de renaturer une zone fluviale qui existait déjà . Cette zone humide permettra d’accueillir une grande variété de milieux aquatiques, de lui redonner une diversité floristique, et donc faunistique. Cette zone inondable favorisera les entrées de l’Oise dans la zone humide en cas de montée des eaux par un effet de vases communicants
Malgré quelques petits contre-temps printaniers, la Fête de la Nature aura bien lieu cette année du 07 au 11 octobre 2020 ! Et à Cergy-Pontoise le programme est riche !
Les oiseaux à l’honneur
Le mardi 06 octobre de 19h à 21h, à la Ferme d’Ecancourt
La Cellule développement durable et biodiversité et la Ferme d’Ecancourt vous proposent de venir écouter (et peut-être observer) les rapaces nocturnes (notamment les chouettes hulottes) autour de la ferme (Jouy-le-Moutier).
Le vendredi 09 octobre de 19h à 21h, à la maison de la nature de Vauréal
La LPO et la maison de la nature de Vauréal vous proposent de venir écouter (et peut-être observer) les rapaces nocturnes (notamment les chouettes hulottes) de Vauréal
La Cellule développement durable et biodiversité et la LPO vous proposent de venir observer le passage des oiseaux migrateurs depuis la plaine agricole de Maurecourt. Pinsons, grives, chardonnerets et autres oiseaux en partance pour le sud devraient traverser le ciel matinal.
Allez à la découverte par vous-même la biodiversité de l’écoparc de la Sente des prés à Eragny. Grace à l’application Explorama (à télécharger gratuitement) suivez le parcours que nous vous proposons dans le parc et remportez les défis naturalistes qui vous seront posés. Accessible pour petits et grands.
Le mercredi 07 octobre de 14h à 18h, à l’Agora de Vauréal
Vauréal fête la nature toute l’après-midi. La Ville et la Maison de la Nature proposent de nombreuses animations : découverte des insectes, découverte des plantes de la ville, fabrication d’un grainothèque, création de bombes à graines … Il y en aura pour tous les goà»ts !
Le mercredi 07 octobre de 15h à 16h30, à la ferme pédagogique de Pontoise
La graine « sens » dessus dessous est un atelier d’éveil sensoriel pour les tous petits (18 mois – 3 ans) proposé par la ferme pédagogique de Pontoise.
Gérald RUTAULT, Vice-président chargé de la Nature, du Paysage et de la Biodiversité
et Marc DENIS, Vice-président chargé du Développement Durable
ont le plaisir de vous inviter le
Lundi 25 mai 2020 – de 18h à 20h en visioconférence
au Rendez-vous du développement durable de la CACP sur le sujet : Les sciences participatives et l’engagement citoyen en faveur de la nature
Participer à une opération de recensement des oiseaux ou des papillons organisée par une association naturaliste, utiliser son smartphone pour se renseigner sur un oiseau, une plante, un insecte ou un champignon aperçu au détour d’une balade… Peut-être faites-vous des sciences participatives à votre insu !
Avec l’essor d’Internet, des réseaux sociaux et des smartphones, la participation de tout acteur non-scientifique-professionnel à ces formes de production de connaissances scientifiques est facilitée. De nombreux domaines sont concernés : la biodiversité (observation d’oiseaux, insectes, plantes…) mais aussi la pollution de l’air et de l’eau, la pollution sonore, la pollution lumineuse, ainsi que l’astronomie ou la médecine.
Avec le changement climatique il est très important de suivre au plus près la mobilité et la disparition d’espèces, sur une période longue. C’est pourquoi ce Rendez-vous du développement durable, proposé en partenariat avec le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-d’Oise (CAUE 95) et l’association « Quelle Terre Demain ? », vous propose de faire le point sur ces dispositifs d’implication citoyenne en faveur de la nature.
– « Présentation des sciences participatives » par Grégoire Loà¯s / Muséum national d’Histoire naturelle
– « Retour d’expérience du CAUE 95 » qui a mis en œuvre le protocole sur les vers de terre dans le jardin écologique du moulin de la Couleuvre, par Christiane Walter / CAUE 95
– « Les différents protocoles déployés à Cergy-Pontoise et les ressources pour s’impliquer » par Emilie Périé / Cellule Développement Durable et Biodiversité CACP
– « La sensibilisation à l’environnement en milieu scolaire » par Julie Chauvin / Service Gestion des Déchets et Propreté CACP
Pour finir, présentation de « l’Atlas de Biodiversité » auquel le grand public sera invité à contribuer sous forme de Carnet en ligne de Cergy-Pontoise. Il s’agit d’un projet participatif de suivi de la faune et de la flore du territoire.
Et ça, c’est une surprise dont on vous parlera la semaine prochaine !
Nous dérogeons encore à la règle et publions un jour férié pour vous transmettre un message de la Ligue de Protection des Oiseaux.
« Ce printemps n’est pas un printemps comme les autres pour l’ornithologie. Et pour cause, impossible, confinés, d’explorer nos sites préférés pour y observer migrateurs et nicheurs.
Nous pouvons pourtant mettre ce temps à profit pour récolter des données et nous amuser un peu !
Faune-àŽle-de-France lance cette année le «â€¯8 mai ornitho » et vous propose de transformer votre lieu de résidence en observatoire ornithologique ! L’objectif : compter le maximum d’espèces (différentes et en nombres) en 24h depuis son domicile. »
Aujourd’hui le blog Nature en ville à Cergy-Pontoise a 7 ans. Depuis 7 ans nous avons publié plus de 1500 articles (1577 pour être exacte!) dans lesquels nous vous avons présenté des espèces du territoire, des expériences de découverte de la nature, des bonnes pratiques de gestion des espaces vivants … Nous avons eu l’occasion de tirer le portrait à un certain nombre de petites (ou de grosses) bêtes, de plantes, de champignons, en essayant de représenter tous les groupes du vivant macroscopique*.
Or, le monde scientifique dispose de la description d’environ 1,8 million d’espèces. Et on estime à 8 ou 10 millions le nombre d’espèces encore inconnues. Bien sà»r, toutes ne sont pas présentes sur le territoire de Cergy-Pontoise, mais cela laisse présager de quelques belles rencontres. Une information alléchante : on estime à 1600 le nombre de plantes à fleurs indigènes en àŽle-de-France, 112 celui des papillons de jour et 178 pour les oiseaux nicheurs. Ouvrons l’œil et restons curieux, la nature n’a pas fini de nous émerveiller !
*Nous ne sommes pas équipé pour vous présenter les bactéries en images.
Malgré la période de confinement et l’arrêt de nos activités sur le terrain et des animations, nous continuons de publier les nouvelles de la nature en ville trois fois par semaine. N’oubliez pas que nous sommes aussi sur Instagram et sur Facebook !
Pour continuer à en découvrir davantage sur la nature en ville et ses enjeux retrouvez deux cycles de conférences en ligne, gratuites et ouvertes à tous !
Elle est là , juste sous nos yeux. La biodiversité s’installe partout où elle le peut, parfois sans qu’on y fasse attention. Mais cette fois, elle est exposée en grand format, impossible de la louper !
Vous pouvez retrouver notre exposition « La biodiversité juste sous nos yeux » (images de Lionel Pagès et textes de Gilles Carcassès) en ce moment à la Maison des Insectes de l’OPIE dans le Parc du peule de l’herbe.
Et le 15 mars, Gilles Carcassès animera deux visites commentées. Un rendez-vous à ne pas manquer !
Mercredi 12 février ont eu lieu les restitutions 2019 du protocole Florilèges-prairies urbaines au Muséum national d’Histoire naturelle. Les différents intervenants nous ont fait part du bilan des données recueillies grâce au protocole.
Florilèges-prairies urbaines est un protocole de sciences participatives élaboré en 2014 et réalisé sur les prairies. Retrouvez les détails du protocole sur le site de VigieNature.
Ce que l’on considère être une « prairie » peut être défini comme un espace herbacé dominé par les graminées et où il n’y a pas de ligneux (arbres). C’est un milieu artificiel et maîtrisé par l’Homme, puisque régulièrement fauché, qui vise à recréer ce que les grands herbivores sauvages pouvaient faire en broutant lors de leurs passages dans les clairières, par exemple. Ces milieux n’existant plus à l’état naturel (du moins sur le territoire métropolitain), conserver des prairies urbaines permet de maintenir un cortège floristique et sa faune associée qui serait voué à disparaître.
Les données obtenues grâce au protocole permettent d’évaluer les effets qu’ont les techniques de gestion sur la qualité écologique du site. C’est également un bon moyen de suivre la dynamique de l’évolution des espèces en présence, à condition que le protocole soit effectué plusieurs années de suite.
Les résultats de l’année 2019
Cette année, 160 prairies ont été suivies : cela représente une baisse de participation par rapport aux deux dernières années. Cependant, il a été noté que le nombre total d’espèces identifiées est en augmentation.
Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata), l’ivraie vivace (Lolium perenne), le trèfle rampant (Trifolium repens), le dactyle aggloméré (Dactylis glomerata) et le fromental élevé (Arrhenatherum elatius) figurent parmi les espèces les plus observées.
L’évolution des modes de gestion montre que les gestionnaires participants ont davantage eu recours à la fauche coupée qu’aux autres techniques de gestion (fauche broyée, pâturage, tonte).
La prairie la plus riche d’àŽle-de-France
La prairie affichant la plus grande diversité d’espèces au niveau régional se trouve au Verger à Cergy, aux pieds de nos bureaux. Lors de l’édition 2019, 24 espèces de plantes y ont été identifiées !
L’édition 2019 des Rencontres naturalistes a eu lieu le samedi 7 décembre au château de Nanterre. Ces rencontres, organisées par l’Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) depuis 2008, permettent à tous les professionnels et amateurs naturalistes d’àŽle-de-France de se retrouver pour écouter des personnes passionnantes sur divers sujets.
Lors de cette 11ème édition, 150 personnes ont assisté aux exposés. Les présentations étaient variées et riches en contenu : des vers luisants aux araignées, en passant par les poissons migrateurs, les galles de cécidomyies et la bioacoustique, nous nous sommes régalés ! Voici quelques-unes des informations importantes à retenir.
Suivez les vers luisants
Fabien Verfaillie nous a présenté l’Observatoire des Vers Luisants et des Lucioles : un outil de science participative qui permet aux chercheurs de mieux connaitre l’écologie et les comportements des 11 espèces de vers luisants et de lucioles. Des premiers résultats sur l’impact de la pollution lumineuse ou sur les pratiques aux jardins sur les populations de vers luisants ont pu être avancés.
Les syrphes sont ces jolies mouches qui ont souvent l’aspect d’abeilles, de guêpes ou de bourdons. On dit qu’une espèce est déterminante ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) quand sa présence dans un espace permet de justifier la bonne qualité écologique du milieu. On peut alors classer cet espace parmi les ZNIEFF, qui font l’objet d’études particulières (notamment en termes d’inventaires). Sur les 216 espèces de syrphes présentes dans la région, 84 ont été retenues comme étant déterminantes ZNIEFF. Et malgré les nombreuses rencontres que nous avons eu avec ses belles rayées, nous n’avons encore croisé aucune des 84 retenues ! Si vous les voyez avant nous faites le nous savoir, et surtout, n’hésitez pas à participer au programme SPIPOLL !
Le pâturage : outil indispensable de la gestion du paysage
Vincent Vignon a présenté un historique passionnant sur les héritages patrimoniaux du pâturage par les grands herbivores. Les modulations du paysage de la toute petite échelle au grand territoire, sont expliquées par les relations trophiques entres animaux et végétaux et illustrées par de magnifiques images d’espaces naturels et de faune sauvage.
A Cergy-Pontoise, faute de troupeaux sauvages, on développe tout de même la gestion d’espaces par le pâturage. Moutons, vaches, ânes, chevaux et même bernaches, parcourent les prairies de l’agglomération. Il manque bien entendu certains maillons de la chaîne naturelle mais la biodiversité se réinstalle peu à peu.
Claire Jacquet, l’une des rares mais non moins éminentes aranéologues d’àŽle-de-France, nous a présenté le monde fascinant des araignées franciliennes. Après avoir rapidement éliminé les clichés des araignées qui sont moches, dangereuses et font peur, elle nous a montré l’incroyable diversité des formes, couleurs et modes de vie de ces petits animaux.
Si ces sujets vous intéressent et que vous n’avez pas pu assister aux rencontres, pas d’inquiétude, les exposés ont tous été filmés et sont mis en ligne sur le site de l’ARB ainsi que l’intégralité des supports de présentation.
Quant à nous, on a hâte de voir l’édition 2020, vous pouvez déjà réserver la date, ce sera le 28 novembre !