Depuis quelques semaines déjà , les fauvettes à tête noire sont arrivées sur le territoire, et elles le font entendre.
Ce petit passereau migrateur remonte du Sud où il a passé l’hiver vers le mois de mars pour se reproduire et nidifier en France. Cependant, on peut observer la fauvette à tête noire toute l’année en àŽle-de-France car de plus en plus de couples décident de passer l’hiver chez nous.
Mais pour construire un nid, il faut d’abord s’installer. Et la conquête d’un territoire n’est pas une activité de tout repos. Lors du premier atelier STOC des inventaires à l’université de Neuville nous avons assisté à une querelle entre trois mâles. Entre deux courses poursuites, chacun choisit son perchoir pour donner de la voix et affirmer son contrôle du territoire. Le chant de la fauvette à tête noire est énergique, flà»té et agréable à l’écoute.
Sylvia atricapilla est nommée en français la « fauvette à tête noire » en référence à la couleur de la calotte … du mâle. La femelle, au comportement plus discret, arbore une casquette brune.
Le bec de la fauvette à tête noire est fin, caractéristique des insectivores. L’automne venu, cet oiseau consomme des baies. Avec les grives, c’est l’une des rares espèces à s’intéresser au baies du gui.
Les amphibiens et les reptiles sont des animaux fascinants aux allures de petits dragons ! Mais ce sont aussi des espèces fragiles, et il serait dommage qu’elles deviennent aussi rares que leurs homologues fantastiques. Bien qu’en France, toutes ces espèces soient protégées, cela ne suffit pas à assurer leur conservation. C’est pourquoi la SHF en appelle à la participation de tous. Avec le programme Un dragon dans mon jardin, tout volontaire peut signaler la présence d’un amphibien ou d’un reptile dans son jardin ou sur son chemin de promenade. L’amélioration des connaissances sur la répartition de ces animaux permettra à la SHF de proposer des plans d’action et de gestion adaptés à la conservation de chacune des espèces.
Comment repérer un dragon ?
Les reptiles et amphibiens vivent dans beaucoup de milieux différents : jardins, forêts, campagnes et même en pleine ville. Toutefois, deux éléments du paysage peuvent augmenter les chances d’en croiser un : les points d’eau pour les amphibiens et les rocailles (murs en pierre, murets, rochers) pour les reptiles.
Que faire si l’on croise un dragon ?
Le meilleur réflexe, c’est la photo ! Pour participer au programme, il suffit de photographier l’animal, de poster l’image sur le site internet et de la localiser. Un dragonnier expérimenté se chargera d’en identifier l’espèce.
Important : les amphibiens et reptiles sont des espèces protégées et fragiles, il est interdit de les prélever ou de les manipuler !
Des dragons à Cergy-Pontoise ?
Mais oui ! Nous en avons vu quelques-uns ces dernières années, comme en témoignent ces images. Toutefois, sur les quelques 6500 observations recensées sur le site, aucune n’a été faite sur le territoire de l’agglomération. Alors, à vos appareils photo ! Les lézards, tritons, serpents, grenouilles, crapauds, tortues et autres dragons n’attendent que vous !
Après un franc succès en 2018, la Ferme d’Ecancourt réitère en 2019 les stages d’accompagnement scolaire pendant les vacances.
Durant une semaine, Florine, animatrice à la Ferme et ancienne enseignante en école élémentaire, propose aux enfants de s’initier aux sciences participatives, d’observer la nature et de redécouvrir qu’apprendre c’est amusant.
Au programme : découverte de la nature et approche scientifique
Cette saison, le thème de la semaine est « les petites bêtes du sol ». Les activités en salle et à l’extérieur permettront aux enfants d’aborder de plusieurs manières la découverte des animaux du sol :
Lors de la balade naturaliste, les enfants sont accompagnés de l’âne Tonnerre à qui ils doivent procurer tous les soins nécessaires pour que sa journée se passe aussi bien que la leur.
Durant toute la semaine, les enfants sont responsables d’un des lapins de la ferme. Après l’avoir nommé et chouchouté, les enfants apprennent à le nourrir et entretenir sa cage correctement et en autonomie.
Où, quand, comment ?
Florine accueille à la ferme d’Ecancourt une dizaine d’enfants âgés de 8 à 12 ans quel que soit leur niveau scolaire.
Le prochain stage aura lieu durant la deuxième semaine des vacances de Pâques. D’autres stages seront proposés pour les vacances d’été et de la Toussaint.
Perdre un nom, se retrouver face à une plante inconnue, ne pas avoir sa clé de détermination sur soi … Des situations que les curieux de nature ont pu vivre plus d’une fois. Reconnaître les plantes qui nous entourent n’est pas toujours aisé. Heureusement il existe aujourd’hui des outils numériques pour assister les naturalistes amateurs, ou confirmés, dans la reconnaissance botanique. Deux applications mobiles d’identification par l’image étaient sur notre banc d’essais : PlantNet et iNaturalist.
PlantNet est notre candidat français et iNaturalist son challenger américain. Toutes les identifications assistées sont autant de données récoltées pour la recherche, selon le principe des sciences participatives.
Reconnaissance visuelle
Le principe est simple, dans un cas comme dans l’autre, il suffit de prendre une photo du sujet à identifier. L’application identifie la fleur grâce à ses caractéristiques visuelles : forme, proportions, couleur, texture, etc. Elle propose ensuite une liste d’espèces plausibles triées par ordre de pertinence et accompagnées d’images pour confirmer l’identification. Charge ensuite à l’utilisateur de valider ou non l’identification proposée.
Dans cet exemple, les deux applications ont reconnu la cardamine hirsute et l’ont proposé en tête de liste. Et ce, même si la photo n’est pas de très bonne qualité !
Capacités de reconnaissance et limites
Les applications, telles que nous les avons testées, sont assez performantes dans l’identification des fleurs. Elles sont même capables de différencier deux espèces dans un même genre, comme pour ces deux lamiers rencontrés sur la pelouse devant le Verger à Cergy.
Pour les observations hors saison, lorsque les fleurs ne sont pas visibles (ou tout simplement inexistantes), ces applications sont aussi capables d’identifier les feuilles et les fruits. La preuve avec cet onagre.
Cette fois-ci, avantage à PlantNet, iNaturalist ne proposant l’onagre qu’en deuxième position.
Il est important de noter que la performance des applications dépend de leur utilisation. En effet, plus la banque d’images renseignées par les utilisateurs est importante, plus l’algorithme de reconnaissance est efficace. Une plante rare, ou rarement renseignée sera donc moins bien identifiée par les applications. La participation des utilisateurs est donc fortement attendue !
Ces applications sont des outils bien pratiques, mais elles ne dispensent cependant pas de l’utilisation des flores et clés de détermination usuelles en botanique, qui seules permettent une identification certaine.
Et le reste du vivant ?
iNaturalist présente l’avantage de balayer un spectre plus large que PlantNet. L’application couvre aussi les animaux et les champignons. On peut donc par exemple identifier une plante et ses visiteurs. Comme avec cette petite osmie, une abeille sortie aux premières douceurs de cette fin d’hiver venue butiner le mahonia.
Nous avons testé ces deux applications mais il en existe probablement d’autres. Faites nous partager vos expériences ! Et surtout n’oubliez pas, les applications seront d’autant plus efficaces que vous y contribuez. Avec l’arrivée du printemps, c’est l’occasion d’aller à la découverte du nom des fleurs qui vous entourent !
En savoir plus
Des clés de détermination et des flores
La flore d’àŽle-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
Dans le cadre du projet « Make Neuville Green Again », les étudiants de l’université se forment aux techniques d’inventaire de la faune et de la flore, encadrés par des enseignants et par la cellule Biodiversité de la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise.
Afin de réaliser ces inventaires, les protocoles de sciences participatives suivants seront mis en oeuvre entre avril et juillet, et poursuivis pendant les vacances d’été par un(e) stagiaire de la cellule Biodiversité :
L’association Noé qui anime le programme de sciences participatives Opération Escargots propose en téléchargement un nouveau poster Escargots et Limaces destiné à faciliter la détermination des espèces les plus communes dans nos jardins. Et pour aller plus loin, un super guide illustré de 30 pages !
OPEN est le nouveau portail des Observatoires Participatifs des Espèces et de la Nature. Ce répertoire est très pratique pour rechercher des programmes de sciences participatives. Il recense les grandes initiatives nationales comme les initiatives locales, et donne pour chacun une description et un lien pour participer.
La Ferme d’Ecancourt propose pour 2018 de nouvelles activités. Des ateliers pour enfants construits autour des sciences participatives auront certainement beaucoup de succès. Ne tardez pas à vous renseigner et vous inscrire !
« Les apprentis nature » sont des stages d’une semaine destinés à des enfants de 8 à 15 ans. Ce programme a pour ambition d’aider les enfants à retrouver le goà»t d’apprendre.
Retrouvez nos articles sur les sciences participatives :
Vous avez ramené une tique de votre promenade en forêt ? Il vous faut l’ôter sans tarder, mais ne la jetez pas, car vous pouvez aider la recherche ! Il existe en effet un programme de science participative dédié à l’étude de la répartition des différentes espèces de tiques (une trentaine en France !) ainsi que des maladies qu’elles peuvent transmettre.
Procédons dans l’ordre : d’abord retirez la tique
Décrochez la tique de la peau sans la presser, à l’aide d’un crochet à tique (vendu en pharmacie) et désinfectez la peau avec un antiseptique. Et surveillez votre santé pour consulter en cas d’apparition de symptômes d’une maladie éventuellement transmise par la tique.
Deuxième étape : signalez la piqà»re
Téléchargez et lancez l’application Signalement-Tique sur votre smartphone. Après inscription, il vous sera demandé de géolocaliser le lieu de l’événement, de répondre à quelques questions simples, relatives aux circonstances, et de joindre une photo de la bête.
Troisième étape : envoyez la tique aux chercheurs
Fixez la tique sur un morceau de papier absorbant avec du papier adhésif et postez le tout à l’équipe du projet Citique, en indiquant votre adresse de messagerie et la date du signalement.
Comme l’an dernier, Natureparif organise en Ile-de-France une série de formations au protocole Florilèges pour le suivi floristique des prairies urbaines. L’objectif de ce protocole est de fournir aux gestionnaires un outil d’évaluation de l’état écologique de leurs prairies et de faire le lien avec les modes de gestion.
La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, partenaire de Natureparif, accueillera un groupe de stagiaires le 3 juin de 9h à 12 h. Les interprétations des relevés effectués en 2015 sur les prairies de l’agglomération et celles de la commune de Vauréal seront également présentées.