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L’hespérie de l’alcée

Carcharodus alcae, l’hespérie de l’alcée © CACP – Gilles Carcassès

Ce joli papillon, bien qu’aux couleurs ternes, n’est pas un papillon de nuit. Il appartient au groupe dit des « papillons de jour » que l’on ne distingue pas par leur habitude de vie (diurne ou nocturne) mais par la forme de leurs antennes. Les rhopalocères (papillons de jour) ont des antennes en forme de massues, les hétérocères (papillons de nuit) ont des antennes de formes variées.

Ce papillon-ci est l’hespérie de l’alcée. Il se reconnait à ses motifs bruns marbrés, et aux petites taches blanches translucides sur les ailes antérieures.

Carcharodus alcae, l’hespérie de l’alcée © CACP – Emilie Périé

C’est une espèce relativement peu commune dans la région qui affectionnent les espaces ouverts comme les prairies fleuries, les friches, les jardins, …

Sa chenille se nourrit sur les plantes de la famille de la rose trémière (Alcea rosea) qui lui donne son nom d’hespérie de l’alcée, mais on la trouve aussi sur les mauves et les guimauves. La chenille passe l’hiver enroulée dans une feuille au pied de sa plante hôte.

Roses trémières à  Omerville © CACP – Gilles Carcassès

Source

Papillons de jour en Brie des Morin

Retrouvez dans cet article une autre hespérie :

L’hespérie des sanguisorbes

L'actualité de la Nature

Il s’en passe de belles à  l’Université

 

La cour du bâtiment D du site de Neuville est connue pour son jardin de roses trémières © Gilles Carcassès
La cour du bâtiment D du site de Neuville est connue pour son jardin de roses trémières © Gilles Carcassès

La cour du bâtiment F du site de Neuville est connue pour ses roses trémières © Gilles Carcassès
Et c’est la saison des amours pour la petite faune qui fréquente le lieu ! La femelle de ce charançon déposera ses œufs dans les boutons floraux, et les larves se développeront à  l’intérieur des graines. © Gilles Carcassès

La femelle de Rhopalapion longirostre a un rostre beaucoup plus long que le mâle
De plus près, on voit que Rhopalapion longirostre mérite bien son nom et que la longueur du rostre permet de différencier les sexes. © Gilles Carcassès

Rhopalapion, originaire d’Amérique du Nord, d’Asie Mineure et du Moyen-Orient est apparu dans notre pays en 1982 en Ardèche. En quelques années, il a envahi la France, aidé en cela par les amateurs qui collectent des graines pour leur jardin, sans se douter qu’elles sont habitées.

Le charançon indigène sur rose trémière n'est pas concurrencé : ses larves se développent dans la tige de la plante © Gilles Carcassès
Le charançon indigène de la rose trémière (Aspidapion) n’est pas concurrencé : ses larves se développent dans la tige de la plante © Gilles Carcassès

Deux Apions sur les roses trémières, un article du regretté professeur Remi Coutin

Mais Aspidapion et Rhopalapion ne sont pas les seuls à  fréquenter la cour de récréation.

Voici Philaenus, la cicadelle écumeuse dont la larve est responsable des "crachats de coucou" sur les plantes au printemps
Voici Philaenus, la cicadelle écumeuse dont la larve est responsable des peu ragoà»tants « crachats de coucou » sur les tiges des plantes au printemps © Gilles Carcassès

La punaise Dereaecoris semble apprécier la sève de la rose trémière. dans l'ombre, une petite araignée attend son heure. © Gilles Carcassès
La punaise Dereaocoris semble aussi apprécier la sève de la rose trémière. Dans l’ombre, une petite araignée attend son heure. © Gilles Carcassès