L'actualité de la Nature

Plaie d’argent n’est pas mortelle

Pyropteron chrysidiformis, la sésie de l'oseille © Gilles Carcassès
La sésie de l’oseille est bien inoffensive – Rochefort-en-Terre © Gilles Carcassès

Les sésies, avec leurs petites ailes en partie transparentes ne ressemblent pas vraiment à  des papillons. Pourtant, ce sont bien des lépidoptères, et même de la famille des Sesiidae, figurez-vous. Cette famille compte 56 espèces en France.

Bembecia sur une tige de plantain - Maurecourt © Gilles Carcassès
Bembecia sur une tige de plantain – Maurecourt © Gilles Carcassès

Si la larve de la sésie de l’oseille (Pyropteron chrysidiformis) consomme les rumex, celles des Bembecia se régalent des racines de diverses fabacées, comme les lotiers, les ononis ou les sainfoins. D’autres saisies sont des ravageurs des arbres, comme la grande saisie, appelée aussi saisie apiforme en raison de sa ressemblance avec une abeille.

 

L'actualité des jardins

La transhumance comme si vous y étiez

Malgré un temps maussade, 200 personnes étaient dans la cour de la ferme d’Ecancourt pour prendre le départ de la transhumance ce samedi 11 avril 2015.

Dans la cour de la ferme d'Ecancourt © Gilles Carcassès
Dans la cour de la ferme d’Ecancourt © Gilles Carcassès

Serge, conducteur bénévole de chiens de berger a expliqué les consignes pour le bon déroulement de la transhumance. L’organisation fut digne d’un cortège présidentiel : deux ânes pour ouvrir la marche, puis la meute des photographes officiels, ensuite un chien et sa conductrice pour freiner et guider le troupeau, à  gauche et à  droite un service canin de sécurité des cultures aux ordres des bergers, et vingt pas plus loin la cohorte des accompagnants, tous derrière la houlette portée par un enfant.

Conducteurs de chiens de troupeaux © Gilles Carcassès
Serge, à  la houlette et Joà«l, au crochet, conducteurs de chiens de troupeaux, prêts pour le départ © Gilles Carcassès

Ces outils de berger ont été forgés par un artisan du Vexin à  partir de gravures anciennes. La houlette est composée d’une petite pelle et d’un crochet. La pelle sert à  ramasser et lancer une petite motte de terre en direction d’une brebis qui s’écarterait du troupeau. Elle allonge de dix mètres le bâton du berger. Quant au crochet, il permet d’attraper commodément une brebis (démonstration plus loin).

Poussez pas ! Y a un chien ! © Gilles Carcassès
Poussez pas derrière, y a un chien ! © Gilles Carcassès

La cohorte des accompagnants fait une petite pause, le temps de remplacer le porteur de houlette, fatigué. Le chien de tête fait stopper le troupeau en attendant l’ordre de reprise de la marche.

La traversée de la plaine © Gilles Carcassès
La sortie de la forêt © Gilles Carcassès

A droite, dans les blés, le service de sécurité des cultures : pas question de venir brouter les jeunes pousses. En arrière, on aperçoit les deux chiens en réserve destinés à  relayer ceux qui sont au travail auprès des moutons.

Du lierre Marengo ! J'adore ! © Gilles Carcassès
Du lierre Marengo ! J’adore ! © Gilles Carcassès

La première maison en arrivant à  Maurecourt a eu droit à  une taille de haie gratuite !

Le groupe a beaucoup grossi en cheminant dans les rues de Maurecourt et la foule joyeuse s’est mêlée aux visiteurs des Gargantuades.

Démonstration de capture au crochet © Gilles Carcassès
La démonstration de capture au crochet a fait une grosse impression. © Gilles Carcassès

Et hop ! Voilà  comment on crochète une brebis. Très utile pour attraper et soigner celles qui semblent avoir un problème.

Le lendemain matin, la distribution des ovins s’est poursuivie, sous un beau soleil, vers les pâtures de Jouy-le-Moutier, Vauréal, Cergy et Courdimanche. Plusieurs haltes étaient organisées avec la participation des communes pour offrir au public des animations autour du pâturage.

Animation à  Vauréal © Marion Poiret
Animation à  Vauréal devant un jeune public captivé © Marion Poiret
Mais où sont-elles ces brebis ? © Marion Poiret
Mais où sont-elles ces brebis ? © Marion Poiret

Les photographes s’en s’ont donné à  cœur joie pour immortaliser ce spectacle insolite.

Après une halte au village des associations promenade des deux bois, les dernières brebis prennent le chemin de leur destination finale : la prairie rue Vieille Saint-Martin à  Courdimanche © Marion Poiret
Les polices municipales de Cergy et de Courdimanche s’étaient coordonnées pour assurer la sécurité d’un tronçon de parcours très urbain © Marion Poiret

Après une halte sur la promenade des deux bois, au village des associations de la journée éco-citoyenne organisée par la maison de quartier des Hauts-de-Cergy, les dernières brebis ont pris le chemin de leur destination finale : la prairie de la rue Vieille Saint-Martin à  Courdimanche. Un goà»ter et des rafraichissements y étaient offerts par la ville au public venu nombreux pour accueillir le troupeau.

Le sprint final à  Courdimanche © Marion Poiret
Le sprint final à  Courdimanche © Marion Poiret

La transhumance 2014

L'actualité de la Nature

Tic Tac Toc

De la taille d’un merle, le pic épeiche (Dendrocopos major) est l’une des espèces les plus ubiquistes des pics.

© Marion Poiret
Cet oiseau forestier se rencontre en effet fréquemment dans les parcs et jardins franciliens. Ici, dans le parc jouxtant l’espace Gérard-Blondeau à  Maurecourt, commune en limite du massif forestier de l’Hautil. © Marion Poiret

La présence d’arbres mâtures et de bois mort est essentielle au maintien de l’espèce. Les vieux arbres lui procurent à  la fois des sites de nidification et une source de nourriture (insectes xylophages notamment). Son anatomie est très bien adaptée à  sa vie arboricole : quatre doigts mobiles, opposés deux à  deux et griffus, des rectrices courtes et rigides (plumes de la queue) qui lui permettent de prendre appui sur le tronc, un bec puissant pour creuser le bois et porter les messages. Agrippé sur son tronc, il toque, pique et tape inlassablement à  la fin de l’hiver et au début du printemps pour marquer son territoire et attirer les femelles lors des parades nuptiales. Le moment de tendre l’oreille est donc arrivé !

Notre guignol emplumé se distingue des autres pics bigarrés par sa taille, des sous-caudales rouge vif (nettement délimité du reste du ventre blanc crème), un dos noir et des épaules marquées d’une grande tache blanche, une ligne noire à  la base du bec remontant à  la nuque, le bout des ailes piquées de blanc.

© Marion Poiret
La calotte change de couleurs en fonction de l’âge et du sexe. Elle est rouge chez les jeunes et noire avec la nuque rouge chez les mâles. Quand à  cette femelle, sa calotte est entièrement noire © Marion Poiret

Les pics sont des espèces clefs au sein de l’écosystème forestier : ils favorisent l’installation et le développement d’autres espèces dans les cavités délaissées (oiseaux, mammifères ou insectes xylophages) et régulent par la prédation les populations d’insectes.

© Gilles Carcassès
Des coquilles vides, des pommes de pin aux écailles déchiquetées au pied d’un arbre ?  Pour compléter son alimentation, le pic épeiche, coince des fruits (cônes, glands) dans des encoches, des fourches, des cavités creusées ou naturelles. « Ces forges », fréquemment utilisées  lui permettent d’éplucher soigneusement le fruit afin de pouvoir en extraire les graines.   © Gilles Carcassès

 aide à  l’identification

l’arbre, HLM pour la biodiversité

le pic épeiche et le pic vert

L'actualité des jardins

Bientôt, la transhumance 2015

Ils vont par les chemins de ville en ville et distribuent les moutons dans les pâtures. C'est le principe de la transhumance. © Gilles Carcassès
Transhumance 2014 © Ferme d’Ecancourt

Ils vont par les chemins de ville en ville et distribuent les moutons dans les pâtures. C’est le principe de la transhumance. Réservez dès à  présent votre week-end des 11 et 12 avril pour participer à  la transhumance 2015 à  Cergy-Pontoise.

Nous diffuserons le programme définitif dès qu’il sera établi.

Comme l'an dernier, un bivouac est prévu aux Gargantuades de Maurecourt © Ferme d'Ecancourt
Comme l’an dernier, un bivouac est prévu aux Gargantuades de Maurecourt © Ferme d’Ecancourt

Nous dénonçons au passage la méchante rumeur d’un méchoui géant…

Cette année, la ville de Maurecourt confiera l’entretien d’une friche communale à  quelques brebis de la Ferme d’Ecancourt. Belle initiative !

Service d'ordre © Ferme d'Ecancourt
Service d’ordre © Ferme d’Ecancourt

Bien sà»r, les « polos orange » seront à  nouveau mis à  contribution. Bravo et merci à  tous ces bénévoles de la Ferme d’Ecancourt, organisatrice de l’événement, pour leur fidélité et leur belle efficacité.

http://www.biodiville.org/article.php?laref=139&titre=transhumance-et-eco-paturage-urbains

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Quelques champignons du BRF

Le bois raméal fragmenté (BRF) issu des opérations d’élagage ou de débroussaillage est souvent utilisé en paillage de massifs d’arbustes. Ce matériau est fréquemment colonisé par des champignons plus ou moins rares. On y trouve à  côté de classiques espèces forestières, des représentants d’autres continents qui trouvent là  des milieux artificiels à  coloniser.

Une petite espèce de coprin vue à  Maurecourt dans la réserve naturelle au bord de l'Oise © Gilles Carcassès
Diverses espèces de coprins se plaisent dans les paillis. Ici, une petite espèce dorée, vue à  Maurecourt au bord de l’Oise, peut-être Parasola auricoma © Gilles Carcassès
Leraciomyces ceres, la strophaire orangée est un mériodional qui gagne du terrain depuis quelques années. Photographie prise au zoo de Vincennes © Gilles Carcassès
Le strophaire orangé, Stropharia aurantiaca, est d’origine incertaine. On le rencontre ça et là  en Europe, Amérique du Nord, Australie et Nouvelle-Zélande sur la sciure et les copeaux. Sa dissémination par les transports de matériaux horticoles est très probable. Photographie prise au zoo de Vincennes © Gilles Carcassès
Stropharia rugosoannulata est d'origine américaine, en Europe depuis les années 1950 semble-t-il. C'est un comestible cultivé sur copeaux de bois et paille. Photographie prise au zoo de Vincennes © Gilles Carcassès
Stropharia rugosoannulata serait d’origine américaine, arrivé en Europe vers 1950. Il semble plus fréquent dans les pays nordiques. C’est un comestible facile à  cultiver sur des copeaux de bois et de la paille. Photographie prise au zoo de Vincennes © Gilles Carcassès
Les Cyathus ressemblent à  de minuscules nids d'oiseaus. les périodioles (les"oeufs") sont expulsés par la pluie qui facilite ainsi la dissémination © Gilles Carcassès
Les Cyathus ressemblent à  de minuscules nids d’oiseaux. On les trouve sur les débris de bois mort. Les péridioles (les »oeufs ») sont expulsés avec force par les gouttes de pluie, ce qui facilite la dissémination des spores. Photographie prise au Verger à  Cergy, quartier Grand centre © Gilles Carcassès

Les champignons des milieux rudéraux par Patrick Laurent

http://www.c-e-a-h.be/doc/index.php?2008/01/11/31-a-propos-de-quelques-especes-de-champignons-invasifs-par-pierre-pierart

 

L'actualité des jardins

Habillés pour l’hiver

© Gilles Carcassès
Plantes vivaces au pied des arbres, avenue de l’ancienne gare à  Maurecourt © Gilles Carcassès

Les élus de la ville de Maurecourt ont fait le choix de végétaliser les pieds d’arbres de l’avenue de l’ancienne gare, excellente façon de limiter l’emploi des désherbants tout en œuvrant pour la biodiversité en ville. Les plantes vivaces ont été choisies en accord avec les services de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, gestionnaire de cette voie.

Il fallait là  des plantes résistantes, à  fort pouvoir couvrant, adaptées à  la concurrence exercée par les arbres, qui soient décoratives, et ne gênent ni la visibilité ni la circulation des piétons : la sélection fut rude. Toutes les espèces testées n’ont pas passé les éliminatoires, mais déjà  certains assemblages semblent bien prometteurs, comme sur cette photo : la grise Artemisia schmidtiana nana, l’échevelé Carex testacea et le vert Geranium sanguineum. Santolina rosmarinifolia, Helichrysum italicum et Salvia officinalis ont eu aussi un très bon comportement. Le passage d’un été vraiment sec et d’un hiver vraiment froid (tout le contraire de 2014 !) sera notre juge de paix.

Une autre expérience de végétalisation de pieds d’arbres à  Cergy-Pontoise

L'actualité de la Nature

Touche pas à  mon laiteron !

Tephritis formosa sur un laiteron dans une jardinière de la dalle Grand centre à  Cergy © Gilles Carcassès
Tephritis formosa sur un laiteron dans une jardinière de la dalle Grand centre à  Cergy © Gilles Carcassès

Cette petite mouche fréquente assidà»ment les laiterons, adventices très communes de nos jardins : ses larves consomment l’intérieur des capitules de ces plantes.

Les mâles Tephritis ont un comportement territorial étonnant : ils agitent doucement les ailes sur un poste d’observation. Est-ce une danse de séduction à  destination d’ une femelle ou un message dissuasif pour les autres mâles ? Sans doute les deux à  la fois. Il paraît que les Tephritis sont bagarreurs.

Voici des feuilles de laiteron. comme souvent elles sont minées par la larve d'une autre espèce de mouche : Phytomyza sp © Gilles Carcassès
Voici les feuilles de ce laiteron : elles sont minées par la larve d’une autre espèce de mouche : Phytomyza sp © Gilles Carcassès

On différencie les espèces de Tephritis à  l’ornementation de leurs ailes, de purs chefs-d’œuvre graphiques.

Tephritis postica fréquente les onopordons, sorte de gros chardons à  feuilles laineuses © Gilles Carcassès
Tephritis postica fréquente les onopordons, sorte de gros chardons à  feuilles laineuses © Gilles Carcassès
Tephritis divisa photographiée à  Menucourt © Gilles Carcassès
Un autre Tephritis photographié à  Maurecourt. Peut-être T. divisa inféodé aux picrides (il est ici sur un réséda) © Gilles Carcassès

On peut chercher d’autres jolies espèces de Tephritidées sur diverses Astéracées : les marguerites, les cirses, les matricaires, les bardanes, les salsifis, les inules…

 

 

Agenda, L'actualité des jardins

Pailler, ou pas ?

La Société Nationale d’Horticulture de France organise à  Paris le jeudi 12 décembre une journée d’informations et d’échanges sur les paillages en horticulture, en espaces verts et au jardin. Suivez le lien pour vous inscrire (rapidement : nombre de places limitées !). D’excellents experts seront réunis pour l’occasion.

http://www.snhf.org/agenda/les-activites-snhf/1130-pailler-ou-pas-.html

De nombreux animaux et champignons profitent du paillage
Le paillage est bénéfique à  la vie du sol

Photo prise à  Maurecourt, berges de l’Oise