L'actualité de la Nature

La roquette et les deux punaises

La roquette sauvage, Diplotaxis tenuifolia © Gilles Carcassès
La roquette sauvage, Diplotaxis tenuifolia, sur un talus, chemin de la sente Saint-Denis à  Pontoise. © Gilles Carcassès

Cette plante vivace fleurit jusqu’en novembre et c’est une aubaine pour les abeilles et les syrphes qui visitent ses fleurs.

Comme la roquette cultivée, elle a une saveur piquante. Malgré son goà»t prononcé, plusieurs punaises s’en régalent ; sur les sentes de Pontoise, nous en avons observé deux espèces.

Eurydema ornata © Gilles Carcassès
Voici Eurydema ornata, la punaise ornée. On peut la croiser dans les potagers, car elle apprécie aussi les choux. Sa couleur rouge semble indiquer aux oiseaux qu’elle n’a pas bon goà»t. © Gilles Carcassès
La larve de Nezara viridula © Gilles Carcassès
Une larve de Nezara viridula, la punaise verte. © Gilles Carcassès
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Sur la même plante, voici un juvénile du 5ème et dernier stade avant la mue imaginale. L’adulte sera tout vert. © Gilles Carcassès

La punaise verte est très polyphage. Sous abri, elle peut faire des dégâts sur les haricots, les tomates, les aubergines, les poivrons, les concombres. Cette africaine devenue cosmopolite ne cesse de gagner du terrain vers le Nord : vue en Angleterre en 2004, en Alsace en 2012. Les étés caniculaires favoriseraient sa progression.

Un représentant de la famille des Tephritidae © Gilles Carcassès
Ce Tephritis est venu en voisin : ses larves consomment des Asteraceae © Gilles Carcassès

http://www.jardiner-autrement.fr/partageons-nos-bonnes-pratiques/reponses-aux-questions/details-fiche/7-punaise-verte-nezara-viridula

http://draaf.midi-pyrenees.agriculture.gouv.fr/Punaise-verte

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Touche pas à  mon laiteron !

Tephritis formosa sur un laiteron dans une jardinière de la dalle Grand centre à  Cergy © Gilles Carcassès
Tephritis formosa sur un laiteron dans une jardinière de la dalle Grand centre à  Cergy © Gilles Carcassès

Cette petite mouche fréquente assidà»ment les laiterons, adventices très communes de nos jardins : ses larves consomment l’intérieur des capitules de ces plantes.

Les mâles Tephritis ont un comportement territorial étonnant : ils agitent doucement les ailes sur un poste d’observation. Est-ce une danse de séduction à  destination d’ une femelle ou un message dissuasif pour les autres mâles ? Sans doute les deux à  la fois. Il paraît que les Tephritis sont bagarreurs.

Voici des feuilles de laiteron. comme souvent elles sont minées par la larve d'une autre espèce de mouche : Phytomyza sp © Gilles Carcassès
Voici les feuilles de ce laiteron : elles sont minées par la larve d’une autre espèce de mouche : Phytomyza sp © Gilles Carcassès

On différencie les espèces de Tephritis à  l’ornementation de leurs ailes, de purs chefs-d’œuvre graphiques.

Tephritis postica fréquente les onopordons, sorte de gros chardons à  feuilles laineuses © Gilles Carcassès
Tephritis postica fréquente les onopordons, sorte de gros chardons à  feuilles laineuses © Gilles Carcassès
Tephritis divisa photographiée à  Menucourt © Gilles Carcassès
Un autre Tephritis photographié à  Maurecourt. Peut-être T. divisa inféodé aux picrides (il est ici sur un réséda) © Gilles Carcassès

On peut chercher d’autres jolies espèces de Tephritidées sur diverses Astéracées : les marguerites, les cirses, les matricaires, les bardanes, les salsifis, les inules…