A Maurecourt, l’équipe des milieux aquatiques (la GEMAPI) travaille à la création (ou plutôt la restauration) d’une zone humide connectée à l’Oise. L’objectif ? Redonner à l’Oise une zone d’expansion des crues et recréer l’écosystème aquatique autrefois existant.
Il reste encore quelques plantations à faire et donner du temps au temps pour la vie s’installe confortablement sur ce nouvel espace. Mais les premiers arrivants ne se sont pas fait attendre.
Les libellules profitent d’une zone à laquelle les poissons n’ont pas accès, et qui subit moins le batillage, pour pondre leurs œufs. C’était le cas notamment de cette femelle de crocothémis écarlate.
Une fois de plus la Ferme d’Ecancourt a bien fait les choses : une organisation sans faille, des brebis vaillantes et disciplinées, des ânes câlins, des bénévoles actifs, des participants ravis et le soleil au rendez-vous !
La haie d’honneur dans la cour de la ferme
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Samedi 13 avril 2019 à 13h30, les participants rassemblés pour la transhumance accueillent les moutons.
La transhumance est aussi l’occasion de se retrouver autour d’un pique-nique convivial et de profiter des animations organisées par la Maison de la nature de Vauréal.
Une mouchette blonde aux ailes barrées semble vouloir estimer dans ce face-à -face le danger que représente pour elle cette araignée crabe postée un peu plus bas.
Pas d’ovipositeur au derrière de ce diptère Tephritidae : il s’agit d’un mâle. Terellia tussilaginis est une espèce fréquente sur les bardanes, et parfois sur les cirses. La femelle pond au cœur de l’inflorescence et ses larves consomment les jeunes graines. Les pupes passent l’hiver dans les inflorescences sèches.
Voici une femelle de cette belle espèce observée à Maurecourt. L’ovipositeur est bien visible. Admirez ces beaux yeux verts (cliquez sur l’image pour l’agrandir) !
Terellia tussilaginis est très facile à observer en été. Il suffit de s’approcher doucement des bardanes en fleurs. Parfois on y croise une autre jolie Tephritidae, Tephritis bardanae, strictement inféodée aux bardanes (voir ci-dessous).
Découvrez une autre espèce de la même famille qui fréquente les bardanes :
Après la friche en bord d’Oise, la forêt. Nous voilà en exploration sur la butte boisée de la commune de Maurecourt. Le chèvrefeuille des bois, aux fleurs délicieusement parfumées, nous accueille.
Eh oui, c’est bien une myrtille ! L’espèce est désormais rare en Ile-de-France, concentrée dans quelques stations du Val d’Oise, alors qu’elle était autrefois commune. Les hivers trop doux ne lui conviennent pas. J’ai compté quatre baies sur cette station de 30 mètres carrés. Je les ai laissées pour les blaireaux.
En revenant près de la route, un gros insecte m’est lourdement tombé dessus. C’est un frelon européen et le pauvre n’a pas l’air dans son assiette : il s’est fait becqueter une aile. Peut-être une attaque manquée du faucon hobereau ?
L’école régionale de botanique recommande un protocole d’inventaire qui peut servir à alimenter la partie botanique d’un Atlas de biodiversité communale. Nous décidons de tester la chose sur la commune de Maurecourt. Il nous faut choisir au moins cinq milieux différents sur la commune.
Que diriez-vous pour commencer de cette belle friche alluviale ensoleillée dans la zone naturelle des berges de l’Oise ?
La plante dominante semble bien être la tanaisie. En progressant dans la friche, nous faisons s’envoler des quantités de ces petites demoiselles aux tibias élargis : Platycnemis pennipes, bien sà»r !
Bien jolie plante que cet épiaire des marais, de la famille des Lamiaceae.
Quelques jeunes arbres tentent la conquête de l’espace : aubépine, saules… Si cette friche n’est pas débroussaillée une fois par an, elle va se boiser bien vite.
Nous serons présents à l’espace Gérard Blondeau de Maurecourt samedi 11 mars 2017 à 15 h pour vous proposer une animation sur le monde des arthropodes. Vous pourrez aussi découvrir dans cette salle plusieurs de nos expositions sur la biodiversité de Cergy-Pontoise.
En septembre 2014, nous vous montrions de jeunes plantations en pied d’arbres sans arrosage sur l’avenue de l’ancienne gare à Maurecourt. Une jolie façon d’améliorer la biodiversité en ville en offrant des floraisons aux insectes pollinisateurs, tout en évitant l’emploi des désherbants.
La sècheresse de l’été 2015 aura-t-elle eu raison de ces plantations ? Pour le savoir, nous y sommes retournés. Globalement, la palette végétale d’origine a parfaitement tenu ses promesses. Les touffes ont bien grossi, et leur visibilité leur assure maintenant une assez bonne protection contre les manœuvres des conducteurs maladroits.
Jardiniers professionnels, la version française du guide technique « Arbres en milieu urbain » est enfin disponible. Cet ouvrage collectif anglais qui fait le point sur les meilleures techniques visant à la bonne intégration de l’arbre en ville a pu être traduit grâce à l’action de VAL’HOR, l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage. Il est accessible gratuitement en ligne :
La Maison de la nature de Vauréal organisait mercredi 15 juin 2016 une sortie dans la zone naturelle des berges de l’Oise à Maurecourt.
Gilles Carcassès et Marion Poiret de la cellule biodiversité de la CACP avaient préparé un joli programme : un petit tour d’une heure et demie dans ce bel espace puis, pour finir, l’observation de quelques habitants de la mare.
L’agrion éclatant est une demoiselle que l’on trouve typiquement au bord des fleuves et des rivières lentes aux berges ensoleillées. Le mâle est bleu métallisé avec les ailes fumées tandis que la femelle est verte.
L’agrion à larges pattes possède des tibias très dilatés avec un trait noir longitudinal, ce qui fait un bon critère de détermination. Pour observer cette particularité, il faut utiliser un angle très particulier lors de la prise de vue et croyez moi, ce n’est pas chose facile !
Voici un exemple parfait de ce qu’est le mimétisme batésien, rencontré chez de nombreuses espèces de syrphes. On pourrait facilement prendre ce diptère pour une guêpe à cause de son abdomen rayé de noir et de jaune. Pourtant, il est tout à fait inoffensif ; il utilise cette ressemblance comme mécanisme de défense afin de dissuader les prédateurs. Ce syrphe est communément appelé « syrphe tête de mort » ou encore « mouche batman » à cause du motif présent sur son thorax. La plante sur laquelle il se trouve (probablement un cerfeuil des bois) fournit une très grande quantité de nectar facile d’accès, ce qui est favorable pour beaucoup d’insectes.
Ce petit coléoptère de la famille des Oedemeridae est très fréquemment trouvé sur les fleurs car il se nourrit de pollen. Le mâle de cette espèce est facilement reconnaissable à ses fémurs postérieurs enflés.
Un précédent article montrait une petite larve de triton trouvée dans un bassin du parc du château de Menucourt. Cette fois-ci, c’est une larve à un stade un peu plus avancé qui a été observée, les quatre pattes ont poussé et elle a gagné en taille.
Ces larves d’anisoptères (probablement de la famille des Libellulidae) étaient présentes en très grand nombre dans la mare. Elles sont beaucoup plus grosses que les larves de zygoptères mais sont moins longues. Elles se nourrissent de petites proies. Je l’ai appris à mes dépens lorsque j’ai eu la « bonne » idée de mettre tous les insectes que j’avais trouvés dans le même bac d’eau claire… Le temps de faire un aller-retour à la mare et trois petites larves avaient disparu.