L'actualité des jardins

La transhumance comme si vous y étiez

Malgré un temps maussade, 200 personnes étaient dans la cour de la ferme d’Ecancourt pour prendre le départ de la transhumance ce samedi 11 avril 2015.

Dans la cour de la ferme d'Ecancourt © Gilles Carcassès
Dans la cour de la ferme d’Ecancourt © Gilles Carcassès

Serge, conducteur bénévole de chiens de berger a expliqué les consignes pour le bon déroulement de la transhumance. L’organisation fut digne d’un cortège présidentiel : deux ânes pour ouvrir la marche, puis la meute des photographes officiels, ensuite un chien et sa conductrice pour freiner et guider le troupeau, à  gauche et à  droite un service canin de sécurité des cultures aux ordres des bergers, et vingt pas plus loin la cohorte des accompagnants, tous derrière la houlette portée par un enfant.

Conducteurs de chiens de troupeaux © Gilles Carcassès
Serge, à  la houlette et Joà«l, au crochet, conducteurs de chiens de troupeaux, prêts pour le départ © Gilles Carcassès

Ces outils de berger ont été forgés par un artisan du Vexin à  partir de gravures anciennes. La houlette est composée d’une petite pelle et d’un crochet. La pelle sert à  ramasser et lancer une petite motte de terre en direction d’une brebis qui s’écarterait du troupeau. Elle allonge de dix mètres le bâton du berger. Quant au crochet, il permet d’attraper commodément une brebis (démonstration plus loin).

Poussez pas ! Y a un chien ! © Gilles Carcassès
Poussez pas derrière, y a un chien ! © Gilles Carcassès

La cohorte des accompagnants fait une petite pause, le temps de remplacer le porteur de houlette, fatigué. Le chien de tête fait stopper le troupeau en attendant l’ordre de reprise de la marche.

La traversée de la plaine © Gilles Carcassès
La sortie de la forêt © Gilles Carcassès

A droite, dans les blés, le service de sécurité des cultures : pas question de venir brouter les jeunes pousses. En arrière, on aperçoit les deux chiens en réserve destinés à  relayer ceux qui sont au travail auprès des moutons.

Du lierre Marengo ! J'adore ! © Gilles Carcassès
Du lierre Marengo ! J’adore ! © Gilles Carcassès

La première maison en arrivant à  Maurecourt a eu droit à  une taille de haie gratuite !

Le groupe a beaucoup grossi en cheminant dans les rues de Maurecourt et la foule joyeuse s’est mêlée aux visiteurs des Gargantuades.

Démonstration de capture au crochet © Gilles Carcassès
La démonstration de capture au crochet a fait une grosse impression. © Gilles Carcassès

Et hop ! Voilà  comment on crochète une brebis. Très utile pour attraper et soigner celles qui semblent avoir un problème.

Le lendemain matin, la distribution des ovins s’est poursuivie, sous un beau soleil, vers les pâtures de Jouy-le-Moutier, Vauréal, Cergy et Courdimanche. Plusieurs haltes étaient organisées avec la participation des communes pour offrir au public des animations autour du pâturage.

Animation à  Vauréal © Marion Poiret
Animation à  Vauréal devant un jeune public captivé © Marion Poiret
Mais où sont-elles ces brebis ? © Marion Poiret
Mais où sont-elles ces brebis ? © Marion Poiret

Les photographes s’en s’ont donné à  cœur joie pour immortaliser ce spectacle insolite.

Après une halte au village des associations promenade des deux bois, les dernières brebis prennent le chemin de leur destination finale : la prairie rue Vieille Saint-Martin à  Courdimanche © Marion Poiret
Les polices municipales de Cergy et de Courdimanche s’étaient coordonnées pour assurer la sécurité d’un tronçon de parcours très urbain © Marion Poiret

Après une halte sur la promenade des deux bois, au village des associations de la journée éco-citoyenne organisée par la maison de quartier des Hauts-de-Cergy, les dernières brebis ont pris le chemin de leur destination finale : la prairie de la rue Vieille Saint-Martin à  Courdimanche. Un goà»ter et des rafraichissements y étaient offerts par la ville au public venu nombreux pour accueillir le troupeau.

Le sprint final à  Courdimanche © Marion Poiret
Le sprint final à  Courdimanche © Marion Poiret

La transhumance 2014

L'actualité de la Nature

Les dragons de la source

Au creux d’une source secrète dans la forêt de Boisemont, on peut apercevoir dans l’eau limpide de drôles d’habitants.

Les habitants de la source  © Gilles Carcassès
Les dragons de la source © Gilles Carcassès

Même avec du sable sur la tête, triton palmé, on t’a reconnu. La petite larve noire est celle d’une salamandre, identifiable à  la tache claire en haut de la cuisse. On la distingue mieux sur la photo suivante :

Larve de salamandre à  la ferme d'Ecancourt (Jouy-le-Moutier)  © Gilles Carcassès
Larve de salamandre à  la ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier) © Gilles Carcassès

Tritons et salamandres ont une vie terrestre et une vie aquatique : les adultes se rejoignent à  la mare pour se reproduire, et les larves y resteront jusqu’à  leur métamorphose.

Tritons palmés dans un bassin du parc du château de Menucourt en mai 2014 © Gilles Carcassès
Les amours des tritons palmés dans un bassin du parc du château de Menucourt en mai 2014 © Gilles Carcassès

Participez à  l’inventaire des mares d’Ile-de-France

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/media/user/File/Nature/Les_tritons.pdf

http://www.batraciens.be/index.php?id=192

http://www.jardinsdenoe.org/la-biodiversite-des-jardins/le-triton

Salamandre tachetée

L'actualité de la Nature

Un escargot bien singulier

A qui appartient cette petite coquille allongée qui glisse doucement sur la mousse d’un vieux tronc du massif de l’Hautil ?

Clausilia - Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Ce curieux escargot pointu est une clausilie. – Boisemont © Gilles Carcassès

Les clausilies se nourrissent de lichens ou d’algues unicellulaires, on les rencontre sur les rochers moussus, les troncs, dans la litière, sur le bois mort…

La famille des Clausilidae compte une trentaine d’espèces en France. Le sens d’enroulement de la coquille est toujours senestre (sauf quelques exceptions, ce serait trop simple).  On distingue les espèces à  la présence et la forme de dents et de plis à  l’ouverture de la coquille. Ici il s’agit de Clausilia bidentata bidentata.

L’une des espèces, la clausilie romaine, n’existe nulle part ailleurs dans le Monde que dans les Appenins près de Rome, et… à  l’intérieur des arènes de Nîmes ! Les Romains l’auraient amené là  involontairement il y a 2000 ans. Elle prospère depuis sur certains murs des arènes. Le gestionnaire du site a promis de ne plus utiliser de désherbants dans le secteur où habite ce rarissime escargot eu égard à  sa grande fragilité.

Sources :

La clausilie romaine, par Vincent Prié

Le protocole de l’opération escargots, par vigienature-école

Merci à  Xavier Cucherat pour la détermination !

L'actualité de la Nature

Le nichoir à  Elise

Elise a fabriqué un nichoir qui fait l’admiration de tous.

Nichoir à  la ferme d'Ecancourt. Jouy-le-Moutier
Nichoir à  la ferme d’Ecancourt. Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Elise © Gilles Carcassès
La recette du nichoir tressé © Gilles Carcassès

Elle a bien voulu nous confier sa recette, à  suivre sur la photo, de gauche à  droite :

  • récoltez dans les haies quelques grosses brassées de clématite sauvage,
  • sélectionnez de beaux brins assez longs et non ramifiés et roulez-les en couronnes,
  • faites bouillir les couronnes deux heures dans un chaudron,
  • laissez refroidir et écorcez les brins,
  • montez une armature en baguettes de noisetier « pliées au genou », et attachez-les avec du raphia,
  • tressez patiemment les brins de clématite sur l’armature,
  • ménagez une ouverture au montage (faute de quoi le nichoir serait raté !).
Clematis vitalba, la clématite des haies © Gilles Carcassès
Clematis vitalba, la clématite des haies © Gilles Carcassès

La clématite est une Renonculacée, comme les boutons d’or, les hellébores, les aconits, les ancolies, les anémones…

C’est une liane très commune qui grimpe dans les arbres ; elle a fait le bonheur de générations de petits Tarzan.

Ses fruits sont des akènes à  arête plumeuse qui restent accrochés sur leur réceptacle une bonne partie de l’hiver.

Elise est animatrice à  la ferme d’Ecancourt. La fabrication de nichoirs tressés a fait l’objet ces jours-ci d’un atelier destiné aux enfants.

http://www.ferme.ecancourt.fr

http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-18235-synthese

http://www.jardinsdefrance.org/quelques-lianes-indigenes/

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Pesticides et biodiversité

Des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’ODBU (Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine) de Seine-Saint-Denis démontrent pour la première fois les effets de l’emploi des produits phytosanitaires sur la biodiversité par les jardiniers amateurs en France.

Bourdon sur une pâquerette à  Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
Bourdon sur une pâquerette à  Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Cette étude illustre la grande complexité des effets directs et indirects de ces produits sur les populations de papillons et les bourdons. Comme on s’y attendait, l’usage de produits insecticides au jardin est clairement défavorable à  ces pollinisateurs. L’emploi de désherbants aurait un effet négatif indirect, en raison de la raréfaction des plantes utiles à  ces insectes. Quant aux fongicides et aux anti-limaces, en favorisant le développement et la floraison des plantes cultivées, ils auraient un effet indirect plutôt positif. Cela ne veut pas dire que ces produits sont favorables à  la biodiversité ! La faune du sol, les vers de terre en particulier, et les prédateurs des mollusques (hérissons, grives…) peuvent être fortement impactés par ces traitements.

L'actualité des jardins

Une vigne très naturelle

Cinq cent ceps de Baco noir escaladent le coteau rue des vignes blanches à  Jouy-le-Moutier. Cette vigne plantée en 1905 appartient à  la commune et est gérée par l’association « Le coteau des Jouannes ». Vingt familles se partagent l’entretien des rangs et participent aux travaux de vinification.

La vigne du coteau des Jouannes à  Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès
La vigne du coteau des Jouannes à  Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Aucun traitement, des rangs enherbés pour protéger le sol : c’est une vigne très naturelle. L’un des rangs est réservé aux enfants des écoles de Jouy : vingt classes, accueillies par les bénévoles de l’association, viennent cinq à  six fois par an pour observer, apprendre et expérimenter la conduite d’une vigne, de la taille de printemps à  la vendange.

Chaque année, le deuxième samedi de décembre, un vin chaud est préparé et offert aux passants. Le vin de Baco fait, paraît-il, des merveilles dans la recette du « ginglet de Noà«l ». Ce jour-là , les enfants se régalent de tartines de confiture de raisin.

Le chai de l'association se trouve dans une ancienne gare de la ligne de chemin de fer de Pontoise à  Poissy © Gilles Carcassès
Le chai de l’association se trouve dans une gare désaffectée de l’ancienne ligne de chemin de fer reliant Pontoise à  Poissy © Gilles Carcassès

Le vin de Baco « coteau des Jouannes » a remporté en 2012 un premier prix au grand concours de ginglet de la foire Saint-Martin à  Pontoise, pour la plus grande fierté des Jocassiens.

Le cépage Baco noir a été obtenu en 1902 par hybridation avec une vigne sauvage américaine très vigoureuse, Vitis riparia. Il ne fait pas partie des cépages autorisés par l’Union européenne. La plantation de nouvelles vignes de Baco n’est donc pas possible.

http://lescepages.free.fr/baconoir.html

http://histoire.andresy.free.fr/tacot.htm

L'actualité des jardins

L’énigme des murs à  os

C’est une particularité architecturale de quelques maisons du vieux Jouy-le-Moutier, dans le quartier de la Fontaine : des os dépassent du crépi sur les façades.

Mur à  os - Jouy-la-Fontaine © Gilles Carcassès
Mur à  os – Jouy-la-Fontaine © Gilles Carcassès

Quel secret se cache derrière ses macabres plantations ? Un superstition paà¯enne ? Un procédé rustique d’assèchement des murs ? Ici, le passé viticole des lieux et la disposition des os en lignes parallèles à  bonne exposition suggère plutôt un dispositif de support de treilles. Les os, sous-produit du ragoà»t de mouton, ont beaucoup d’avantages par rapport aux chevilles en fer : ils sont gratuits, très solides et très durables et ils ne rouillent pas. Or on sait que la rouille tache les crépis et finit par faire éclater les pierres. Bel exemple de recyclage des déchets en circuit court !

Où l'on voit les os alignés sur cette façade © Gilles Carcassès
Où l’on voit des os alignés dans la partie haute de cette façade ainsi qu’un crochet en fer © Gilles Carcassès

 

L'actualité de la Nature

Lichens

Un lichen est constitué d’une association symbiotique entre un champignon et une algue unicellulaire ou filamenteuse. Parfois, l’association du champignon s’établit avec une cyanobactérie. On dénombre environ 3000 espèces de lichens en France. Leur étude est affaire de spécialistes, car les critères de détermination s’appuient largement sur l’emploi de réactifs chimiques (chlore, iode, potasse notamment) qui peuvent colorer diversement certaines parties de ces organismes. Les lichens revêtent des formes très variées. Un grand nombre d’espèces croissent sur le sol ou les rochers, d’autres se développent sur les troncs ou les branches des arbres.

Certains genres aux formes ou aux couleurs singulières sont assez faciles à  reconnaitre.

Cladonia  © Gilles Carcassès
Cladonia sur le menhir La Grande Pierre de Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

Les Cladonia, avec leurs podétions en forme de trompette, sont fréquents sur les souches. Mais on peut aussi les rencontrer sur les pierres parmi les mousses.

Peltigera  © Gilles Carcassès
Peltigera sur un talus sableux à  Osny © Gilles Carcassès

La face inférieure des Peltigera présente de nombreuses rhyzines. Les parties fertiles du thalle, portant les spores, sont brunes. Ces lichens poussent sur le sol.

Xanthoria  © Gilles Carcassès
Xanthoria parietina sur une branche de prunellier à  Cergy © Gilles Carcassès

Parmi les lichens les plus fréquents sur les troncs et aussi sur les pierres et les tuiles, les espèces du genre Xanthoria sont reconnaissables à  leur couleur jaune plus ou moins orangée. Les Xanthoria peuvent être utilisés pour teindre les lainages en jaune. ou en brun. Xanthoria parietina, très commun, est utilisé, avec d’autres espèces de sensibilité différente, comme indicateur de la pollution athmosphérique. Cette espèce supporte une pollution moyenne.

Comment mesurer la pollution des villes en observant les lichens sur les troncs des arbres

Usnea Florida  © Gilles Carcassès
Usnea florida © Gilles Carcassès

Elle ne pousse pas dans nos villes : cette belle usnée ne supporte pas l’air pollué. On la rencontre principalement en montagne sur les branches des feuillus. Sa présence est utilisée pour caractériser les continuités écologiques en milieu forestier.

Le site de l’Association française de Lichénologie

 

 

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Birdlab à  la ferme

Mésange bleue - ferme d'Ecancourt © Gilles Carcassès
Mésange bleue – ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier) © Gilles Carcassès

La Ferme d’Ecancourt a installé deux mangeoires plateaux garnies de graines de tournesol pour l’observation publique des oiseaux. Elles se trouvent près de la mare, derrière les bâtiments de la ferme.

Avec ce dispositif, la Ferme d’Ecancourt participe à  l’expérience BirdLab, mis au point par le Muséum national d’Histoire naturelle et AgroParisTech. BirdLab est un jeu scientifique d’observation, son objectif est de rassembler des informations sur le comportement de nourrissage hivernal des oiseaux.

Pour jouer à  BirdLab, il suffit de télécharger l’application gratuite sur son smartphone, et de fabriquer ses deux mangeoires selon le protocole. Vous pouvez aussi profiter de celles de la Ferme d’Ecancourt, qui vous invite le 31 Janvier 2015 à  14h à  une animation démonstration BirdLab.

Au programme : 

  • Présentation du dispositif « Birdlab »
  • Identification des oiseaux présents dans les mangeoires du dispositif « Birdlab »
  • Entrainement sur l’application

La Ferme d’Ecancourt vous attend nombreux avec votre smartphone (adultes et enfants de plus de 10 ans) ! Pensez à  vous inscrire par mail contact@ferme.ecancourt.fr  ou téléphone 01 34 21 17 91 avant le 30 Janvier 2015.

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/?p=2264

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/?p=2220

La vidéo de présentation de l’expérience

L'actualité des jardins

Doux agneaux !

Deux agneaux pour cette Solognote à  la ferme d'Ecancourt © Gilles Carcassès
Deux agneaux pour cette Solognote à  la ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier) © Gilles Carcassès

Ils sont arrivés ! La saison des agnelages démarre : à  la Ferme d’Ecancourt, les mères et leurs nouveaux-nés sont installés bien au calme dans une grange. Les brebis qui se désintéressent de leurs agneaux sont isolées quelques jours dans des box avec leurs petits, histoire de faire connaissance et de tisser des liens affectifs, avant de rejoindre le troupeau.

Celui-ci prend la pose © Gilles Carcassès
Celui-ci prend la pose © Gilles Carcassès

Les agneaux de la race Solognote sont marron et ont le poil assez court à  la naissance.

© Gilles Carcassès
Un agneau Thônes et Marthod à  la ferme pédagogique de Pontoise © Gilles Carcassès

Au château de Marcouville, dans la bergerie de la ferme pédagogique de Pontoise, les agneaux sont nés également. Ils sont d’une race savoyarde nommée Thônes et Marthod (du nom de deux villages de cette région). Chez cette race, le pelage est blanc sauf le museau, les oreilles, les « lunettes », le sexe et les « chaussettes ». Autrefois, les brebis passaient l’hiver dans les caves à  reblochon, elles y maintenaient une température et une humidité constante.

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/?p=2251

http://www.fermepedagogiquedepontoise.fr