On trouve parfois de drôles de petites plantes dans les allées gravillonnées. Cette sétaire glauque contient des anthocyanes qui lui donnent en été un vert un peu éteint, et un beau rouge profond à l’entrée de l’hiver.
Setaria pumila est une graminée annuelle indigène, adventice des cultures sur sols secs
Sa dissémination est assurée par le transport de ses épis hirsutes sur le pelage des petits mammifères ou sur les vêtements. On la rencontre fréquemment sur les ballasts des voies ferrées, les bords de champs, les talus et les sols caillouteux. Il existe des populations résistantes aux triazines.
A Cergy, un groupe d’employés de l’immeuble administratif du Verger jardine régulièrement sur le temps de la pause de midi dans l’espace vert public contigu. A une extrémité du jardin trône un hôtel à osmies.
un prototype particulièrement inventif de composteur compostable auto construit combiné à un hôtel à insectes en osier et tronçons de bambou
Une surveillance rapprochée de l’hôtel à insectes a mis en évidence une curieuse occupation : certaines cavités sont obturées non avec de la terre comme on pouvait s’y attendre de la part des osmies espérées, mais avec une touffe d’herbes sèches.
plusieurs bambous sont obturés avec de l’herbe
Il se pourrait bien que la responsable soit Isodontia mexicana, une jolie guêpe noire aux ailes fumées qui a débarqué d’Amérique probablement par bateau et est présente en Ile-de-France depuis moins de 10 ans, semble-t-il. Elle se nourrit de nectar et fréquente volontiers les fleurs de certaines apiacées et astéracées, comme les astrances et les panicauts. Comme toutes les espèces de mœurs solitaires, elle n’est pas agressive.
Isodontia mexicana capture des sauterelles qu’elle paralyse et stocke dans son terrier pour nourrir sa descendance.
La plantation des fleurs préférées de la belle permettra peut-être de l’observer l’an prochain au jardin.
Elles n’auront pas attendu l’inauguration pour investir les lieux. Agrions, naà¯ades, anax et sympetrums se disputent âprement leur nouveau territoire. Une véritable aubaine : les bassins du parc François-Mitterrand près de la préfecture à Cergy viennent d’être renaturés et les espèces pionnières sont déjà là par dizaines.
Mais d’où viennent-elles, demanderez-vous ? Pour la plupart, elles sont nées sur place ! Les colons arrivés au printemps sont passés inaperçus. La première génération éclot maintenant en masse et les adultes se mettent aussitôt en quête de partenaires pour assurer la génération suivante.
L’Axe majeur offrait une vue peu commune aux chanceux montés en haut de la tour.
Le 1er juillet 2013, les Rencontres Le Nôtre ouvraient trois journées de débats, tables rondes et ateliers en l’honneur du célèbre jardinier par 10 circuits de visite en Ile-de-France. L’un d’entre eux présentait l’Axe majeur de Cergy-Pontoise. Ce parcours architectural et urbain de près de 3 km sculpte et met en scène le paysage par des perspectives savamment calculées et une maîtrise des grandes échelles, dans la tradition des jardins de Le Nôtre.
Deux invités de marque, Michel Jaouen et Dani Karavan – respectivement l’ architecte urbaniste, initiateur du projet et l’artiste, concepteur de l’Axe majeur – ont offert à cette visite le privilège de leur présence et de leurs précieux commentaires.
Le groupe s’engage sur les traces de Dani Karavan, à la découverte de l’Axe majeur.
Accédez à davantage d’informations sur les Rencontres Le Nôtre en suivant ce lien : Rencontres André le Nôtre.
Phyllobius pomaceus est un joli charançon que l’on rencontre souvent sur les orties dioà¯ques, l’une des deux espèces d’orties présentes sur notre territoire. Son nom d’espèce pomaceus fait référence à la couleur vert pomme que lui confèrent les squamules irisées qui recouvrent son corps. Ses larves consomment des racines.
vu à la base de loisirs de Cergy-Pontoise lors de la sortie organisée à l’occasion de la Fête de la Nature
Imaginé par le collectif Coloco et réalisé dans le cadre des Ateliers nomades du musée du quai Branly, ce jardin évoque la diversité et le brassage des plantes du Monde.
Le jardin des quatre continents, à Cergy, jusqu’au 2 juin 2013
Les forsythias très serrés étaient taillés au taille-haie. Ce massif a été éclairci par la suppression des arbustes les moins bien conformés. Les forsythias restants ont pu ainsi retrouver un port naturel et une floraison généreuse.Une percée crée une nouvelle vue sur les narcisses naturalisés.
Dimanche dernier, quarante brebis et agneaux ont rejoint leurs quartiers d’été.
Mais papa, ce sont des moutons ?!
Descendus à pattes de la ferme d’Ecancourt, ferme pédagogique mais également association d’éducation à l’environnement, nos moutons suivis de nombreux courageux ont effectué une dizaine de kilomètres pour découvrir leur pâturage d’été sur les communes de Jouy-le-Moutier, Vauréal, Cergy et Courdimanche.
Même les joggers s’arrêtent pour caresser les agneaux