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La sagittaire

En début d’été un informateur m’indique qu’aux bords de la mare de l’Hautil se trouve une plante rare (encore une !) en fleurs à  ce moment : une sagittaire. Intéressant, car cette plante aquatique des milieux calmes et stagnants est en effet peu commune dans la région, concentrée essentiellement dans les grandes vallées (l’Ourcq, la Viosne, l’Orge, le Morin, …).

Station de sagittaire, mare de l’Hautil © CACP – Emilie Périé

L’espèce indigène, documentée en àŽle-de-France, est Sagittaria sagittifolia, la sagittaire à  feuille de flèche car elle présente des feuilles à  pointes aigues et fines comme la pointe d’une flèche. Elle est également reconnaissable à  ses fleurs dont les pétales présentent au centre un onglet pourpré.

Feuilles obtuses de Sagittaria latifolia © CACP – Emilie Périé

Or, s’il y a bien des sagittaires en fleurs en juillet aux bords de la mare, ce ne sont pas des Sagittaria sagittifolia, mais Sagittaria latifolia, la sagittaire à  larges feuilles ! Cette espèce-là  a des feuilles obtuses et beaucoup plus larges et des fleurs entièrement blanches. Elle est essentiellement connue sur les rives de la Garonne et de la Dordogne. Que peut-elle bien faire dans un milieu si septentrional ?

Fleurs entièrement blanches de Sagittaria latifolia © CACP – Emilie Périé

Sources :

La flore d’àŽle-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

La sagittaire à  feuille de flèche, par TelaBotanica

La sagittaire à  larges feuilles, par TelaBotanica

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Projet chouette un chouette projet

Chouette hulotte © JA Dufaux, LPO àŽle-de-France

En octobre on célèbre habituellement le Jour de la Nuit, une journée de sensibilisation à  la pollution lumineuse et à  l’activité de la biodiversité la nuit. Cette année, on fête également la nature, de manière générale. Octobre est aussi un mois propice à  l’écoute des chouettes. Aussi, en partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), nous vous proposons pour Octobre 2020 un mois complet dédié à  la chouette hulotte.

Un concours

La chouette hulotte fait partie des oiseaux à  repérer dans l’Atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise. Pour ce mois dédié à  la chouette hulotte nous vous proposons un concours d’observation (à  vue ou à  l’écoute) via l’Atlas. Les règles sont simples : ouvrez l’œil, tendez l’oreille, et si vous repérez une chouette, inscrivez-la dans l’Atlas !

Trois prix seront décernés :

  • « Grand reporter », à  celui ou celle qui aura totalisé le plus grand nombre de chouettes hulottes en des points différents sur le mois d’octobre.
  • « Rencontre insolite », racontez-nous votre rencontre avec la chouette dans la rubrique « remarques » de l’Atlas (Onglet « participez ici »)
  • « Photographe émérite », partagez votre plus belle photo de chouette hulotte prise sur le territoire dans la rubrique photo de l’Atlas (Onglet « participez ici »).*

*Photographie prise toujours dans le respect de l’animal. Nous comptons sur les participants pour ne pas déranger les animaux au repos, au nid et ne pas abuser du flash.

Chouettes hulottes de Cergy-Pontoise © CACP

A ce jour, 5 chouettes sont identifiées dans l’Atlas. A vous de jouer !

Des sorties

Chouette hulotte © Alain Peresse, LPO àŽle-de-France

Venez participez à  l’une des deux promenades à  la tombée de la nuit pour écouter les chouettes hulottes.

  • Le vendredi 02 octobre de 19h30 à  21h30 à  Boisemont
  • Le vendredi 16 octobre de 19h30 à  21h30 à  Maurecourt

Détails et inscriptions par mail à  biodiversite@cergypontoise.

N’oubliez pas les deux sorties également prévues dans le cadre de la Fête de la Nature !

Une page Facebook

Retrouvez tous les détails de l’événement, des sorties et de nombreuses informations complémentaires concernant la chouette hulotte et ses comparses les chouettes chevêche et effraie sur notre page Facebook dédiée !

Agenda

Fête de la Nature 2020 : découvrez le programme !

Malgré quelques petits contre-temps printaniers, la Fête de la Nature aura bien lieu cette année du 07 au 11 octobre 2020 ! Et à  Cergy-Pontoise le programme est riche !

Les oiseaux à  l’honneur

Le mardi 06 octobre de 19h à  21h, à  la Ferme d’Ecancourt

La Cellule développement durable et biodiversité et la Ferme d’Ecancourt vous proposent de venir écouter (et peut-être observer) les rapaces nocturnes (notamment les chouettes hulottes) autour de la ferme (Jouy-le-Moutier).

Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

Le vendredi 09 octobre de 19h à  21h, à  la maison de la nature de Vauréal

La LPO et la maison de la nature de Vauréal vous proposent de venir écouter (et peut-être observer) les rapaces nocturnes (notamment les chouettes hulottes) de Vauréal

Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

Le dimanche 11 octobre de 09h à  12h, à  Maurecourt

La Cellule développement durable et biodiversité et la LPO vous proposent de venir observer le passage des oiseaux migrateurs depuis la plaine agricole de Maurecourt. Pinsons, grives, chardonnerets et autres oiseaux en partance pour le sud devraient traverser le ciel matinal.

Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

Des balades commentées

Le jeudi 08 octobre de 17h à  19h, à  l’àŽle de loisirs de Cergy-Pontoise

Venez découvrir la biodiversité en automne avec la Cellule développement durable et biodiversité et les animateurs de l’àŽle de loisirs.

Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

Toute la semaine à  Eragny

Allez à  la découverte par vous-même la biodiversité de l’écoparc de la Sente des prés à  Eragny. Grace à  l’application Explorama (à  télécharger gratuitement) suivez le parcours que nous vous proposons dans le parc et remportez les défis naturalistes qui vous seront posés. Accessible pour petits et grands.

Parcours libre, sans inscription. Informations complémentaires sur ce lien.

Des animations

Le mercredi 07 octobre de 14h à  18h, à  l’Agora de Vauréal

Vauréal fête la nature toute l’après-midi. La Ville et la Maison de la Nature proposent de nombreuses animations : découverte des insectes, découverte des plantes de la ville, fabrication d’un grainothèque, création de bombes à  graines … Il y en aura pour tous les goà»ts !

Information complémentaires et inscription sur ce lien. 

Le mercredi 07 octobre de 15h à  16h30, à  la ferme pédagogique de Pontoise

La graine « sens » dessus dessous est un atelier d’éveil sensoriel pour les tous petits (18 mois – 3 ans) proposé par la ferme pédagogique de Pontoise.

Information complémentaires et inscriptions sur ce lien.

Et bien d’autres activités autour de Cergy-Pontoise et dans toute la France. Retrouvez le programme complet sur le site de la Fête de la Nature.

L'actualité de la Nature

La phasie crassipenne

Une bien belle mouche !

La phasie crassipenne est une mouche de la grande famille des Tachinidae, qui compte plus de 10 000 espèces. Elle est facilement reconnaissable avec ses ailes feutrées et tachetées de noir. Nous pouvons l’observer de mai à  octobre dans les prairies d’ombellifères et d’Astéracées, comme ici sur un érigéron (Erigeron sp.).

Ectophasia crassipennis © CACP – Léo Micouin

Chez le mâle, l’abdomen est aplati. Nous y retrouvons une couleur brune-orangée marquée d’une bande noire longitudinale bien visible, comme ci-dessous.

Abdomen du mâle de la phasie crassipenne © CACP – Léo Micouin

Les larves de la phasie sont des endoparasites (parasites internes) de plusieurs Pentatomidés, une famille de punaises. La femelle adulte pond ses œufs sur les futurs hôtes des larves qui auront un emplacement idéal pour se nourrir.

Envol © CACP – Léo Micouin

Sources :

La phasie crassipenne, par Quel est cet animal ?

La phasie crassipenne, par Les carnets nature de Jessica

Famille des Tachinidés, par aramel.free.fr

Ectophasia, jolie mouche de Grouchy

Découvrez une autre mouche de la famille des Tachinidae :

Peleteria iavana, belle mouche épineuse

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Sherardia arvensis

Sherardia arvensis – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Dans les graviers du cimetière de Vauréal, mon œil est attiré par cette petite plante rampante. Avec ses fleurs à  4 pétales et ses feuilles verticillées elle me fait penser aux gaillets. Et pour cause, elle fait effectivement partie de la même famille, celle des Rubiaceae, mais appartient à  un genre différent Sherardia. La shérardie des champs est une plante assez commune en àŽle-de-France. Ses fleurs roses pâles se rencontrent sur tous les terrains un peu sableux.

Sherardia arvensis – Vauréal © CACP – Emilie Périé

Sources :

La flore d’àŽle-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

Sherardia arvensis, par FLORIF

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Mission hérisson !

Le hérisson d’Europe – Vauréal © Christophe Etchemendy

Une enquête pour tous les agents

La Ligue de Protection des Oiseaux (qui a, de longue date, élargi ses missions à  la faune au sens large) vous propose, si vous l’acceptez, une nouvelle mission : étudier l’évolution des populations de hérisson d’Europe. En effet, en plus d’être une adorable boule de poils qui aide les jardiniers, le hérisson est une espèce en danger qui voit ses populations décliner drastiquement au fil des années. Il est entré, en 2020, sur la liste rouge des espèces en danger d’extinction en Grande-Bretagne. Avant qu’il ne le devienne aussi chez nous, nous pouvons agir.

Tunnel de suivi Mission hérisson © CACP – Léo Micouin

Mission Hérisson est un protocole de sciences participatives qui vise à  étudier l’évolution des populations de hérissons sur le territoire français. A l’aide d’un peu de matériel : tunnel de suivi, feuilles blanches, encre végétale (huile de tournesol et charbon végétal, totalement inoffensive !), quelques croquettes ; et d’un peu de temps, vous pouvez aider les chercheurs de la LPO et du Muséum à  en savoir plus sur l’état de conservation du hérisson d’Europe. Chaque matin d’une semaine de votre choix, relevez les empreintes laissées par les gourmands (hérissons, chats, belettes, hermines, mulots, …).

Matériel de suivi Mission hérisson © CACP – Léo Micouin

Le traitement des données se fait ensuite en ligne. Si vous êtes familiers du SPIPOLL, Mission hérisson n’aura pas de secret pour vous ! La plateforme est la même et une communauté s’est formée de la même manière pour accompagner la validation des données.

De belles surprises

Nous avons mis en place le protocole dans le cadre de l’étude dans les cimetières. Nous avons fait de jolies découvertes :

Empreintes relevées dans le cadre de Mission hérisson © CACP – Emilie Périé

Du hérisson à  la belette en passant par le chat et les petits rongeurs, les p’tites bêtes de Cergy-Pontoise nous ont fait l’honneur de parapher nos tunnels pendant le mois de juillet !

Prêt de matériel

Vous souhaitez mettre en place ce protocole chez vous ? Vous pouvez vous procurer le matériel sur le site de Mission hérisson. Vous y trouverez également la plateforme de saisie des données, toutes les informations liées au protocole et bien plus encore.

Associations et collectivités du territoire de Cergy-Pontoise, nous avons 7 kits à  disposition. Contactez-nous à  biodiversite@cergypontoise.fr pour en emprunter un !

Lien utile :

Le site de Mission hérisson

Retrouvez dans nos articles d’autres histoires de hérissons :

Aidons les hérissons

Le hérisson de 22h18

L'actualité de la Nature

Platycis minutus

Platycis minutus – Osny © Gilles Carcassès

Au bord des allées du parc du château de Grouchy, on trouve par endroits des tas de bà»ches entreposées depuis de nombreuses années. Le sol marécageux entretient une forte humidité dans le bois, ce qui favorise certaines espèces d’insectes. Platycis minutus est de celles-ci. Ses larves se nourrissent dans le bois pourri, et sans doute sont-elles prédatrices de larves d’insectes xylophages. Les adultes sont observés sur le bois mort surtout en aoà»t et septembre.

Ce coléoptère appartient à  la petite famille des Lycidae. Huit espèces de cette famille sont présentes en France, Platycis minutus n’est pas la plus fréquente mais elle n’est pas rare non plus. On la rencontre en montagne et dans la moitié est de la France, sur du bois mort de sapin ou de hêtre, mais aussi sur le frêne. En l’occurence, je l’ai observée sur une bà»che pourrie de frêne.

Platycis minutus – Osny © Gilles Carcassès

L’insecte était coopératif et m’a permis de le manipuler un peu. On voit ici que ses élytres sont côtelés et présentent une ornementation d’aspect grillagé. Les antennes sont noires avec l’extrémité orange.

Platycis minutus – Osny © Gilles Carcassès

Je lui ai suggéré de s’envoler, ce qu’il a fait de bonne grâce mais par trois fois il est revenu se poser sur ma veste. Soit il me prend pour une vieille bà»che, soit il est attiré par les couleurs sombres ! Je penche pour la seconde hypothèse.

Attention à  ne pas le confondre avec d’autres coléoptères à  élytres rouges :

Les Pyrochroa

La callidie sanguine

Source (document à  télécharger) :

Les Lycidae d’Europe Etat des connaissances pour la France, par Benjamin Calmont, Hervé Brustel et Valladares Lionel

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L’orthetrum réticulé

Orthetrum cancellatum mâle CACP – Emilie Périé

L’orthetrum réticulé est une libellule commune en àŽle-de-France, on la rencontre sur de nombreux plans d’eau. Le mâle y défend les berges comme étant son territoire.

Outre ce comportement on reconnait le mâle à  ces beaux yeux verts et à  son corps bleu à  la pointe noire. En fait, l’abdomen est jaune mais recouvert d’une pruinosité (aspect poudreux) bleu qui s’intensifie avec l’âge de la libellule. Ici on voit encore quelques taches jaunes sur les bords de l’abdomen, notre individu est assez jeune.

Orthetrum cancellatum femelle CACP – Emilie Périé

La femelle est elle bien jaune au yeux marrons dans les premiers moments de sa vie. Elle fonce par la suite, devant brune voire bleue avec des yeux d’un vert aussi profond que ceux des mâles.

Les adultes vivent une quinzaine de jours. Ils se nourrissent d’insectes volants qu’ils capturent généralement au-dessus de l’eau (d’autres libellules peuvent très bien faire l’affaire!). Les larves, aquatiques, peuvent vivre de 1 à  3 ans.

Accouplement d’Orthetrum cancellatum CACP – Emilie Périé

A la différence d’autres espèces de libellules ou de demoiselles capables de s’accoupler tout en volant, Orthetrum cancellatum est le plus souvent posé au sol ou sur une tige. Ne les dérangeons pas plus …

Sources :

Orthetrum cancellatum par meslibellules.fr

Orthetrum cancellatum par l’INPN

CETTIA àŽle-de-France

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La grande saltique

Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

Cette branche d’un érable arrachée par un coup de vent pend dans un arbuste. Les feuilles sèches recroquevillées fournissent d’excellentes cachettes pour cette araignée qui d’ordinaire s’abrite sous une écorce ou dans la fissure d’un poteau en bois.

Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

Marpissa muscosa fait partie de la famille des araignées sauteuses, les Salticidae. Celles-ci chassent à  vue et bondissent sur leurs proies, quelquefois plus grosses qu’elles. Elles les paralysent alors avec leur venin puissant. Mais rien à  craindre à  les observer, leurs chélicères ne peuvent percer la peau humaine.

Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

Ces araignées possèdent deux paires de gros yeux sur le devant, et deux autres paires d’yeux plus petits sur le dessus et les côtés du céphalothorax. Cela leur assure une vision à  360° ! Cette Salticidae semble fascinée par mon appareil photo qu’elle fixe avec intensité ! Ou peut-être est-ce le photographage qu’elle trouve fascinant ?

Sources :

Marpissa muscosa, par Nature Yvelines

L’identification des espèces d’araignées sans toile de chasse de la région PACA : les Salticidae, par Françoise Drouard et Anne Bounias-Delacour (pdf à  télécharger)

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Sales bêtes !

Pigeon vole, cheval au galop, écrevisse à  la nage, attention à  la marche, bouge tes fesses de là  et va ranger ta chambre ! Notre belle langue fourmille d’expressions fleuries pour illustrer le besoin impérieux de mouvement du monde vivant. Ainsi la vache se meut dans son pré, et la raie glisse au fond des mers.

Même les plantes rivalisent d’ingéniosité pour se déplacer : marcottes, boutures naturelles, graines ailées ou flottantes, ou digérées par les animaux. Ainsi va le grand bal paisible de notre biodiversité familière.

N’importe coâ cette histoire !

Et tout le monde est content, jusqu’au jour ou paraît l’Autre, qu’on ne connaît pas et qui n’est pas de chez nous, l’infâme bestiole qui incarne nos peurs ancestrales et nos fantasmes morbides.

Qui n’a entendu parler de cette araignée velue et affreusement venimeuse surgie d’un carton de bananes ? Il paraît que dans sa jungle natale, elle terrasse une grenouille taureau rien qu’en la regardant ! Et puis le silure venu d’au-delà  des Carpates que les amateurs de pêche sportive ont introduit un peu partout dans nos fleuves et nos plans d’eau, n’a-t-il pas une fois, au bois de Boulogne, gobé la baballe tombée à  l’eau et le caniche avec ? Et ces hordes de loups venus de l’étranger : des croqueurs de moutons assoiffés de sang !

Examinons calmement les faits.

Les araignées tropicales introduites fortuitement n’ont aucune chance de s’établir sous notre climat. En revanche, c’est bien d’un cargo bananier en provenance d’Amérique du Sud que nous est arrivé il y a cent ans le galinsoga, charmante adventice de nos potagers.
Le silure ne met pas de caniches à  son menu, ou alors seulement les trop maigres et il recrache poliment la laisse. Il débarrasse nos villes des pigeons en surpoids venus se désaltérer au bord du fleuve, et engloutit d’énormes quantités de ces écrevisses américaines échappées d’élevage qui tapissent le fond de nos étangs. Un animal utile à  bien des égards !
L’absence du loup en France, de 1937 à  1992, n’est en réalité qu’une minuscule parenthèse dans le destin de cette espèce bien de chez nous.

Souvenons-nous, le propre de la Nature, c’est le mouvement, vouloir la figer, c’est la tuer !

Retrouvez nos articles :

Deux galinsogas et des bananes

Le silure, glouton des profondeurs

Les écrevisses américaines de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

Loup y es-tu ?

L’Autre, l’exposition

Comme chaque année, la place des Arts à  Cergy accueille une grande exposition de dessins de presse et d’humour.

Pour la 7ème édition de cette manifestation, les dessinateurs de l’association Dallas s’interrogent avec l’humour décapant qu’on leur connaît à  nos relations à  l’Autre.

Jusqu’au 4 octobre 2020 : à  ne pas manquer !

Avec l’aimable autorisation de José Kéravis, président de l’association Dallas