Qui est là ?
A lundi pour la réponse !
Rappel agenda :
Aujourd’hui est le premier jour du défi Insektober, les guêpes sont à l’honneur !
Inscrivez-vous pour participer au Jour de la Nuit dès la semaine prochaine.
Qui est là ?
A lundi pour la réponse !
Aujourd’hui est le premier jour du défi Insektober, les guêpes sont à l’honneur !
Inscrivez-vous pour participer au Jour de la Nuit dès la semaine prochaine.
Comme tous les ans, l’association Agir Pour l’Environnement organise à l’échelle nationale le Jour de la Nuit. Cette année pour la 13ème édition, ce jour est le 09 octobre. L’objectif est de sensibiliser à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé grâce à des événements et animations proposées partout en France.
Afin de permettre à tous de participer à une animation et de proposer des événements variés, le programme de Cergy-Pontoise déborde du seul 09 octobre. Le voici.
Réédition de l’an passé, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise s’associe à la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO-idf) pour vous proposer deux sorties Promenade à l’écoute des rapaces nocturnes.

Le vendredi 08 octobre de 20h à 21h30.
Rendez-vous à 20h sur le parvis de la mairie de Courdimanche.
10 places disponibles, inscription préalable à biodiversite@cergypontoise.fr
Le samedi 23 octobre de 20h à 23h.
Rendez-vous à 20h au bout de la rue du Puisatier à Jouy-le-Moutier.
10 places disponibles, inscription préalable à biodiversite@cergypontoise.fr
Les associations Vél’Ofil du Vexin et Allez y à vélo, avec le PNR du Vexin français et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise proposent une balade à vélo (à assistance électrique!) en début de soirée pour découvrir les enjeux de biodiversité nocturne et de pollution lumineuse et observer le ciel étoilé.

Le samedi 09 octobre de 19h à 21h.
Au départ de Cergy Préfecture.
Informations et inscriptions sur le site de l’association
L’association Noé conservation, le PNR du Vexin français et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise vous proposent une conférence et exposition sur la pollution lumineuse et la faune nocturne avec un focus sur les papillons de nuit et le programme LepiNoc déployé cette année sur les territoires du PNR et de la CACP.

Le jeudi 14 octobre de 18h à 20h.
Rendez-vous à 18h à la Maison Internationale de la Recherche (MIR) du campus de Neuville Université.
43 places disponibles, inscription préalable à biodiversite@cergypontoise.fr Privilégiez les transports en commun.
Dans le cadre de son travail sur la trame noire du territoire, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et Biotope, le bureau d’étude en charge de ce travail, proposent une balade urbaine (à pied) pour observer le milieu nocturne et la biodiversité associée.

Le vendredi 22 octobre de 20h à 22h.
Trajet à définir.
15 places disponibles. Inscription préalable à biodiversite@cergypontoise.fr
Le weekend des 09 et 10 octobres est riche en animation à Cergy-Pontoise. Vous pourrez également participer à :
Accompagné par un ornithologue de la LPO venez observer le passage des groupes d’oiseaux en partance pour le sud.
Le dimanche 10 octobre à partir de 08h. Rendez-vous au bout de la rue du Puisatier à Jouy-le-moutier.
Inscription à biodiversite@cergypontoise.fr
La Ferme d’Ecancourt de Jouy-le-Moutier propose une journée complète d’ateliers et d’animations à la ferme le samedi 09 suivi de la transhumance « retour des moutons à la ferme » le dimanche 10.
Informations sur la page Facebook de l’association
Le festival d’écologie et développement durable de Cergy revient en 2021. Découvrez le programme du weekend des 09 et 10 octobre.
Voici un nouveau défi proposé par l’Office pour les Insectes et leur Environnement (OPIE). Né de la contraction de trois mots anglais ink-insect-october, littéralement encre-insecte-octobre, In(se)ktober est une démarche artistique et participative. Les règles sont simples : en octobre, un jour, un dessin d’insecte.
Au crayon, au feutre ou au pinceau, en couleur ou en monochrome, qu’ils soient impressionnants de réalisme, griffonnés sur un coin de cahier, épurés aux plus simples traits ou d’interprétation fantaisiste, tous les croquis sont acceptés. Partagez ensuite vos réalisations sur les réseaux sociaux avec le #insektober et participez à faire connaître la diversité de nos amis à 6 pattes ! Vous pouvez également partager vos œuvres sur la page Facebook du service Biodiversité à Cergy-Pontoise, ou nous les communiquer à l’adresse biodiversite@cergypontoise.fr. Si vous êtes suffisamment nombreux nous pourrons vous proposer une fresque des réalisations au mois de novembre !
Voici la liste à suivre :

Pour guider les premiers pas dans ce défi voici quelques bêtes qui correspondent à la première semaine de jeu.
Jour 1. Une guêpe – La philante apivore

Jour 2. Un papillon de jour – Le paon de jour

Jour 3. Une mante – La mante religieuse

Jour 4. Un bousier – Le copris lunaire

Jour 5. Un perce-oreille

Jour 6. Un syrphe – L’éristale des fleurs

Jour 7. Une abeille sauvage – L’andrène cendrée

Vous pouvez aussi utiliser le moteur de recherche du blog ou la galerie du Monde des insectes.
On compte sur vous !
Bien qu’elle paraisse difficilement confondable avec une pâquerette, cette plante appartient bien à la famille des matricaires dont les autres représentantes présentées plus tôt ont la même structure que la pâquerette : cœur de fleurs tubulées jaunes entouré de fleurs ligulées blanches. Chez la matricaire odorante l’évolution a fait disparaitre les ligules blanches, ne laissant que le cœur jaune.
Elle passe souvent inaperçue car elle affectionne le ras du sol, les sols tassés et piétinés comme les chemins que l’on oublie de regarder pourtant, elle a une caractéristique bien singulière : elle sent l’ananas !
La flore d’àŽle-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
Le portrait de la matricaire odorante par Gilles
Cette petite guêpe, Gilles l’a repérée lors d’un de nos inventaires de la faune des cimetières à Maurecourt. Il s’agit d’un hyménoptère de la famille des Crabronidae qu’on appelle le philante apivore ou Philantus triangulum et qui porte très bien l’ensemble de ses noms.
Philante (Philantus) signifie « qui aime les fleurs », or les adultes se nourrissent de pollen et de nectar. C’est d’ailleurs durant le protocole SPIPOLL, de suivi des insectes pollinisateurs, que Gilles l’a rencontrée.
Triangulum fait référence aux bandes noires qui ornent l’abdomen de la bête et qui dessinent des triangles sur la partie dorsale.
Apivore s’explique par le fait que pour nourrir les larves, les femelles capturent des abeilles à miel (Apis mellifera) dont elles sont protégées de la piqà»re par une épaisse cuticule (ou carapace). Toutefois ces guêpes ne sont pas suffisamment nombreuses pour avoir un impact sur le fonctionnement d’une ruche.
Encore une particularité du philante, on peut distinguer le mâle de la femelle d’après les motifs de la tête de la guêpe. A quelques exceptions près, les femelles ont une tache bifide jaune sur le front (comme sur la photo ci-dessus), alors que les mâles ont une marque en forme de trident, ou de diadème à trois pointes.
Si vous avez l’occasion de vous balader dans les différents bois de feuillus de l’agglomération, vous devriez rencontrer sans nul doute quelques hêtres, et avec un peu de chance un petit champignon très friand de ces mêmes arbres : La Vesse-de-loup hérisson.

En voilà un beau petit champignon, il dépasse rarement les 8 cm de haut et est de couleurs assez variables, blanc, blanc crème, brun, voire même complètement marron. Une fois à maturité, il se perce en son sommet afin de libérer les spores contenues à l’intérieur du chapeau. Mais attention, il peut être confondu avec un de ses cousins assez fréquent en forêt : la Vesse-de-loup perlée.
Il a comme particularité d’être recouvert de petits aiguillons assez fragiles, d’où le fameux « hérisson » dans son nom. On dit de ce champignon qu’il a une saveur plutôt douce, son odeur est assez faible et ressemble un peu à celle du bolet, on le rencontre d’ailleurs à peu près à la même saison que ceux-ci entre juillet et novembre.
La pézize écarlate, champignon d’hiver
En voilà une plante qui porte bien son nom, en effet cette renoncule que l’on peut généralement observer le long des cours d’eau et des divers types de zones humides, est la plus toxique de son genre en Ile-de-France, à tel point qu’on la nomme même parfois « mort aux vaches ».

Comme sur la plupart des renoncules, les feuilles radicales sont différentes par rapport à celles du reste de la plante tout en gardant le principe d’une feuille découpée en trois parties similaires. Les fleurs apparaissent de mai jusqu’à septembre, elles sont assez petites mais nombreuses.

Les akènes (fruits), quant à eux sont regroupés en têtes fructifères légèrement plus grosses que la moyenne des autres renoncules.

La flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot
Lors d’une opération à la zone humide de Maurecourt, nous avons fait une rencontre pour le moins étonnante, entre Chénopodes et Oseilles ou encore Laiterons et Cirses, se cachait une plante mystérieuse : l’armoise bisannuelle.

Cette armoise a un développement particulièrement élancé, d’une hauteur pouvant aller de 40 cm à 1 m voire plus encore. On la croise en général dans des friches sur alluvions, dans des milieux plutôt exposés. Contrairement à sa cousine Artemisia vulgaris, elle est très rare en àŽle-de-France.

Les fleurs de couleur verte sont assez petites mais très nombreuses sur l’ensemble de la plante, la tige principale est plutôt rougeâtre dans l’ensemble tout en gardant un vert pâle clairsemé. Les feuilles vertes mesurant jusqu’à maximum 13 cm sont découpées très finement et dotées de dents espacées.

Le genre « Artemisia » fait référence à la déesse de la mythologie grecque Artemis, à qui l’armoise était consacrée.
La flore d’Ile-de-France de Philipe Jauzein et Olivier Nawrot
Il existe sur l’agglomération bien des espèces d’orchidées et en voilà une aussi jolie qu’elle est commune : Anacamptis pyramidalis ou plus connu sous le nom d’Orchis pyramidal.

Telle la résidence des défunts pharaons, l’épi floral est plus ou moins de forme pyramidale, il est en général plus de forme conique ou même parfois carrément arrondie. On peut observer s’épanouir les fleurs roses violacées à blanches de mai jusqu’à juillet. D’une taille se situant entre 20 à 50 cm, cette orchidée se retrouve le plus souvent dans des sols calcaires secs et dans des pelouses assez peu humides ou les bois clairs. Les feuilles sont en formes de fer de lance pour une longueur de 10 cm max.

La flore d’île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

A Maurecourt, l’équipe des milieux aquatiques (la GEMAPI) travaille à la création (ou plutôt la restauration) d’une zone humide connectée à l’Oise. L’objectif ? Redonner à l’Oise une zone d’expansion des crues et recréer l’écosystème aquatique autrefois existant.
Il reste encore quelques plantations à faire et donner du temps au temps pour la vie s’installe confortablement sur ce nouvel espace. Mais les premiers arrivants ne se sont pas fait attendre.

Les libellules profitent d’une zone à laquelle les poissons n’ont pas accès, et qui subit moins le batillage, pour pondre leurs œufs. C’était le cas notamment de cette femelle de crocothémis écarlate.

La naà¯ade au corps vert, reconnaissable à sa marque noire au bout de l’abdomen profitait des rayons du soleil.

Pendant que la grenouille guette. Un insecte un peu imprudent finira dans son gosier.

Une épeire diadème, à l’abdomen un peu déformé, porte sa croix dissymétrique sur une feuille de menthe aquatique.

Même les chevreuils en ont profité, sans doute pour venir s’abreuver.
Il faudra suivre ce milieu pour voir comment il réagit aux prochaines crues, et quelles espèces viennent s’y installer.