Le 19 septembre 2015, l’Ile de loisirs accueillera sous chapiteau un spectacle de « forum théâtre » dans la perspective de la conférence internationale Paris Climat 2015. Les partenaires de cette initiative sont l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (ARENE) et la Région Ile-de-France.
Les Hedychrum sont des petites guêpes parasites d’autres hyménoptères, notamment les Cerceris. Il s’agit probablement d’Hedychrum nobile, une espèce assez commune dans la grande famille des Chrysididae. L’identification des espèces dans cette famille n’est pas chose simple. Il y aurait en Europe une centaine d’espèces.
Comme ils pondent dans les terriers des autres hyménoptères, on les nomme guêpes-coucous. Leurs larves se nourrissent des larves du locataire légitime, parfois des réserves de nourriture trouvées dans le nid. A l’approche des terriers, s’ils sont attaqués par les abeilles solitaires qu’ils parasitent, ils se roulent en boule, leur carapace très solide leur offrant une bonne protection. La forme concave du dessous de leur abdomen leur permet cette gymnastique.
Ce coléoptère observé également sur une ombelle de carotte, à Saint-Léons (commune d’origine de Jean-Henri Fabre, mondialement connu pour ses Souvenirs entomologiques), présente curieusement les mêmes couleurs rutilantes.
La larve de cette espèce creuse des galeries dans les branchettes des pruniers. Les Anthaxia adultes visitent les fleurs, ils sont très vifs et difficiles à photographier ! Ce sont des proches parents du bupreste du genévrier, principal responsable du dépérissement des thuyas. Ces insectes appartiennent à la famille des Buprestidae, riche en France de 130 espèces environ, pour la plupart méditerranéennes. Leurs larves s’attaquent au bois pourri ou aux arbres déjà affaiblis. Par leur action, elles participent au processus de décomposition de la matière organique.
Ces couleurs métalliques sont dues à des effets de diffraction optique, comme pour les ailes de l’argus vert.
Qu’elle est cette boursouflure sur la tige d’un chardon des champs observé au bord de l’eau à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise ? C’est la galle d’Urophora cardui, une petite mouche qui insère ses œufs dans la tige du chardon. Les larves consomment l’intérieur de la galle et attendront bien à l’abri jusqu’au printemps suivant pour émerger.
A la sortie de l’hiver, les galles, très dures, sont bien visibles sur les tiges sèches des chardons. J’en ai récolté une pour la mettre en observation dans un bocal.
24 juin 2015 : naissance de deux Urophora cardui dans mon bocal ! La femelle est reconnaissable à son abdomen plus allongé, équipé d’un oviposteur pour pondre à l’intérieur de la tige. Le mâle, à l’abdomen arrondi, fait sa cour en agitant les ailes.
Je les ai libérés dans un endroit riche en chardons.
Au Canada, cette espèce a été introduite en 1974 pour contribuer à la lutte contre le chardon des champs, plante européenne invasive en Amérique depuis le XVIIème siècle. La plante est sans doute arrivée dans des sacs de semences. De nos jours, les semences sont contrôlées.
Mission accomplie pour les brebis de la Ferme d’Ecancourt à Conflans. Elles ont brouté les prairies du parc du Prieuré en juin et juillet et viennent d’arriver sur leur nouvelle pâture à Jouy-le-Moutier, à proximité des jardins familiaux.
A partir de mi-septembre et pour deux semaines, ce sont les chèvres des fossés qui débarqueront au rocher-cascade du parc du Prieuré pour un bon débroussaillage.
Ce texte à la portée très large modifie les dispositions de la loi Labbé sur l’interdiction de l’usage des pesticides (sauf ceux de biocontrôle, de lutte obligatoire ou d’usage autorisé en agriculture biologique). Voici la nouvelle donne :
Pour les espaces publics, l’interdiction d’utilisation des pesticides est élargie aux voiries, mais avec de notables exceptions, à la formulation un tantinet alambiquée : » l’utilisation des produits phytopharmaceutiques est autorisée pour l’entretien des voiries dans les zones étroites ou difficiles d’accès, telles que les bretelles, échangeurs, terre-plein centraux et ouvrages, dans la mesure où leur interdiction ne peut être envisagée pour des raisons de sécurité des personnels chargés de l’entretien et de l’exploitation ou des usagers de la route, ou entraîne des sujétions disproportionnées sur l’exploitation routière.â€
Les dispositions applicables aux personnes publiques le sont au 1er janvier 2017, au lieu du 1er janvier 2020. En attendant, n’oubliez pas d’être en règle !
Pour les jardiniers amateurs, l’interdiction d’usage des pesticides est avancée au 1er janvier 2019. Ce sera vite là ! Il est urgent de découvrir tous les bons conseils de Jardiner Autrement.
Amateurs de pique-niques, cette loi va aussi changer vos habitudes. A compter du 1er janvier 2020, vous ne trouverez plus en magasin de gobelets, verres et assiettes jetables en plastique.
Ce texte annonce aussi la fin des sacs de caisse en plastique pour le 1er janvier 2016, et des sacs en plastiques non compostables pour l’emballage des marchandises au 1er janvier 2017.
Dans l’orangerie du jardin ont été installés 1200 couss’poussins confectionnés et brodés à son effigie par un millier de bénévoles enthousiastes. Chaque coussin aura nécessité dix heures de travail environ. L’enjeu était de taille : « pas de coussin, pas de poussin » avait prévenu le Poussin sur sa carte postale des Maldives…
Et je ne vous parle pas des bancs processionnaires des plateaux du Sythéhotudominafon, ni des étranges habitants de la Polymorphiae exactisantae qui font des farces aux enfants, ni des mormettes bluvées…
Ce merveilleux jardin public draine plus de deux millions de visiteurs par an (excusez du peu !). Si vous ne le connaissez pas, courez-y !
On me demande souvent le nom de cette bestiole noire à points blancs. Et ma réponse « la punaise verte » laisse dubitatif. C’est qu’avant d’atteindre sa forme adulte uniformément verte, les larves de cette espèce arborent d’autres couleurs et n’intègrent le vert qu’à la fin de leur croissance.
Nezara viridula, originaire d’Afrique orientale, a des mœurs sexuelles intéressantes. Les deux sexes communiquent jusqu’à deux mètres de distance par des vibrations, transmises par les plantes. La femelle est aussi sensible à des phéromones émises par le mâle. C’est le cas inverse des papillons nocturnes dont les mâles sont équipés d’antennes pectinées pour localiser les femelles.
L’expansion de la punaise verte est liée au changement climatique. Il a été prouvé que cette progression est favorisée par les hivers doux.
Ces plantes carnivores des tourbières américaines mangeraient les frelons asiatiques ! Ce sont les jardiniers de Nantes qui le disent. Il fallait en avoir le cœur net.
Alors, Romaric, qu’est-ce que c’est que cette histoire de frelons ? (Romaric Perrocheau est le directeur du Jardin des plantes de Nantes). Regarde, Gilles : au fond du tube de cette feuille de sarracenia, on distingue trois cadavres de frelon asiatique et quelques restes de mouches, totalement digérés par la plante.
On a découvert cette particularité en observant ces plantes lors d’une séance d’animation. Et l’étude conduite avec le Muséum d’histoire naturelle nous le confirme : sur 200 feuilles disséquées, nous avons compté 600 frelons asiatiques et 600 mouches, et pas une abeille !
Le frelon est attiré par l’odeur spéciale de la plante, il tente de récupérer un peu de nectar à l’entrée du pavillon et glisse irrémédiablement jusqu’au fond du tube qui est trop étroit pour qu’il puisse en réussir l’escalade. Sa digestion par les sucs de la plante fournit à celle-ci les éléments nutritifs qu’elle ne peut tirer du sol.
Dommage que cette plante américaine nécessite des conditions de culture très particulières : elle ne vit que dans les tourbières. Mais peut-être que sur son modèle, on saura bientôt réaliser des pièges synthétiques aussi parfaits que nature ?
Carte de répartition du frelon asiatique – INPN avril 2015
Le frelon asiatique est arrivé en Val d’Oise, c’est officiel depuis ce printemps.
Cette crotte d’oiseau n’en est pas une, c’est une mantispe à l’affut. Elle se nourrit des mouches inconscientes qui passent à la portée de ses pattes. Sa larve ne survit que si elle croise, sans se faire dévorer, le chemin d’une araignée-loup qui transporte son cocon. Subrepticement, elle s’introduit dans le cocon et dévore la future progéniture de l’araignée. Elle se nymphosera à l’intérieur même du cocon de l’araignée. On comprend mieux pourquoi la mantispe femelle pond 8000 œufs pour assurer sa descendance.
Ces trois insectes ont pour point commun leurs pattes antérieures crochues et ravisseuses. Ils s’en servent pour capturer leurs proies. Pourtant, ces espèces ne sont pas proches dans la classification : la mante est un dictyoptère, la mantispe un névroptère et la punaise guitare appartient à l’ordre des hémiptères. Au cours de l’évolution, ils ont tous trois développé une adaptation anatomique semblable pour la même technique de chasse : on parle de convergence.
Vous les avez sans doute déjà rencontrés dans l’herbe humide, ces « cousins » qui s’envolent maladroitement sous nos pas. On dirait des moustiques géants, mais, pas de panique, dans cette famille, on ne pique pas.
Celle-ci, avec son envergure exceptionnelle (65 mm) et ses grandes taches caractéristiques sur les ailes, est facile à identifier : c’est Tipula maxima. Il s’agit de la plus grande des 150 espèces de Tipulidae de France.
A son abdomen qui se termine en pointe, on reconnaît une femelle. Elle ira pondre dans la vase des berges du ru de Liesse où vivent ses larves grassouillettes et longues de 5 centimètres. Un délice pour de nombreux oiseaux.
On aperçoit à l’arrière de ses ailes ses deux balanciers en forme de haltères, vestiges de la deuxième paire d’ailes chez les diptères. Ils servent à garder l’équilibre en vol.
Un dizaine d’espèces de tipules dont les larves consomment des racines peuvent causer des dégâts aux cultures. Les larves de tipules sont des ravageurs fréquents des gazons humides.