Jusqu’au 15 février 2015, vous pouvez voir à l’Office de Tourisme de Cergy-Pontoise – Porte du Vexin une exposition sur les outils de la vigne.
Saviez-vous que les coteaux de la Seine, de la Marne et de l’Oise ont compté jusqu’à 45 000 hectares de vignes ? La culture de la vigne en Ile-de-France, introduite par les Romains, a connu son apogée au XIXème siècle. L’arrivée des vins du Languedoc par le chemin de fer et la crise du phylloxera ont précipité son déclin. Il reste tout de même quelques reliques de ce passé et de nouvelles vignes symboliques sont plantées par les municipalités ou des associations.
Le tigre, c’est lui ! Cette punaise en dentelle, appelée tigre du platane, est une espèce nord-américaine, elle est arrivée en France en 1975. C’est un ravageur important du platane, et ses piqures provoquent la décoloration des feuilles. Elle passe l’hiver au chaud dans les anfractuosités de l’écorce.
Elle est ici en compagnie de collemboles qui consomment des matières organiques en décomposition.
Nous avons décollé quelques plaques d’écorce morte sur un tronc de platane, à la recherche d’autres bestioles.
Ce collembole nous montre un profil hirsute. Les collemboles appartiennent à une classe voisine de celle des insectes. Ce sont de tout petits arthropodes très primitifs.
La grande coccinelle orange à 16 points blancs a les yeux cachés sous une curieuse visière translucide. Cette espèce se nourrit de spores et du feutrage de champignons qui colonisent les feuilles des arbres, comme les oà¯diums.
Pour en savoir plus, quelques publications de l’INRA :
A qui appartient donc cette empreinte ? Un monstre lacustre ? Un bébé crocodile ?
Non, un ragondin ! Nous soupçonnions son existence, aussi nous avions déposé un peu de sable dans une coulée suspecte. La mesure de cette empreinte ne laisse aucun doute, c’est bien un ragondin qui a élu domicile au bassin. Et c’est une grosse bête : le doigt médian de sa patte postérieure mesure 7 cm.
Mais comment est-il venu là ? A pied depuis les berges de l’Oise ? Cela fait tout de même plusieurs centaines de mètres de trottoirs en milieu très urbain… Pour cet animal qui a la réputation d’être un peu poussif et malhabile à la marche, c’est étonnant.
On l’aurait vu rentrer à la nage sous la passerelle séparant les deux bassins et ne pas ressortir de l’autre côté. Aurait-il trouvé un souterrain secret ?
Un lichen est constitué d’une association symbiotique entre un champignon et une algue unicellulaire ou filamenteuse. Parfois, l’association du champignon s’établit avec une cyanobactérie. On dénombre environ 3000 espèces de lichens en France. Leur étude est affaire de spécialistes, car les critères de détermination s’appuient largement sur l’emploi de réactifs chimiques (chlore, iode, potasse notamment) qui peuvent colorer diversement certaines parties de ces organismes. Les lichens revêtent des formes très variées. Un grand nombre d’espèces croissent sur le sol ou les rochers, d’autres se développent sur les troncs ou les branches des arbres.
Certains genres aux formes ou aux couleurs singulières sont assez faciles à reconnaitre.
Les Cladonia, avec leurs podétions en forme de trompette, sont fréquents sur les souches. Mais on peut aussi les rencontrer sur les pierres parmi les mousses.
La face inférieure des Peltigera présente de nombreuses rhyzines. Les parties fertiles du thalle, portant les spores, sont brunes. Ces lichens poussent sur le sol.
Parmi les lichens les plus fréquents sur les troncs et aussi sur les pierres et les tuiles, les espèces du genre Xanthoria sont reconnaissables à leur couleur jaune plus ou moins orangée. Les Xanthoria peuvent être utilisés pour teindre les lainages en jaune. ou en brun. Xanthoria parietina, très commun, est utilisé, avec d’autres espèces de sensibilité différente, comme indicateur de la pollution athmosphérique. Cette espèce supporte une pollution moyenne.
Elle ne pousse pas dans nos villes : cette belle usnée ne supporte pas l’air pollué. On la rencontre principalement en montagne sur les branches des feuillus. Sa présence est utilisée pour caractériser les continuités écologiques en milieu forestier.
Encouragés par notre identification d’une mouette tchèque au bassin du parc François-Mitterrand, nous nous étions donné un nouveau défi : déchiffrer les inscriptions de la petite bague grise de cette autre mouette plutôt timide que l’on voyait parfois de façon fugace au bassin. Et malgré nos efforts, nous n’arrivions à deviner que le début du code : 87 ou 8T peut-être…
« Facile, ont répondu les experts mouettologues du CORIF, avec un code qui commence par 8T, c’est presque à coup sà»r une bague du Muséum des sciences naturelles de Bruxelles ».
Une mouette belge ? Pour la séduire, nous avons décidé d’utiliser une arme secrète.
Et le stratagème a fonctionné : intriguée par l’attroupement bruyant que nous avons provoqué, l’énigmatique mouette belge s’est enfin approchée. En multipliant les angles de vue, nous avons pu lire le numéro complet (8T56413).
Nos notes fièrement transmises aux experts iront alimenter la base de données régionale et celle du CRBPO.
Cette clématite est une méditerranéenne. On la rencontre en Espagne, en Italie, en Algérie, dans le Sud de la France, dans le maquis, parmi les pistachiers… Ici, c’est une variété aux pétales piquetés de rouge. Son origine nous pousse à lui préférer par prudence les expositions chaudes et les emplacements abrités des vents froids. En fait, elle serait assez rustique et supporterait jusqu’à -15° installée dans un sol bien drainé.
De petite végétation, elle sait accompagner avec discrétion un arbuste, ou habiller élégamment une barrière, comme ici dans le jardin d’un amateur à Pontoise.
Sa floraison tout l’hiver la rend précieuse, elle nous fait espérer le printemps.
La Ferme d’Ecancourt a installé deux mangeoires plateaux garnies de graines de tournesol pour l’observation publique des oiseaux. Elles se trouvent près de la mare, derrière les bâtiments de la ferme.
Avec ce dispositif, la Ferme d’Ecancourt participe à l’expérience BirdLab, mis au point par le Muséum national d’Histoire naturelle et AgroParisTech. BirdLab est un jeu scientifique d’observation, son objectif est de rassembler des informations sur le comportement de nourrissage hivernal des oiseaux.
Identification des oiseaux présents dans les mangeoires du dispositif « Birdlab »
Entrainement sur l’application
La Ferme d’Ecancourt vous attend nombreux avec votre smartphone (adultes et enfants de plus de 10 ans) ! Pensez à vous inscrire par mail contact@ferme.ecancourt.fr ou téléphone 01 34 21 17 91 avant le 30 Janvier 2015.
Grâce à un réseau de 2874 observateurs bénévoles, l’opération 2014 de comptage national des oiseaux des jardins a permis de recenser 93 478 oiseaux répartis en 116 espèces. Cette opération répétée chaque année permet aux scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle d’établir des bilans et des tendances sur la fréquentation des jardins par les oiseaux.
La campagne 2014 fut moins bonne que 2013, en raison d’un hiver exceptionnellement doux qui ne nous a pas apporté les migrateurs des pays du Nord et de l’Est. Que seront les résultats de la campagne 2015 ?
Même les débutants peuvent participer : inscrivez-vous vite sur Oiseaux des jardins
En observant attentivement les mouettes rieuses qui fréquentent le bassin du parc François-Mitterrand à Cergy nous avons vu que l’une d’entre elles porte une bague à la patte gauche.
Les ornithologues qui baguent les mouettes, les goélands ou les cigognes ajoutent souvent à la bague en aluminium gravée une autre bague en plastique plus grande dont le code est lisible de loin. Ce n’est pas le cas de cette mouette qui ne possède qu’une bague métallique, mais les inscriptions ont pu être déchiffrées grâce au zoom de l’appareil photo :
Nous avons donc renseigné la fiche de reprise que nous avons adressée comme il se doit au Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO), agence en charge pour la France de la gestion des données de baguage.
Nous recevrons sans doute des informations en retour sur l’histoire de cet oiseau, son âge, son lieu de naissance, les routes de ses migrations.
Les données de contrôles de bagues montrent que les mouettes rieuses qui hivernent en Ile-de-France proviennent à 40% de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne et à 60% d’Europe centrale et des pays riverains de la Baltique. Chaque année 50 000 mouettes rieuses hivernent en Ile-de-France et environ 4500 couples y nichent.
En hiver, on peut voir de grands rassemblements de mouettes rieuses dans les champs, sur les quais, sur les berges des bassins ou des étangs. Les individus bagués sont relativement rares, mais sur un grand nombre d’oiseaux, et avec un peu de chance, on peut en observer quelques-uns.
Aussi, nous lançons un appel à contribution : si vous repérez une mouette baguée, n’hésitez pas à nous la signaler. Si possible, prenez des photos de la ou des bagues sous différents angles. Cela permettra peut-être d’en lire les inscriptions et de contribuer à l’amélioration de la connaissance de l’écologie de cette espèce.
Ils sont arrivés ! La saison des agnelages démarre : à la Ferme d’Ecancourt, les mères et leurs nouveaux-nés sont installés bien au calme dans une grange. Les brebis qui se désintéressent de leurs agneaux sont isolées quelques jours dans des box avec leurs petits, histoire de faire connaissance et de tisser des liens affectifs, avant de rejoindre le troupeau.
Au château de Marcouville, dans la bergerie de la ferme pédagogique de Pontoise, les agneaux sont nés également. Ils sont d’une race savoyarde nommée Thônes et Marthod (du nom de deux villages de cette région). Chez cette race, le pelage est blanc sauf le museau, les oreilles, les « lunettes », le sexe et les « chaussettes ». Autrefois, les brebis passaient l’hiver dans les caves à reblochon, elles y maintenaient une température et une humidité constante.