L'actualité des jardins

Changement de pâture à  Vauréal

Les brebis, ayant pâturé tout l’été au parc du Belvédère, ont été demandées en renfort sur une autre prairie boulevard de l’Oise. Le transfert s’est effectué à  pieds et a été l’occasion d’animations confiées par la Maison de la nature de Vauréal à  la Ferme d’Ecancourt.

 © Gilles Carcassès
Le troupeau rassemblé est prêt pour le départ du marathon de Vauréal… © Gilles Carcassès
 © Gilles Carcassès
… sauf la bien nommée Casse-Tartine qui fera le voyage dans la remorque © Gilles Carcassès
Une belle rencontre sur le chemin : un orvet  © Gilles Carcassès
Une belle rencontre sur le chemin : un orvet © Gilles Carcassès
Et vous trouvez ce dessin ressemblant ?  © Gilles Carcassès
« Et vous trouvez ce dessin ressemblant ?  » © Gilles Carcassès
Julien explique la tonte des brebis à  un public médusé par son talent de mime  © Gilles Carcassès
Julien explique la tonte des brebis à  un public médusé par son talent de mime © Gilles Carcassès
Mais une funambule de passage viendra voler la vedette en fin de séance © Gilles Carcassès
Mais une funambule de passage viendra lui voler la vedette en fin de séance © Gilles Carcassès

La vidéo de la tonte

http://www.ferme.ecancourt.fr/blog/

http://www.vaureal.fr/content/des-moutons-a-vaureal

http://www.vaureal.fr/content/programme-des-animations-maison-nature

L'actualité des jardins

Florilèges : communes pilotes de Cergy-Pontoise

 Trois communes de l’agglomération de Cergy-Pontoise (Eragny-sur-Oise, Menucourt et Vauréal) se sont portées volontaires pour tester le protocole de relevé botanique du programme de sciences participatives « Florilèges », initié par Plante & Cité, le Museum National d’Histoire Naturelle, l’Observatoire Départemental de Seine Saint-Denis et Natureparif au printemps 2014.

La brunelle (Prunella vulgaris). © Marion Poiret
Brunelle commune (Prunella vulgaris). © Marion Poiret

 Nos communes pilotes ont effectué leurs inventaires botaniques entre juin et juillet. Rappelons que ce protocole expérimental a pour vocation d’améliorer la connaissance de la flore spontanée en ville et de devenir un outil de suivi de l’évolution de la biodiversité des prairies urbaines pour les gestionnaires d’espaces verts.

Mise en oeuvre du protocole d'observation des prairies urbaines à  Eragny-sur-Oise par le service des espaces verts de la commune en collaboration avec la cellule biodiversité de Cergy-Pontoise. © Marion Poiret
Mise en oeuvre du protocole d’observation des prairies urbaines à  Eragny-sur-Oise par le service des espaces verts de la commune en collaboration avec la cellule biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. © Marion Poiret

 La forme et la taille de la parcelle de prairie détermine la disposition des carrés d’inventaire. Après avoir délimité deux lots séparés de 5 carrés de un mètre par un mètre à  l’aide de piquets et d’un décamètre, le recensement peut commencer.

Schéma d'organisation des carrés d’inventaire sur la prairie d'Eragny-sur-Oise. Le protocole sera répété chaque année, au même endroit (même prairie, mêmes carrés) d’où l’importance d’identifier des points de repères dans la prairie. Afin de pouvoir suivre l’évolution de la flore, les lots et les carrés sont également numérotés.
Schéma d’organisation des carrés d’inventaire sur la prairie d’Eragny-sur-Oise. Le protocole scientifique sera répété chaque année, au même endroit (même prairie, mêmes carrés) d’où l’importance d’identifier des points de repères dans la prairie. Afin de pouvoir suivre l’évolution de la flore, les lots et les carrés sont également numérotés.

Ce relevé botanique fut fort instructif puisque parmi les grands classiques des prairies urbaines (comme le trèfle blanc, le dactyle aggloméré, le plantain lancéolé ou la brunelle), se trouvaient aussi l’érythrée petite centaurée et la chlore perfoliée, des espèces communes et bien représentées en Ile-de-France mais néanmoins pas si fréquentes dans les prairies en secteur urbanisé.

Millepertuis perforé, Hypericum perforatum. © Marion Poiret
Millepertuis perforé (Hypericum perforatum). © Marion Poiret
La petite pimprenelle, Sanguisorba minor. © Gilles Carcassès
Pimprenelle (Sanguisorba minor). © Gilles Carcassès
Chlore perfolié, Blackstonia perfoliata © Gilles Carcassès
Chlore perfoliée (Blackstonia perfoliata) © Gilles Carcassès
L'erythrée, Centaurium erythraea. © Marion Poiret
Erythrée petite centaurée (Centaurium erythraea). © Marion Poiret

 En 2015, à  l’issue de cette phase pilote et des adaptations éventuelles du protocole, le programme Florilèges pourra être diffusé à  l’échelle nationale et mis en œuvre par tous les gestionnaires d’espaces verts (collectivités et entreprises).

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L’empereur et ses cousines

Cette autre femelle d'anax emperuer pond dans des débris flottants au bassin Blanche de Castille à  Saint-Ouen-l'Aumône © Jeanne-Flore Blomme-Leveneur
Cette femelle d’anax empereur (Anax imperator) pond dans des débris flottants au bassin Blanche-de-Castille à  Saint-Ouen-l’Aumône. La tache bleue sur le front devant les yeux est un critère d’identification. © Jeanne-Flore Blomme-Leveneur

L’anax empereur fréquente beaucoup de nos bassins dont ceux du parc François-Mitterrand à  Cergy. Il peut être confondu avec d’autres espèces de grandes libellules : l’anax parthenope, déjà  vu dans ce parc en septembre 2013 (voir le lien à  la fin de cet article), et aussi les aeschnes.

L'aeshne bleue (Aeschna cyanea) se reconnaît au taches bleues étendues sur les derniers articles de l'abdmonen. Cette femelle a été photographiée dans une mare forestière à  Rosny-sur-Seine © Gilles Carcassès
L’aeschne bleue (Aeshna cyanea) se reconnaît aux taches bleues étendues sur les derniers articles de l’abdomen. Cette femelle qui vient de naître a été photographiée dans une mare forestière à  Rosny-sur-Seine. © Gilles Carcassès
L'aeschne mixte (Aeschna mixta) vue en couple au bassin de jardin anglais de Vauréal en septembre 2013 © Gilles Carcassès
L’aeschne mixte (Aeshna mixta), vue au bassin du jardin anglais de Vauréal en septembre 2013 © Gilles Carcassès

Toutes ces grandes espèces chassent les insectes en vol en les poursuivant ; elles peuvent capturer des papillons ainsi que d’autres espèces d’odonates. Les proies sont souvent consommées en vol.

Les demoiselles sont à  la fête

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i157jourde.pdf

 

L'actualité des jardins

Le choix de la prairie

Le demi-deuil (Melanargia galathea) sur une fleur de centaurée : un spectacle classique des prairies © Gilles Carcassès
Le demi-deuil (Melanargia galathea) sur une fleur de centaurée : un spectacle classique des prairies © Gilles Carcassès

Pour favoriser la biodiversité de leurs trames vertes, et en application des principes de gestion différenciée des espaces verts, les collectivités conduisent souvent certains de leurs espaces herbeux en prairies plutôt qu’en pelouses régulièrement tondues. Se pose alors la question des modalités de gestion de ces prairies, notamment pour les dates des opérations de fauche. En ville, il faut bien considérer les contraintes locales et coordonner des objectifs parfois divergents.

Mais qu’appelle-t-on prairies ? Ce sont des espaces herbeux, dominés par les graminées, dans lesquels peuvent cohabiter de nombreuses plantes vivaces locales et quelques annuelles adaptées à  ce type de milieu. Pour conserver le caractère ouvert de ces espaces et empêcher l’arrivée des ronces, des arbustes et des arbres, il faudra effectuer au moins une fauche par an, ou entretenir par pâturage.

La sauge des prés est très appréciée des bourdons. © Gilles Carcassès
La sauge des prés, plante vivace des prairies, a de belle fleurs bleues appréciées des bourdons. © Gilles Carcassès

La faune sauvage qui bénéficie de la végétation de la prairie se portera très bien avec une seule fauche annuelle réalisée le plus tard possible en saison. Ainsi, une fauche tardive, classiquement réalisée en octobre, permet d’assurer le cycle de vie complet de la plupart des plantes jusqu’à  la maturation des graines, et favorise la reproduction des insectes qui leur sont associés.

Pour des raisons d’esthétique, d’usage ou de sécurité, une fauche intermédiaire peut être réalisée en été.  Il ne faut pas l’effectuer avant juillet : on ménagera ainsi la floraison des orchidées sauvages, et celle de nombreuses plantes vivaces sauvages qui font l’agrément et l’intérêt biologique des prairies pendant les mois de mai et de juin. Et pour une bonne production des graines de ces plantes, il est préférable d’attendre le 15 aoà»t. Après une fauche estivale, certaines vivaces de la prairie pourront faire une deuxième floraison à  l’automne, mais moins spectaculaire et sur des tiges moins hautes.

Une troisième opération de fauche est parfois ajoutée au printemps. Il faut alors prendre garde de l’effectuer avant la montée des tiges de ces plantes vivaces de prairies : pas après la fin avril en tout cas. Natureparif, dans son guide de gestion différenciée à  l’usage des collectivités préconise de ne pas faucher entre le 1er mai et le 15 aoà»t.

La prairie de la coulée verte à  Vauréal © Gilles Carcassès
La prairie de la coulée verte à  Vauréal © Gilles Carcassès

Il existe en fonction des types de sols et de l’exposition de nombreux types naturels de prairies. Sur notre territoire, les coteaux secs et pentus d’une part, et les zones inondables d’autre part fournissent les prairies les plus riches potentiellement en terme de biodiversité. L’entretien par le pâturage constitue un excellent moyen de développer le potentiel de biodiversité de ces espaces, qu’ils soient secs ou humides. Si l’on recourt au fauchage, il faut absolument exporter soigneusement les coupes pour ne pas enrichir le sol au risque de banaliser le cortège végétal. Le fauchage par barre de coupe (ou à  la faux pour les petits espaces) est bien plus respectueux de la vie de la prairie que le broyage mécanique. Enfin, le maintien d’une petite partie non fauchée permet de créer une zone refuge pour la faune qui ainsi pourra facilement recoloniser l’espace après les opérations d’entretien.

Une praire naturelle à  La Roche-Guyon. On devine sa composition : fromental, trèfle des prés, rhinanthe, campanule raiponce, centaurée jacée, orchis pyramidal, dactyle aggloméré, lotier corniculé... © Gilles Carcassès
Une praire naturelle à  La Roche-Guyon. On devine sa composition : fromental, trèfle des prés, rhinanthe, campanule raiponce, centaurée jacée, orchis pyramidal, dactyle aggloméré, lotier corniculé, silène enflé, sauge des prés… © Gilles Carcassès

Entretenir une prairie fleurie par Jardins de Noé

Retrouvez nos articles :

Pour les amateurs de matériel

Un indicateur de qualité des prairies urbaines

La gestion écologique des espaces verts

L'actualité de la Nature

Belle empoisonneuse

Heracleum mantegazzianum, le berce du Caucase aime les situations humides © Gilles Carcassès
La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) peut atteindre trois mètres cinquante de haut. Photographie prise à  Vauréal. © Gilles Carcassès

Introduite des montagnes du Caucase au XIXème siècle pour l’ornement des jardins, cette espèce géante s’en est échappée et a colonisé de nombreux milieux naturels au sol riche et humide.

Sa sève est dangereuse, car elle provoque sur la peau après exposition au soleil des brà»lures qui peuvent être graves. Aussi, il convient de ne pas toucher cette plante sans protection, et il faut éviter sa propagation.

Attention, il ne faut pas la confondre avec la berce des prés : Heracleum sphondylium est une berce indigène, une plante très commune qui croît sur les bords des chemins et dans les prairies. Elle n’a pas cependant les proportions de la berce du Caucase et les divisions de ses feuilles sont moins pointues. Elle n’a pas non plus sa toxicité.

La berce des prés (Heracleum sphondylium) © Gilles Carcassès
La berce des prés (Heracleum sphondylium) © Gilles Carcassès

A Cergy-Pontoise, la berce du Caucase a été repérée dans des friches près de l’Oise à  Vauréal et aussi au bord du ru de Liesse à  Saint-Ouen-l’Aumône. Peut-être en d’autres endroits encore ?

La fiche Vigi-pratique de la Fredon Ile-de-France sur la berce du Caucase

L'actualité de la Nature

Photographiez la nature à  Vauréal

La petite nymphe à  corps de feu fréquente les jardins de Vauréal dès les premiers beaux jours © Gilles Carcassès
La petite nymphe à  corps de feu fréquente les jardins de Vauréal dès les premiers beaux jours © Gilles Carcassès

La Maison de la nature de Vauréal organise un concours photo sur le thème de « la nature à  Vauréal ».

Il vous faudra envoyer vos clichés (3 maximum) à  l’adresse mail suivante maisondelanature@mairie-vaureal.fr ou les remettre en mairie de Vauréal avec votre clé USB ou votre carte mémoire.

 Attention la date limite de remise de photos est fixée au dimanche 4 mai !

concours photoVauréal 2014

Seuls deux critères sont à  respecter : vos clichés doivent être des photos de l’année et doivent être pris à  Vauréal.

Une exposition sera réalisée à  partir de vos plus belles photos et présentée à  la Maison de la nature du 21 mai au 4 juin 2014 avec une remise des lots aux gagnants lors de la Fête de la nature le samedi 24 mai à  16h30.

 

L'actualité de la Nature

A vos plumes !

La Maison de la Nature de Vauréal a besoin de vous pour réaliser son beau projet d’une exposition collaborative de plumes d’oiseaux trouvées dans la nature à  Cergy-Pontoise.

le cadeau involontaire d'une buse
le cadeau involontaire d’une buse

Vous avez trouvé une plume : comment faire ? Glissez-la dans un sachet en plastique et déposez-la sous enveloppe à  la Maison de la Nature, rue de l’ancienne mairie à  Vauréal (au village). N’oubliez pas d’y ajouter vos nom et prénom, votre adresse de messagerie, le lieu de la découverte et le nom de l’oiseau si vous le connaissez. Vous pouvez aussi faire parvenir vos plumes à  la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, Hôtel d’agglomération, parvis de la préfecture, BP 80309  – 95027 Cergy-Pontoise Cedex, qui fera suivre.

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Exposition « Le rouge-gorge, ami du jardinier »

Tous les matins dans mon jardin, perché sur le cerisier, mon rouge-gorge chante à  gorge déployée. Serait-ce déjà  le printemps ?

La place est bonne, il faut la défendre !
La place est bonne, il faut la défendre !

Retrouvez cette photographie dans l’exposition (6 panneaux A3) que la cellule biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise vient de livrer à  la Maison de la Nature de Vauréal.

Vous pourrez la voir à  l’occasion de l’animation de construction de nichoirs que cette structure organise les 17 et 18 février de 14 h à  17 h.

http://www.vaureal.fr/content/programme-des-animations-maison-nature

Ou bien demandez-nous les fichiers en déposant un commentaire à  cet article en précisant votre projet pédagogique.

Agenda, L'actualité des jardins

Conférence sur le jardinage à  Vauréal, samedi 23 novembre 2013

Dans le cadre de la Semaine Européenne de la Réduction des déchets, la ville de Vauréal invite la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise à  présenter au public intéressé les principes et les bénéfices environnementaux du jardinage raisonné : ne manquez-pas cette conférence samedi 23 novembre 2013 à  11 heures en mairie de Vauréal.

des conseils, des exemples, des outils pour apprendre...
des conseils, des exemples, des outils pour apprendre…

http://www.vaureal.fr/content/programme-des-animations-maison-nature

Il y a coccinelle et coccinelle ! un aperçu de la famille
La coccinelle est l’ami du jardinier. mais il y a coccinelle et coccinelle ! Venez découvrir quelques membres de la famille et d’autres coléoptères de même allure