Pour la photo mystère de ce mois-ci nous vous proposons un nouveau format, inspiré d’un jeu lancé par Tela Botanica, la plateforme en ligne de botanique : Question pour un bota’champion. Il consiste en la rédaction de fiches descriptives des espèces accompagnées de leurs cartes questionnaires afin de faire deviner une plante, et bien sûr de mieux la connaître.
Voyons si les indices suivants vous permettent de reconnaître cette plante très commune de nos campagnes :
Voici le thème de l’année pour la journée mondiale des zones humides qui a lieu tous les ans le 02 février. A cette occasion, et comme nous sommes convaincus de la réalité de cette urgence, nous vous présentons une action, réalisée par la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise en 2022 : la renaturation du bassin de rétention des eaux pluviales de la Louvière à Courdimanche.
Initialement conçu comme un bassin de rétention des eaux pluviales à l’esthétique très rangée, le bassin était jusqu’alors un demi-cercle en eau, entouré d’une margelle en béton elle même ceinturée par une haie de buis taillée géométriquement. Si certaines espèces animales arrivaient à se contenter de ce milieu pour se développer, on note une diversité d’habitat assez pauvre sur cet espace et aucune continuité entre le milieu en eau et le milieu terrestre.
Aussi, la CACP a choisi de proposer un projet de réaménagement permettant de conserver la fonction de rétention d’eau et l’aspect paysager du bassin tout en ménageant des espaces plus naturels pour un meilleur développement de la faune et de la flore.
La haie de buis et la margelle en béton ont été entièrement remplacées par des berges en pente douce accueillant des plantes aquatiques et des enrochements de différentes taille destinés à servir d’abris à de nombreuses espèces (d’insectes notamment, et pourquoi pas d’amphibiens également).
Dans l’eau, des perchoirs en bois et des radeaux végétalisés ont été installés pour les mouettes, canards, hérons et cormorans de passage. Sur les murs de soutènement du bassin ce sont des plantes grimpantes et des plantes aquatiques qui ont été installées pour multiplier les possibilités d’accueil de la biodiversité sur le site.
Certains des espaces ainsi ménagés ont été clôturés afin de sanctuariser des zones refuges pour la faune alors que le reste du parc reste ouvert à la promenade et à la détente (rien de mieux qu’une sieste au milieu des libellules au retour des beaux jours!).
Nous vous invitons à l’observation et la contemplation de l’évolution de ce nouveau milieu naturel et bien entendu au respect de celui-ci. L’occasion de rappeler que la restauration des zones humides passe d’abord par leur non pollution et que non, les oiseaux aquatiques et les poissons ne sont pas constitués pour digérer le pain, les biscuits et autres aliments cuisinés. En plus de les rendre malades, les résidus de ces aliments sont une importante source de pollution de l’eau. Nous comptons sur vous pour préserver ce beau milieu et ses habitants !
Telle est la question ! Pour les néophytes en ornithologie, il n’est peut-être pas évident de savoir différencier les deux grands classiques des plans d’eau que sont la foulque macroule et la gallinule poule d’eau. Dans cet article nous allons voir les quelques éléments qui vous permettront de reconnaitre à coup sûr ces deux oiseaux.
Les étangs du parc du château de Grouchy, par exemple, sont un endroit idéal pour croiser la foulque macroule et la gallinule poule d’eau. De nombreux couples y nichent chaque année.
Maintenant penchons-nous sur les spécificités de chacun :
La foulque macroule possède un plumage uniformément noir ou gris foncé et un bec blanc légèrement rosé qui se prolonge en une plaque ovale/arrondie couvrant tout le front. Ses longues pattes plus ou moins jaunes se distinguent de celles de la poule d’eau par leurs étonnants orteils lobés, ce qui les rendent particulièrement imposantes.
Comme on peut le voir sur cette photo, la poule d’eau a un plumage plus diversifié que la foulque. La tête est toute noire, tandis que le cou est légèrement bleuté et le reste du plumage est marron avec quelques taches blanches clairsemées. Les pattes sont aussi longues que l’espèce précédente mais cette fois-ci elles ne sont pas lobées et plutôt de couleur verdâtre. Elles sont particulièrement épaisses en comparaison avec la taille totale de l’oiseau. Son bec est bien caractéristique grâce à sa couleur rouge dominante et muni d’un peu de jaune à l’extrémité. On peut également y observer une plaque frontale en prolongation du bec mais plus petite que celle de sa cousine la foulque.
Sources :
Guide Delachaux : Le guide ornithologique
Retrouvez ici d’autres articles sur le même type de question :
C’est la onzième année que la LPO vous propose (on peut même dire, vous sollicite!) de compter les oiseaux des parcs et jardins le dernier weekend de janvier. Et vous avez été nombreux à répondre à l’appel, plus de 100 000 personnes ont participé ces 10 derniers années ! Un grand merci ! Car en plus de permettre de sensibiliser un grand nombre de personnes et de véhiculer des messages importants sur la préservation des petites (et grosses) bêtes à plumes, vos données permettent de réaliser de véritables études de suivi des populations et d’orienter les actions de préservation vers les espèces les plus prioritaires.
C’est pourquoi toute la communauté scientifique ornithologique souhaite vivement que la démarche perdure. On compte sur vous pour transmettre encore de nombreuses données ce weekend !
La démarche est très simple :
s’installer dans votre jardin ou dans un parc public
observer pendant une heure les oiseaux se posant dans le périmètre
De façon occasionnelle, entre les grandes classiques des vieux murs telles que la cymbalaire, les mini-fougères ou bien les sedums, il pourrait être possible de croiser une plante intégralement naturalisée en Ile-de-France : Pseudofumaria lutea, la corydale jaune.
Vous l’aurez peut-être remarqué, le nom scientifique de cette plante de la famille des PAPAVERACEAE se rapporte à un autre genre de la même famille : Fumaria pour les fumeterres. En effet les fleurs du corydale jaune ressemblent beaucoup, par leur forme, à celles des fumeterres.
Mais pour nous recentrer sur notre belle corydale, il faut savoir qu’elle est naturalisée non seulement dans notre région, mais dans toute l’Europe centrale et occidentale. À l’origine cette plante provient des pays balkaniques. En Ile-de-France elle est plutôt commune dans le quart nord-ouest et plus dispersée ailleurs.
Pour la décrire en quelques mots, la corydale jaune forme un coussin assez homogène d’où sortent, de mai à septembre, de belles grappes dressées de 5 à 15 fleurs en trompettes jaunes ou or. Cette vivace est complètement glabre et possède des feuilles plusieurs fois divisées et lobées.
De façon très rare dans toute la France, il peut également être observé une autre espèce du même genre : Pseudofumaria alba, la corydale jaunâtre, qui est introduite via les plantations dans les jardins. D’après la cartographie de répartition communale du CBNBP, elle n’aurait jamais été vue dans le Val-d’Oise, seulement en quelques rares localisations ailleurs dans la région.
Comme tous les ans à la mi-janvier a lieu le comptage WetLands, un comptage international des oiseaux d’eau hivernants dans les zones humides. Sur notre territoire, ce sont les étangs de l’île de loisirs qui sont inventoriés chaque année par la Ligue de Protection des Oiseaux et l’équipe biodiversité de l’agglomération.
Cette année encore les effectifs se réduisent à peau de chagrin et les étangs sont bien tristement vides. Mais, comme à chaque fois, quelques bonnes surprises viennent égayer la journée, comme les grèbes jougris l’an dernier (que l’on n’a malheureusement pas revus cette année).
Pour les plus grands ANATIDAE, seules les espèces introduites étaient présentes : les cygnes tuberculés et les bernaches du canada.
Quatre grèbes huppés pêchaient au milieu des étangs.
Du côté des RALLIDAE (les poules d’eau et les foulques macroules) les effectifs sont moins catastrophiques que l’an passé, mais toujours loin des centaines d’individus que l’on pouvait croiser il y a de cela quelques années.
Il y a au moins une espèce pour qui les résultats sont rassurants, ce sont les grands cormorans. Leurs effectifs avaient dégringolé il y a quelques années, mais ils ont l’air d’être à nouveau à la hausse. Cette année le dortoir des cormorans accueillait 180 individus ! (contre 154 en 2022 ; 90 en 2021 et 88 en 2020).
Elles ont une allure bizarre ces mouettes… Oh! Mais ce sont des vanneaux ! Un groupe d’une centaine de vanneaux huppés a tourné au-dessus de nous tout l’après-midi. En revanche, difficile de dire où ils ont pu aller se poser pour la nuit.
Cette année, point de rougegorge pour nous tenir compagnie, mais des mésanges à longue queue.
En cette période de l’année, sous les nombreuses écorces détachables des platanes, il est fréquent de tomber sur de véritables colonies d’insectes en pleines hibernations. Entre tigres du platane, araignées, collemboles et autres invertébrés en tout genre, nous pourrions également trouver celui que l’on appelle le « perce-oreille » ou encore « pince-oreille ».
Un nom bien étonnant qu’on lui attribue là. La légende l’accuse de percer les oreilles (et même de s’insinuer dans les oreilles pour percer les tympans, brr). Heureusement pour nous il n’en est rien, tout au plus il peut mordre un petit peu, mais c’est extrêmement rare. Aussi, un nom qui lui conviendrait mieux serait « forficule » qui se rapporte à l’espèce la plus répandue Forficularia auriculata.
D’ailleurs quitte à mordre quelque chose il préfère nettement croquer dans des fruits, il faut dire que le forficule est un grand amateur de fruits uniquement bien mûrs comme par exemple des abricots, pêches, prunes ou mirabelles. À son régime peuvent aussi être ajoutés des petits insectes comme des pucerons et autres nuisibles du potager. Voilà qui fait de notre perce-oreille un excellent auxiliaire du jardinier !
En moyenne Forficula auricularia mesure entre 1 et 2 centimètres de long. Son corps entier varie entre des nuances de marron, de roux et de noir. Concernant les deux gros membres qu’il possède à l’extrémité de son abdomen que l’on appelle des cerques, ils lui servent à la fois pour capturer ses proies et aussi au moment de l’accouplement.
Les cerques du forficule sont également pratiques pour l’identification du sexe de l’individu que nous avons face à nous. Ceux du mâle sont épais et très courbés tandis que ceux de la femelle sont moins épais et surtout bien plus droits. Cet insecte, aussi surprenant que cela puisse paraitre, possède bien des ailes mais dont il ne fait que très rarement l’usage.
Notre plante du jour, Lysimachia vulgaris ou la grande lysimaque, fait partie d’une famille végétale très connue qui comprend les populaires primevères ou cyclamens, les PRIMULACEAE.
La grande lysimaque se distingue surtout par sa grande taille par rapport aux autres espèces du genre Lysimachia présentes en Île-de-France, telles que Lysimachia arvensis, Lysimachia nummularia ou encore Lysimachia foemina pour ne citer que les plus connues. Ces espèces possèdent généralement un développement assez bas voire même plutôt tapissant au contraire de Lysimachia vulgaris avec son port dressé jusqu’à 1 mètre de haut.
Habituellement la grande lysimaque est une plante très commune des milieux humides tels que les mégaphorbiaies, roselières, cariçaies, bords d’eaux… Sa floraison, munie de belles fleurs jaunes à 5 pétales ovales, s’étale de juin à août. Les longues feuilles pubescentes sont disposées soit de façon opposée soit en verticilles de 3 à 4 feuilles par nœuds.
Cette vivace est appréciée dans certaines compositions floristiques pour la quantité de fleurs qu’elle produit et la forme dressée de la plante. Néanmoins attention, elle possède une souche stolonifère, ce qui peut la rendre possiblement compétitive (et souvent gagnante).
Sur l’agglomération, bien des espèces de canards et autres ANATIDAE peuvent être observées dans leur milieu naturel ou dans les parcs et grands jardins urbains. Nous en avons d’ailleurs déjà présentés plusieurs : le canard souchet, les canards des étangs de Cergy-Neuville, le canard colvert… Mais jusqu’ici nous ne présentions que des espèces décrites scientifiquement, dont voici quelques exemples ci-dessous :
Mais qu’est-ce donc que cela ? Un colvert ? Un chipeau ? Un juvénile d’une quelconque autre espèce ? Difficile à dire au premier coup d’œil… Mais des experts m’ont confirmé qu’il s’agissait de la variété « Colvert isabelle » croisée pour l’ornement, donc un hybride de l’espèce « canard colvert ».
Désormais un individu tout blanc… Possiblement un canard de Pékin (lui aussi une variété du canard colvert Anas platyrhynchos)?
Et la liste est encore longue, il y en a pour tous les goûts !
Quoiqu’il en soit la plupart du temps ces canards aux couleurs et formes étonnantes sont généralement issus d’hybridations faites par l’Homme. Ces hybridations sont à buts divers et variés, cependant c’est fréquemment pour l’ornement que l’on crée ce genre de variétés. Même si les relâcher dans la nature n’est pas autorisé, les évasions de nos amis à plumes sont relativement fréquentes, et leur croisement avec les individus sauvages le sont tout autant. Ce qui explique que vous les croisiez sur les plans d’eau cergypontains.
Néanmoins attention aux confusions : tous les canards aux plumages extravagants ne sont pas des hybrides comme en témoigne, ci-dessus, ce beau canard mandarin mâle accompagné d’une femelle et de son petit. Dans le cas présent Aix galericulata, le canard mandarin, est bien une espèce à part entière.
Retrouvez ici d’autres articles sur les ANATIDAE de l’agglomération :
Le plus gros escargot terrestre de France à Cergy-Pontoise ? Et oui c’est possible ! Il y est même plutôt commun dans les bois et autres milieux à humidité accrue du territoire.
Helix pomatia, le gros blanc ou escargot de Bourgogne est un gastéropode herbivore de la famille des HELICIDAE. Il mesure environ 10 centimètres de long et sa grosse coquille variant entre des teintes de blanc, de brun et de beige, mesure de 4 à 5,5 centimètres arrivée à l’âge adulte.
Dans un ancien article du blog, Gilles nous faisait part de la progression sur le territoire français d’un de ses nombreux cousin, Helix lucorum / l’escargot turc. Cet escargot originaire de Turquie et des Balkans introduit depuis la fin du 19ème est fréquemment confondu et vendu sous le même nom que notre escargot du jour de part leur forte similarité physique. Il est également présent sur l’agglomération.
Tout comme son cousin précédemment cité, l’escargot de bourgogne est élevé pour la consommation principalement lors des périodes de fêtes telles que Noël. Mais pour ravir vos papilles, préférez les escargots issus d’élevages, car un prélèvement excessif ne prenant pas en compte sa période de reproduction pourrait être néfaste pour les populations locales.
Tout comme nous autres, certains TURDIDAE comme cette belle grive musicienne ci-dessus sont de fervents amateurs d’escargots et notre mollusque du jour n’est pas omis sur leur vaste menu. Plus d’informations dans cet article.