L'actualité des jardins

La Boîte A Trognons

La boîte à  trognons du collège des Touleuses à  Cergy © CACP - Gilles Carcassès
La Boîte A Trognons du collège des Touleuses à  Cergy © CACP – Gilles Carcassès

J’ai le plaisir de vous présenter le dernier projet du professeur Boudou, professeur au collège des Touleuses à  Cergy : la Boîte A Trognons.

Ce mobilier de cantine innovant a été réalisé entièrement avec des matériaux de récupération par les 3 ème J Vente et Habitat, et décoré par les élèves de 6ème.

La boite à  trognons © collège des Touleuses
La boite à  trognons © collège des Touleuses

Après leur repas à  la cantine, les élèves du collège déposent dans la Boîte A Trognons les épluchures de fruits : en cette saison, trognons de pommes et peaux de bananes. J’ai entendu dire que certains choisissent un fruit au dessert spécialement pour pouvoir aller à  la Boîte A Trognons.

Des adultes, en séminaire au collège, y ont jeté des pots de yaourts, sous les yeux scandalisés des élèves. « Monsieur, on ne fait pas ça ! »

Ces déchets tombent dans un seau amovible que les élèves sortent à  tour de rôle et portent au composteur collectif du quartier. Le compost produit (au rythme d’un mètre cube par an !) ira alimenter le futur Ouortou du centre de loisirs du bois de Cergy.

Qu’est-ce donc qu’un Ouortou ?

L'Ouortou - Cergy © Gilles Carcassès
L’Ouortou – Cergy © Gilles Carcassès

C’est une grande jardinière à  réserve d’eau et composteur intégrés, spécialement conçue pour la pratique d’un jardinage collectif et convivial, une sorte de kiosque à  légumes intergénérationnel à  géométrie variable. Bien sà»r, pour ce jeune public, il s’agira d’un Ouortou à  table de culture surbaissée. Les futurs utilisateurs sont venus dans l’atelier du collège pour donner la bonne mesure de hauteur et apprécier l’avancement de la construction confiée au réseau des 4 ème Pro.

Les plans de l’Ouortou

Le composteru collectif des Châteaux à  Cergy © Joà«l Boudou
Le composteur collectif des Châteaux à  Cergy, également sorti de l’atelier du collège des Touleuses © Joà«l Boudou

Il n’est pas exclu que le modèle 2.0 de la Boîte A Trognons voie bientôt le jour. Equipée de roulettes, la BAT mobile irait en ambassadeur des bonnes pratiques de recyclage dans les cantines qui voudraient bien l’accueillir… Une aventure à  suivre assurément dans ces pages et sur le site du collège.

Comment ça, pas encore de Boîte A Trognons dans votre cantine ? La honte…

Agenda

Biberons collectifs à  la ferme d’Ecancourt

Les premiers agneaux et chevreaux ont vu le jour fin janvier – début février à  la ferme d’Ecancourt. Le 15 février 2017, lors d’un atelier de soins aux animaux du programme Bulles d’air, une dizaine d’enfants ont pu les approcher.

Chacun à  leur tour, les enfants préparent le lait artificiel : la poudre est mélangée avec de l’eau chaude pour être à  la même température que le lait maternel © Marion Poiret

Si les jeunes agneaux  sont maintenant habitués aux tétines artificielles, les chevreaux âgés d’une semaine sont plutôt réticents. Rien à  voir avec l’odeur, la texture et la température des mamelles de maman.

Le personnel de la ferme maîtrise la technique pour faire comprendre au chevreau l’utilité de la tétine © Marion Poiret

Pendant ce temps, les enfants s’occupent aussi des mères.

Distribution du foin aux brebis © Marion Poiret
Après vérification des niveaux d’eau et de granulés dans les clapiers, les enfants peuvent cajoler les lapins © Marion Poiret
Cliquez sur l’image pour agrandir le programme

Un atelier complémentaire pour la traite des chèvres est prévu le 14 avril. Renseignements et inscription auprès de la Ferme d’Ecancourt : fermeecancourt.contact@gmail.com

L'actualité des jardins

« Villages en herbe »

Une petite touffe d’ivraie vivace (Lolium perenne) et de Galinsoga au pied d’un lampadaire. Le galinsoga est une plante annuelle originaire d’Amérique du Sud qui s’est naturalisée en Europe. Elle est considérée comme invasive un peu partout dans le monde © Marion Poiret

Qu’est-ce qu’une plante ?  Comment pousse-t-elle ? Qu’attend-on d’un jardin ? Quelle est la place de la nature en ville, dans notre jardin ou dans notre culture ?  Quelles sont les nouvelles pratiques d’entretien avec le passage au « zéro phyto » dans l’espace public ? Comment ces pratiques sont-elles mises en œuvre et acceptées ? Peut-on arrêter les traitements chimiques dans tous les espaces ?

Les 5 courts métrages réalisés dans le cadre des plans d’actions « zéro phyto » à  l’initiative du Parc Naturel régional du Vexin français et en collaboration avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie donnent la parole aux habitants, aux élus, aux agents techniques, aux écologues, aux agriculteurs, au législateur…

Des réflexions édifiantes sur notre rapport au monde.

Ici, sur une feuille d’ortie, une cicadelle verte (Cicadella viridis), fréquente dans les prairies humides et les friches © Marion Poiret

Un massif d’ortie dioà¯que, est à  lui seul un petit royaume. Il offre gîte ou couvert à  de nombreuses espèces. Les mésanges y trouvent par exemple au printemps de quoi nourrir leurs oisillons.

Une piéride s’alimente sur une fleur de bardane © Marion Poiret

Retrouvez notre article « Ni bonnes, ni mauvaises »

Quelques liens utiles :

mon massif d’ortie mieux que des pesticides/ OPIE

l’entomofaune des orties / OPIE

L'actualité de la Nature, L'actualité des jardins

Les hellébores

Helleborus orientalis © CACP - Gilles Carcassès
Helleborus orientalis © CACP – Gilles Carcassès

J’ai dans mon jardin de belles touffes d’hellébores d’Orient. C’est un régal au début du printemps de guetter leur floraison. Cette plante vivace généreuse va rester en fleurs plusieurs semaines puis disséminer ses graines, assurant la prospérité du massif.

Hellébore hybride © CACP - Gilles Carcassès
Hellébore hybride © CACP – Gilles Carcassès

Voici un hybride horticole aux très grandes fleurs bien dressées qui apprécie l’ombre épaisse de mes actinidias.

Helleborus argutifolius © CACP - Gilles Carcassès
Helleborus argutifolius © CACP – Gilles Carcassès

Le géant de la famille est l’hellébore de Corse (Helleborus argutifolius) qui forme des touffes arrondies d’un mètre de haut. C’est une vivace qui ne vit pas longtemps mais elle se ressème bien toute seule dans mon jardin.

Helleborus foetidus © CACP - Gilles Carcassès
Helleborus foetidus © CACP – Gilles Carcassès

J’ai aussi le sauvageon hellébore fétide qui est venu former une petite colonie au pied d’un noisetier.

Feuille de l'hellébore fétide © CACP - Gilles Carcassès
Feuille de l’hellébore fétide © CACP – Gilles Carcassès

Ses fleurs vertes bordées de rouge ne sont pas spectaculaires, mais ses feuilles digitées sont originales. On rencontre l’hellébore fétide dans les lisières des boisements sur sol calcaire, souvent en compagnie de l’iris fétide et du tamier. Cette plante est peu commune mais cependant bien représentée dans le nord et l’ouest du Val d’Oise.

Carte de répartition d'Helleborus foetidus dans le Bassin Parisien (CBNPB)
Carte de répartition d’Helleborus foetidus dans le Bassin Parisien (Flora – CBNPB)
L'actualité des jardins

« Une agglo zéro phyto » : nos vidéos

Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités locales ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires sur les espaces verts et la voirie. La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise engagée depuis plusieurs années dans un processus zéro phyto lance une campagne de sensibilisation en diffusant sur ses réseaux sociaux une série de courtes vidéos. De sympathiques acteurs locaux ont accepté de témoigner et vous font partager leurs convictions et leur pratiques. Voici les deux premiers clips :

Cliquez sur l'image pour lire la vidéo
Interview de Marie Potage, enseignante en biologie à  l’Université de Cergy-Pontoise : les risques des produits phytosanitaires sur la santé publique (Cliquez sur l’image pour lire la vidéo)
bijan-et-zohreh
Interview de Zohreh et Bijan Souzani, jardiniers amateurs à  Vauréal : la nature au service du jardin et l’accueil des auxiliaires (Cliquez sur l’image pour lire la vidéo)

En savoir plus avec l’article paru sur le webzine 13 comme une « Cergy-Pontoise, le zéro phyto avant l’heure »

Agenda, L'actualité des jardins

Formez-vous gratuitement à  la botanique des prairies

Formation Florilèges-prairies urbaines à  Cergy © CACP - Gilles Carcassès
Florilèges-prairies urbaines à  Cergy (parc François-Mitterrand) : prochaine formation prévue le 8 juin 2017 © CACP – Gilles Carcassès

Le protocole Florilèges-prairies urbaines se poursuit pour une quatrième année. A ce jour 101 prairies ont été suivies en Ile-de-France dans le cadre de ce programme de sciences participatives dédié aux gestionnaires d’espaces verts. Les objectifs de Florilèges-prairies urbaines sont de fournir un outil d’évaluation de l’état écologique des prairies des parcs et des jardins. Ce programme permet de caractériser la flore des prairies, de faire le lien avec les pratiques de gestion et de s’inscrire dans une démarche scientifique à  l’échelle nationale.

Plusieurs formations sont prévues en Ile-de-France pour vous accompagner dans la mise en place de ce protocole sur vos prairies et vous fournir tous les outils pour réaliser vos relevés (flore, fiches terrain etc.). La formation d’une demi-journée  comprend un temps en salle de présentation du protocole et un temps sur le terrain de mise en pratique ainsi qu’une restitution des résultats locaux faite à  partir des données récoltées les années précédentes. Les prairies sur lesquelles porteront ces restitutions sont précisées dans les dates des formations.

Dates des formations en Ile-de-France :

  • Le 23 mai 2017 de 9h à  12h00 au Domaine de Sceaux, 92330  Sceaux Restitution : prairies des villes et parcs du département des Hauts-de-Seine et de la ville de Versailles
  • Le 24 mai 2017 de 8h30 à  11h30 au Bois de Boulogne, 75016 Paris Restitution : prairies de la ville de Paris et du Museum
  • Le 29 mai 2017 de 9h à  12h au centre technique de Lisses en Essonne, 91090 Lisses Restitution : prairies de la CA Lacs d’Essonne et du Syndicat de l’Orge Aval
  • Le 30 mai 2017 de 8h30 à  11h30 au Bois de Vincennes, 75012 Paris Restitution : prairies de la ville de Paris et du Museum
  • Le 31 mai 2017 de 9h à  12h au parc départemental du Sausset, 93600 Aulnay-sous-Bois Restitution : prairies des villes et parcs du département de la Seine-Saint-Denis
  • Le 2 juin 2017 de 10h à  13h au Muséum national d’Histoire naturelle, 75005 Paris Restitution : prairies de la ville de Paris et du Museum
  • Le 6 juin 2017 de 9h à  12h Communauté d’Agglomération Paris – Vallée de la Marne, 77200 Torcy Restitution : prairies du territoire de la Communauté d’agglomération Paris – Vallée de la Marne
  • Le 7 juin 2017 de 9h à  12h au parc des Chanteraines, 92390 Villeneuve-la-Garenne Restitution : prairies des villes et parcs du département des Hauts-de-Seine et de la ville de Versailles
  • Le 8 juin 2017 de 9h à  12h  à  la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, 95027 Cergy-Pontoise Restitution : prairies des villes de la CA de Cergy Pontoise

L’inscription est gratuite mais obligatoire dans la limite des places disponibles à  cette adresse : audrey.muratet@natureparif.fr  N’oubliez pas de préciser la session à  laquelle vous souhaitez vous inscrire !  Une fois votre inscription validée, il vous sera donné plus de détails sur l’organisation de la demi-journée ainsi qu’un plan détaillé pour retrouver le lieu de  formation.

Toutes les formations de Natureparif

L'actualité de la Nature

Le petit silphe noir, tueur d’escargots

Phosphuga atrata, le petit sylphe noir- Boisemont © CACP - Gilles Carcassès
Phosphuga atrata, le petit silphe noir – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

Si j’étais un escargot, je ferais demi-tour ! Ce petit silphe noir a une tête étroite qui lui permet d’explorer les coquilles d’escargots. Il mord sa proie, lui injecte un suc digestif toxique et le mange. On ne le voit pas souvent car il est discret le jour, se cachant sous des écorces ou dans le bois mort. Il fréquente les forêts, les bosquets et les jardins. Ce coléoptère commun dans de nombreux milieux est peu étudié par les entomologistes car il ne peut servir de bio-indicateur. Du coup, on sait assez peu de chose de sa biologie.

Silpha carinata, le silphe commun © CACP - Gilles Carcassès
Silpha carinata, le silphe commun – forêt de Saint-Germain-en-Laye © CACP – Gilles Carcassès

Voici une espèce proche, un peu plus grande, également de la famille des Silphidae. On rencontre Silpha carinata en forêt près des limaces écrasées et sous les cadavres de petits animaux. Sa larve se nourrit de charognes.

Pour différencier aisément ces deux espèces très ressemblantes, il faut bien observer la forme des quatre derniers articles des antennes.

© CACP - Gilles Carcassès
Comparez les antennes : à  gauche Phosphuga atrata, à  droite Silpha carinata © CACP – Gilles Carcassès
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Le pouillot véloce, agent de biocontrôle

Phylloscopus, le pouillot véloce © CACP - Gilles Carcassès
Phylloscopus collybita, le pouillot véloce © CACP – Gilles Carcassès

On connaissait l’efficacité attestée des mésanges dans la lutte contre la processionnaire du pin. Voici le pouillot véloce, grand amateur d’insectes, promu officiellement à  son tour agent de biocontrôle.

Une étude récente de l’INRA Bordeaux-Aquitaine (1) a étudié les conditions de l’efficacité de la prédation des chenilles parasites de la vigne par les oiseaux insectivores (comme le rougequeue à  front blanc et le pouillot véloce) et a démontré l’effet bénéfique de l’hétérogénéité du paysage.

Ainsi, dans une perspective de réduction de l’usage de produits phytosanitaires par le secours des oiseaux insectivores, il peut donc être utile, nous disent les scientifiques, d’enherber les rangs de vigne en diversifiant les espèces ensemencées, et de ménager dans la vigne ou son environnement proche une mosaà¯que d’habitats favorables aux oiseaux, comme des buissons, des arbres et des prairies. Les grandes monocultures et la terre nue ne sont pas propices à  la biodiversité, on s’en doutait un peu.

Semis de pois dans un vignoble en bio en Alsace © CACP - Gilles Carcassès
Semis de pois dans un vignoble en bio en Alsace © CACP – Gilles Carcassès

Des oiseaux insectivores pour contrôler les insectes ravageurs des vignobles, un article de l’INRA (2016)

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Retour sur la formation « vers de terre » 2017 à  Cergy-Pontoise

Venues de Cergy-Pontoise et de ses environs, jardiniers professionnels, animateurs nature, membres d’association, étudiants en biologie ou simples particuliers, quarante nouvelles personnes ont été formées à  l’Observatoire participatif des vers de terre (OPVT) le 23 février 2017 à  Cergy dans les locaux de la Communauté d’agglomération.

Après la conférence captivante de l’éminent spécialiste des lombriciens, le professeur Daniel Cluzeau de l’Université de Rennes, le groupe s’est essayé à  la pratique dans le parc François-Mitterrand à  Cergy.

Voici comment procéder : d’abord, préparer tout le matériel nécessaire.

Le protocole "test bêche" © CACP - Gilles Carcassès
Le planté de bêche © CACP – Gilles Carcassès

Enfoncer vigoureusement la bêche, au ras du gabarit de 20 cm de côté.

Le creusement du trou © CACP - Gilles Carcassès
Le creusement du trou © CACP – Gilles Carcassès

Décoincer la bêche par un délicat mouvement latéral.

L'arrivée des secours © CACP - Gilles Carcassès
L’arrivée des secours © CACP – Gilles Carcassès
La mise en oeuvre du protocole "test bêche" © CACP - Gilles Carcassès
La terre sortie du trou © CACP – Gilles Carcassès

Extraire la motte et la poser sur une bâche.

Le tri manuel et minutieux de la motte de terre © CACP - Gilles Carcassès
Le tri manuel et minutieux de la motte de terre © CACP – Gilles Carcassès

Bien lester les angles de la bâche avec des sachets de compote de pommes pour éviter les envols intempestifs. Et récupérer tous les vers de terre. Même les plus petits.

Les vers trouvés dans la motte de terre © CACP - Gilles Carcassès
Les vers trouvés dans la motte de terre © CACP – Gilles Carcassès

A mesure de leur capture, les vers sont placés dans un récipient avec de l’eau fraîche.

La détermination des vers © CACP - Gilles Carcassès
La détermination des vers © CACP – Gilles Carcassès

De retour dans la salle, les stagiaires apprennent à  classer les vers en groupes fonctionnels à  l’aide d’une super clé de détermination.

Voilà  les participants prêts pour pratiquer dans leurs parcelles. Ils pourront envoyer à  l’OPVT leurs données numériques, et leurs récoltes dans des flacons d’alcool. Un grand merci à  Natureparif, au professeur et à  son équipe, pour l’organisation de cette journée très réussie. Et rendez-vous l’automne prochain pour les restitutions !

Retrouvez notre article sur la formation « vers de terre » 2016

La cabane du ver de terre