Natureparif organise le 5 février à Paris, à destination des porteurs de projets, une journée d’information sur les financements européens en faveur de la biodiversité.
Pour s’inscrire http://www.natureparif.fr/attachments/forumdesacteurs/Rencontres/Financement_Europeen/programme_rencontre-financement-europeens_2014-02-05.pdf
C’est dans le parc du château de Menucourt, pas très loin de l’étang, que se cache ce petit conifère, sans doute planté là au siècle dernier par un châtelain amateur de curiosités. Ses très longues aiguilles et son port souple lui donnent une allure singulière.
De la même famille que l’if, les pieds femelles produisent des arilles violets semblables à de petites prunes. Sa présence nous rappelle que cette partie du domaine était autrefois un parc bien aménagé, comme l’atteste aussi ces vestiges d’emmarchements en rocaillage.
La Maison de la Nature de Vauréal propose une sortie pour tout public le samedi 22 février 2014 matin à la base de loisirs de Cergy-Pontoise. Cette sortie sera animée par la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Le rendez-vous est à 9 heures au parking P1.
Equipés comme des paparazzis, ils étaient venus nombreux dimanche dernier à la base de loisirs de Cergy-Pontoise pour tenter de l’apercevoir. Une actualité parue sur le site http://www.faune-iledefrance.org/, bien connu des ornithologues, avait donné l’alerte. Un plongeon arctique, ce n’est pas commun en Ile-de-France !
L’animal m’a fait la grâce d’une démonstration de pédalage sportif, hélas de loin : la vedette ne se laisse pas approcher facilement.
Gavia arctica, en pleine forme !
Les plongeons arctiques nichent au bord des lacs en Scandinavie, au nord de l’Ecosse, en Russie, souvent sur des îlots à l’abri des prédateurs. Ce sont d’excellents plongeurs ; ils se nourrissent de poissons qu’ils traquent jusqu’à six mètres de profondeur. L’automne venu ces grands migrateurs gagnent leurs contrées d’hivernage : mer Noire, mer Caspienne, rivages de la Méditerranée. On peut le voir en hiver en France sur certains sites qu’il fréquente régulièrement : la rade de Brest, la baie de Douarnenez et les étangs de Leucate. Ailleurs, il est occasionnel.
Est-il toujours là ? je ne l’ai pas revu , sans doute a-t-il poursuivi sa route.
Notre écureuil roux serait en danger ? La circulation automobile et les destructions de son habitat ne suffisaient pas, voici que des envahisseurs pourraient bien avoir sa peau. Ce n’est pas une pure spéculation, son compte est déjà réglé en Angleterre ! La faute à l’écureuil gris, célèbre culotté des squares londoniens, introduit d’Amérique en 1876, plus fort que lui et porteur sain d’un virus. Ce même écureuil gris est désormais présent en Italie du Nord et pourrait bien nous arriver sans avoir à traverser le Channel.
Une autre espèce exotique menaçante pour notre écureuil roux, l’écureuil à ventre rouge, originaire d’Asie, prolifère au Cap d’Antibes et fait même l’objet d’un plan national de lutte.
Ces sciuridés sont arrivés par le commerce des animaux de compagnie. Echappés ou relâchés, ils peuvent se reproduire rapidement si l’environnement leur convient. C’est ainsi qu’une autre espèce, terrestre celle-ci, l’écureuil de Corée, est présente en Picardie et en Ile-de-France. En forêt de Sénart, sa population serait de l’ordre de 10 000 individus !
Silene latifolia ou compagnon blanc, carrefour de Ham à Neuville-sur-Oise
Les fruits du compagnon blanc, succédant aux fleurs des pieds femelles, sont des capsules qui s’ouvrent par dix dents. Vidées de leurs graines, on peut en faire de petits sifflets.
Les fleurs sont odorantes le soir, pour attirer les papillons de nuit qui assurent leur pollinisation.
une larve d’orthoptère se régale d’une fleur de compagnon blanc (Osny Juin 2013)
En savoir plus sur le compagnon blanc : http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-64191
Cet iris indigène croît dans les sous-bois des coteaux calcaires mais ne déteste pas les situations fraiches. On le reconnait aisément à l’odeur particulière qui se dégage de ses feuilles froissées : les français trouvent que cela sent le jambon, les anglais le rôti de bœuf. D’où son nom d’iris gigot ? J’en ai vu ces jours-ci de belles touffes dans les peupleraies de la base de loisirs de Cergy-Pontoise.
l’iris gigot exhibe ses perles de corail tout l’hiver
http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-73308
L’iris gigot est souvent trouvé à l’emplacement d’anciens jardins, car c’est une plante médicinale efficace pour soigner les œdèmes. Il fallait des malades de solide constitution pour supporter le remède : déconseillé aux vieillards, aux enfants et aux femmes enceintes !
Il existe plusieurs variétés horticoles de cette espèce. La plus intéressante est une variété panachée : iris foetidissima variegata, malheureusement difficile à trouver en France.
Le type sauvage et ses variétés sont très utiles pour garnir avec élégance un sous-bois sec. La persistance de leur feuillage en hiver n’est pas le moindre de leurs atouts.
La bergeronnette des ruisseaux se nourrit de petits insectes au bord des rivières et des étangs. En hiver, cette espèce fuit les grands froids et peut migrer jusqu’en Afrique du Nord. Celle-ci a fait une halte au parc François-Mitterrand à Cergy et semble apprécier la haute qualité biologique des nouveaux aménagements des bassins.
Les bergeronnettes hochent souvent leur longue queue. La bergeronnette des ruisseaux se distingue des autres espèces au plumage en partie jaune, par ses pattes roses.
Plusieurs couples nichent régulièrement à Paris sur les berges de Seine. Verra-t-on ce bel oiseau s’installer à Cergy-Pontoise ?
Végétaliser pour ne pas avoir à désherber, voilà une méthode alternative séduisante, mais pas toujours facile à mettre en œuvre : concurrence des racines de l’arbre, piétinement, pollution par les chiens et le salage rendent l’installation de plantes vivaces bien problématique. La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a testé pour vous un mélange de pestes à ne pas mettre dans tous les jardins.
place Charles de Gaulle à Cergy
Les plantes ont passé avec succès un premier hiver et deux étés sans arrosage. Sans surprise, les euphorbes Euphorbia characias Wulfenii et les armoises Artemisia ludoviciana Silver queen ont tendance à dominer. Les Aster frikartii Mà¶nch apportent par leur floraison généreuse et souple une belle touche de couleur en fin d’été. Les autres espèces défendent fièrement leur place : Euphorbia Copton ash et amygdaloides robbiae, Kniphofia Alcasar, Stachys byzantina, Symphytum caucasicum, Carex testacea, Ceratostigma willmottianum, Nepeta faassenii…
l’aster frikartii Mà¶nch est résistant à l’oà¯dium et fleurit de la fin de l’été jusqu’aux geléesla consoude du Caucase est increvable et très envahissante par ses rhizomes puissants
Sans jeter l’opprobre sur les plantes horticoles qui ont toute leur place dans nos jardins, reconnaissons aux plantes indigènes leur parfaite adaptation à notre terroir et l’extraordinaire richesse de leurs relations avec la faune sauvage. Certaines de ces plantes ont de réelles qualités ornementales et mériteraient d’être plus employées. Dans le but d’inspirer ses jardiniers, la ville de Paris a, en interne, édité un guide pour faire connaître ces végétaux. Il contient de précieuses informations écologiques et pratiques sur chacune des 145 plantes décrites. Ce document peut être téléchargé.
La cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a participé à l’iconographie de ce livret. Retrouvez cette image dans le guide :
La gesse des prés, photographiée à Osny, sur les berges de la Viosne.
Pour mieux connaître les plantes sauvages d’Ile-de-France et les identifier, le deuxième tome de la Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot vient de paraître. Ces deux volumes constituent une référence remarquable, et l’outil indispensable de tous les botanistes franciliens.