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Comptage WetLands 2024

Tous les ans autour du 15 janvier a lieu le comptage WetLands à l’échelle mondiale : le comptage des oiseaux d’eau sur les zones aquatiques et humides les plus importantes. Comme tous les ans nous sommes allés inventorier les étangs de l’île de loisirs avec les bénévoles LPO. Et honnêtement, on n’a pas eu chaud !

Compteur WetLands © CACP – Emilie Périé

En plus d’une météo peu clémente avec les naturalistes et avec les photographes, la pêche a été maigre. Est-ce le froid et la grisaille qui ont tenu les oiseaux à distance ? Est-ce un désintérêt croissant pour les étangs de l’île de loisirs, ou un déclin généralisé des populations d’oiseaux d’eau ? Sans doute un savant mélange de tout cela. Toujours est-il que l’on a peu de rencontres à vous conter.

Un jeune héron faisait la sieste abrité sous son aile.

Le héron cendré, Ardea cinerea © CACP – Emilie Périé

Une bergeronnette des ruisseaux a pointé le bout de son bec.

Bergeronnette des ruisseaux – Motacilla cinerea © CACP – Emilie Périé

Moins d’une dizaine de foulques macroules et poules d’eau se baladaient sur les étangs.

Poule d’eau Gallinula chloropus © CACP – Emilie Périé

Seulement deux grèbes huppés, et aucun autre grèbe (castagneux, jougris, …) ont été vus en train de pêcher.

Côté anatidés seuls les cygnes tuberculés étaient bien présents (plus d’une dizaine d’individus), les canards colverts étaient à peine quatre ou cinq, et même les bernaches du Canada avaient déserté les lieux.

Cane colvert © CACP – Emilie Périé

Enfin, même le dortoir à grand cormoran affiche une baisse d’effectif avec seulement 120 individus contre 180 l’an dernier…

Dortoir à cormoran © CACP – Emilie Périé

Retrouvez dans ces articles les éditions précédentes :

WetLands comptage 2023

WetLands comptage 2022

WetLands comptage 2021

WetLands comptage 2020

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Ceci n’est pas un cloporte

Glomeris marginata © CACP – Gilles Carcassès

On vous parlait il y a quelques semaines de ces animaux étonnants que sont les cloportes. Les cloportes, ou isopodes, sont capables de volvation. C’est-à-dire qu’ils sont capables, en cas de menace, de s’enrouler sur eux-mêmes pour protéger leur partie ventrale non carapacée. Or, lorsqu’ils font cela, leur tête reste visible, la « boule » n’est pas complétement fermée. Cela est bien illustré dans la clé des isopodes de Lucien Claivaz (page 3).

Ici en revanche, la bête est entièrement enroulée sur elle-même et sa tête est bien cachée à l’intérieur de la carapace. On a donc affaire à une autre espèce : Glomeris marginata. Celui-ci est un « mille-pattes ». Il a en effet beaucoup plus de pattes que les 7 paires de nos isopodes, et surtout, elles viennent toutes par deux : deux paires de pieds à chaque segment de son corps.

Concernant l’habitat et le régime alimentaire, il est assez semblable aux cloportes.

Sources :

Fiche espèce de l’observatoire de la faune de Bourgogne

Retrouvez d’autres épisodes sur les confusions entre espèces :

Ceci n’est pas une mouette !

Marron ou châtaigne ?

Couleuvre ou vipère ?

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La vesse de loup à diaphragme

Bravo à tous ceux qui ont vu un champignon dans la dernière photo mystère ! Le voici : la vesse de loup à diaphragme, Vascellum pratense.

La vesse de loup à diaphragme, Vascellum pratense © CACP – Gilles Carcassès

Pour comparer, voici un peu de neige brillante au soleil.

Cristaux de neige © CACP – Emilie Périé

La vesse de loup à diaphragme appartient à la famille des Lycoperdales, un groupe de champignons qui regroupent plusieurs espèces dont le nom vernaculaire commence par « vesse de loup », comme par exemplaire la vesse de loup géante qui peut mesurer jusqu’à 50 cm de diamètre et qu’un collègue avait un jour posée sur mon bureau (cela surprend le matin en arrivant au travail !).

Celle-ci, la vesse de loup à diaphragme, est bien plus petite. Elle mesure environ 8 cm de diamètre. Elle est décrite comme étant une boule molle de couleur blanc crème, hérissée de petits aiguillons et sans intérêt culinaire.

Source :

La fiche MycoDB de la Vesse de loup à diaphragme

Retrouvez d’autres Lycoperdales dans ces articles :

Le champignon hérisson

La vesse de loup perlée

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Journée mondiale des zones humides 2024

En cette année 2024, notre équipe spécialisée dans les zones humides, le secteur GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) prépare de nouveaux projets de réhabilitation des milieux aquatiques et humides. Après la création de la zone humide de la Saussaye et la renaturation du bassin de la Louvière de nouveaux projets de grande envergure se profilent (on vous en parle très bientôt!).

Milieu humide du bassin de la Louvière © CACP – Emilie Périé

Pour célébrer la Journée Mondiale des Zones Humides 2024 (aujourd’hui, vendredi 02 février) nous souhaitons rappeler à quel point les zones humides nous sont profitables. C’est en effet le thème de l’année pour les événements qui auront lieu tout le mois de février partout dans le monde : Les zones humides, sources de bien-être humain.

=> Retrouvez ici l’ensemble des événements planifiés en France.

Grâce à leur fonctionnement naturel, les zones humides nous rendent de nombreux services (liste non exhaustive!) :

  • elles agissent comme des éponges, ainsi lors de pluies importantes ou de débordement de cours d’eau elles absorbent une grande partie des volumes d’eau et limitent fortement les inondations dans les secteurs environnants ;
  • la présence d’eau dans le sol ou en surface participe à la régulation de la température, les étés sont moins chauds et moins secs à proximité des zones humides ;
  • du fait de la végétation importante qui peut se développer sur les sols humides, l’eau qui transite par ces espaces avant de rejoindre les nappes phréatiques s’en retrouve filtrée et épurée ;
  • en plus de servir d’abreuvoir, les zones humides offrent le gîte et le couvert à de très nombreuses espèces qui dépendent de la présence d’eau pour survivre. Ces espèces sont également susceptibles de fournir ces services que l’on appelle services écosystémiques et de participer au bien-être humain, à commencer par l’apaisement et l’émerveillement que leur observation peut procurer.
Zone humide de la Saussaie © CACP – Emilie Périé

Nous vous souhaitons une belle Journée Mondiale des Zones Humides et nous vous retrouvons bientôt avec de nouveaux projets ! (d’ici là, vous pouvez toujours répondre à la photo mystère de ce mois-ci !)

Pour aller plus loin :

Les ressources pédagogiques de l’association Zones Humides

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Nouveaux nichoirs pour nouvelle année

Dans le cadre du Budget Participatif Ecologique de la Région Île-de-France, notre service avait pu faire l’acquisition de plusieurs nichoirs destinés à des oiseaux différents. Sur la deuxième partie de l’année dernière nous les avons mis à disposition des communes pour les installer sur les lieux les plus propices. Afin de bien préparer la prochaine saison de reproduction de nos oiseaux préférés, voici les quelques nichoirs qui ont rejoint les rangs des lieux de nidification possible à Cergy-Pontoise.

Nichoirs à mésange – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

A Saint-Ouen l’Aumône, la commune compte au moins 41 nichoirs à mésanges comme celui installé dans le cimetière. Afin de compléter cet équipement, l’an dernier la commune a installé en plus 8 nichoirs à hirondelles sur les fenêtres de l’hôtel de ville. On espère que les hirondelles de fenêtre de passage sur l’agglomération les repéreront et les utiliseront dès le printemps prochain !

Nichoirs à hirondelles – Saint-Ouen l’Aumône © Ville de Saint-Ouen l’Aumône

Du côté de Courdimanche, la Ville s’est procuré le nichoir à faucon crécerelle et l’a installé sur le Centre Technique.

Nichoir à faucon crécerelle – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

Il donne sur un terrain de chasse relativement intéressant pour le faucon. On espère donc qu’un couple y trouvera son bonheur dans les prochains mois.

Espace agricole au pied du nichoir – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

D’ailleurs, un faucon était déjà dans les parages… De bon augure ?

Faucon crécerelle – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

La Ville de Courdimanche a également, en partenariat avec la LPO procédé à l’installation d’un nichoir à chouette effraie dans le clocher de l’église.

La grosse boîte qu’est le nichoir © CACP – Emilie Périé
L’entrée du nichoir à la fenêtre du clocher © CACP – Emilie Périé

La grande dame blanche qui habite les clochers le trouvera-t-elle à son goût ? On ne peut que l’espérer !

Projet participatif financé par la Région Île-de-France.

Le budget participatif écologique de la Région Île-de-France.

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Pas un pissenlit : les laiterons

Voici un nouvel épisode des confusions possibles avec le pissenlit : les laiterons. Le genre Sonchus, les laiterons, couvre quatre espèces en Île-de-France : trois communes et une plus rare. Elles ont en commun avec beaucoup d’astéracées à fleurs jaunes, de produire un latex, un lait blanc, à la cassure des parties jeunes. D’où le nom de laiteron. Le nom Sonchus fait lui référence à un chardon en grec. Et en effet, l’une des trois espèces, le laiteron rugueux, a des feuilles épineuses un peu à la manière des chardons.

Le laiteron rugueux, Sonchus asper

Le laiteron rugueux, Sonchus asper © CACP – Emilie Périé

Sonchus asper se reconnait à la forme de ses feuilles. Elles sont embrassantes et forment des oreillettes très arrondies. De plus les feuilles sont souvent rigides et épineuses sur les bords des limbes.

Le laiteron rugueux, Sonchus asper © CACP – Emilie Périé

Le laiteron des champs, Sonchus arvensis

Le laiteron des champs, Sonchus arvensis © CACP – Gilles Carcassès

Sonchus arvensis se reconnait lui grâce à la multitude de poils jaunes qui couvrent l’involucre du capitule (rappel : chacun des « pétales » jaunes est en réalité une fleur à part entière, aussi la « fleur » qui est un fait un regroupement de fleur est appelée un capitule). Le laiteron des champs est l’un des plus grands des quatre présents en Île-de-France.

Le laiteron des maraichers, Sonchus oleraceus

Le laiteron potager, Sonchus oleraceus © CACP – Emilie Périé

Sonchus oleraceus quant à lui n’a ni feuilles épineuses ni poils jaunes. Il a des feuilles plutôt souples. Et s’il s’appelle oleraceus, qui est souvent traduite par « des maraichers » ou « potager » c’est probablement qu’il était autrefois consommé en légume. Sans doute à la manière des épinards.

Le laiteron des marais, Sonchus palustris

Le laiteron des marais, Sonchus palustris © CACP – Gilles Carcassès

Enfin, Sonchus palustris est le plus rare de la bande. C’est aussi le plus grand, pouvant atteindre deux à trois mètres de hauteur. Il est lui aussi couvert de poils jaunes glanduleux mais ses feuilles sont très distinctes des autres laiterons. Elles sont bien moins découpées. De plus, comme son nom l’indique ce laiteron se rencontre dans les zones humides ou marécageuses.

Retrouvez les autres épisodes de la série :

Pas un pissenlit : les laitues

Pas un pissenlit : la porcelle enracinée

Pas un pissenlit : les deux picris

Sources :

Sonchus asper, par FLORIF

Sonchus arvensis, par FLORIF

Sonchus oleraceus, par FLORIF

Sonchus palustris, par FLORIF

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Ce weekend on compte les oiseaux ! – janvier 2024

Ce weekend c’est le 12ème comptage hivernal des oiseaux des jardins ! Comme tous les ans la LPO et les spécialistes ornithologues comptent sur vous pour faire remonter vos observations d’oiseaux des jardins.

La démarche est très simple :

  • s’installer dans votre jardin ou dans un parc public
  • observer pendant une heure les oiseaux se posant dans le périmètre
  • compter et noter les observations
  • les transmettre sur le site Oiseaux des jardins
  • pour les débutants (et les habitués qui voudraient une piqûre de rappel) toutes les informations se trouvent ici.

Et pour peu qu’il reste un peu de neige, c’est l’occasion de faire quelques photos sympathiques !

Le merle noir © CACP – Emilie Périé

Voici quelques unes de nos bêtes à plumes que vous pourriez rencontrer dans vos jardins en ce moment.

Bande de chardonnerets élégants © CACP – Emilie Périé

Le portrait des chardonnerets élégants.

Mésange à longue queue © CACP – Emilie Périé

Le portrait de la mésange à longue queue.

Grive mauvis © CACP – Emilie Périé

Le portrait de la grive mauvis.

Pinson des arbres © CACP – Emilie Périé

Le portrait du pinson des arbres.

Et toujours l’ami rougegorge !

Rougegorge familier © CACP – Emilie Périé

Et pour ceux qui le souhaite, la saison de Birdlab et du garnissage des mangeoires est toujours ouverte !

Belles observations à tous !

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Les papillons dans la loi Européenne

Bien que nous essayons en général de ne pas trop insister dessus, les mauvaises nouvelles concernant la biodiversité sont une réalité bien tangible. Sur notre continent l’Agence Européenne pour l’Environnement dresse un constat assez catastrophique de l’état de la biodiversité dans l’Union Européenne : 85% des habitats naturels dégradés, perte de 30% des papillons des prairies et de 36% des oiseaux agricoles en 30 ans, pour ne citer que les points les plus saillants.

=> Retrouvez les informations complètes ici.

Toutefois, en conséquences, les Etats de l’Union Européenne se sont mis d’accord sur un nouveau règlement concernant la protection et la restauration de la nature. Plusieurs mesures y figurent, avec notamment un axe sur la préservation et la restauration des populations de pollinisateurs sauvages (dont font partie les papillons) et un autre sur la restauration des écosystèmes agricoles. Pour ce dernier il est indiqué que les Etats membres devront mettre en place des mesures permettant d’améliorer l’indice des papillons des prairies.

Aglais io, le paon de jour © CACP – Emilie Périé

Il est donc inscrit dans le règlement européen qu’il faut protéger les papillons des prairies, et qu’il faudra mettre en place des suivis pour s’assurer de l’efficacité des mesures mises en œuvre.

Le robert-le-diable sur l’eupatoire chanvrine © CACP – Léo Micouin

Cette obligation ne passera dans le droit français qu’après un laps de temps relativement important (du fait de la traduction du droit européen en droit français). Toutefois il apparait judicieux d’anticiper les choses et de commencer à alimenter l’indicateur de papillons des prairies pour avoir un état initial fiable. Et bien sûr, on vous propose de participer !

Polyommatus icarus, l’azuré commun © CACP – Marion Poiret

Voici trois protocoles que vous pouvez mettre en place à votre échelle pour contribuer à la meilleure connaissance des papillons (de jour pour commencer). Ces protocoles se pratiquent plus facilement à la belle saison, mais d’ici quelques semaines les premiers hivernants devraient déjà se réveiller, ouvrez l’œil !

Opération papillons – pour tout le monde !

La piéride du navet © CACP – Emilie Périé

L’opération papillons est un observatoire porté par Noé et le Muséum national d’Histoire naturelle. En participant vous aidez les scientifiques à améliorer les connaissances sur les papillons et à comprendre l’impact de l’urbanisation, du climat ou encore des pratiques au jardin sur ces espèces. Pour participer, c’est très simple, nul besoin d’être un spécialiste ! Le comptage des papillons peut s’effectuer dans un jardin privé, public ou sur un balcon. Une fois que vous avez localisé et décrit votre jardin, vous pouvez commencer à observer.

Toutes les informations et fiches pratiques ici !

Le STERF (suivi temporel des rhopalocères de France) – pour les plus initiés

Le demi-deuil, Melanargia galathea © Gilles Carcassès

Le Suivi Temporel des Rhopalocères de France (STERF) est un observatoire des papillons diurnes (rhopalocère = papillon de jour), lancé en 2006 sur l’ensemble du territoire. Il est destiné aux naturalistes et lépidoptéristes capables de reconnaître à vue la majorité des espèces communes présentes dans leur région.

Toutes les informations et fiches pratiques ici !

PROPAGE (Protocole Papillon Gestionnaire) – pour les gestionnaires d’espaces verts

Le Souci, Colias croceus © CACP – Emilie Périé

Le Propage est un protocole de suivi des papillons de jour à destination des gestionnaires d’espaces verts. Il permet de savoir l’impact des aménagements et des pratiques sur la biodiversité. Et ce, notamment dans les prairies, les espaces qui nous intéressent ici pour répondre aux enjeux européens.

Si vous êtes gestionnaires d’espaces verts, retrouvez toutes les informations ici !

Nous souhaitons à tous de belles observations !

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Cergy-Pontoise, on y revient

Mouettes rieuses – bassins du parc François Mitterrand © CACP – Emilie Périé

Par ce froid, un groupe important de mouettes rieuses séjourne sur les bassins du parc François Mitterrand. Avec l’eau gelée c’est l’occasion rêvée de regarder leurs petites pattes. Et là, au premier plan…

Mouettes rieuses – bassins du parc François Mitterrand © CACP – Emilie Périé

Mais oui ! Il y a bien une bague jaune sur cette mouette. Allez, rapproche-toi encore un peu…

Mouette rieuse – bassins du parc François Mitterrand © CACP – Emilie Périé

Après quelques glissages sur la glace avec ses comparses, notre mouette s’approche du bord, nous permettant de lire sa bague.

Mouette rieuse – bassins du parc François Mitterrand © CACP – Emilie Périé

Et quelle surprise ! C’est la mouette TAXP, notre jeune polonaise vue l’année dernière ! On voit qu’elle a grandi. Ses pattes et son bec virent doucement du orange vers le rouge vif avec les années.

Nous avons pu profiter de la démarche habile de notre mouette sur la glace juste à temps avant qu’un passant un peu bruyant ne renvoie tout le monde en promenade.

Mouettes rieuses – bassins du parc François Mitterrand © CACP – Emilie Périé

Nous avons bien entendu prévenu le Museum polonais qui pourra ainsi mettre à jour ses données de migration des mouettes.

A l’année prochaine petite mouette ?

Retrouvez nos autres histoires de mouettes :

Le rendez-vous annuel des migratrices

Cergy-Pontoise halte migratoire

Bonjour jolie mouette

Histoire belge

Une polonaise en vacances à  la mer