
Une graine de tomate arrivée au pied de ce platane dans l’été a su profiter des pluies de l’automne pour faire un joli plant.
Un pied de tomate fin décembre et pas une tache de mildiou ! Décidément, l’air de Cergy est très sain.
Un jardiner d’Anthony m’a envoyé cette photo d’un bel iris, en fleurs tous les hivers dans son jardin. La touffe, parfois ratatinée par les fortes gelées, est toujours bien repartie.

L’iris d’Alger apprécie les sols secs et les situations chaudes. Cet iris méditerranéen de petite taille fleurit longtemps, de décembre à mars. Les fleurs, solitaires sur leur tige courte, sont nombreuses et légèrement parfumées. Il en existe plusieurs cultivars dans les tons de blanc à violet. Sa touffe dense au feuillage persistant croît lentement.
La bonne rusticité et l’excellente résistance à la sécheresse de cet iris font de lui une bonne plante pour les jardins sans arrosage. On pourrait l’utiliser plus souvent, même sous le climat de l’Ile-de-France, à condition de lui trouver un endroit abrité et un sol bien drainant. La plantation du rhizome de l’iris d’Alger s’effectue en été.

Les araignées crabes sont ainsi nommées en raison de la longueur de leurs deux premières paires de pattes et de la posture qu’elles prennent en chasse. On les rencontre souvent sur les plantes herbacées, cachées dans les fleurs. Il en existe 126 espèces en France mais les genres les plus communs sont assez faciles à reconnaître.

Les Misumena femelles ont les pattes claires, l’abdomen globuleux souvent marqué de taches latérales rouges. Elles sont généralement blanches, mais elles peuvent prendre la couleur des fleurs sur lesquelles elles chassent.

Les mâles Misumena ont les pattes sombres annelées d’orange.

Ebrechtella a le thorax vert et son abdomen présente trois taches rouges.

Les Heriaeus sont très poilus et généralement verts.

Les Thomisus ont l’abdomen « cornu ».

Les araignées crabes à dominante brune ou sombre sont plus difficiles à identifier, à part l’araignée Napoléon qui a une tache noire caractéristique en forme de bicorne sur l’abdomen. Sur ce coquelicot, c’est peut-être un Xysticus.
Guide simple et illustré pour l’identification des araignées crabes

Tous les hivers, quelques fuligules milouins reviennent à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise. Parfois, on peut les apercevoir dans la brume du matin quand tout est calme, depuis la passerelle qui mène au centre balnéaire.

Ce matin-là , on n’a pas vu les milouins, mais il y avait trois grues.
L’ile-de-France accueille chaque hiver plus de 3000 milouins nicheurs d’Europe du Nord, selon les relevés effectués par les ornithologues, dans le cadre des « comptages Wetland ».
Quelques fuligules milouins nichent en Ile-de-France mais ils sont très rares : moins d’une dizaine de couples. L’espèce est globalement en danger, elle vient d’être classée « vulnérable » sur la liste rouge mondiale pour les oiseaux.

Plante et Cité lance pour les gestionnaires de toitures végétalisées « Florilèges toitures« , un observatoire participatif des plantes de toiture. Ce programme a pour objectif d’identifier, à partir des observations de professionnels volontaires, les plantes horticoles ou spontanées adaptées aux conditions extrêmes des toitures végétalisées extensives, et ne présentant pas de risque pour le bâti.
Pour participer à l’observatoire « Florilèges toitures »
Depuis 2010, des essais ont été conduits par Tecomah sur une plate-forme expérimentale à Jouy-en-Josas. Voici les fiches d’évaluation des végétaux testés :
Je retiens de ces essais l’idée d’utiliser en toiture quelques espèces qui paraissent intéressantes : Zauschneria californica, Potentilla nepalensis ‘Miss Wilmott’, Artemisia schmidtiana ‘Nana’, Armeria juniperifolia…
Mais il faudra encore quelques années de recul pour apprécier les résistances de toutes ces plantes aux fortes gelées et aux sècheresses répétées.

Dans la jardinière sèche du parvis de la préfecture, dominant le parc François-Mitterrand à Cergy, des plantes tapissantes sont également testées depuis 2010. Hypericum olympicum fait preuve d’une très bonne tenue et de qualités esthétiques constantes. Dans mon jardin, elle se comporte très bien sur 8 cm de substrat sans aucun arrosage depuis plusieurs années.
Au lycée Jean Perrin de Saint-Ouen l’Aumône, quand on jardine, on ne fait pas semblant. Le groupe accompagnement personnalisé « jardinage » s’est donné pour objectif de créer une vaste zone naturelle dans les espaces verts du lycée, qui sera propice à l’observation de la biodiversité.
Mardi 8 décembre 2015, encadrés par plusieurs professeurs et aidé par un jardinier de l’établissement, les lycéens ont planté une haie variée sur le périmètre de la zone, matérialisé par des piquets et une ficelle. On m’avait invité à venir voir le chantier.

Les sacs de compost attendent les lycéens jardiniers, ainsi que les bottes de plants d’arbustes indigènes : 15 charmilles, 5 érables champêtres, 5 noisetiers, 5 cornouillers sanguins, 5 pruniers myrobolans, 5 troènes vulgaires et 5 viornes obiers.

La pluie insistante n’a pas refroidi les ardeurs.

N’enterrez pas trop profond le plant, si vous voulez une bonne reprise !

10 mètres de long, 4 de large, 1 mètre de profondeur, ça c’est de la mare ! Le creusement, à la main, sera pour la prochaine séance. Je reviendrai, si on m’invite encore.
Deux de nos expositions sur les insectes sont présentées à l’Office du tourisme de Cergy-Pontoise – Porte du Vexin. Vous pouvez les découvrir jusqu’au 31 décembre 2015.

La ‘Grosse blonde paresseuse’, cette variété de laitue beurre de pleine terre a été sélectionnée par Vilmorin en 1854. Ce fut l’une des premières variétés lentes à monter à graines, et un des précurseurs des variétés modernes de laitues d’été. Elle jouit encore d’une excellente réputation dans les potagers et est toujours commercialisée.
La Société Nationale d’Horticulture de France présente dans ses locaux au 84, rue de Grenelle à Paris et jusqu’au 18 décembre 2015 inclus, une exposition consacrée à l’ensemble de l’œuvre de la famille Vilmorin.
Un étonnant cabinet de curiosités rassemble des objets insolites et des œuvres d’art, notamment de superbes aquarelles, qui retracent l’histoire de ces éminents précurseurs de la sélection et de la commercialisation des semences.

L’annonce de l’exposition par la SNHF
1815 -2015, le bicentaire de l’installation de l’entreprise Vilmorin à Verrières-le-Buisson
L’association Pacte pour le jardin a mis en ligne un livre numérique intitulé « Les jardiniers se mobilisent pour le climat ».
Vous pourrez y trouver un article de Gil Melin, président de la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs (FNJFC) qui délivre de sages conseils pour préparer le jardin aux évolutions du climat. Les jardins familiaux de la Taillette à Menucourt sont gérés par la FNJFC.
L’autre grande association nationale de jardinage collectif, Jardinot, est également implantée à Cergy-Pontoise, avec les centres de jardins d’Eragny-sur-Oise et de Saint-Ouen l’Aumône.
Nous avons réalisé une nouvelle exposition sur les oiseaux d’eau que l’on peut observer à Cergy-Pontoise. Un exemplaire en a été offert aux animateurs nature de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise. Elle a rejoint leur chalet nature où elle complète leurs outils d’animation.
Si vous êtes intéressés, il vous suffit de nous écrire à cette adresse : biodiversite@cacp.fr. Nous pouvons vous fournir les fichiers ou vous prêter un jeu de 14 panneaux A3.
Retrouvez dans ce tableau toute notre production à votre disposition: expositions, livrets, quizz, fiches…