Cela fait quelques semaines que ce drôle d’oiseau rôde sur les berges de l’Oise entre Pontoise et Saint-Ouen l’Aumône. Un abonné au blog a eu le réflexe de le prendre en photo avec son téléphone portable. Ce canard mandarin est très loin de sa Chine natale ! Il s’est peut-être échappé d’un élevage ou d’un parc animalier.
Cette espèce exotique se reproduit parfois sur nos plans d’eau franciliens. Ce fut le cas à Cergy-Pontoise en 2015 : voir les bébés dans cet article.
Depuis le 1er janvier, les collectivités ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires pour entretenir l’espace public. Une pratique adoptée par l’Agglomération depuis plusieurs années !
Fini ! Depuis le 1er janvier, les collectivités territoriales n’ont plus le droit de faire appel aux produits phytosanitaires pour l’entretien de leurs espaces verts, promenades, forêts, et voiries. Les produits phytosanitaires font partie de la famille des pesticides. Majoritairement issus de l’industrie chimique, ils sont destinés aux soins des plantes ou à la destruction de plantes indésirables. Dangereux pour notre santé et l’environnement, ils peuvent contaminer les nappes phréatiques et les cours d’eau.
Le débitage d’un peuplier blanc tombé à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise a réservé une surprise de taille aux élagueurs : des milliers d’abeilles furieuses d’être dérangées ! Les apiculteurs de l’Ile de loisirs sont intervenus en urgence pour assurer le sauvetage de cette ruche sauvage installée dans un tronc creux sur plus d’1,50 mètre de hauteur.
La ruche tronc a rejoint le rucher pédagogique de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise. On distingue en partie basse le trou d’envol des abeilles. Un plancher et une toiture provisoires ont été ajoutés par les habiles apiculteurs bricoleurs de l’Ile de loisirs. Les rayons de miel perdus lors de l’intervention ont été remplacés par une réserve de liquide sucré placé sous le toit : de quoi passer l’hiver. Au printemps, une hausse avec des cadres suspendus sera ajoutée pour former un grenier à miel adapté pour la récolte et l’observation. Cela formera un bel ensemble pour expliquer aux groupes inscrits aux activités nature de l’Ile de loisirs que l’abeille domestique est une espèce indigène et qu’elle vit aussi en totale autonomie dans la nature.
L’optimisation de l’espace disponible s’exprime naturellement dans une géométrie plus inventive et plus riche que celle des fabricants de ruches, adeptes des cadres rectangulaires rigoureusement égaux et parallèles.
On rencontre cette belle espèce là où se tiennent les cloportes, son gibier favori. J’ai trouvé celle-ci au pied d’un arbre, sous le paillage. C’est une des rares espèces à pouvoir infliger une morsure à l’Homme, avec ses grandes chélicères (que l’on aperçoit sur cette photo entre les pattes de devant). Il est préférable de ne pas la taquiner avec les doigts.
Si l’épeire des fissures est aplatie c’est pour se glisser dans les fentes où elle se cache la journée. Elle sort au crépuscule, tisse une toile et capture des papillons de nuit. Celle-ci avait établi sa base arrière sous une écorce de platane.
Dans les herbes, il est facile de trouver des cocons de l’araignée frelon. On dirait une montgolfière à rayures brunes, de la taille d’une petite noix. Les œufs sont stockés à l’intérieur dans un deuxième cocon gros comme un petit pois. L’éclosion aura lieu au printemps. Les adultes capturent beaucoup de criquets.
Durant 3 jours, une collecte de sapins au rythme du pas du cheval a été organisée par l’association « Les Z’Herbes Folles » qui gère la ferme pédagogique de Pontoise, en partenariat avec l’association locale « Pâtis, Notre dame et Environnement » et la municipalité de Pontoise.
Ovive de La Source, jument de race Trait du Nord et sa meneuse Juliette ont aidé les pontoisiens à se séparer de leurs sapins de Noà«l. Quel plaisir pour l’attelage de rencontrer des riverains « sapin à la main » ravis de déposer leur arbre dans la voiture hippomobile !
Cette action originale était une première ; elle s’est fort bien passée. Peut-être reverrons-nous ce sympathique équipage pour une semblable opération l’an prochain ?
Retrouvez nos articles sur la ferme pédagogique de Pontoise :
Ce soir-là , par un froid de canard, un équipage de galériens faisait des longueurs à la rame au fond du grand étang de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, sous les aboiements d’un coach motorisé. Ce manège peu discret ne semblait pas trop impressionner les grèbes huppés (au premier plan dans la photo ci-dessus) ni les mouettes rieuses rassemblées en nombre au centre de l’étang pour y passer la nuit. Un groupe serré de trois petits canards a attiré mon attention.
Le reflet du soleil sur une aile m’a envoyé un signal vert émeraude bien net : à cet indice, je me forge une conviction, ce sont des sarcelles d’hiver. Ces plumes irisées forment ce que l’on appelle le miroir alaire. A chaque espèce de canard, sa couleur : miroir bleu pour les colverts, vert pour les sarcelles d’hiver, blanc pour les chipeaux… C’est là un signe de reconnaissance entre individus de la même espèce, utile pour ne pas se tromper de femelle à la saison des amours. Et c’est bien commode pour les ornithologues.
Quelques ruses de sioux plus tard, j’ai pu m’approcher un peu pour prendre cette photo. Bizarre, le miroir paraît bleu. Aurai-je la berlue ? On m’explique que ce sont là des couleurs d’irisation, et qu’elles peuvent varier selon l’incidence de la lumière. Les spécialistes sont formels, car les autres critères ne mentent pas : le bec sombre, les grands motifs sur les flancs, la forme de la tête, les proportions générales : ce sont bien des sarcelles d’hiver. Des femelles bien sà»r, car les mâles sont beaucoup plus colorés. L’ornithologie est une science difficile…
Je n’avais encore jamais vu de sarcelles d’hiver à l’Ile de loisirs. D’habitude, en cette saison, je les observe plutôt sur la Seine. Leur présence m’a fait plaisir ; je les trouve bien jolis ces petits canards.
Les CAUE d’Ile-de-France proposent une formation sur la nature en ville en 7 modules d’une journée entre février et octobre 2017 :
mardi 21 février 2017 – Nature en ville : de quoi parle-t-on ? – CAUE 92 Nanterre (92) mardi 21 mars 2017 – Aménager et gérer durablement les espaces verts – Communauté d’agglomération de Cergy Pontoise, Le Verger à Cergy (95) jeudi 20 avril 2017 – Positionner l’agriculture comme une composante du projet urbain Rendez-vous : gare de Massy-Palaiseau (91) mardi 16 mai 2017 – Développer l’installation de jardins partagés – CAUE 93 Pantin (93) jeudi 15 juin 2017 – Gérer de façon alternative les eaux pluviales – Mairie d’Asnières-sur-Seine (92) mardi 19 septembre 2017 – Maintenir et développer la place de l’arbre en ville – C.A de Paris Vallée de la Marne Torcy (77) mardi 3 octobre 2017 – Protéger et gérer le patrimoine arboré – C.A de Paris Vallée de la Marne Torcy (77)
A voir en ce moment à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, près de la plage du parc à bateaux : le cygne noir. Il barbote en compagnie d’une petite troupe de cygnes tuberculés, remontant des herbes aquatiques du fond pour les consommer. Aux derniers comptages Wetlands, les ornithologues ont en recensé 5 seulement pour toute l’Ile-de-France.
Le ministère de l’Environnement a publié mercredi 4 janvier 2017 le « guide des solutions » à l’usage des communes, qui ont l’obligation depuis le 1er janvier 2017, en vertu de la loi Labbé, de s’abstenir d’utiliser des produits phytosanitaires de synthèse.
Je vous recommande particulièrement la lecture du chapitre 3 intitulé « LA LOI MODE D’EMPLOI » qui répond aux questions techniques des jardiniers. C’est à partir de la page 34 du guide.
On y apprend notamment que « les cimetières et les terrains de sport ne sont concernés par l’interdiction que s’ils font l’objet d’un usage de « promenade » ou d’ « espace vert » avéré. Ces espaces nécessitent donc une appréciation au cas par cas pour déterminer s’ils font l’objet d’un usage de « promenade » ou d’ « espace vert » avéré et s’ils entrent ainsi dans le champ de la loi. »
On y trouve aussi tous les liens utiles vers les listes des produits encore autorisés.
Vous cherchez une idée de sortie pas chère et originale ? Voici le nouveau programme d’animations que l’équipe de la Ferme d’Ecancourt vous a concocté pour janvier et février 2017. Cliquez sur le tract ci-dessous pour en prendre connaissance.
Et il paraît qu’à la ferme les premiers agneaux sont nés…