Bonjour à toutes et à tous ! Le printemps s’installe, la douceur revient, et nous ressortons le nez au grand air. J’ai arpenté le terrain pour voir ce qui s’y joue… et j’en ai ramené un petit cliché. En ce mois de mai, saurez-vous percer le secret de notre photo mystère ?
On me croit mélancolique, mon patronyme l’assure, Pourtant je virevolte au-dessus de l’étang, je vous assure. Mon ventre court et plat se poudroie d’un pastel soyeux ; Chez ma dame il se pare d’un bronze capricieux. Je plane, guette et fauche les moustiques en plein balai.
Bravo à celles et ceux qui ont trouvé notre drôle de bête !
Lors d’une récente promenade au parc François Mitterrand de Cergy-Pontoise, une découverte fascinante s’est offerte à nous : un minuscule arthropode se dissimulait sous une écorce avec une allure … de scorpion ?!
Bon vu la taille du spécimen, on s’est douté qu’il n’allait pas nous faire la misère, cependant, en voilà un drôle d’individu! Il est équipé de « pinces » semblables à celles des scorpions, enfaite, il s’agit de très longs pédipalpes. Et contrairement aux scorpions, il ne possède pas de queue terminée par un aiguillon, l’arrière de son corps est arrondi.
Pour l’identifier, j’ai eu la chance d’être avec Gilles Carcassès, un expert des petites bêtes et ancien grand contributeur du blog Nature en ville ! Ainsi, ce petit pseudoscorpion répond au nom scientifique de Withius hispanus.
Les adultes peuvent vivre deux à trois ans. Dans la nature, ils sont actifs pendant la belle saison et hibernent dans leur cocon durant l’hiver (les petites poches blanches que l’on peut voir sur les photos).
La prochaine transhumance de Cergy-Pontoise se tiendra le samedi 5 et dimanche 6 avril 2025 !
Chaque année, ce fameux évènement mène les brebis de la ferme d’Ecancourt vers leurs pâturages urbains. Ainsi, nous vous invitons à découvrir l’agglomération de Cergy-Pontoise par des sentiers et chemins tout en accompagnant les brebis et agneaux dans leur voyage !
Départ : 13h30 de la Ferme d’Ecancourt, Jouy le Moutier Arrivée : 17h30 à Espace Gérard Blondeau – 6 rue de la gare, Maurecourt
Dimanche 06 avril :
Départ : 09h30 du Square Jacqueline Drapier à Maurecourt Étape 1: 11h30-12h00 au Belvédère (Promenade les loctaines) de Vauréal Étape 2: 14h45 à la Promenade des 2 bois – Avenue du Hazay à Cergy Arrivée : 17h00 aux Grands jardins, chemin de Pontoise à Melan
Bravo à celles et ceux qui ont deviné notre petit crapaud commun ! Une fois relâché au sol, il n’a pas perdu de temps pour prendre la poudre d’escampette.
Chaque année, dès que les nuits de février deviennent plus douces, c’est le signal du grand départ pour de nombreux amphibiens : la migration vers leurs sites de reproduction commence.
Ce matin-là, à 6 heures, lampe frontale allumée, nous sommes partis sur le terrain pour vérifier les seaux de collecte installés le long du crapaudrome de Menucourt. Nous avons eu la chance d’accompagner un bénévole dévoué de l’association en charge de ce dispositif. C’était son tour de relever les seaux et de s’assurer que chaque petit voyageur puisse poursuivre sa route en toute sécurité.
Munis de gants bien humidifiés – une précaution essentielle pour préserver la peau délicate des tritons et crapauds et éviter toute transmission de maladies – nous avons avancé avec minutie le long de la barrière. Nous étions attentifs et scrutions chaque recoin : sous les feuilles, dans les amas de végétaux, rien ne devait nous échapper. Une dizaine de seaux à inspecter… et ce matin-là, la récolte était belle !
Nous avons compté plus d’une vingtaine de tritons palmés (Lissotriton helveticus), principalement des femelles. Les mâles ne tarderont pas à les rejoindre à la mare. Parmi eux, trois crapauds communs (Bufo bufo) se sont également invités à la migration.
Faire la différence entre les tritons ponctués et palmés femelles est particulièrement difficile. Il est nécessaire d’examiner leur ventre et plus particulièrement les taches sous leur gorge !
C’était une belle matinée avec l’émotion toujours intacte d’observer ces petits êtres poursuivre leur incroyable périple !
Entre février et jusqu’à fin mars restez vigilants sur les routes, et surtout n’hésitez pas à participer aux recensement des amphibiens sur le territoire grâce au programme Migration des amphibiens par l’Agence Régionale de la Biodiversité d’Île-de-France.
Je quitte bois, mousses et forêts, Guidé par un instinct puissant.
Mon voyage est lent, semé d’embûches, Sous les étoiles, à pas comptés, Les routes grondent, le danger me touche, Mais l’eau m’appelle, il faut avancer.
Au creux des mares, je veux renaître, Là où jadis j’ai vu le jour, Y laisser trace, y faire paraître, Ceux qui reprendront mon amour.
Bienvenue dans notre série « Dans mon arboretum, il y a… », où nous vous faisons découvrir les arbres qui peuplent l’Axe majeur. Aujourd’hui, focus sur un hôte de caractère : l’aulne de Corse (Alnus cordata), aussi appelé l’aulne à feuilles en cœur.
Originaire des régions ensoleillées de Corse, d’Italie et de certaines zones de Grèce, ce bel arbre, de la famille des Bétulacées, s’est installé dans notre arboretum depuis une dizaine d’années. Malgré son attachement aux climats méditerranéens, il s’adapte très bien à notre environnement et peut même résister à des températures allant jusqu’à -20°C ! Preuve de sa robustesse, sa croissance est impressionnante : il peut atteindre 15 mètres en seulement 20 ans.
L’aulne de Corse est un feuillu caduc, c’est-à-dire qu’il perd ses feuilles en hiver. Son feuillage est particulièrement esthétique : de larges feuilles cordiformes (en forme de cœur) d’un vert brillant sombre, pouvant mesurer jusqu’à 12 cm.
Sa floraison débute dès février, avec de longs chatons cylindriques mâles jaune doré, qui pendent aux branches avant même l’apparition des feuilles. La pollinisation a lieu au début du printemps, et en été apparaissent ses fruits : des cônes ligneux ressemblant à de petites pommes de pin.
Plus imposants que ceux de son cousin, l’aulne glutineux, ces cônes mûrissent entre août et septembre et restent accrochés aux branches tout l’hiver, apportant une touche décorative au paysage.
Si vous passez par notre arboretum, prenez un instant pour observer ce grand voyageur du Sud qui a su trouver sa place chez nous. (Il n’est pas loin du rucher et possède surement des fruits de l’année passée !).
Cet article arrive un peu tard pour la saison, mais je ne pouvais pas résister à l’envie de partager avec vous ces superbes spécimens immortalisés l’an passé !
Pour ouvrir le bal, voici un Grand cormoran observé au Bassin de la Louvière à Courdimanche, arborant de magnifiques yeux bleu turquoise !
Lorsqu’on l’aperçoit, ailes déployées, on pourrait penser qu’il parade ou qu’il cherche à intimider d’autres oiseaux. En réalité, cette posture (ailes ouvertes) lui permet de faire sécher ses plumes après avoir plongé à la recherche de poissons.
On continue notre danse avec un joli rougequeue noir, posé en haut d’une toiture. J’apprécie particulièrement ses différents chants entre claquements et bruits d’antenne radio… découvrez son chant ici : Rougequeue noir
Voici une petite fauvette à tête noire observée lors d’un riche inventaire dans une coulée verte à Saint-Ouen-l’Aumône… Découvrez d’autres photos à travers notre article dédié Dans un chemin de verdure il y a… . Et pour son chant, n’hésitez pas à l’écouter ici.
Une dernière pour la route ! Dès le mois d’avril, on peut apercevoir sous le toit du château de Grouchy, les nids d’hirondelles de fenêtre. Avec un peu d’attention, on distingue parfois une petite tête qui y dépasse…
Bravo à celles et ceux qui ont reconnu notre petit Œillet !
Parmi les trésors botaniques qui peuplent nos espaces verts et nos friches urbaines, l’Œillet prolifère (Petrorhagia prolifera) se démarque par sa discrétion et son originalité. C’est au cœur de l’été, alors que nous arpentions le terrain à la recherche de petites merveilles, que nous l’avons découvert sur un quai de gare. Cette plante ingénieuse avait su s’installer dans le moindre interstice du sol, s’y façonnant un habitat à sa mesure.
L’Œillet prolifère appartient à la famille des Caryophyllacées, qui compte notamment les œillets et les silènes. Son apparence peut surprendre, car malgré son nom, il n’a pas grand-chose en commun avec les œillets ornementaux de nos jardins. Ses fleurs, d’un rose pâle tout en délicatesse, sont de petite taille et s’épanouissent au sommet de tiges élancées mesurant entre 10 et 30 cm. Cette plante indigène est observable entre mai et septembre.
Sa grande particularité réside dans la succession de bractées – ces petites feuilles écailleuses – qui entourent la fleur. Elles donnent l’impression que celle-ci « se multiplie » sur elle-même. Certains la nomment d’ailleurs « Tunique prolifère », en référence à cet aspect habillé et superposé qui la caractérise.
Bien qu’il ne soit pas menacé à l’échelle nationale, l’Œillet prolifère reste peu commun. En Île-de-France, il subit notamment une légère régression due à la raréfaction des pelouses ouvertes. Il trouve toutefois des refuges dans d’autres types de milieux, tels que les friches ferroviaires. La préservation de ces espaces naturels (souvent qualifiés de « rudéraux » car ils se développent sur des sols perturbés) joue un rôle crucial dans le maintien de la biodiversité en ville. En laissant des espaces en friche ou peu aménagés, on offre un refuge à toute une gamme d’espèces spontanées, dont cet œillet.
Sources
Flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot – Collection guide pratique 2011
Je suis une beauté discrète des prairies ensoleillées, Aux contours finement ciselés, tel un œil émerveillé, Jamais seule, je multiplie mes floraisons à foison, Mon nom chante la prolifération dans l’humble saison,
Qui suis-je, cette petite fleur, aux airs de guirlande ?